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5 mai 2025

ÉLECTION EN ROUMANIE

Radu Portocala

-5/5/2025- Le premier tour de l’élection présidentielle en Roumanie a donné des résultats plus tranchés qu’attendu.
Ainsi, le candidat dit d’extrême droite (je ne sais pas pourquoi), George Simion, a obtenu 40,96% des voix. Il est l’alter ego raisonnable du désormais fameux Călin Georgescu – c’est-à-dire qu’il ne proclame pas des absurdités chaque fois qu’il prend la parole.
À la deuxième place, l’actuel maire de Bucarest, Nicuşor Dan, avec 20,99% des voix. Il est mathématicien, a fait son doctorat à Paris, et a gagné des mandats de maire de Bucarest, fonction dans laquelle il n’a pas brillé par l’efficacité.
Évidemment, le pouvoir en place peut se lancer de nouveau dans la stupide procédure d’annulation du vote, d’autant plus que, depuis quelques jours, une partie de la presse roumaine parle avec insistance de manipulation informatique russe. À ce sujet, un article de Mediapart (!) alimente les imaginations. L’autre possibilité serait l’organisation d’un « barrage républicain » selon le modèle français. Mais on peut douter de son succès connaissant les animosités qui agitent le monde politique roumain, et le peu de sympathie que les partis témoignent à l’indépendant Nicuşor Dan. Lui-même, d’ailleurs, a reconnu ce matin que sa mission est très difficile.
Si George Simion gagne aussi le deuxième tour, le 18 mai, il aura à tenir deux engagements qui s’excluent l’un l’autre.
Le premier est l’organisation très rapide d’une nouvelle élection présidentielle qui permettrait à Călin Georgescu de se présenter et de gagner. Cependant, c’est une chose pratiquement irréalisable. D’abord parce que le président n’organisa pas à son gré des élections, et ensuite parce que Georgescu est inculpé de plusieurs infractions, sa situation juridique n’étant pas claire.
Le deuxième est la nomination de Călin Georgescu au poste de premier ministre. Le président ne peut pas démettre le premier ministre en fonction, or il y en a un, et pour nommer un premier ministre, il lui faut une majorité parlementaire que Simion n’a pas.
Situation compliquée, donc. Due en grande partie au fait que la Constitution roumaine accorde peu de pouvoirs au président et une marge de manœuvre assez limitée. On verra pour la suite…

Grâce aux écolos européens, votre prochain black-out sera continental

H16

-5/5/2025- Lundi 28 avril 2025, vers midi et demi, l’Espagne et le Portugal ont fait une première expérience audacieuse et fort réussie d’application consciencieuse de la doctrine « Net Zéro » avec plusieurs années d’avance sur le calendrier prévu : la péninsule ibérique s’est retrouvée complètement privée de courant pendant plusieurs heures.


Rapidement, les questions fusent : comment est-ce possible, au XXIe siècle, d’avoir ce genre de black-out complet ? S’agit-il d’une attaque terroriste, pire d’une cyberattaque, ou pire encore, menée par des vilains Russes ? Et presque aussi rapidement, des éléments s’accumulent pointant dans un problème général d’approvisionnement électrique, avec une inadéquation un peu trop longue et un peu trop marquée entre offre et demande…

Il ne faut pas plus de quelques heures en effet pour que beaucoup d’internautes et d’observateurs un minimum au courant de l’état du réseau électrique ibérique sortent des hypothèses sinon probables mais au moins crédibles : avec un mix énergétique largement composé d’énergies renouvelables, il se pourrait que le réseau ne soit plus aussi stable qu’avant.

Sans surprise, médias et politiciens se relaient alors aussi vite que possible pour démentir ce qui, au fil des heures, semble pourtant le plus évident : non, ce ne sont pas les énergies « vertes » qui sont responsables de cet arrêt catastrophique de la distribution électrique. La panne n’est pas due aux renouvelables, c’est écrit, c’est répété voire camouflé dans d’autres explications plus ou moins farfelues (l’épisode climatique improbable étant même cité).

