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18 janvier 2023

Ce “complot” qui a eu lieu

H16

Avec les #TwittersFiles, ces révélations en chaîne parues sur le réseau social de Musk, il devient évident que sont maintenant avérées ces théories poussées par ce que les médias appellent encore des “complotistes”, et petit à petit, on se rend compte qu’il existe bien un mouvement global, décidé par une petite élite, qui vise à réduire à leur plus simple expression les libertés personnelles et fondamentales d’un maximum d’individus sur la planète…


La mise au jour des pratiques entourant les grandes agences de renseignement, les politiciens et les administrations américaines sur le réseau social Twitter n’ont pas seulement permis de montrer la collusion entre le grand capital de la Silicon Valley, les Démocrates américains et les agences à trois lettres (DOJ, CIA, FBI, notamment) : elles ont permis de donner de très sérieuses billes à ceux qui expliquent depuis plusieurs années que ce mouvement n’est ni cantonné à Twitter (c’est banalement évident que tous les acteurs importants des grandes firmes technologiques participent à cette collusion), ni cantonné aux États-Unis : la façon dont les discours sont maintenant contrôlés dans la plupart des “démocraties occidentales” ne laisse guère de doute.

Ainsi, on retrouve partout, en Europe, les mêmes discours officiels, poussant les mêmes histoires, les mêmes arguments, au même moment. Et c’est lorsque la réalité finit par rattraper les hommes-troncs, les politiciens et les experts de plateaux télé, alors que la débandade s’installe et que différents pays finissent par tenir différents propos, multiplier différentes politiques parfois antagonistes les unes des autres que l’aspect artificiel de l’entente initiale apparaît alors.

Dans ce contexte, les #TwitterFiles n’ont été qu’un accélérateur de ces dissensions et ne font que confirmer ce qui finit par percer alors que l’unanimité occidentale ne tient plus : progressivement se font jour les plans d’une élite, plans d’ailleurs clairement annoncés et explicités dans différents livres, dans différents documents rendus publics, dans des entretiens qu’ont tenus ces dirigeants politiques, ces chefs de grandes entreprises mondiales et ces patrons de réseaux de médias. C’est un plan pour complètement renverser le monde dans lequel nous nous trouvons, permettant d’abolir toute trace de démocratie – c’est-à-dire d’une certaine autonomie des pays entre eux – pour ériger un gouvernement mondial dans lequel le peuple n’a pas son mot à dire (et ça tombe bien puisqu’il est de toute façon, selon ces élites, mieux dirigé par elles que par lui-même, c’est évident voyons !)…

Il est maintenant clair qu’il y a bien eu une entente, un consensus de pensée et d’actions, entre ces différents groupes, pour aboutir peu ou prou à ce résultat. Ce n’est même pas un complot car tout a été rendu public au fur et à mesure, et tout a été mis en place pour réduire la liberté des individus à sa plus simple expression, pour “nullifier” les gouvernements en les subvertissant au point de les rendre inutiles et non représentatifs.


Ainsi, en quelques années décisives et en profitant de crises successives rapides (en application stricte de la doctrine “Shock and Awe”), les libertés de mouvement, d’expression, d’autonomie corporelle (“my body, my choice” mais pas pour des injections mystère, hein) – les trois libertés les plus fondamentales – ont été directement attaquées. Même la liberté de religion fut aussi corsetée et avec elle toutes les autres libertés (de commerce ou d’association par exemple) qui forment pourtant les piliers de ces nations occidentales qui se gargarisaient jusque là de droits de l’Homme.

Ceci n’est ni une exagération, ni une théorie et c’est maintenant officiellement reconnu : chaque crise, depuis les attentats du 11 Septembre 2001 jusqu’à la pandémie de 2020 au moins, a été l’occasion pour les États occidentaux, dits démocratiques, de rogner à chaque fois sur ces libertés et d’accroître la surveillance sur leurs citoyens.

Parallèlement, ces mêmes crises ont été l’occasion de tout faire pour concentrer le commerce multinational tout en détruisant les petits commerces locaux, l’explosion des prix de l’énergie jusqu’au dernier projet de loi présenté dans ces colonnes en passant par l’intransigeance des administrations méphitiques dans tous les domaines (fiscal et social notamment) lorsqu’une difficulté se fait jour, n’étant que quelques exemples récents de cette tendance clairement mise en place depuis des années. Tout est fait pour que l’artisan, le petit commerçant et l’entreprise familiale disparaissent au profit des grands groupes, des gros opérateurs dont la structure est, du point de vue des hommes de l’État, bien plus facile à contrôler et manipuler.

Du reste, cette disparition des petits commerces par concentration des grands groupes et par sabotage politico-économique n’est même pas une théorie farfelue, c’est encore une fois la simple application des principes décrits par ce grand comique de Schwab dans son abrutissant pensum, “The Great Reset”, qui n’y propose pas autre chose à leur sujet.

Il en va de la même façon avec les CBDC : déjà évoquées à de nombreuses reprises dans ces colonnes, ces monnaies numériques de Banques Centrales permettront un contrôle des citoyens à un point jamais atteint dans l’Histoire de l’Humanité : chaque transaction, chaque échange sera scruté par l’État, et donc, par extension, autorisé ou banni. L’introduction d’un “Pass Carbone” ou équivalent sera d’autant plus simple dans ce contexte et permettra, en surcroît, de mettre des quotas de consommation de tout et de n’importe quoi, que ces CBDC rendront faciles à vérifier, imposer et sanctionner.


Oui, il n’y a aucun doute à avoir : tout a été mis en œuvre – et continue à l’être ! – pour que le pouvoir et le contrôle des populations soient concentrés dans un nombre restreint de mains.

Et le plus beau dans tout ceci est qu’il n’y a même pas eu complot : tout a été expliqué, prévu, planifié, au su et au vu de tous pour qui voulait voir (par exemple, l’Agenda 2030 est disponible en libre accès).

Dans ce contexte, pour paraphraser Baudelaire, la plus belle des ruses de ces Diables est de vous avoir persuadé qu’ils n’existaient pas.

Grand remplacement ?

Denis COLLIN

Employer le terme « grand remplacement » peut vous valoir de nos jours un billet direct pour l’enfer. Depuis que Renaud Camus, écrivain par ailleurs estimable, l’a mis dans le débat public, quiconque l’emploie est traité de « fasciste » et de « nazi ». Il me semble pourtant qu’il y a une réflexion à mener si on veut remettre un peu de raison et sortir des positions caricaturales.

