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23 juillet 2025

Gilles Casanova
23/7/2025
Pierre Duriot
23/7/2025

Dialogue presque imaginaire…

EM : Tu vois Thierry, ton discours sur la menace russe, c’était très bien, tout le monde y a cru.
TB : Vous rigolez président, personne n’y croit au contraire. La menace russe, pensez donc, Poutine est à 2000 kilomètres et il nous ferait la guerre pour nous prendre quoi ?
EM : On s’en fout de ça Thierry, ce qui compte, c’est la communication, il faut que tout le monde ait peur de Poutine et soit prêt à filer du fric pour acheter des armes aux Américains.
TB : Certes, mais moi, ça ne me fait pas rire, je ne compte par redire de telles conneries en public.
EM : Ben alors, je te vire, en payant grassement, je vais bien trouver un 5 étoiles pour raconter ce que je veux.

LOI DUPLOMB... DANS L'AILE !

Jacques Cotta

-22/7/2025- La loi Duplomb est officiellement censée répondre aux difficultés des agriculteurs français qui s’étaient notamment manifestés dans les mobilisations et blocages de 2024. Le gouvernement alors affolé avait juré ses grands dieux de faire tout ce qu’il faudrait pour « diminuer les normes », « alléger les obligations », « amoindrir les contrôles » des agriculteurs afin de « défendre leur compétitivité » notamment vis-à-vis des productions importées d’autres pays de l’union européenne. Macron en personne s’était engagé. Du coup, Duplomb fait son apparition.
La pétition lancée par une étudiante de 23 ans surprend par le nombre de signatures recueillies en quelques jours. Des centaines de milliers d’abord, puis un million, puis un million cinq cent mille, et plus encore de citoyens de toute la France ont donc signé pour exiger le retrait de cette loi. Et les responsables politiques de tout bord, partisans de la loi ou opposés, s’en sont donné à cœur joie.
Pour les uns, Sandrine Rousseau en tête, à qui on reconnaîtra volontiers de dire tout haut ce que nombreux de ses amis « verts » ou de la FI pensent tout bas, « la rentabilité des agriculteurs je n’en n’ai rien à péter ». En d’autres termes, ce qui reste de paysans en France peut simplement disparaître une bonne fois pour toutes. Ainsi seront réglées les questions de pollution et seront éradiquées les menaces qui pèsent sur la biodiversité et la nature.
Pour les autres, monsieur le sénateur LR Duplomb en tête, accompagné de la plus grande partie des macronistes et du RN, la loi a pour objet « la défense de nos agriculteurs » menacés par la concurrence et abandonnés par la gauche. Ce débat est un débat de dupes, car Monsieur Duplomb et ses partisans n’ont que faire des agriculteurs et paysans. Ce qui compte pour eux, c’est une production agricole le moins cher possible, car toute augmentation poserait le problème des moyens pour se nourrir et donc l’augmentation des salaires et la répartition des richesses.
C’est cette question politique et sociale qui est le cœur du débat que tous prennent bien garde de ne pas aborder, car alors on toucherait vraiment aux questions qui fâchent.
Depuis des décennies, la recherche d’une production agricole à moindre coût est la priorité de tous les gouvernements. Les victimes sont d’abord les paysans eux-mêmes qui vivent souvent dans des conditions que le moindre citadins s’empresserait de fuir sans hésiter. Les secondes victimes sont les citoyens dans leur ensemble, contraints de trouver dans leur assiette des produits qui au nom du prix délaissent la qualité et la sécurité alimentaire. Des OGM aux pesticides en tout genre, la liste des cocktails imposés est longue sans même que le consommateur n’en soit réellement informé. « Il faudrait responsabiliser le consommateur pour qu’il mange mieux et plus sain » entend-on parfois. On omet juste de préciser qu’il ne suffit pas de savoir et vouloir, il faut aussi pouvoir. La question des salaires – ceux des paysans qui souvent survivent en deçà du seuil de pauvreté, et des citoyens dans leur plus grande majorité – est décidément incontournable.