La gêne est palpable : les preuves, au fil des heures, s’accumulent, avec un pic de production photovoltaïque en Espagne à mesure que le soleil monte dans le ciel, une difficulté croissante du réseau ibérique à s’adapter à cette offre massive, une augmentation de l’éolien en provenance d’Allemagne dont la France, ne sachant que faire, renvoie en Espagne, une consommation pas aussi forte que cette production difficile à stopper, et surtout, une « inertie » insuffisante du réseau espagnol qui ne peut s’adapter à ces variations brutales d’offre et de demande.


Or, cette absence d’inertie est la conséquence directe des choix énergétiques et donc politiques effectués ces dernières décennies : fermeture du parc nucléaire, ouverture d’importants parcs intermittents à l’inertie nulle, tout a été fait pour disposer très majoritairement d’une énergie présentée (faussement) comme « bas carbone », et rien n’a été prévu pour les cas épineux comme celui qui s’est produit ce lundi là…


Cependant, cette situation était connue, et même documentée.

De la même façon qu’en Espagne, de nombreux parlementaires, experts énergétiques et politiciens avaient prévenu que les choix énergétiques posés ces vingt dernières années comportaient des risques de plus en plus élevés, on trouve du reste des remarques équivalentes en France, de la part d’experts, de parlementaires et de politiciens qui comprennent les risques et les enjeux.

Ainsi, une tribune publiée le 13 janvier 2025 dans Le Point par environ 80 parlementaires appelle à un moratoire sur les subventions aux énergies renouvelables, en particulier l’éolien et le photovoltaïque, mentionnant notamment les impacts de ces sources sur la stabilité du réseau. Ils soulignent l’importance de privilégier des sources comme le nucléaire pour garantir la stabilité du système électrique français. Eh non, tiens.

Même son de cloche du côté d’un des fondateurs du Réseau de Transport d’Électricité, André Merlin, qui explique qu’il est trop risqué (à ce stade) de viser un mix de production électrique composé à plus de 50% d’énergies renouvelables, ce que pourtant ont audacieusement (et malencontreusement) choisi nos voisins ibériques avec le résultat qu’on connaît…

Mais voilà : en France, comme en Espagne et comme, plus grave, un peu partout en Europe, l’idéologie prédomine et n’acceptera aucun compromis et aucun aménagement avec la réalité.


Les Espagnols et les Portugais se remettent à peine d’un épisode douloureux qui aurait pu être beaucoup plus grave. Imaginer ces pays sans électricité pendant plus de 24h revient à imaginer un pan entier de l’Europe sombrer rapidement dans l’anarchie : passé ce délai, beaucoup de groupes électrogènes tombent en panne, arrêtant l’électricité dans des hôpitaux, des prisons, des centres de données, des chambres froides et des entrepôts où sont stockés des tonnes de vivres, par exemple.

Et malgré cette leçon, visible par tous, dans le même temps, on continue d’adouber des gens comme Dominique Voynet en la plaçant en charge d’évaluer l’information sur la sécurité nucléaire alors qu’elle a toujours affiché son mépris pour la science, le bon sens et la prudence vis-à-vis des énergies intermittentes associées aux turbines à gaz (russe ou américain), et ce alors que cette même politicienne à la solde des lobbies éoliens explique sans rire qu’elle souhaite « une substitution de l’électricité d’origine nucléaire par des outils de proximité ».

Malgré cette leçon, l’Europe et la France continuent d’arborer dans son gouvernement, aux plus hautes positions de ses institutions en charge justement de produire l’électricité, des individus qui ont amplement démontré qu’ils sont ouvertement contre le nucléaire, la seule énergie stable, non polluante et qui permet de remplir les objectifs – aussi délétères soient-ils – d’une décarbonation de nos énergies.