Toutes sortes de chiffres sont mis en circulation pour déterminer si, oui ou non, nous avons affaire à une invasion migratoire qui vise à remplacer la population française. Il y avait 3 millions d’étrangers en 1930 et aujourd’hui 5,1 millions quand la population totale est passée de 40 millions à 67 millions d’habitants. Au fond il y a donc une certaine stabilité. Ce qui change est facile à saisir : les étrangers en France jusqu’aux années 1960 étaient massivement italiens, espagnols, portugais ou polonais (des Européens catholiques). La population étrangère vivant en France aujourd’hui est d’abord algérienne, marocaine, puis portugaise, tunisienne et italienne. Ce qui a changé, c’est évidemment l’importance de la population étrangère maghrébine, de confession musulmane, à laquelle il faut ajouter les étrangers originaires d’Afrique noire (Mali, Sénégal, par exemple). Aux étrangers, il faut ajouter les immigrés français, c’est-à-dire nés à l’étranger mais ayant obtenu la nationalité française selon l’une des modalités d’obtention de la nationalité prévue dans le Code civil.

Disons les choses clairement : ce qui gêne les « grand-remplacistes », c’est la couleur de peau de ces étrangers. Mais hier, ils se plaignaient aussi des « ritals », des « portos », des « polaks »… On a envie de dire « rien de nouveau sous le soleil » ! Racisme et xénophobie sont des maux qui affligent toutes les nations et tous les groupes humains, et, aujourd’hui, ce mal est plutôt moindre qu’hier, n’en déplaise à tous ceux qui crient « au fascisme ». Quand on a un certain âge (comme l’auteur de ces lignes) on peut mesurer combien la France « profonde » est bien moins raciste aujourd’hui qu’hier.

On me rétorquera que les immigrés d’aujourd’hui s’intègrent moins bien que ceux d’hier. C’est parfaitement inexact. Il y a eu jadis des pogroms contre les Italiens dans le Midi de la France. Les Polonais étaient dès l’école marqués comme « polaks » et en même temps entretenaient jalousement leurs traditions. Aujourd’hui, les Maghrébins réussissent à l’école mieux que les Français issus de parents et de grands-parents français à classe sociale équivalente et pour beaucoup d’entre eux « l’ascenseur social » fonctionne encore. Leurs parents étaient OS ou ouvriers du bâtiment et eux se retrouvent dans l’informatique, les banques ou le commerce. Pas tous, certes, mais considérez le destin scolaire des enfants issus de Français de la même condition sociale et on verra aisément qu’il n’y pas de « racisme systémique » en France – il y a du racisme, pesant, mais plus résiduel que systémique.
Alors, tout va très bien, Madame la Marquise ? Non. Je ne fais pas partie du camp des béats de gauche. Il y a plusieurs choses qui vont très mal et menacent de faire exploser le pays.

En premier lieu, la persistance et l’aggravation de la ghettoïsation. Les « territoires perdus de la République » se sont étendus. Les métropoles, voulues par nos élites, aboutissent à la concentration des populations par origine ethnique ou religieuse. La Seine-Saint-Denis, c’est le grand Paris ! Le Mirail à Toulouse, c’est la grande métropole toulousaine. Notons que, dès qu’ils ont acquis un minimum d’aisance, les immigrés fuient ces territoires et n’hésitent pas à utiliser tous les subterfuges classiques pour que leurs enfants ne se retrouvent pas dans des écoles et des collèges de ZEP. Il faudrait une politique anti-ghetto active qui passe par le logement et l’emploi et par une répression sérieuse avec les moyens adéquats de l’emprise des mafias de trafiquants qui pourrissent les « quartiers ». Sarkozy avait promis de nettoyer ces quartiers « au karcher ». On attend toujours.

En second lieu, l’emprise croissante de l’islam, accompagnée d'un clientélisme des politiciens, et pas seulement ceux de la LFI. Il faut séparer, une bonne fois pour toutes, les musulmans qui peuvent pratiquer la religion de leur choix tant qu’ils ne troublent pas l’ordre public, de l’entreprise politique d’un islamisme conquérant, soutenu par les monarchies pétrolières et en premier lieu nos « amis » qataris, qui ont pénétré les milieux musulmans français par toutes sortes d’associations « charitables » qui leur assurent un contrôle réel sur les populations. Il est nécessaire d’avoir des actions judiciaires et policières contre les semeurs de haine : pour un imam expulsé… par les Belges, combien continuent tranquillement de semer la mauvaise parole ? Mais il faut aussi tout simplement ne pas céder, ne pas baisser les bras, dire « NON », « non » quand des jeunes écervelés empêchent les cours sur les « sujets sensibles » (histoire, philosophie, littérature, SVT), « non » aux harceleurs en ville et sur les réseaux, « non » au « décolonialisme » purement raciste propagé par certains milieux d’extrême gauche. Reprendre la main à l’école est la première des tâches, ce qui inclut la discipline avec sanctions exécutées réellement (y compris suppression des allocations familiales pour les parents qui ne tiennent pas leurs enfants), reprendre la main avec l’exigence scolaire en général et sans doute, pour régler tous les problèmes de « signes extérieurs », sinon un uniforme, du moins un code vestimentaire évitera les excès et les extravagances en tous genres.

Enfin, le plus important, c’est de nous ressaisir comme nation. Cesser de remplacer les hommes par des machines, cesser de remplacer les emplois en France par des emplois en Chine ou ailleurs. Rapatrier l’industrie chez nous ! Cesser de nous américaniser en parlant l’américain à tout bout de champs, en rappelant que le français est la langue de la république (voir constitution) et que les élites devraient donner l’exemple. Pourquoi faut-il de plus en plus souvent parler anglais (c’est-à-dire yankee) dans des entreprises françaises en France ? Nous ne pourrons « intégrer » ou « assimiler » les nouveaux-venus que si nous refaisons nation, c’est-à-dire si nous renouvelons ce contrat qui nous lie et nous constitue comme une « communauté de vie et de destin ». Si nous savons clairement qui nous sommes, nous pourrons être accueillants. Les zemmouristes ne sont pas patriotes, mais des défaitistes qui ont déjà jeté le manche avec la cognée. La république sociale seule peut refaire ce pays menacé qui est le nôtre. 18/1/2023

« La rumeur »