Deux questions émergent du débat :
Faut-il au nom de la survie des agriculteurs accepter comme une évidence une nourriture empoisonnée ?
Évidemment non !
Faut-il au nom de la sécurité alimentaire accepter la liquidation de ce qui reste d’agriculteurs en France, broyés par la concurrence internationale qui utilise tous les produits que nous refusons ici ?
Evidemment là encore non !
Alors ?
La loi Duplomb est une réponse dévoyée aux préoccupations du monde paysan.
Elle vise officiellement « à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » et prévoit notamment de faciliter les projets d’élevages intensifs, de « mégabassines » et la réintroduction à titre dérogatoire et sous conditions de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes. Considéré comme un « tueur d’abeilles », ce pesticide est interdit en France depuis 2018, mais autorisé en Europe jusqu’en 2033. Il est réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs et subir une concurrence déloyale face aux agriculteurs européens.
Rien n’est bon dans cette affaire :
• l’élevage intensif: c’est le développement d’une agriculture qui liquide les petits agriculteurs (au nom de la rentabilité justement), qui favorise la nourriture industrielle portée notamment par les responsables de la FNSEA qui n’ont pas grand-chose à voir avec les paysans.
• les mégabassines : c’est la menace sur les nappes phréatiques et sur l’écosystème dans son ensemble.
• l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes : menace directe sur la biodiversité, sur la santé des insectes… et des humains.
Il faudrait se soumettre pour être concurrentiel dans le cadre européen car l’union européenne serait incontournable, intouchable. C’est exactement pour la même raison, soumission à l’Union européenne, que Sandrine Rousseau propose la liquidation des agriculteurs. Les agriculteurs savent très bien que c’est l’Union européenne le problème avec la concurrence libre et non faussée qui, dans l’agriculture comme dans l’industrie ou les services, organise régression, misère, liquidation.
Tout cela est inacceptable.
C’est l’Union européenne qui doit être mise en cause pour donner toute sa cohérence à l’opposition à la loi Duplomb sans mettre en danger notre agriculture, en soutenant nos agriculteurs.
L’Union européenne, l’aimer ou la quitter ?
Le sort réservé à nos paysans et à leur production donne le signal. Il est temps de prendre le large et de réfléchir à quelques mesures d’urgence :
• interdire toute importation de productions qui ont « bénéficié » de produits ici interdits, pesticides ou autres.
• mettre en place un système d’aide aux agriculteurs concernés, betterave, noisette ou autres…
• favoriser les petites structures et non l’agriculture industrielle, garantie d’une prise en compte de la biodiversité et d’une gestion de l’eau compatible avec les besoins.
• organiser une conférence salariale pour permettre à chacun de se nourrir en payant le juste prix une nourriture de qualité.
La question est bien politique, sociale et économique… Certains s’interrogent sur les raisons exactes du succès de la pétition contre la loi Duplomb. Il y a sans doute une volonté écologique, mais là n’est pas l’essentiel. Derrière l’initiative de cette pétition, c’est non seulement l’opposition à Duplomb qui s’exprime, mais à Macron pour l’ensemble de son œuvre, à Bayrou et son gouvernement pour la rentrée qu’ils préparent avec un budget synonymes pour les Français « de sang et de larmes ». En réalité avec Duplomb, c’est Macron et Bayrou qui sont en ligne de mire.
À bas la loi Duplomb, Macron l’européiste et Bayrou dehors ! Voilà sans doute ce que dit le succès de cette pétition.