Ce n’est pas une exagération : il suffit de regarder la longue liste de ministres de 1995 à 2022 pour n’y voir que des farouches opposants à ce qui permet pourtant au pays de tourner encore vaillamment.

Nous avons ainsi Corinne Lepage (de 1995 à 1997), fondatrice de Cap21, militante de la fermeture de Superphénix. Dominique Voynet (qui sévit de 1997 à 2001), candidate des Verts à la présidentielle en 1995 et 2007, a ouvertement saboté les négociations pour conserver le nucléaire dans les énergies vertes, au contraire du mandat qui lui avait été donné.

Suit Yves Cochet (de 2001 à 2002), élu des Verts et adepte de la décroissance puis Delphine Batho (de 2012 à 2013), aujourd’hui présidente de Génération Écologie. Notons ce nigaud de Pascal Canfin (de 2012 à 2014), ministre délégué au Développement, qui a présidé l’organisation WWF France, ouvertement antinucléaire. Doit-on s’appesantir sur Ségolène Royal (de 2014 à 2017), qui fera voter une loi conduisant à la fermeture d’une vingtaine de réacteurs nucléaires jusqu’en 2025 ? OU sur Nicolas Hulot (de 2017 à 2018), qui déclare en 2018 que « Le nucléaire n’est plus une énergie d’avenir ». Dans ce tableau, Barbara Pompili (de 2020 à 2022), ex-députée EELV, apparaît presque modérée.

Et l’infiltration des anti-nucléaires plus ou moins rabiques est loin de se limiter aux ministères.

Nichés dans différents organes, ils peuvent comme les termites faire de gros dégâts, discrètement et durablement, comme par exemple à la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) où l’on a trouvé Hélène Gassin, ex-Greenpeace et EELV, pourtant commissaire en son sein de 2013 à 2019, ou chez RTE, le Réseau de Transport d’Electricité, où l’on a pu voir Pauline Le Bertre rejoindre en 2021 le cabinet du président de RTE (Xavier Piechaczyk) en tant que directrice adjointe, et ce après plusieurs années à la tête du lobby France Energie Eolienne (FEE). Quant à la présidence de RTE, elle fut octroyée de 2015 à 2020 à François Brottes, ex-conseiller de François Hollande pour l’énergie : c’est lui qui mettra en musique la réduction de la part du nucléaire dans le mix français. Belle prouesse.

Pour résumer, il apparaît donc clairement qu’on sait que les énergies intermittentes fragilisent la stabilité du réseau, qu’on sait qu’il ne faut pas dépasser une trop grosse proportion de ces énergies intermittentes dans le mix général pour éviter de se retrouver en difficulté, mais il apparaît tout aussi clairement que, par pure idéologie et refus compact de la réalité, les mesures ne seront pas prises pour éviter de voir cette proportion maximale dépassée.

Autrement dit, un black-out généralisé à toute l’Europe n’est plus tellement une affaire de « si », mais seulement de « quand » et on sait déjà que la responsabilité d’un tel événement en incombera directement aux Gaïatollahs qui refusent d’adapter leurs diktats à la réalité.

Et lorsque ce black-out pan-européen aura lieu, il ne durera pas qu’un triplet d’heures. Des centaines, des milliers de vies seront inévitablement en jeu, et les idéologues seront, une fois encore, responsables directs des morts provoquées à cette occasion.


H16 signe des chroniques qui sont d’une telle lucidité anti-gouvernementale que leur auteur est haï par l’oligarchie qui, tirant les ficelles de ses pantins, se voit constamment démasquée dans ses turpitudes, d’où le pseudonyme H16, qui cache un haut fonctionnaire très au fait de ce qui se passe dans les officines de l’Élysée et de Bruxelles.

https://h16free.com/2025/05/05/80819-grace-aux-ecolos-europeens-votre-prochain-black-out-sera-continental