Gilles Casanova

[Extrait] Celui qui s’oppose au mensonge qui domine, même si – après un temps plus ou moins long – il apparaît comme disant la vérité, ne sera pas un modèle ou une référence, il restera toujours un doute sur ses motivations, sur sa sincérité, sur des vérités cachées qu’on ne connaîtrait pas sur lui.
C’est ainsi que l’on nous réchauffe du climat comme jamais cette année, que l’on nous meurt du Covid par tranche de 500 000 morts promis en France pour chaque « vague », c’est ainsi, par exemple qu’en France personne ne met en doute les plus de 150 000 morts du Covid, alors qu’en Grande-Bretagne un député a obtenu un véritable décompte, qui à partir du même chiffre de base que la France, en retirant tous les « ajouts injustifiés », donne 37 000 personnes, de plus de 80 ans en moyenne, effectivement décédées des suites de cette maladie.
Et l’on commence aujourd'hui à demander de faire un recensement effectif des effets secondaires des dispositifs injectables mis en œuvre contre cette maladie. Il faudra de nombreuses années pour faire le recensement effectif des effets secondaires des dispositifs sociaux, politiques et liberticides mis en œuvre au nom de la lutte contre cette maladie.
La population allemande des années 30, la plus cultivée au monde, celle qui allait le plus au théâtre, le plus au concert, celle qui lisait le plus de livres, au monde, a pourtant adhéré aux représentations faciles, aux mensonges et au bouc-émissaire qui lui étaient proposés par les milliardaires américains qui finançaient – de concert avec quelques milliardaires allemands – le chancelier placé opportunément à la tête du pays en janvier 1933, bien que minoritaire électoralement.
La nôtre, dans une sorte de « Juin 40 » rampant, a adhéré – bon an mal an – au Pass sanitaire, au Pass vaccinal, aux confinements, aux couvre-feux, à l’interdiction de boire son café debout (!) et à la fermeture des remontées mécaniques. Il s’en est même trouvé une part notable pour en demander plus, et aujourd’hui certains s’interrogent – alors que l’agitation sociale se propage – sur l’opportunité de redonner un peu de confinement au printemps, sous prétexte de variants chinois…
15/1/2023

Davos, du Covid aux tranchées sanglantes de l’Ukraine

Vincent Verschoore

C’est Davos-time à nouveau, le premier show complet depuis la fameuse pandémie que ce même WEF (World Economic Forum) avait mise en scène quelques mois plus tôt, en octobre 2019, via la simulation « Event 201 » (1) où, ô surprise, un coronavirus inconnu passait des chauves-souris au cochon (clin d’œil à la Chine, 2019 étant sous le signe du cochon) avant d’arriver à l’humain.

Une affaire qui motiva Klaus Schwab et Thierry Malleret à écrire leur équivalent du livre rouge de Mao, « Covid-19, the Great Reset » (2) mettant en scène la philosophie de Davos, à savoir que le « nouveau monde » serait géré par, notamment, des structures et institutions supranationales garantissant des politiques efficaces face aux « challenges » confrontant l’humanité, notamment le réchauffement climatique, l’accès aux ressources, la gestion des conflits, etc.

Comprendre: se passer des souverainetés nationales et des avis des populations concernées afin d’imposer des solutions qui arrangent, d’abord et avant tout, les actionnaires du WEF.

« En fin de compte, il est indéniable que le WEF exerce un pouvoir immense, qui a cimenté la domination de la classe capitaliste transnationale à un degré jamais vu auparavant dans l’histoire. Mais il est important de reconnaître que son pouvoir n’est qu’une manifestation du pouvoir de la « superclasse » qu’il représente – un petit groupe ne représentant, selon les chercheurs, pas plus de 6 000 ou 7 000 personnes, soit 0,0001% de la population mondiale, et pourtant plus puissante que n’importe quelle classe sociale que le monde ait jamais connue.

Samuel Huntington, à qui l’on attribue l’invention du terme « homme de Davos », a fait valoir que les membres de cette élite mondiale « ont peu besoin de loyauté nationale, considèrent les frontières nationales comme des obstacles qui disparaissent heureusement et voient les gouvernements nationaux comme des résidus du passé dont la seule fonction utile est de faciliter les opérations mondiales de l’élite ».

Ce n’était qu’une question de temps avant que ces aspirants cosmocrates ne développent un outil permettant d’exercer pleinement leur domination sur les classes inférieures – et le WEF s’est avéré être le véhicule idéal pour le faire. »


Exercice pratique : le Covid

Le Covid fut l’occasion d’une première mise en pratique : en Europe, une haut-fonctionnaire corrompue placée là par ses pairs décidait, au nom de tous, d’acheter pour des milliards de doses d’un produit expérimental au profit, essentiellement, de l’enrichissement massif des actionnaires du Grand Capital Corrupteur (3), lui-même extrêmement bien représenté à Davos. C’est Davos, en fait.

La stratégie générale est donc simple : Le Grand Capital achète les pouvoirs politiques et institutionnels, plaçant des gens comme Biden, von der Leyen ou Macron aux postes clés, puis ces régimes se retrouvent au sein d’organismes supranationaux (UE, Otan, ONU etc.) où des décisions sont prises en dehors de tout contrôle démocratique, au profit d’intérêts qui ne sont pas cités mais qui deviennent rapidement évidents.

La semaine dernière la très corrompue Ursula von der Leyen, aux côtés du vampire otanesque Jens Stoltenberg, donnait un discours qui marque peut-être le point de départ « officiel » d’un totalitarisme technocrato-militaire visant à couvrir l’Occident de son ombre.

Il manquait en effet à l’EuroSoviet (4), constitué dans le cadre de la dictature covidienne puis entériné dans celui de l’hystérie mortifère ukrainienne, la dimension purement militaire de l’Otan, organisation terroriste à but lucratif au bénéfice du complexe militaro-industriel.

« Nous allons approfondir notre excellente coopération et l’étendre à de nouveaux domaines», a décrété Ursula, au côté du secrétaire de l’Otan Stoltenberg, appelé affectueusement Jens. Bruxelles veut porter son « excellente coopération » avec l’Otan à un autre niveau, fait notable, bien au-delà du militaire, pourtant seule raison d’être de l’Alliance atlantique.

Censure et propagande

Avec l’UE, l’Otan va ainsi pouvoir se mêler, selon Ursula, de la « lutte contre la désinformation », soit la censure et la reprise en main d’internet. On notera, à ce sujet, le récent article (8 janvier) du Wall Street Journal intitulé « La machine à censure Covid de la Maison Blanche ». Extrait :

Des documents récemment publiés montrent que la Maison Blanche a joué un rôle majeur dans la censure des Américains sur les médias sociaux. Les échanges de courriels entre Rob Flaherty, directeur des médias numériques de la Maison Blanche, et les dirigeants des médias sociaux prouvent que les entreprises ont mis en place des politiques de censure Covid en réponse à la pression incessante et coercitive de la Maison Blanche, et non volontairement. Les courriels sont apparus le 6 janvier lors de la phase de découverte de l’affaire Missouri v. Biden, une affaire de liberté d’expression portée par les procureurs généraux du Missouri et de la Louisiane et quatre plaignants privés représentés par la New Civil Liberties Alliance...

Le premier amendement interdit au gouvernement de s’engager dans une censure basée sur le point de vue. La doctrine de l’action de l’État empêche le gouvernement de contourner les restrictions constitutionnelles en subornant des entreprises privées pour atteindre indirectement des objectifs interdits.