Liberté d’expression : l’étau se resserre encore

H16

-23/7/2025- Enfin, les Français ont été entendus ! Et c’est par la voix de leur inestimable Président, Emmanuel Macron, que la nouvelle a été rendue publique dans une joie et une allégresse visible de toute la classe dirigeante française : la Commission européenne vient de confirmer la possibilité pour les États membres d’interdire les réseaux sociaux sous un certain âge ! Youpi !


Pas de doute, comme le dit l’actuel locataire de l’Élysée, c’est une véritable victoire pour ce qu’il présente être « la protection de nos enfants » (enfin, les nôtres, pas les siens puisqu’il n’en a pas – et ce n’est pas un hasard). Assurant dans la foulée que « la France sera au rendez-vous », Macron semble donc frétiller à l’idée qu’un contrôle strict va être mis en place sur internet (et, par voie de conséquence, sur les réseaux sociaux – ça tombe bien, non ?).

La nouvelle semble d’importance puisqu’avec Macron, c’est toute la médiocratie qui s’est réveillée en pleine frétillance : allumée comme un jukebox de bar-PMU des années 70, Cunégonde Valérie Hayer s’est fendu de l’un de ces tweets inénarrables dans lequel elle se réjouit donc de la prochaine interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans poussée tant par la France de Macron qu’au niveau européen :


Passons bien vite sur l’aspect technique de cette interdiction dont on attend avec gourmandise la mise en place pratique. Entre l’usage évident, simple et déjà démocratisé d’un VPN qui rendra une bonne partie de ces mesures parfaitement caduques, il apparaît assez clair que n’importe quel gamin accèdera à internet au travers d’appareils qui seront, plus que probablement, enregistrés au nom de ses parents.

Il est dès lors évident que toute contrainte qui se voudrait efficace devra reposer sur les adultes, les parents ou tuteurs des enfants prétendument ciblés ici : ce seront ces adultes qui devront autoriser ou non l’accès, ce seront ces adultes qui seront rendus responsables en cas d’infraction – pensez « amendes » comme pour HADOPI jadis mais en plus complexe et plus futile – et ce seront ces adultes qui, très concrètement, subiront les emmerdements qui vont être mis en place pour faire mine de sauver les enfants des horreurs des intertubes.


L’idée que les problèmes observés – enfants qui accèdent à des ressources pour adultes sur internet, harcèlement en ligne, etc. – pourrait provenir d’un abandon de la responsabilité parentale au profit de l’État ne semble effleurer personne : d’une part, cela irait contre le discours dominant qui fait des enfants la propriété de l’État, du berceau au cercueil, pour en faire de bons citoyens formatés et obéissants. D’autre part, cela reviendrait à rappeler leur responsabilité aux parents, effort supplémentaire rarement compatible avec le besoin d’un électeur-contribuable mou et docile.

La suite est évidente : on va devoir pister les adultes !

On commence d’ailleurs à entrevoir les contours de ce qui va se mettre très concrètement en place : moyennant l’utilisation imposée et pas du tout intrusive d’une identité numérique délivrée par une instance de l’État – qui ne coûtera pas trop cher, rassurez-vous – les individus pourront (ou pas) accéder à certaines ressources sur internet.

Apparemment, un projet pilote incluant la France, l’Espagne, l’Italie, le Danemark et la Grèce va être lancé prochainement avant que son application à l’ensemble de l’Europe ne soit proposée pour fin 2026 et rassurez-vous, aucune fuite de données des tierces parties qui vérifieront les âges ou stockeront ces identités numériques n’aura jamais lieu : tout a été pensé et taillé comme la plupart des autres projets informatiques gérés par les États.

Bien sûr, cette étape ne sera pas la dernière puisqu’avec quelques technologies simples (VPN notamment), l’ensemble de ces barrières sera contourné rapidement. En toute bonne logique, l’Europe, cornaquée par la France, réclamera l’interdiction de ces outils.

La différence avec ce qui se passe en Chine, derrière le Great Firewall, ne sera alors même plus marginale mais ne déclenchera aucune prise de conscience : ceux qui ne veulent pas comprendre ne comprendront pas qu’il s’agit bel et bien de censurer les intertubes et notamment les réseaux sociaux, tant ces derniers permettent d’échapper au matraquage propagandiste des médias traditionnels.


Chaque mois qui passe est l’occasion pour les dirigeants actuels, notamment en France, d’ajouter de nouvelles contraintes à la liberté d’expression, et toutes vont dans le même sens : tout est fait pour enfin faire cesser l’expression d’opinion – notamment politiques – dissidentes.

La caste politique actuellement au pouvoir en Europe a compris qu’étiqueter leurs opposants avec des qualificatifs aussi infâmants que possibles (nazis, fascistes, racistes, extrémistes, complotistes, pro-Poutine et j’en passe) fonctionne de moins en moins bien : petit à petit, les peuples maltraités, insultés par leurs dirigeants, finissent par ne plus porter attention à ces stigmatisations qui ne marchent que par ostracisation notamment dans les médias traditionnels, qui, bien malheureusement pour la caste dirigeante, perdent leur pouvoir au profit d’internet et notamment des réseaux sociaux.

L’attaque de ces réseaux est donc logique, tout comme l’interdiction des partis qui se lèvent contre les narratifs officiels : judiciarisation politique contre Marine Le Pen en France, interdiction pure et simple ou détournée pour l’AfD en Allemagne, ostracisation d’Orban, … les exemples abondent.


