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22 janvier 2025

Macronie : la fabrique de clones

H16

- 22/1/2025 - C’est un record, c’est une prouesse, c’est véritablement extraordinaire : selon Annabelle Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, le gouvernement va réaliser « le plus grand effort de baisse des dépenses depuis 25 ans ». Mais si. Puisqu’elle vous le dit !


Ah, y’a pas à dire, le gouvernement Bayrou, c’est du sérieux ! Là où le précédent gouvernement, celui d’un certain Barnier – n’y prêtez pas attention, le rigolo est parti très vite – n’était pas parvenu à présenter un budget suffisamment alléchant pour le Parlement au point de se faire censurer, nul doute que la phalange d’experts actuels, sous la direction du meilleur Premier ministre de la Cinquième République (au moins), saura dépasser toutes les espérances d’un retour à l’équilibre et à des perspectives économiques et financières solides !

Bien sûr, si vous suivez ces colonnes et l’actualité française, si vous avez deux sous de jugeotte sur la valeur réelle du gouvernement et du prochain budget, alors vous douterez naturellement des annonces vitaminées de Montchalin. Inversement, si vous croyez à ce discours, j’ai une grande tour métallique à vous vendre.

On sait déjà que ce budget ne sera pas en équilibre et que l’État va continuer de faire croître la dette française. On sait aussi que les économies, s’il y en a de réelles, seront réalisées sur des broutilles qui n’auront qu’un impact minimal dans un hypothétique redressement de la santé financière du pays. On sait enfin qu’en lieu et place de baisses de dépenses, l’Amélie ministérielle camoufle de simples réductions des hausses de dépenses : au lieu de cramer 50 ou 75 milliards d’euros additionnels au 400 milliards déjà prévus, on n’en cramera que 25 supplémentaires. Le total continuera d’augmenter benoîtement, mais moins vite, permettant d’annoncer triomphalement une baisse de 30 milliards des dépenses prévues.

Le procédé n’est ni inconnu ni habile, mais il permet aux potiches gouvernementales de frétiller devant les gros micros mous des journalistes incapables de rentrer dans le lard de ces maquignons.


Et c’est justement ce qui frappe : cela frétille d’aise. Annoncer cette fausse victoire, présenter ce médiocre camouflage semble les ravir.

Nos politiciens semblent persuadés d’avoir réalisé une performance suffisante qui leur autorise un grand sourire : regardez, le dérapage budgétaire de 2025 ne sera que de 5,4% du PIB en 2025. C’est en réalité parfaitement catastrophique, c’est même mortifère puisque cela se cumule à trop d’années déjà sombres, mais la caste jacassante semble heureuse.

L’autre élément qui frappe au moins autant, c’est la répétition des mêmes actions, produites avec les mêmes éléments de langage, par des membres du gouvernement parfaitement interchangeables les uns aux autres : jamais dans ce pays les politiciens n’ont autant ressemblé à une armée de clones, des clowns clonés avec fébrilité les uns sur les autres.

Depuis l’avènement de Macron, les ministricules se suivent et se ressemblent tous physiquement, moralement, intellectuellement.

Ce n’est pas une exagération : pour les femmes, par exemple, Amandine Amélie de Montchalin, Véronique Valérie Hayer, Amélie Aurore Lalucq ou Aziza Aurore Bergé sont facilement interchangeables et placer l’une à un poste à la place de l’autre ne choque personne. D’ailleurs, c’est exactement ce qu’a fait Macron jusqu’à présent.

Il en va de même avec les hommes : on ne peut s’empêcher de trouver des ressemblances entre Richard Gere et François Bayrou ce mollusque de Castex et John Fitzgerald Eric Lombard – qui est, aussi incroyable que cela puisse paraître, l’actuel ministre de l’Économie. Le constat est le même lorsqu’on épluche le trombinoscope macroniste qui nous fournit des Attal, Griveaux ou Séjourné et même un Macron dont les caractéristiques physiques générales sont toutes les mêmes.