Les courriels de M. Flaherty démontrent que le gouvernement fédéral a illégalement contraint les entreprises à s’assurer que les Américains ne seraient exposés qu’à des informations sur Covid-19 approuvées par l’État. En conséquence de cette action étatique anticonstitutionnelle, les Américains ont eu la fausse impression d’un « consensus » scientifique sur des questions d’une importance cruciale concernant le Covid-19. Un jugement pour la conduite illégale, trompeuse et dangereuse du gouvernement est en cours devant les tribunaux.


Il y a clairement toujours une censure étatique (et médiatique et commerciale, tout cela étant étroitement lié) concernant le délit d’opinion en la matière. Les Twitter files montrent aussi que Facebook n’est pas le seul des Gafam à appliquer cette censure (5).

Tout ceci ne date évidemment pas du Covid: la prise de pouvoir du Grand Capital Corrupteur est analysée aux USA en 2008 par James Galbraith dans « l’État prédateur » (6), et le président Eisenhower mettait déjà le monde en garde lors de son discours de départ en 1961 (7). Mais c’est le Covid qui a lancé l’assaut actuel par l’hystérisation institutionnelle et politique d’un problème par ailleurs parfaitement gérable « normalement », profitant d’un contexte propice à la manipulation psychotique des masses (8) qui se poursuit, aujourd’hui, avec le cinéma macabre autour du conflit ukrainien et du suicide européen.

Le charnier ukrainien sous les applaudissement de Davos

Une Europe aujourd’hui aux mains de psychopathes et de crapules corrompues formant la secte qui se réunit actuellement à Davos et y fait tourner l’industrie locale de la prostitution de luxe (9), illustration pertinente de ce à quoi nous avons vraiment affaire.

Il n’y a pas de complot caché, et demain il n’y aura pas d’excuses du genre « on ne savait pas » car tout est dit, tout est annoncé : la volonté de détruire la Russie en y sacrifiant l’Europe (et l’Ukraine) au profit de l’organisation terroriste Otan et son mentor américain, s’affiche en toutes lignes, par exemple à travers le général US Mark Milley dans le clip ci-dessous.

Suite à sa défaite à Soledar, l’Otan met les bouchées doubles pour équiper l’AFU (forces armées ukrainiennes, en réalité un mélange de troupes ukrainiennes et otanesques sous contrôle US) et parle ouvertement de volonté de destruction de la Russie, qui plus est au nom d’un principe que les USA ne respectent jamais eux-mêmes : l’ordre mondial fondé sur les règles.

« Washington et l’OTAN mènent une guerre par procuration contre la Russie avec le soutien de l’Ukraine. » Zoran Milanovic, président de la Croatie.

À la question de savoir si les négociations de Minsk était destinées à retarder les avancées russes en Ukraine, François Hollande a répondu par l’affirmative : « Oui, Angela Merkel a raison sur ce point. Les accords de Minsk arrêtèrent l’offensive russe pour un temps. Ce qui était important était de savoir comment l’Occident utiliserait ce répit pour prévenir toute tentative russe ultérieure ».


Vers un nouvel ordre mondial dystopique

Plus c’est gros plus ça passe. Le narratif officiel sur le conflit ukrainien est complètement détaché de la réalité historique (10), mais la folie meurtrière des euro-atlantistes nous entraine vers une catastrophe qu’il n’est plus acceptable de faire semblant de ne pas voir: nous allons être ruinés par le racket de l’énergie et des dépenses militaires, et nos Etats n’auront plus les moyens d’assurer un minimum de santé, d’éducation et de sécurité alimentaire à leurs populations (c’est quasiment déjà le cas au RU, pays entièrement vassalisé par les USA),

La pression des Etats corrompus sur les populations est incessante. A l’image de la Chine, la France veut profiter des JO 2024 pour installer la vidéosurveillance automatisée :

En catimini pendant les fêtes, le gouvernement a déposé le projet de loi concernant les jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Comme on l’attendait, ce texte prévoit d’ouvrir la voie à la légalisation de la vidéosurveillance automatisée (ou algorithmique, abrégée « VSA »), le tout sous un vernis théorique d’expérimentation limitée dans le temps. Et ce alors que partout sur le territoire, ces technologies sont déjà employées dans l’illégalité et l’impunité la plus totale. Prenant pour prétexte l’organisation prochaine des grandes compétitions sportives, le gouvernement et nombre de parlementaires se posent en défenseurs de l’industrie française en lui permettant de s’étendre durablement sur le marché de la vidéosurveillance.


Seuls les très riches s’en sortiront, et nous allons bientôt retrouver ici les structures typiques des pays du tiers-monde : une petite minorité vivant dans le luxe au sein de quartiers résidentiels « protégés » par les milices armées du Grand Capital, entourée d’une majorité hébétée, désinformée, nourrissant les besoins de « l’élite » en chair à canon et en opérateurs techniques sous le contrôle de la machine.

À Davos, les euro-atlantistes pourront ainsi tranquillement applaudir les centaines de milliers d’Ukrainiens morts dans leurs tranchées sanglantes, au seul profit du Grand Capital et des intérêts géostratégiques américains.


Liens et sources :

(1) https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/exercises/event201/about

(2) https://zerhubarbeblog.net/2020/12/04/de-quoi-the-great-reset-est-il-le-nom/

(3) https://zerhubarbeblog.net/2021/12/29/vaccination-covid-le-grand-marche-de-la-corruption/

(4) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/07/bienvenue-en-union-eurosovietique/

(5) https://www.blick.ch/fr/news/opinion/chronique-de-myret-zaki-quand-la-lutte-contre-la-desinformation-sert-a-manipuler-l-opinion-id18231215.html

(6) https://blogs.mediapart.fr/vincent-verschoore/blog/160510/letat-predateur

(7) https://www.archives.gov/milestone-documents/president-dwight-d-eisenhowers-farewell-address

(8) https://zerhubarbeblog.net/2022/01/06/du-covid-a-la-formation-psychotique-des-masses/

(9) https://www.rt.com/news/569971-escort-services-booked-wef-davos/

(10) https://zerhubarbeblog.net/2022/03/01/ukraine-le-retour-du-baton/

17 janvier 2023

LA VICTOIRE DE LA BEAUTÉ

Gabriel Nerciat

Si j'en juge par ma consultation des réseaux sociaux depuis hier, la disparition de la sublime Gina Lollobrigida suscite infiniment plus d'émois que la perspective de la grande grève intersyndicale de jeudi prochain.

Dostoïevski avait raison : c'est bien la beauté qui changera le monde.

Tant pis pour Pierre Bourdieu, Laurent Berger et Bidochon.