L’Union européenne et la France sombrent dans la dictature. Oh, on n’y est pas encore évidemment, mais on s’y coule doucement, petit à petit comme on rentre dans une mer trop froide, un pied après l’autre, lentement, jusqu’aux genoux d’abord, puis plus haut jusqu’enfin au nombril où, à ce moment, on se décide à rentrer tout entier ; le pays n’en est peut-être qu’aux genoux, encore qu’avec la période COVID, il a largement mouillé les cuisses, pour ensuite se dire qu’après tout, il était encore trop tôt et reculer un peu.

Mais avec les dernières décisions et projets de lois de plus en plus consternants dont ces colonnes se faisaient l’écho récemment, avec ces dernières déclarations, avec ces dernières expérimentations, avec la pénalisation de l’enquête sur X – tellement réalisée à charge que la direction de la plateforme s’est fendue d’un communiqué à ce sujet – et cette volonté d’en finir avec des réseaux sociaux ouverts à tous sans le contrôle du Grand Frère État, comment ne pas voir la trajectoire prise ?

On se rassurera en se disant que la France est devenue la dictature la plus démocratique du monde.


https://h16free.com/2025/07/23/81429-liberte-dexpression-letau-se-resserre-encore

22 juillet 2025

Régis de Castelnau

Rubrique : thérapie. A priori, ça marche.


OBAMA BIENTÔT CITÉ À COMPARAÎTRE ?

Marc Amblard
22/7/2025

CBN NEWS : Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a déclaré devant les caméras que le Congrès envisage d’assigner l'ancien président Barack Obama. Chef d'accusation : avoir collaboré avec les agences de renseignement américaines aux fins de lier le président Donald Trump à la Russie lors de l'élection de 2016...
Selon la Directrice du renseignement américain, Tulsi Gabbard : « Les implications de cette affaire sont tout simplement historiques. Plus de 100 documents que nous avons publiés vendredi détaillent et apportent des preuves de la manière dont ce complot de trahison a été orchestré par le président Obama, quelques semaines seulement avant son départ, alors que le président Trump avait déjà été élu ». « Ce n'est pas une question démocrate ou républicaine ; c'est tellement grave qu'elle devrait préoccuper chaque Américain, car elle touche à l'intégrité de notre république démocratique. »

Dr Narvin Yves Dupré
Médecin généraliste

« Le 29 juin 2025 avaient lieu les foulées de la Ligue, organisées par la Ligue contre le cancer, réunissant entre 4 000 et 5 000 participants. À la tribune se sont exprimés le président de la Ligue, le docteur Patrick Strentz, Hugo Claudel, parrain des Foulées, jeune patient victime d’un cancer actuellement en rémission, et les politiques locaux, Eric Straumann, maire de Colmar, Brigitte Klinkert députée Renaissance et Yves Hemedinger [conseiller d’Alsace].

Tous ces politiques ont tenu des discours très consensuels contre le cancer. Le cancer c’est pas bien, c’est un terrible fléau, les bénévoles sont très sympathiques et les familles de victimes et les victimes du cancer sont très touchantes, etc. Comment faire autrement ? Cela faisait plaisir à voir.

Le 8 juillet, la loi Duplomb (sénateur LR de la Haute-Loire), qui prévoit notamment la réintroduction sous condition de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, dont plusieurs études récentes mettent en évidence des impacts sévères sur la biodiversité et suggèrent des effets sur le cerveau humain, interdit en France depuis 2018 mais autorisé en Europe, a été adoptée (par 316 voix contre 223) sans débat à l’Assemblée nationale avec les voix des députés du Rassemblement national, de LR et des macronistes. Parmi eux, Brigitte Klinkert.

Rappelons que tout ce que la France compte d’associations de défense de l’environnement, 22 sociétés savantes médicales, la Ligue contre le cancer, les administrateurs et les personnels de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, le troisième syndicat agricole, la Fondation pour la recherche médicale, 20 mutuelles et groupes mutualistes représentant plusieurs millions d’assurés, le conseil scientifique du CNRS, la fédération des régies d’eau potable, des centaines de médecins et chercheurs, des organismes de recherche, l’Institut d’écologie et d’environnement du CNRS se sont mobilisés contre cette loi.