4 mai 2025

Dessin de Chappatte

FARAGE ET LE NOUVEL ÂGE DE L'OCCIDENT

Gabriel Nerciat

-4/5/2025- Magnifique victoire, aux élections locales et partielles du Royaume-Uni, du parti national-populiste de Nigel Farage, l'artisan du Brexit, Reform UK, au détriment des deux grandes formations parlementaires de la Chambre des communes.
Les documentaires de propagande bidon sur l'échec du Brexit et l'amertume teintée de regrets masochistes des anciens électeurs brexiteurs, qui se sont multipliés sur les chaînes d'État françaises ou allemandes depuis deux ou trois ans, trouvent enfin ici, comme toujours, leur démenti cinglant.
Ce que les électeurs du Brexit regrettent, ce n'est évidemment pas d'avoir quitté l'UE, mais d'avoir été trahis par des leaders post-Brexit frivoles, hypocrites ou inconsistants (y compris, hélas, le fantasque et brillant BoJo, devenu depuis le fossoyeur de l'Ukraine) qui n'ont pas su se montrer à la hauteur du défi historique qu'ils avaient engagé en 2016.
Farage en recueille aujourd'hui les dividendes électoraux ; gloire à lui !
Même si quelque chose me dit que le MI5 aux ordres de Keir Starmer ne va pas tarder à découvrir des liens occultes et tentaculaires entre l'entourage haut gradé de Vladimir Poutine, le cousin par alliance au deuxième degré du vice-président J.D Vance, le chambellan catholique-anglican d'Elon Musk, tel milliardaire libertarien texan ou crypto-nazi et le vainqueur émérite du vieux parti décadent de Sir Winston Churchill – avec lequel il a rompu il y a vingt ans.
Il faut ce qu'il faut, n'est-ce pas : lui, on ne peut plus lui reprocher d'avoir volé l'argent du Parlement-croupion de Strasbourg, puisque grâce à ses succès personnels il n'y siège plus.
Accuser ses ennemis de complot, quand on se prétend soi-même un combattant solitaire de toutes les hystéries complotistes : c'est la dernière planche de bois précaire, ma foi, qui peut encore maintenir sur la mer démontée un radeau de fortune.

Yann Bizien

-4/5/2025- Il faut écouter cette interview de Sarah Knafo sur France inter / France info ce matin. Elle y révèle habilement les leviers de la grande arnaque, de l'hypocrisie et de la lâcheté du système politico-médiatique et progressiste. C'est un système anti France, anti chrétien, qui donne toujours la priorité et l'avantage aux étrangers, au détriment des Français, dépossédés.
C'est une interview de référence pour les Français patriotes, conservateurs et souverainistes, une masterclass absolue d'éloquence, une performance politique exemplaire et un chef d'œuvre de combativité intellectuelle.
Sarah Knafo y est éblouissante d'intelligence, de culture, de talent, de bon sens et de pugnacité. Forte de ses convictions, de son pragmatisme et de son réalisme, elle met en grande difficulté ses interlocutrices de plateau, toujours prêtes à la censurer, qui doivent toutes voter à gauche et à l'extrême gauche.
Quand on écoute cette jeune femme, on entend autre chose que les éléments de langage convenus des cadres du Rassemblement national.
Je suis un électeur exigeant, juste, qui sait reconnaître la valeur de l'effort, les mérites, l'excellence et les résultats. Je reconnais à Sarah Knafo tout son mérite et tout son talent, comme pour Marion Maréchal.
Ce sont deux jeunes femmes indomptables, courageuses et besogneuses qui doivent tourner la page d'un passé amer pour se concentrer sur la nécessité d'entrer dès que possible dans un vrai gouvernement de droite. Elles doivent confirmer ce talent politique et faire leurs preuves au sein du pouvoir exécutif, face aux terribles réalités qui ravagent ce pays.
Chaque chose en son temps. Ce qui compte le plus aujourd'hui, c'est la France, au bord de la débâcle, pas les ambitions personnelles, ni la dispersion de nos talents.