Solidarité avec le peuple iranien

Eric Vial

Pendant que les libéraux mondialistes se livrent une guerre économique pour préserver leurs intérêts, l’Iran tente de se libérer du joug de la dictature islamiste dans une quasi indifférence de l’Europe et de ses alliés.
Femme Vie Liberté c’est la première révolution féministe de l’histoire du monde. Elles ne veulent plus mettre le voile islamique. Elles refusent de mourir parce que des hommes pervers voient leurs cheveux.
Des dizaines de milliers de personnes venues de toute l’Europe défilent devant les institutions européennes de Strasbourg. Elles veulent nous rappeler qu’il ne suffit pas pour l'Europe de dire « qu'elle défend les valeurs de liberté et d’égalité », il faut aussi des actes.
Dans la foule je vois de nombreuses femmes pleurer. Elles sont émues par l’événement. Elles pensent à leurs sœurs.
Le ciment qui soude tous nos peuples c’est la liberté : c'est le premier principe de l'humanité. Le deuxième, c'est la solidarité. Il n’est donc pas possible en tant qu'Homme de fermer les yeux.
Face à l’oppression, aux meurtres, emprisonnements, tortures, pendaisons et les exécutions qui se déroulent actuellement en Iran, l’Europe doit agir, maintenant !


16 janvier 2023

La « grande culture »

Denis Collin

La « grande culture » ne pouvait exister et n’existait que comme une critique du règne de la bourgeoisie. Elle était, certes, portée par la bourgeoisie qui en faisait son supplément d’âme et un facteur de cohésion (respect des maîtres, respect du savoir, respect de ce qui dépasse l’homme ordinaire). Mais en même temps, elle valorisait le désintéressement, critiquait la vénalité, exaltait les valeurs les plus élevées, elle était spiritualiste par essence – même si elle récitait Lucrèce ou les grands philosophes matérialistes. La culture de la « société avancée » n’a plus rien de critique : elle s’insère dans les industries culturelles et produit selon les normes de l’industrie. Là où la « grande culture » s’évertuait à instituer des hiérarchies, la culture « désublimée » méprise ces hiérarchies. Elle est radicalement démocratique. Tout se vaut. Tout le monde a le droit d’être un artiste et, pour tout dire, tout le monde est artiste et tout est art. Avec la désublimation, il n’y a plus de place pour le sublime ni pour le tragique. Place à la fête ! Place à la foire ! La « grande culture » était la mauvaise conscience de la bourgeoisie : de Balzac à Thomas Mann. Sous le règne de la désublimation, il n’y a plus de place pour la mauvaise conscience. La littérature est normalisée – les États-Unis, toujours en avance, montrent la voie avec les écoles d’écriture : on peut devenir un bon romancier comme on devenait un bon tourneur-ajusteur. Cette désacralisation de la culture, cette perte de l’aura de l’œuvre d’art dont parlait Walter Benjamin, a pu être vécue comme une libération des anciennes disciplines – tout le mouvement de l’art moderne se présente comme un effort d’émancipation de la tyrannie des règles de l’art. Mais c’est aussi une conséquence du poids croissant de la technoscience dans la vie de tous les jours, qui participe du « désenchantement du monde » et des tendances les plus profondes de « l’esprit du capitalisme », ses tendances égalisatrices dès lors que l’unique mesure devient l’équivalent général, l’argent. Mais, dans le même temps, cette tendance égalisatrice produit, comme l’avait déjà soutenu Tocqueville, un conformisme étouffant.


La folie belliciste

Yann Bizien

[...] Ce qui échappe à la grande majorité des Français, est que nous sommes sous l'influence écrasante de la pensée géopolitique et impérialiste américaine.

La France affaiblie et perdue ne pense plus par elle-même. Elle suit le mouvement général occidental impulsé par les États-Unis. Totalement alignée, infantilisée et soumise, elle a perdu sa singularité, son indépendance politique et sa souveraineté intellectuelle.

À l'est de notre continent, il n'y a pas qu'une guerre entre la Russie et l'Ukraine. Nous sommes devenus, malgré nous, sans notre avis, et à nos frais, des acteurs et des contributeurs de cette guerre.
Il faut en prendre conscience.

C'est à l'est de notre continent qu'une probable 3ème guerre mondiale peut débuter sans qu'une grande partie de la population, hélas, ne s'en rende compte. Elle peut débuter si nous ne parvenons pas à conjurer un chaos potentiellement global et si nous continuons à suivre aveuglément la folie belliciste.

USA – BREF RESUME DE L’AFFAIRE QUI SECOUE ACTUELLEMENT LA MAISON BLANCHE

Marc Amblard

Les faits

1. Des documents classifiés (très sensibles) auraient été dérobés entre 2013 et 2016 par Joe Biden alors qu’il était vice-président aux côtés de Barak Obama. Ils ont été découverts le 2 novembre dernier, soit 6 jours avant les midterms, bien que l'affaire ait été exposée plus tard.
2. Il a été demandé au Ministre de la justice (General Attorney), Merrick Garland, de désigner un procureur de Chicago pour enquêter sur l’affaire.
3. Une fois n’est pas coutume, les médias mainstream (et même CNN) rapportent l’information.

Les conjectures

1. Il se dit que les démocrates étaient informés depuis longtemps quant à l’existence de ces documents dont certains sont classés Top secret.
2. Que lesdits démocrates se saisissent actuellement du dossier pour pousser l’actuel président à la démission du fait qu’il serait trop impopulaire pour envisager une réélection en 2024.
3. La vice-présidente Kamala Harris, deviendrait alors temporairement présidente, donnant ainsi un nouveau souffle à l’actuelle administration, nonobstant une popularité guère meilleure que celle de Joe Biden.

Le Ministère macronien de la « Vérité »

Pierre Duriot

Le site France-Soir bénéficie à nouveau, mais provisoirement, de son agrément de service de presse en ligne, avec la possibilité de bénéficier d’aides publiques et d’avantages fiscaux. Cela grâce à une ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce qu’on appelle la Commission paritaire des publications et agences de presse, composée de représentants de l’État et des éditeurs de presse, avait décidé fin novembre, que le site était dépourvu du « caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée ». On peut se demander, quelles sont les modalités d’application de ce décret de « diffusion de la pensée », ou plutôt de « la bonne pensée », concernant les organes de presse. C’est en substance, ce qu’a conclu le tribunal administratif, qui a suspendu en référé, le 13 janvier, l’exécution de cette décision, mettant en doute l’impartialité de la décision.

France-Soir aurait pratiqué la désinformation et le complotisme et ce serait un « défaut d’intérêt général » et des allégations susceptibles de porter atteinte à la protection de la santé publique. Accusé d’être le relais des « complotistes », le journal s’est retrouvé mis au ban, dans un pays où 95% de la presse soutient le président Macron et pour cause. Celui-ci débloque enveloppe sur enveloppe, la dernière en décembre dernier, pour aider la presse à survivre, alors qu’elle appartient à quelques milliardaires, amis du pouvoir. Peut-être bien à condition qu’elle accepte de chanter ses louanges et mène la vie dure aux adversaires politiques.