Comme des poulets élevés en batterie, le politicien d’appareil, le ministre ou ministrable, qu’il soit d’un sexe ou de l’autre, est calibré avec la précision d’un cornichon dans sa conserve : outre un physique standardisé qui passe par la coupe de cheveux, les vêtements, on notera une uniformisation du vocabulaire, des attitudes, des comportements et des postures.


Bien évidemment, l’intérêt du politicien à ce point calibré ne réside pas tant dans son apparence physique que dans son outillage intellectuel, maintenant réduit à sa plus simple expression : le macroniste n’a plus qu’un marteau, ce qui explique que pour lui, tout les problèmes ressemblent à des clous sur lesquels il tape avec application. Autrement dit, il n’a pas de pensée personnelle.

Relisez les saillies de nos politiciens de l’extrême-centre : incapables de convoquer la moindre colonne vertébrale intellectuelle, ils sortent tous les mêmes âneries, de la même façon, au même moment. Une polémique apparaît dans l’actualité, le discours se formatte rapidement et, de plateaux en articles, l’extrême-centre répète comme un seul clone les mêmes arguments.


Ceci entraîne un phénomène que les réseaux sociaux, actuellement plus libres que les médias de grand chemin, font ressortir violemment : les bobards étant actuellement de plus en plus gros, les gimmicks, les phrases toutes faites, les discours formattés sont encore plus faciles à déceler.

Eh oui : les politiciens de gouvernement sont choisis précisément pour leur capacité à ne surtout pas interférer personnellement avec le discours global, décidé indépendamment d’eux. Ils ne peuvent donc avoir ni de pensée personnelle, ni de conscience, ni d’esprit et il faut même – cela devient un prérequis – qu’ils deviennent progressivement aussi cons que des éponges pour être capables de ressortir les slides McKinsey ou les argumentaires de l’appareil politique sans sourciller.

Dans ce contexte, avoir une conscience est alors un handicap et le décalage est d’autant plus palpable avec les vieux caciques de la vie politique française, qui ont parfois des traits d’humour, des revirements, et cette personnalité qui leur a permis de durer. Il n’y a ainsi aucun tribun dans les rangs de l’extrême-centre car cela supposerait une flamme intérieure, une motivation puissante et franchement, comment l’alimenter avec le jus de chaussette que constituent « les valeurs de la République », la « sociale démocratie » ou « le vivrensemble » ? En face, les clones n’ont aucune existence physique réelle sur ce plan d’existence : êtres unidimensionnels voués à la médiocrité, ils sont à peine capable d’entrer en contact avec la réalité populaire.

Avec ces clones, on est dans la quintessence parfaite de la caste jacassante, celle qui parle mais ne dit rien, ne pense rien, n’articule aucune pensée profonde et ne propose qu’un conformisme total, voire totalitaire comme on a pu le constater pendant la pandémie.

À l’image des hommes et femmes tronc des médias, la Macronie ne nous offre plus que des hommes et des femmes sandwiches, porteurs de messages creux, de coupons de réduction pour le reprisage des chaussettes ou de programmes politiques niais reconduisant les mêmes antiennes qui n’ont conduit qu’à une issue jusqu’à présent : la faillite.


https://h16free.com/2025/01/22/79848-macronie-la-fabrique-de-clones

21 janvier 2025

Kuzmanovic Georges

Emmanuel Macron est pathétique

- 21/1/2025 - Il appelle l’Europe à "se réveiller" face à l’arrivée au pouvoir de DonaldTrump.
L'UE doit, selon lui, renforcer ses capacités de défense et réduire sa dépendance à l'égard des États-Unis.
Ce serait "l’opportunité pour un réveil stratégique européen".
Mais voilà, l'UE, justement, EST une organisation bâtie de A à Z pour être inféodée militairement, économiquement et politiquement aux États-Unis.
Ses dirigeants sont quasiment tous, comme Macron, passés par des officines américaines et sont pieds et poings liés par leur passé au service des USA.
Par ailleurs, il n'y a aucun consensus européen au plan géopolitique. Macron ne s'est-il pas rendu compte, en 7 ans de présidence, que l'est de l'UE et l'Allemagne obéissent directement à Washington ?
Trump méprise Macron, comme toute l'Europe ou presque.
Et malgré sa posture communicationnelle, Macron obéira au premier coup de sifflet trumpiste.
Bref c'est pathétique.
Pauvre France.