Le tout et son contraire

À peine 15 jours entre les deux évènements. Le tout et son contraire. Contre le cancer et pour le cancer. Je souhaite en mon nom, et en celui de tous les citoyens consternés et révoltés par l’hypocrisie des discours et le cynisme des comportements privilégiant les intérêts de quelques-uns au détriment du bien-être et de la santé du plus grand nombre, en amputant le devenir des générations à venir, que des explications soient demandées à Brigitte Klinkert et à tous ceux qui ont voté la loi. Pas d’ostracisme. »

https://c.dna.fr/sante/2025/07/18/des-elus-contre-le-cancer-et-pour-le-cancer?at_content=link&at_term=DnaColmar&at_campaign=Facebook&at_medium=Social&at_source=nonli


Une fois de plus, victoire du lobby de l'agrochimie


« 83% des Français opposés au retour des néonicotinoïdes »

« Ce texte qui prétend répondre à la crise agricole ne fait que valider un modèle qui met les agriculteurs en danger », estime Sandra Regol, député Les Écologistes de la 1ère circonscription du Bas-Rhin. Issue d’une famille de paysans, elle a voté contre cette loi qui « enferme les exploitants dans la dépendance aux pesticides, sans répondre aux enjeux de revenus ou de lutte contre la concurrence déloyale » :

« Ces néonicotinoïdes ultra-toxiques provoquent des cancers, la maladie de Parkinson, des troubles de la fertilité… Les députés qui voteront ce texte aujourd’hui feront le choix de défendre les lobbies de l’agrochimie au détriment des Français, qui sont à 83% opposés au retour des néonicotinoïdes. »

Même décision pour le député La France insoumise de la 2e circonscription du Bas-Rhin Emmanuel Fernandes. Il évoque « un texte dicté sous la pression des lobbys agricoles les plus productivistes, incarnés par la FNSEA, au détriment d’une agriculture durable et de l’intérêt général ».

Découvrez si votre député a voté pour ou contre ce texte controversé sur l'agriculture :



À Colmar, le dimanche 29 juin 2025

Mobilisation contre le projet de loi Duplomb autorisant l'utilisation de pesticides dangereux pour l'homme et la biodiversité, prônée par les géants de l’agro-industrie.
Dans une atmosphère conviviale, militants et sympathisants ont participé à un banquet paysan sous les arbres du Champ-de-Mars, face à la préfecture.
Photos Edouard Dabrowski



Ponction sur l'épargne : tout est déjà prêt

H16
22/7/2025

Le fusil à un coup

Il faut comprendre que si l'État français devait aller ponctionner l'épargne sauvagement, il n'a pas besoin de se tortiller beaucoup ni d'invoquer une situation exceptionnelle ou l'article 16 de la Constitution pour le faire.

Il a déjà tout ce qu'il faut dans le cadre légal actuel.

Pour taxer exceptionnellement les dépôts bancaires (type Chypre), une loi de finances suffit. En ciblant les comptes supérieurs à 10 000 € ou même 100 000 €, l’État peut gratter entre 15 et 25 milliards d’euros selon le taux retenu (5 à 10 %).

Il peut hausser temporairement le PFU (flat tax ou "prélèvement forfaitaire unique") : passer de 30 % à 40 ou 45 %, c’est juste une modification de loi. Cela peut rapporter 3 à 5 milliards d’euros par an, rien qu’en alourdissant la fiscalité sur les dividendes et intérêts.

Avec une taxe sur l’épargne dite “non productive”, visant les livrets bancaires classiques, comptes à terme, assurances-vie hors euro-croissance, on peut extraire 5 à 10 milliards en une seule opération.

Il peut faire une conversion obligatoire en titres publics : au-delà de 100 000 € de dépôts, transformer une partie en OAT (obligations à terme) ou équivalent à taux bas. Même en restant “raisonnable”, cela peut représenter 10 à 15 milliards d’euros.

Il peut aussi plafonner temporairement les retraits ou les virements : c’est légal sous l’article L561-2 du Code monétaire et financier. Cela ne rapporte pas directement d’argent dans les caisses, mais peut bloquer la fuite des capitaux, et permet de préparer le terrain pour les ponctions.

Enfin, il peut tenter une retenue à la source sur les virements vers l’étranger, comme cela avait même été évoqué en 2012. Une retenue “provisoire” de 20 à 30 % peut rapporter 1 à 3 milliards d’euros, voire davantage si les transferts augmentent en période de stress.

Au total, on parle tranquillement de 30 à 60 milliards d’euros mobilisables à court terme, sans toucher aux fonctionnaires, sans réformer les retraites, sans déclencher la panique sur les marchés. Tout est prêt juridiquement.