Qui sont ces fameux complotistes ? Ceux qui avaient dit, un an avant le passe-vaccinal qu’on aurait un passe-vaccinal. Ceux qui ont contesté le passe-vaccinal, qui était un complot et qu’on a finalement eu ? Ceux encore, qui avaient expliqué que le pouvoir se servirait de la pandémie pour restreindre les libertés publiques ? Est-ce que cela n’a pas été le cas ? Ceux qui avaient expliqué que le vaccin générerait des effets secondaires ? Il est vrai que c’est le cas partout… sauf en France. Les complotistes, encore eux, qui expliquaient qu’on aurait des rationnements organisés de l’énergie ? On y est. Ceux encore qui prévenaient de la disparition du cash ? L’Europe en discute. Ou alors ceux qui expliquaient qu’on ne soignerait pas les non-vaccinés ? Ce fut le cas.

En réalité, la France est classée 34ème pour la liberté d’expression : de manière bien peu glorieuse. Les autorités françaises sont à l’origine de 87% des demandes de suppression de contenus, reçues par le réseau social Twitter, au niveau mondial. La censure sur Facebook est impitoyable pour tout ce qui concerne les effets secondaires des vaccins, ou les publications ostensiblement opposées au pouvoir en place. Laurent Solly, le patron de Facebook-France, est marié à Caroline Roux, journaliste politique à France 5, qui interviewe fréquemment les ministres macroniens et parfois le président lui-même, avec beaucoup de bienveillance. En réalité, on pourrait même dire, plus banalement, qu’elle lui cire les pompes.

Et sur la base de 60 indicateurs différents, la France possède une « démocratie » classée 24ème, derrière, par exemple, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse ou les Pays-Bas. Elle figure donc, classée parmi les démocraties « défaillantes », aux côtés de pays comme l’Espagne, l’Afrique du Sud ou encore la République Tchèque, mais aussi des États-Unis. Si elle conserve son rang, la France a perdu, entre 2019 et 2020, son statut de démocratie « à part entière ». Le macronisme est donc bien ce qu’il est : une dictature de la pensée et les accusations de « complotisme » visent seulement à légitimer la chasse aux opposants, le travestissement de la réalité et le matraquage de la doxa gouvernementale.

Nous dénonçons cela au RPF et souhaitons l’avènement d’une presse indépendante. Pour les plus anciens, il est extrêmement facile de se souvenir que traditionnellement, en France, la presse se scindait, à chaque présidentielle, en deux blocs soutenant chacun l’un des finalistes. Cette unanimité médiatique ne vaut que pour les élections de Macron, dont la dernière, où pour pouvoir s’exprimer sur un plateau télé, lors des deux campagnes, il fallait préalablement se positionner de manière obligatoire, comme pro-vaccin, pro-Ukraine et pro-Macron, pour pouvoir en placer une. Cette dictature, si elle ne résonne pas du bruit des bottes, efface en silence, toute forme de contradiction.

Loi Alimentation : le retour de la vengeance du chèque-PQ ?

H16

Oh, encore une nouvelle proposition de loi ! Et celle-ci ne porte ni sur l’emploi du féminin dans certaines professions, ni sur l’interdiction de la fessée, et engendrera probablement un débat moins délicatement décalé que celui sur la tenue des députés en séance : elle touchera les produits de grande consommation ! Chic, les députés s’intéresseraient-ils aux problèmes concrets des Français, pour une fois ?

Rassurez-vous, il n’en sera rien.

Ou plutôt, disons que si ce projet de loi va bel et bien concerner des problèmes concrets pour les Français alors que l’inflation commence à faire des dégâts, ce sera pour accroître les soucis et non les résoudre.

Comme d’habitude, tout part d’un constat erroné et d’un raisonnement boiteux porté par un député, Frédéric Descrozaille, puis monté en mayonnaise par le truchement habile du langage législatif habituel pour se transformer en caca mou que l’Assemblée nationale va s’empresser de pousser dans le ventilateur de ses débats. Ce qui va se passer ensuite va vous surprendre (ou pas).


En substance et comme un précédent billet l’évoquait en 2018, tout commence lorsque le législateur, nimbé de son omniscience habituelle, décide de restreindre de toutes les façons possibles les réductions et autres offres promotionnelles que les enseignes commerciales, de distributions et autres producteurs ou fabricants seraient à même de proposer à leurs clients, afin de lutter contre (en vrac) la concurrence déloyale, les éventuelles bousculades dans les rayons, la surexploitation des petits producteurs, la destruction des écosystèmes ou les prouts de licorne qui font un dioxyde de carbone trop agressif dans l’atmosphère (rayez les mentions inutiles).

Pour cela, la “loi Alimentation” ou “loi Egalim” est votée en fanfare.


Sans la moindre surprise, une fois mise en place, cette loi provoque presque autant d’effets secondaires aussi prévus et délétères que des injections expérimentales mal testées.

Eh oui : la loi Egalim a été un ratage intégral, comme très souvent en République du Bisounoursland lorsque le pays, piloté par une bande d’idéologues incompétents, refuse de se plier à leurs injonctions paradoxales mais s’en tient à la dure réalité, au crépi duquel les fesses des citoyens et de leurs politiciens ne cessent de se frotter.

Ainsi, grâce à cette loi débile, les prix de certaines denrées augmentèrent (de 1 à 10%), les consommateurs en firent les frais et les producteurs (au premier rang desquels les agriculteurs dont la loi était censée améliorer le sort) ne virent pas la couleur de ces augmentations de prix. Des entreprises, dont le modèle d’affaires se basait quasi-intégralement sur des ventes promotionnelles dorénavant interdites, se retrouvèrent dans des difficultés suffisantes au point de devoir licencier. Si l’on ajoute les gains dodus engrangés par les distributeurs (comme prévu mais contre toute attente du législateur décidément bien stupide) et les conclusions sénatoriales qui montrèrent que cette loi ne satisfaisait absolument personne (sauf l’État), on aboutit à la conclusion d’un désastre aussi total que prévisible.

Heureusement pourrait-on croire, cette loi, prise en 2018 dans la décontraction que permet une inflation quasi-nulle (voire une déflation dans certains cas), devait cesser d’être appliquée au courant du printemps 2023, et la plupart de ses encadrements et autres mesures idiotes devaient disparaître.