Cliquer sur l'image (vidéo de 55 min) ↴
Marc Amblard
4/5/2025

3 mai 2025

UNE PLAIDOIRIE PARISIENNE EN 2025

Gabriel Nerciat
3/5/2025

Si j'étais l'avocat du braqueur de Kim Kardashian, je terminerais ma plaidoirie ainsi :
"Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Jurés, mon client s'est rendu coupable d'une agression pour le moins déplacée, mais vous conviendrez qu'il a presque le même âge que Gérard Depardieu et qu'à aucun moment il n'a envisagé de violer la victime, ni même de toucher ou d'effleurer de la main et des lèvres sa poitrine artificielle pourtant célèbre dans le monde entier.
Tout le monde ne peut pas être Arsène Lupin, Mesdames et Messieurs les Jurés, et les contraintes stressantes de la vie moderne empêchent malheureusement les cambrioleurs les mieux éduqués ou les moins polyglottes de laisser leur carte de visite et de s'acquitter du baise-main après avoir dérobé les bijoux des dames du grand monde ou ceux des demi-mondaines.
Je me permets donc de requérir votre indulgence : à l'âge qui est le sien, il serait particulièrement cruel d'envoyer mon client en prison pendant plusieurs années, comme la loi vous y incite.
Non seulement il ne sera pas en mesure de récidiver, même pour tenter de dérober le collier en plaqué-or de Sara Forestier ou le manteau en fourrure synthétique d'Anna Mouglalis, mais il est devenu désormais beaucoup trop maigre pour pouvoir un jour être incarné à l'écran par l'interprète de Danton et de Martin Guerre - qui, lui, je vous le rappelle, est toujours en liberté.
Vous voyez bien que vous ne courez absolument aucun risque à vous montrer cléments."
Sûr que j'obtiendrais la relaxe. Comment ça, non ?

Jean Mizrahi

-3/5/2025- Je ne connais pas la famille d’Aboubakar Cissé. Mais je devine sans trop de risque qu’elle ne maîtrise ni les arcanes du droit, ni les labyrinthes de la politique française. Et voilà qu’on la prend par la main, qu’on l’encadre, qu’on la briefe. Direction : la grande machine à fabriquer de l’indignation, le barnum du militantisme victimaire. Elle va devenir une cause. Une photo, un slogan, une marche blanche sponsorisée par LFI, quelques cris dans un mégaphone, et surtout, surtout : un hashtag.

Il ne s’agit pas ici de vérité, encore moins de justice. Il s’agit de stratégie. De récupération. On souffle à l’oreille des proches qu’il y a peut-être quelque chose à gagner : un peu de lumière, un peu d’argent, une forme de reconnaissance médiatique déguisée en combat moral. On leur promet qu’ils peuvent devenir les nouveaux Traoré. Peu importe que le profil d’Aboubakar semble à mille lieues du parcours d’Adama. Peu importe qu’il n’y ait, jusqu’à preuve du contraire, aucune motivation idéologique derrière sa mort. La réalité n’est plus qu’un décor. Ce qui compte, c’est le récit. Et le récit est déjà prêt.

Dans les coulisses, c’est toujours le même attelage : les islamo-gauchistes, les trotskystes recyclés en agitateurs postcoloniaux, les professionnels de la colère télégénique. Cette alliance improbable de barbus identitaires et de post-adolescents en keffieh. Ils n’ont ni honte, ni mesure. Juste une obsession : faire plier la République, accuser l’État, repeindre chaque fait divers en drame raciste structuré. Peu importe les faits, la nuance, ou la décence. Le mort devient matière première, la douleur devient carburant, la famille devient pancarte.

Ce complexe gauchisto-islamiste me révulse. Pas seulement parce qu’il ment, mais parce qu’il salit. Il salit les morts, il salit les luttes légitimes, il salit les principes qu’il prétend défendre. Il transforme chaque malheur en opportunité. C’est une politique du cadavre utile.