Alex
Jean-Dominique Michel

Trump, le retour : l'heure de la tempête

Cliquer sur l'image (vidéo de 24min 10s) ↴
Yann Thibaud

- 18/1/2025 - Un étrange narratif se fait entendre depuis quelque temps au sein des milieux médiatiques et politiques dominants, étonnant et stupéfiant narratif donc selon lequel la liberté d'expression serait aujourd'hui le principal obstacle au bon fonctionnement de la démocratie !
Faut-il donc rappeler que la démocratie ne se résume pas à des règles, procédures et institutions, mais est d'abord et avant tout un état d'esprit, fondé sur la liberté d'opinion et d'expression ainsi que sur ce qui en découle nécessairement, à savoir le libre débat, la confrontation courtoise et respectueuse des opinions, dans la droite ligne de la philosophie des Lumières, axe central et majeur de la pensée occidentale ?
Comment peut-on se prévaloir d'idéal ou de valeurs démocratiques, si l'on refuse de débattre avec ceux qui ne pensent pas comme soi, en les discréditant a priori et en les insultant en les qualifiant, au choix, de fascistes, d'extrémistes ou de complotistes ?
Est-il donc nécessaire de faire savoir aux bien-pensants qui nous gouvernent, que la démocratie n'est aucunement la dictature, la tyrannie ou le totalitarisme, fût-ce celui de la conformité à la doxa en vigueur ?

20 janvier 2025

Marc Amblard

- 20/1/2025 - Petit clin d'œil alors que le nouveau président des États-Unis est sur le point de prêter serment, la main sur la Bible au Capitole (Washington DC)...








Dessin d'Alex

LE MONDE D'APRÈS : LA GESTION DE L'EFFONDREMENT

Nicolas Maxime

- 20/1/2021 - Nous nous souvenons tous des espoirs nés après le confinement lié à la pandémie de Covid-19. Il était question d’un “monde d’après” plus solidaire, plus égalitaire, plus juste. Pourtant, face à la réalité actuelle – une jeune femme de 20 ans mourant sur un brancard aux urgences ou des élèves de CM1 dans les Yvelines toujours privés d’enseignant depuis deux mois – il apparaît que ce “monde d’après” ressemble davantage à une gestion de l’effondrement qui s’annonce.
Les services publics en déliquescence, symboles visibles de l’effondrement, ne sont qu’un aspect d’un tableau plus large. D’autres indicateurs préoccupants s’ajoutent : une chute continue de la fécondité, passée de 1,84 en 2021 à 1,80 en 2022, puis à 1,68 en 2023 et 1,62 en 2024, ainsi qu’une hausse de la mortalité infantile, atteignant 3,9 pour 1.000 naissances vivantes, un niveau qui place désormais la France au-dessus de la moyenne européenne.
Désormais, pour le gouvernement en place, davantage préoccupé par la préservation d’une gestion "saine” des finances publiques pour ne pas froisser les maîtres des marchés financiers, ces réalités semblent banalisées. Ce gouvernement impuissant ne fait qu’accompagner un processus de destruction du bien commun. En privilégiant une logique comptable néolibérale dictée par les marchés financiers, il sacrifie les fondements mêmes de la solidarité nationale. Réduire les budgets de l’hôpital et de l’Éducation nationale tout en feignant de regretter leurs conséquences dramatiques, c’est accepter de voir s’effondrer ce qui constituait autrefois le socle de notre modèle social. Plutôt que de répondre aux besoins essentiels de la population, il se contente de gérer les symptômes d’un effondrement en cours, sans volonté ni vision pour inverser la tendance.
Nous observons, apathiques et impuissants, à cet effondrement progressif de nos institutions et du bien commun. Mais combien de temps encore resterons-nous spectateurs passifs ? Jusqu’à ce que les fondations mêmes de notre société soient irréversiblement détruites ? La question n’est pas seulement de savoir combien de temps ce système pourra tenir, mais surtout combien de temps nous accepterons de le laisser s’effondrer sans réagir.