C'est, bien sûr, un fusil à un coup, et ça donnera un signal clair de l'état réel des finances de l'État français, mais c'est déjà opérationnel.

Il ne manque que la bonne excuse.



Laurence Muller-Bronn
21/7/2025

Il y a 4 ans on entendait les annonces du président E. Macron sur le pass et l'obligation vaccinale pour les soignants et de nombreux autres professionnels.

C'était la mise en place d'une discrimination d'État, validée par une partie du corps médical, relayée par les médias. Discrimination qu'une grande partie de la population a cautionnée ou laissé faire dans l'indifférence.

J'ai une grande pensée pour tous les suspendus et assimilés, pour les personnes qui se sont fait vacciner en raison de ce chantage, pour les non-injectés qui même sans perdre leur travail ont été considérés comme des parias et discriminés, et pour les nombreuses personnes qui subissent des effets indésirables graves AAVIC TeamOn a eu not' dose pour ceux qui en sont morts et pour leur famille.

J'ai accueilli, rencontré, et accompagné des personnes désespérées au Sénat avec Sylviane Noel, en Alsace et ailleurs.

Je reposte ici un témoignage d'infirmière suspendue. Un témoignage parmi plein d'autres. Vous pourrez en trouver d'autres sur les livres, vidéos, sites suivants :
"Paroles de soignants suspendus" Elsa RUILLERE
"12 juillet" Kreatura édité par le Syndicat Liberté Santé • SLS
"On achève bien les soignants" Catherine Bouissou
Film "Suspendus... des soignants entre 2 mondes" Fabien Moine
Site internet "Les essentiels"
Et d'autres nombreux ouvrages....
Stéphane Rozès
22/7/2025

« Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d'avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n'importe quel abaissement de la nation. Déjà en 1940, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. [...]
En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d'argent, celle qui lit « Le Figaro », et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit « Le Monde ». Les deux font la paire. Elles s'entendent pour se partager le pouvoir. Cela m'est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m'ennuierait même qu'ils ne le soient pas. J'en serais navré, vous m'entendez ! Le jour où « Le Figaro » et « l'Immonde » me soutiendraient, je considérerais que c'est une catastrophe nationale ! »
(Charles de Gaulle cité par Alain Peyrefitte dans « C'était de Gaulle »)

21 juillet 2025

Gaza : en fonction de celui qui la prononce, "l’apologie" n’est pas "l’apologie"

Régis de Castelnau
21/7/2025

Rubrique : apologie

Coucou les amis magistrats, ça va ? Ou plutôt « j’espère que vous allez bien » comme on dit aujourd’hui. Il n’y a plus de canicule pour l’instant, pas besoin d’aller à la piscine, vous devriez être d’attaque.
Eh bien dites donc, voilà la vidéo d’un gars qui est manifestement français et qui dirige une association. Quand on l’écoute, c’est infractions pénales à tous les étages.
Comment dites-vous ? Vous ne vous rappelez pas ce que raconte la loi française ? On ne vous l’a pas appris à l’ENM ? C’est bizarre, parce que quand il s’est agi de poursuivre « l’apologie du terrorisme » après le 7 octobre, vous avez déployé un zèle admirable.
Alors comme j’ai bon cœur, je vais vous rappeler l’article 211-2 du Code pénal : « La provocation publique et directe, par tous moyens, à commettre un génocide est punie de la réclusion criminelle à perpétuité si cette provocation a été suivie d'effet. Si la provocation n'a pas été suivie d'effet, les faits sont punis de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende. »
Ça mériterait peut-être une petite enquête préliminaire ? Parce qu’il s’agit quand même d’un crime justiciable de la Cour d’assises.
Et puis il y a l’article 24 Loi du 29 juillet 1881 : « Seront punis de la même peine ceux qui, par l'un des moyens énoncés en l'article 23, auront fait l'apologie des crimes visés au premier alinéa, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ». Et celui-là vous ne pouvez pas dire que vous ne connaissez pas, vous l’avez utilisé plus de 600 fois après le 7 octobre pour exécuter les ordres de Dupond-Moretti.
Bon, malheureusement mon mauvais esprit reprend le dessus, et j’ai la conviction que vous ne bougerez pas.
Lorsque la tragédie aura pris fin, que sera enfin terminé le massacre que tout le monde aura vu, viendra le temps où on demandera des comptes d’abord à ceux qui auront commis des crimes bien sûr, mais aussi à ceux qui ont laissé faire en regardant ailleurs.
Mais peut-être avez-vous raison, une solide bonne conscience doit permettre de supporter le déshonneur. Et l’amour-propre est une affaire personnelle.