Et Aboubakar Cissé ? Il va disparaître, comme les autres, une fois le bruit retombé. Il sera digéré par la machine, puis remplacé. Un nom de plus dans la grande fresque de l’instrumentalisation. Tragique. Cynique. Répugnant.
Christian Dubuis Santini

L’une des plus importantes victoires du féminisme bourgeois, c’est que désormais dans les gouvernements, la fonction publique, les entreprises… il y a des femmes aussi connes et même encore plus connes que les hommes qu’elles ont remplacés.

Radu Portocala

-3/5/2025- En une seule heure, j’ai eu le désagrément de subir deux prises de parole de l’infect Claude Malhuret.
Dans la première, il fait campagne contre Trump. Il nous explique comment, depuis la prise de pouvoir de celui-ci, l’Amérique est arrivée au bord du gouffre, et se réjouit de constater qu’un mouvement de résistance est en train de naître.
Dans la deuxième, il fait campagne contre Poutine. Il sait comme nul autre l’état lamentable dans lequel se trouve la Russie, il a toutes les données de son involution économique, il connaît parfaitement les projets les plus secrets de Poutine.
Il n’a que des certitudes, quel que soit le sujet, et il les récite avec cet air docte que prennent les nullités agressives en exposant / imposant leurs idées. Progressiste en diable, il regrette sans doute de ne pas voir Hillary Clinton à la Maison Blanche et Macron au Kremlin.
Sa médiocre biographie et ses contorsions politiques n’incitent pas à l’admiration. Ses discours vous hérissent le poil et vous font penser que, si vous étiez dans la même pièce que lui, vous auriez envie de le mettre à la porte avec quelques mots rudes bien sentis. Il est l’exemple parfait de l’individu définitivement inutile.
Dessin d'Ignace