Alexis Poulin, court extrait de vidéo à propos de "X"
René Chiche

Je n'ai pas l'intention de quitter X où, contrairement à Facebook, j'ai le sentiment d'être lu par "le public" et non pas seulement mes "amis" (pour le meilleur et pour le pire soit dit en passant), mais, par curiosité, je suis tout de même allé sur le machin bleu dont on parle tant depuis que certains députés ont fait bruyamment savoir qu'ils y migraient en se prenant pour des demandeurs d'asile démocratique.
Ma première impression est que, sous couvert de promouvoir civilité et bonnes manières, ce réseau est pris d'assaut par des gens qui bannissent la contradiction et la discussion au profit de l'entre-soi et de l'autocélébration.
Ainsi, paradoxalement, une certaine manière de défendre la démocratie et la tolérance engendre le refus des opinions considérées comme divergentes et une vraie intolérance.
Nihil novi sub sole.
Le réseau X a sans doute bien des défauts, et je dirais même par nature, comme tous les réseaux en réalité asociaux tant les échanges par écran et clavier interposés sont peu propices au dialogue véritable qui est la forme la plus élevée de l'activité humaine.
Néanmoins, en comparaison avec le réseau Bluesky, il reste un espace où, à côté de la vulgarité, de la grossièreté et des passions tristes qui s'y donnent libre cours, règne une saine diversité qui fait cruellement défaut sur le truc bleu.
Je suis cependant prêt à réviser cette opinion si l'expérience l'infirme.
Ze Rhubarbe Blog

- 19/1/2025 - C'est rigolo de voir tous ces bourgeois bien-pensants, qui prônent la "diversité" depuis l'abri de leurs privilèges, quitter X en masse depuis qu'il s'est ouvert à la diversité des opinions, pour se réfugier dans des "safe spaces" de la monoculture et de l'entre-soi.
Cela illustre la trahison de cette "élite" de pacotille, corrompue et inepte, antidémocratique, ces Bolcheviks 2.0 qui applaudissent l'EuroSoviet, le pass sanitaire et autres ZFE. Il faudra bien, à un moment donné, qu'ils rendent des comptes.

HelloQuitteX, les ingérences des uns et la panique des autres

H16

- 20/1/2025 - Nous sommes le 20 janvier et le moment tant attendu est arrivé : non, je ne veux pas parler de l’investiture de Donald Trump comme 47e président américain, ce qui est – on le reconnaîtra aisément – complètement anecdotique mais bien du départ officiel de Sandrine Rousseau du réseau X, qui devrait provoquer une onde de choc majeur sur tous les intertubes numériques du globe.


Eh oui, pendant que la géopolitique mondiale est en train de changer fondamentalement, il semble que certains politiciens français préfèrent s’agiter sur X afin de mobiliser leurs congénères à quitter le réseau social d’Elon Musk.

C’est aussi grotesque que microscopique et l’importance que prend cette affaire, propulsée par Sandrine Rousseau quelques jours à peine après son audition comme suspecte dans l’enquête sur les soupçons d’inscription frauduleuse de sa part sur les listes électorales à Paris, en dit long sur la panique qui s’empare de la caste jacassante. La députée EELV de Paris semble en effet décidée à quitter le réseau de Musk en le faisant savoir le plus bruyamment possible afin d’inciter autant de monde que possible à faire pareil.