Mais toujours sans la moindre surprise et avec ce petit bruit lancinant, dans le fond, qui rappelle celui du broyeur industriel dans lequel on devrait placer prestement une partie de la politicaillerie pour résoudre nos entêtants problèmes, on apprend donc que le député Descrozaille veut prolonger cette loi perverse. Mieux encore, le législateur semble vouloir introduire, par voie d’amendements, de nouvelles façons de gérer les promotions sur les articles d’hygiène, qui pourraient être traités comme des produits alimentaires. Ainsi, les promotions seraient limitées à 34%, contre 45% aujourd’hui.


Oui, vous l’avez bien compris : alors que le pays est au bord d’une faillite complète et retentissante dans la plupart de ses domaines les plus essentiels (énergie, école, santé, armée), la députaillerie s’occupe de réguler les prix des tampons et du papier toilette en s’assurant, comble de la crasse bêtise, qu’ils ne seront pas trop faibles et ce alors que l’inflation réelle tripote le 12% par le mauvais côté de l’arrondi et que tous les professionnels concernés alertent pourtant du caractère inflationniste (voire explosif) d’une telle mesure manifestement prise par des individus totalement déconnectés du réel (ou bassement manipulés).

En somme, votre gouvernement travaille activement à ce que les prix ne baissent pas (ou pas trop !), voire que l’inflation ne s’éteigne pas ; voilà exactement une aide qui s’apparente à des coups de bâtons au milieu d’une bastonnade.

Coups dont les Français auraient sans aucun doute pu se passer avec soulagement, mais la députaillerie veille : grâce à un lobbying intense de différents syndicats, couplé à une méconnaissance presque olympique du fonctionnement du marché en général et de la grande distribution en particulier, et un dogmatisme qui n’a rien à envier à celui d’ayatollah iraniens, le Français sera une fois de plus à l’abri de toute amélioration de sa situation. Si amélioration il y a, ce sera malgré les actions gouvernementales (vous reprendrez bien un petit chèque-PQ pour compenser son prix exorbitant, non ?) et en dépit du sabotage obstiné du législateur, ce qui la rendra forcément lente et obtenue de haute lutte.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’au-delà de l’incompétence ou de la bêtise du législateur, il reste indubitable qu’une inflation galopante est probablement la seule chose qui peut encore sauver le pays : pour noyer sa dette devenue colossale par les bons offices de Macron, à part la confiscation de l’épargne – ce qui revient à faire sortir tout le monde dans la rue (y compris ses électeurs) – il n’y a guère d’autres solutions que celle-là, la ruine de l’épargnant.

Et comme les salaires ont peu de chance de suivre au même rythme, les prochains mois promettent d’être un peu tendus.


15 janvier 2023

Un MOIS !

Gérard Boyadjian

1 mois sans névroses de féministes mal b...
1 mois sans se taper la religion de paix et d'amour.
1 mois sans transgenre obèse végan non binaire aux cheveux bleus.
1 mois sans écouter Foutriquet qui zozote pour annoncer la guerre.
1 mois sans entendre les journalopes françaises.
1 mois sans Bilal Hassani ni Jack Lang qui se lèchent le fion.
1 mois sans Zelensky qui demande de la tune et des flingues.
1 mois sans grève, sans écolos, sans clandos, sans cassos, etc...
1 mois sans Sardine Ruisseau ni l'autre greluchon d'Eithoven.
1 mois sans politiquement correct, ni hypocrisie médiatique.
1 mois sans un film de Omar Sy ou de Marina Foïs.
1 mois sans un Mohamed dont le couteau s'est subitement radicalisé.
1 mois sans repentance au rabais.
1 mois sans pardon pour la colonisation, l'esclavage, la Shoah... et la grippe aviaire !
1 mois sans ce clown d'Hanouna, ni son rire de coké.
1 mois sans ces artistes dégénérés qui s'imaginent créatifs et transgressifs parce qu'ils enfilent une robe rose fluo sur le tapis rouge du festival... de la décadence occidentale.
Un p.... de MOIS entier, libre de toute cette lignée de tarés, pour se refaire une petite santé et reprendre un peu pied, dans un monde où subsiste encore un peu de beauté.


Prends l’oseille et tire-toi !

Denis COLLIN

Pour les barons-voleurs, la situation est au beau fixe. On a appris, à la fin de l’année dernière que la cotation boursière de la place de Paris dépassait celle de Londres. En ce début d’année, on annonce que le montant total des dividendes versés aux actionnaires, qui avait atteint un record en 2021 avec 57,4 milliards d’euros, dépasse les 80 milliards (56 versés directement et 24 en rachat d’actions). Pour le « pognon de dingue », les barons-voleurs savent y faire. Sur le podium de « l’argent magique » : Total, LVMH et Sanofi. Crise énergétique, luxe et crise sanitaire, voilà la richesse des riches. Bernard Arnault, l’homme le plus riche du monde, et le groupe Blackrock, les amis de Macron sont parmi les principaux bénéficiaires de ce ruissellement.

La France est devenue le jardin d’Éden du capital : Macron et le CAC 40, c’est Ali Baba et les quarante voleurs ! Car la richesse des riches se paie de la pauvreté des pauvres. La désindustrialisation se poursuit. On vient d’apprendre qu’on ne fabriquait même plus de Doliprane – Sanofi, où es-tu ? L’industrie automobile part en lambeaux entre la poussée mécanique de la Chine grâce au « tout électrique » et la fusion Stellantis qui amène Tavares à annoncer des « mesures impopulaires » (fermetures d’usine et réduction du réseau de distribution), alors même que le groupe a enregistré des profits records. La France est devenue importateur net de produits agricoles et le commerce extérieur enregistre des records de déficits. Les indépendants, comme les boulangers, sont ruinés par la hausse de l’énergie ; beaucoup de PME ferment. Pendant ce temps, la dégradation des services publics se poursuit à un rythme accéléré. La reine mère a beau faire le tour des médias et petites sauteries officiels pour dire que c’est moins bien ailleurs, tout le monde, y compris la presse aux ordres, sait que l’hôpital est dans un triste état et qu’on manque de médecins.

Pour accélérer ce ruissellement du bas vers le haut, Macron et ses sbires appliquent la bonne vieille recette : prendre l’argent où il est, chez les pauvres, car ils sont les plus nombreux. Tel est le sens des mesures drastiques prises au sujet de l’assurance-chômage. Tel est le sens du grand braquage qu’est la réforme des retraites. Exposée par Mme Borne qui a le culot de demander aux syndicats de ne pas gêner les Français, la réforme est sans la moindre justification et n’a pas d’autre but que de prendre le salaire différé des salariés qu’on noiera opportunément dans les autres cases du budget de l’État pour qu’il retombe dans la poche des amis de Macron. Ali Baba et ses quarante voleurs la jouaient vraiment petits bras. Mais Ali Baba n’était ni le sultan ni le calife.