L'AVENIR INCERTAIN DU PEUPLE UKRAINIEN

Jean-Claude Delhez

3/5/2025- À l'exception de l'accord minier qui vient d'être signé entre Trump et Zelensky, l'Occident s'intéresse peu au sort de la population ukrainienne sur le long terme. Ça n'est pas vendeur comme sujet, moins que la guerre du moment. Voyons cela.
Quand l'URSS a disparu, l'Ukraine était la 2e puissance économique de l'Union soviétique. La population atteignait les 50 millions d'habitants. Comme toutes les anciennes républiques soviétiques, elle a alors été frappée par le déclin économique. Un déclin qui s'est accompagné, en Ukraine, d'un départ massif de populations. Des millions d'habitants, les jeunes en âge de travailler, ont migré vers l'ouest. Beaucoup se sont installés en Pologne, où ils ont remplacé les ouvriers polonais partis trouver un meilleur salaire en Angleterre. Avec l'invasion russe de 2022, nouvel exode massif de population : des millions de femmes, d'enfants, de jeunes hommes quittent l'Ukraine pour l'Union européenne et la Russie. En sorte qu'aujourd'hui, la peuplement du pays s'est effondré, et surtout, la pyramide des âges s'est inversée : l'Ukraine est une nation de personnes mûres et âgées. C'est pour cela que Kiev, contrairement à l'habitude, mobilise des soldats de 40 ans et non des jeunes de 20 ans. Plus les années vont passer, plus l'Ukraine va voir sa population en âge de travailler diminuer et, face à elle, des millions de retraités et de victimes de guerre (handicapés, traumatisés). Ce qui est périlleux pour le financement des retraites et des soins de santé.
À cela s'ajoute un pays en ruines. Tout le front de guerre, sur 1000 km de long, est rasé par les bombardements. C'est Verdun, la zone rouge. Il est aussi durablement pollué par les obus, les mines et les substances chimiques diffusées dans l'environnement par les munitions modernes. À l'intérieur du pays, de nombreuses infrastructures ont été détruites. Le réseau de production et de transport de l'électricité a particulièrement souffert. Pour y palier, l'Europe a raccordé l'Ukraine au réseau européen et lui livre de l'électricité. Du matériel européen est aussi envoyé régulièrement vers l'Ukraine pour tenter de réparer le réseau électrique. Par ailleurs la plus grosse centrale nucléaire du pays (et d'Europe) est aux mains des Russes depuis 3 ans (ainsi que les mines de charbon du Donbass). Le barrage hydro-électrique de Kakhovka, sur le Dniepr, a sauté. Le coût de reconstruction de tout cela est considérable et il est probable que beaucoup de plaies ne seront jamais cautérisées.
L'État ukrainien est en quasi faillite. Une guerre, c'est toujours une crise économique. Il faut financer le coût des opérations militaires, des armements, la solde des combattants ; l'économie est désorganisée par la mobilisation des travailleurs, les destructions, la coupure des relations économiques, etc. En sorte que l'Ukraine ne survit que grâce à l'aide occidentale. L'aide européenne, en particulier, consiste en grande partie en matériel civil et en financement pour garantir le fonctionnement des services publics ukrainiens et en payer les fonctionnaires. Cette aide européenne, c'est de la dette. Il n'y pas un centime de côté dans le moindre pays européen. Ils sont tous déjà lourdement endettés. Et l'argent qui part alimenter l'Ukraine, ce sont des dettes supplémentaires. On peut se demander si, la paix revenue, il restera encore beaucoup de généreux donateurs prêts à aligner les milliards pompés sur la dette pour reconstruire les cités sinistrées du lointain orient de l'Europe.
Sauf à s'engager dans une dérive autoritaire, le jour où la guerre prendra fin, parce que ça finira bien un jour, le pouvoir ukrainien sera obligé de rendre la parole à la population, en levant les restrictions à la liberté de presse et au pluralisme politique. Et en organisant des élections. Or, l'Ukraine va alors se retrouver dans la situation qu'avait connue l'Italie (ou la Hongrie et l'Allemagne) après 1918 : un pays qui sort d'une guerre de tranchées de 3 ans, dans laquelle il a consenti de lourds sacrifices, pour des résultats décevants, et avec une société civile grossie par les centaines de milliers d'hommes qui ont subi l'expérience brutale du front. Ce sont ces circonstances historiques qui ont conduit au pouvoir Benito Mussolini et un nouveau type de régime politique appelé à connaître un franc succès.

LA RÉVOLUTION TRUMP

Marc Amblard

-3/5/2025- Je lis tout et n’importe quoi dans la presse française au sujet de la nouvelle administration américaine. Son chef, Donald Trump serait devenu fou, ivre de pouvoir et mènerait le pays vers l’abîme tel un dictateur sans contre-pouvoir.
La réalité me semble très différente. Trump a fait campagne durant deux ans en annonçant clairement son programme, point par point. Ceux que sa politique déroute ne l’ont manifestement jamais écouté avant sa victoire. Et pour cause puisqu’ils ne l’ont jamais pris au sérieux, persuadés que leur candidate Madame Harris emporterait la présidentielle haut la main. Qu’elle soit totalement incompétente et incapable de prononcer correctement une phrase importait peu.
À présent que Trump a été élu avec plus de 5 millions de voix d'avance, il fait feu de tout bois et pas un seul jour se passe sans qu’une action forte ne soit mise en œuvre. En trois mois, il a signé pas moins de 140 décrets. Un record toute catégorie qu’il a volé haut la main à Franklin D. Roosevelt.
Il faut comprendre que Trump est un homme pressé. Pour deux raisons majeures.
- D’abord parce que élections de mi-mandat approchent à grands pas (novembre 2026) et il importe que les effets de sa politique soient ressentis avant cette échéance. À défaut il perdra sa majorité au Congrès et sera bloqué les deux années suivantes.
- Ensuite, parce qu’il mène une stratégie de sidération pour déstabiliser ses adversaires. Frapper vite, fort et sur tous les fronts pour sonner et paralyser l’opposition. C’est un homme d’affaires habitué aux défis. Pas un politicien complaisant.
Son plan de bataille est assez clair. On peut le résumer en huit points majeurs :
1) lutte contre l’immigration clandestine,
2) lutte contre l’inflation,
3) lutte contre la corruption dans la fonction publique,
4) réduction de la bureaucratie,
5) relance des énergies fossiles,
6) élimination du wokisme,
7) réindustrialisation des États-Unis,
8) rééquilibrage du commerce international.
Y parviendra-t-il ? Il faudra patienter quelques mois pour en juger. Pour les quatre premiers points au moins, c’est plutôt bien parti.
Pour révolutionnaire et ambitieux qu’il soit, ce programme n’a rien de surprenant. Trump l’avait maintes fois annoncé durant ses meetings de campagne. Il fait donc précisément ce pourquoi les américains l’ont élu.
J’invite alors tous ceux que cela dérange à s’interroger sur le sens du mot démocratie.