L’hémorragie du camp du bien

En réalité, toute une partie de la caste politique ne peut pas rester sur X : exposée à différentes affaires dont la publicité n’est plus minorée par des médias complaisants, elle se retrouve confrontée à une contradiction argumentée sur les réseaux sociaux sans plus aucun filtre jadis imposés par les fact-checkers et les systèmes internes de contrôle orwellien, et surtout le risque de se voir directement impliquée, prise à partie et désignée par une masse croissante d’individus qui leur sont de plus en plus hostiles.

Il faut en effet comprendre que le groupe des gens qui soutiennent les politiciens actuels, les fact-checkers, les médias traditionnels, ce groupe ne fait que perdre des membres au profit du groupe opposé, celui des gens qui n’en peuvent plus des hypocrites et de leurs barils de moraline, qui les ont manipulé pendant des années pour leur faire avaler un nombre invraisemblable de couleuvres, depuis le vivrensemble jusqu’aux vertus des injections miracles en passant par la minimisation des trous budgétaires pourtant abyssaux et le gaslighting permanent sur à peu près tous les sujets de sociétés qualifiés de complotistes.

Autrement dit, le premier groupe, dans lequel se love évidemment Sandrine Rousseau et sa clique ainsi que l’écrasante majorité des politiciens, ne fait que perdre des membres pendant que l’autre ne fait qu’en gagner (le passage en sens inverse n’existant pas). On comprend la panique qui s’empare des perdants à ce petit jeu de dupes.


La trouble ingérence du CNRS

Avec l’annonce de ce départ, il n’a pas fallu longtemps pour que des petits malins tentent d’en tirer parti. On pourra s’étonner cependant de constater que c’est le CNRS qui s’y colle (notamment l’ISCPIF, Institut des Systèmes Complexes), puisqu’il semble avoir participé au travers de quelques uns de ses chercheurs, ces derniers ayant mis en place une application pour aider la migration des utilisateurs de X vers d’autres plateformes jugées plus faciles à censurer. HelloQuitteX a sobrement été discuté et relayé sur tous les médias de grand chemin, ce qui a permis de constater la présence du logo CNRS, au moins dans les premières versions.


Eh oui, le contribuable semble encore une fois avoir été mis à contribution d’un truc qu’il n’avait pas demandé. Cela ressemble assez fort à un détournement de biens publics dont les responsables n’auront probablement jamais à se soucier. Ainsi va la France et ses déficits.

Au sein du « mouvement » (sans existence légale) qui pousse cette application, on ne s’étonnera pas de trouver quelques habitués de l’agitation politique d’extrême-gauche, pas plus qu’on ne devra sourciller de la provenance des fonds de ces ONG qui aiment tendrement le financement de l’Open Society du sulfureux Soros…

À ingérence, ingérence et demie (ennemie ?)

Et à propos d’ingérence, rappelons que l’ensemble de la démarche de Sandrine Rousseau et de ses coreligionnaires vocaux prend essentiellement sa source dans leur outrage devant l’ingérence (largement fantasmée) de Musk dans la vie politique de certains pays. On notera que cette ingérence n’a été pour le moment en France qu’assez discrète, mais que les quelques joutes entre le multimilliardaire et certains politiciens (britanniques notamment) ont suffi à déclencher une telle panique chez les politiciens français qu’on se doute que ces derniers sont nombreux à avoir, eux aussi, des choses à se reprocher.

C’est probablement l’annonce de l’abandon du fact-checking par Facebook puis plus récemment encore par Google qui a largement amplifié cette panique morale chez les politiciens et militants français : la caste jacassante sait qu’elle a ici perdu la bataille de l’information, et le repli hors de X signe surtout l’impérieuse nécessité d’ignorer tout ce qui viendra des sphères alternatives, estampillées complotistes et d’extrême-droite.

Ceci sera utile si des révélations aussi crédibles que bouleversantes pouvaient y prendre place, l’indifférence et le déni étant alors plus simples à feindre.