Le COR (comité d’orientation des retraites) a rendu un rapport qui exclut un déficit sérieux des régimes de retraites à un horizon prévisible. Du reste, alors qu’on prévoyait un déficit, le régime est excédentaire pour les deux dernières années. Il y a à cela plusieurs raisons. L’espérance de vie stagne et pourrait même baisser si elle suit la courbe de l’espérance de vie en bonne santé. Les « boomers » qui constituent les retraités d’aujourd’hui sont appelés à disparaître, car « il n’y en est jamais resté » et les classes qui suivent sont nettement moins fournies. Enfin, Jospin, pour une fois, avait pris une sage décision en constituant une cagnotte pour les retraites en 2001.

Cette réforme injuste et, pour tout dire, scandaleuse est rejetée par l’immense majorité des Français (4 sur 5 disent certains sondages), mais elle a un appui parlementaire. Conformément à ce qu’ils sont, les LR vont la voter et confirmeront ainsi qu’ils sont vraiment dans la « majorité présidentielle » et que le courant qu’ils prétendent représenter est résiduel. Les vieux gaullistes, s’il en reste, vont avaler leur chapeau. Une fois de plus. Les 175 députés de la Nupes et les 87 députés du RN forment une minorité parlementaire qui pourrait employer tous les moyens à sa disposition pour bloquer Mme Quarante-Neuf-ter : rassemblements massifs, référendum d’initiative partagée, etc. Gageons qu’ils vont tout faire pour qu’il n’en soit rien. À la Nupes on préfère se chamailler sur le sort de ce pauvre Quatennens et on refuse même de s’associer à une motion RN… qui n’est que la reprise d’un motion de la Nupes. Diviser pour que Macron survive. Il est vrai que la Nupes, d’une certaine manière, fait partie de la « majorité présidentielle » : ses diverses composantes, au nom d’un antifascisme imaginaire, ont appelé, sournoisement ou ouvertement à voter Macron au second tour de 2022. En outre, ils vont tout faire pour éviter une dissolution qui profiterait certainement au RN. De ce côté-là pas grand-chose à attendre. Du côté des syndicats, il n’en va guère mieux, même si, cette fois, la CFDT refuse la réforme – Macron a cependant prévu de lâcher quelques miettes pour obtenir in fine le soutien de Berger.

La solution viendra peut-être, si elle vient, d’une initiative ou d’initiatives venues d’en bas, comme l’a été la grève des contrôleurs de la SNCF qui s’est faite sans les syndicats, sous la direction d’un collectif. Il pourrait aussi s’agir d’un mouvement de type Gilets jaunes qui pourrait amalgamer toutes les colères, celles des salariés et celles de travailleurs indépendants. Dans Valeurs Actuelles, on peut lire : « L’acharnement d’Emmanuel Macron à imposer sa réforme des retraites contre l’avis des Français peut-il faire de 2023 l’année d’un séisme politique d’une magnitude comparable à 1789, 1830, 1848 ou 1958 ? »

Le 15 janvier 2023


Conflit Otan/Russie

Vincent Verschoore

Intéressant "docu" sur ARTE sur la zone baltique au cœur du conflit Otan/Russie. Un véritable film de propagande bien-pensante peignant la Russie sous les traits d'un pays de barbares nostalgiques de l'URSS, et l'Otan comme le preux chevalier de service protégeant les braves européens trop naïfs.
Le point de vue plus nuancé basé sur la réalité historique de ces 30 dernières années n'est même pas mentionné, quitte à être critiqué : il est tout simplement inexistant.
Donc, un pays de 143 millions d'habitants (l'Europe, c'est plus de 500 millions) avec le PIB de l'Espagne, est une menace pour l'Otan. Ainsi la Russie aurait attaqué la Géorgie en 2008, la Crimée en 2014 et l'Ukraine aujourd'hui sans raisons. L'Otan, c'est que des gentils.
Pourtant, qui a envahi l'Afghanistan avec pertes et fracas, puis l'Irak sur base d'un vil mensonge, puis détruit la Libye sous couvert de "mission humanitaire" ?
Qu'est-ce qui a poussé les Russes à réagir en 2008 puis 2014, et en février 2022 ? Quel est le risque objectif d'une invasion russe des pays Baltes, de la Pologne et de la Scandinavie ? Combien de bases de l'Otan entourent les frontières ouest et sud de la Russie, et que se passerait-il si les Russes recommençaient le coup de Cuba ?
Ce docu de propagande n'en dit pas un mot, et c'est vraiment une honte, sachant qu'il s'agit d'une chaîne financée par des fonds publics.


UNE BLONDE SOUS LA GRENADE

Gabriel Nerciat

Hier, en allant faire des courses dans un hypermarché pas très loin de chez moi, alors que j'ai pris ma place dans la queue pour régler de menus achats alimentaires, je vois arriver derrière moi une jolie blonde un peu glamour et très apprêtée, perchée sur de longues jambes qui pourraient être celles d'une ancienne danseuse du Moulin Rouge, agréable personne d'une quarantaine d'années à la mise à la fois un peu vintage et accompagnée de je ne sais quoi d'excentrique.
Comme elle n'a pas grand chose à payer (une bouteille de vin et je ne sais plus quelles mignardises), je m'empresse de lui dire : "Si vous voulez passer avant moi, Madame, je vous en prie".
C'est le genre de proposition courtoise que j'adresse en général, en bon mâle cisgenre et patriarcal, en semblable circonstance soit aux vieilles dames soit aux jolies femmes (parfois aussi aux laides, hein, que les féministes ne me tombent pas dessus comme la vérole sur le bas clergé).
Du coup, la blonde inconnue me regarde, ébahie et enchantée, comme si je venais de lui offrir la lune.
Pour la peine, elle me gratifie, avec une pointe d'accent que je crois être originaire d'Europe centrale, d'un tonitruant et enjoué : "Oh mais vous êtes un amourrrr ! Merci !".
Elle passe donc devant moi, règle ses achats et disparaît prestement sous le ciel gris et froid de janvier.
C'est seulement à ce moment-là que je prête attention à la chanson que diffuse en sourdine la radio choisie en guise d'ambiance musicale par l'établissement commercial, la rébarbative et répétitive Grenade de l'ahurissante et peu amène Clara Luciani : "Je pourrais te faire mal. Prends garde : sous mon sein la grenade ; regarde : sous mon sein la grenade, etc".
Quand j'entends ce truc immonde, en général, je me bouche les oreilles ou pense à quelque chose de réjouissant (l'exécution de Macron sur la place de la Concorde, ou le sourire de Romy Schneider à la fin de César et Rosalie) pour faire diversion.
Mais là, non.
Ce démenti fugace et ravissant offert à l'improviste par une inconnue sortie d'un film de John Huston ou de Max Ophüls pour contredire la barbarie bravache des modernes amazones, je l'ai vécu et accueilli comme la plus belle dissonance poétique que le moment présent était susceptible de m'offrir.