Pourquoi en France les politiques tous bords confondus démolissent notre système de Santé

Valérie Boivin
3/5/2025

En ce qui concerne le service public, il faut se lever et comprendre ce qu'il se passe actuellement.
Dans les années 2000, on a vu se mettre en place une politique froide, budgétaire, méthodique : réduire les effectifs, déqualifier les métiers du soin, transformer l’hôpital en “hôpital-entreprise” dont l’objectif premier n’est plus la santé publique… mais la rentabilité.
Moins de personnel, moins de moyens, plus de profits. Voilà ce qui a guidé les décisions successives des gouvernements, toutes couleurs confondues. Et les conséquences ne se sont pas fait attendre :
– Fermeture de services de proximité
– Médecins jeunes et étrangers, mal payés et plus malléables
– Départs non remplacés, notamment chez les infirmiers
– Numerus clausus drastiquement limité, provoquant une pénurie programmée de médecins généralistes et spécialistes “non rentables”
– CHU dégraissés, services saturés, soignants épuisés
Ce qu’on vit aujourd’hui, c’est le fruit amer de cette politique. Des urgences engorgées, des patients dans les couloirs, des diagnostics retardés, des équipes qui craquent. Et surtout, une médecine déshumanisée, car tout ce qui ne se chiffre pas n’a plus sa place : l’écoute, la présence, le lien.
Et pendant ce temps, les cliniques privées, elles, peuvent se retirer à tout moment d’une mission de service public si elle n’est pas assez rentable. L’hôpital public, lui, n’a pas ce luxe. Il reste. Il encaisse. Jusqu’à quand ?
L’État a failli. Il détruit une richesse précieuse : le savoir-faire, l’éthique, l’accès égalitaire aux soins. Et il trahit les jeunes générations de soignants qu’on jette dans un système à bout de souffle.
Alors quand une médecin comme Caroline Brémaud se lève, écrit, dénonce, elle ne “fait pas du bruit”. Elle met des mots là où d’autres n’ont plus la force de parler.

2 mai 2025

Kuzmanovic Georges
2/5/2025

Communiqué de presse du Comité de soutien Boualem Sansal

Fortes inquiétudes au sujet de la protection de Boualem Sansal.
Depuis plusieurs jours, des informations sérieuses et concordantes font état des risques pesant sur la sécurité de Boualem Sansal, actuellement en détention en Algérie et ce depuis le 16 novembre dernier. Les conflits internes au pouvoir algérien ne seraient pas sans lien avec cette mise en danger de notre compatriote.
Notre préoccupation est vive et incite à la plus grande vigilance face à une situation suffisamment alarmante pour que notre Comité de soutien demande solennellement aux autorités françaises d'obtenir auprès de leurs homologues algériens toutes les garanties requises quant à la protection de la vie de notre concitoyen.
Nous appelons par ailleurs le Président Tebboune à libérer sans délai ni condition Boualem Sansal et à assurer son rapatriement sanitaire en France.