Mais sur le fond, on se devra de noter que, comme bien souvent, les moralisateurs accusent Musk de turpitudes dont ils sont eux-mêmes largement coupables : l’ingérence est évidemment partagée par tous les camps, et celui des politiciens en place la pratique depuis si longtemps et avec si peu de vergogne qu’elle en devient une seconde nature dont ils ne se rendent même plus compte.

Ainsi, Nathalie Loiseau, elle aussi fort vocale dans son opposition à Musk, ou Amélie de Montchalin sont par exemple membres du conseil de l’European Council on Foreign Relations (ECFR), une officine au service de l’influence de George Soros dans l’Union Européenne. Loiseau l’admet elle même en appelant think-tank ce qui est enregistré sans ambiguïté comme lobby auprès des institutions européennes.

Ainsi, l’influence de l’Open Society sur Pierre Haski n’a pas d’importance. Circulez.

Autrement dit, il y a d’un côté les bons milliardaires qui, quand ils voient un réseau social ou une institution, tirent leur carnet de chèque, et de l’autre, les mauvais milliardaires qui voient un réseau social ou une institution et tirent leur carnet de chèque mais ils sont mauvais.

Les gags s’écrivent tout seul.


Quant à la nouvelle occupation de Thierry Breton, grand ennemi de Musk devant les institutions (européennes et autres), au board de Bank of America comme conseiller, ce qui lui permettra de monnayer son carnet d’adresse, là encore, il ne s’agit pas d’ingérence, mais d’un simple petit hobby pour valoriser une retraite active, je présume.

Au passage, décrocher ce genre de sinécure dans une entreprise américaine, c’est souvent une récompense du Department of State américain pour services rendus. Rapprocher cet élément des destructions laissées dans le chemin de Breton est probablement hardi. Oubliez.

Je Quitte X ou … Sauve qui Peut ?

Pendant ces gesticulations de Sandrine et ses copains, notons tout de même que la France continue de s’enfoncer dans ses 3400 milliards d’euros de dette et qu’elle semble fort mal se préparer à des changements géopolitiques majeurs. Hélas, le débat public français semble occupé par l’ingérence de Musk et le « Je quitte X » qui s’en est suivi, réaction d’enfants gâtés dont le jouet vient d’arrêter de fonctionner comme prévu.

Le délitement démocratique, politique, économique est complet. L’incurie des dirigeants et des représentants du peuple est totale. Le « Je Quitte X » ressemble de plus en plus à un « Sauve Qui Peut » d’élites dégénérées.

Ce pays est foutu.


https://h16free.com/2025/01/20/79871-helloquittex-les-ingerences-des-uns-et-la-panique-des-autres

19 janvier 2025

USA - AUJOURD'HUI EST UN JOUR PARTICULIER

Marc Amblard

- 19/1/2025 - C'est le dernier jour du mandat de Joe Biden qui restera sans le moindre doute comme le plus calamiteux président que les États-Unis aient porté à la fonction suprême.
Outre le fait que ce monsieur n'a jamais véritablement présidé le pays puisqu'il n'était qu'une marionnette sénile au service de l'État profond et de groupes d'intérêt puissants, son élection, il y a quatre ans, fut une fraude monumentale. Même si les médias occidentaux se sont bien gardés de relayer l'information, les preuves ont été clairement établies tant par la police de certains États (Michigan par ex.) que par des rapports d'enquête dressés par le Sénat (Géorgie).
La photo ci-jointe, non exhaustive évidemment, résume assez bien les "hauts" faits d'armes de l'administration Biden durant 4 ans.
Il y aura un avant et un après. Tant mieux.

Jak Umbdenstock / DNA

18 janvier 2025

Jacques Cotta

Front populaire d'hier et d'aujourd'hui

- 17/1/2025 - Parlant des événements historiques qui se répètent deux fois, Marx disait « la première fois comme une grande tragédie, la seconde fois comme une farce sordide ». Qu’en est-il du Front populaire ? Je vous invite à voir la conférence que je donnais dernièrement sur le sujet.

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