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Paul Dupert

-18/7/2025- Si je gérais la communication de Bayrou, je lui conseillerais une stratégie de transparence totale, la brutalité de la communication, voire même, la stratégie du choc : "Dis leur la vérité, François, qu'on ose pas mettre des ronds dans le système productif parce qu'on ne produit plus rien, y a même plus d'usine à rénover, d'intelligence à développer, tout le monde est parti, les cerveaux migrent à New York et les culs à Dubaï, et si les pays s'enrichissaient en travaillant comme des cons, ça se saurait, vu qu'on a plus d'usines, y a pas vraiment de raison, mais supprimer les jours fériés, ça fera un peu de consommation, pour le tourisme, donc un peu de rentrée fiscale, et comme ça, à court terme, tu pourras défendre ton bilan qui est si famélique, plus galeux qu'un chien des ruines, et t'auras l'air moins con à la rentrée du MEDEF, dans deux ans, quand tu seras plus ministre... Tu pourras conseiller les grandes entreprises... On t'achètera bien une conférence... La fourchette haute est à 100 000 euros, mais tu seras sagement dans la moyenne...
Évidemment qu'à long terme ça changera rien, puisqu'on fabrique plus que du papier toilette, que l'électroménager est en Turquie, que l'acier est en Inde, que les fonderies du Poitou se sont débinées en Slovaquie, les chaussures au Portugal, Thomson est en Chine, il se marre bien, et le petit bateau qui flotte en Tunisie, il se marre aussi, les bics sont au Brésil, le Carambar en Pologne, même le slip est parti... Dis-leur la vérité, François, les Français peuvent comprendre, allez, tente un truc qui s'est jamais fait, ça les fera peut-être marrer, peut-être que tu court-circuiteras les futurs Gilets jaunes qui vont te sauter à la gueule dans un grand éclat de rire, sinon, t'es dans la merde, François, personne n'y croit à ton 8 mai qui est pas si grave parce qu'on s'en fout des nazis. Allez dis-leur... Pense à Henri IV... Il leur aurait dit, lui... Paris vaut bien une messe, qu’on se confesse un peu, qu’on rigole, merde !"

Cette petite odeur de FMI

H16

-21/7/2025- Si les Français se chamaillent souvent et sur à peu près tous les sujets, il en est un qui, actuellement, recueille un large consensus : 80% d’entre eux veulent un gel (voire une baisse) des dépenses de l’État et la proposition de budget Bayrou ne fait pas l’affaire. D’ailleurs, pour 78% des Français, Bayrou lui-même ne fait pas non plus l’affaire.

Malgré ce désaveu complet qui transparaît un peu partout sur les réseaux sociaux, sous les commentaires des articles de presse, sur les plateaux télé et aux micros de ces radios d’État subventionnées, François Bayrou s’entête même dans la voie contraire puisque, lorsqu’on regarde le détail de ses propositions budgétaires, les dépenses gouvernementales vont réussir l’exploit d’augmenter de 29 milliards d’euros.

Même si, à voir le calibre des clowns qui s’agitent à la direction du pays, on s’y attendait, cela fait toujours un petit choc.


Pourtant, il n’y a pas le moindre doute que la situation est connue de nos dirigeants.

Il n’y a pas le moindre doute qu’ils savent que la France affiche le déficit public le plus élevé de la zone euro et que la dépense publique y est hors de contrôle : avec un total de 1650 milliards d’euros en 2024, elle a augmenté de 61 milliards par rapport à 2023, et même hors charge de la dette et mesures exceptionnelles, l’augmentation observée (+2,7% en 2024) est la plus forte depuis 15 ans.

De la même façon, certains doivent se douter qu’avec une dette qui continue de grimper de façon aussi musclée, l’année prochaine ne sera pas simple à boucler alors qu’il faudra en effet en refinancer pour 320 milliards d’euros dans les prochains mois à des taux nettement plus élevés qu’il y a 10 ans. La charge de la dette (d’ailleurs pour moitié détenue par des étrangers qui ne sont pas spoliables comme le contribuable français) a encore augmenté et le coût de son service a plus que doublé depuis 2020.

Dans les banques françaises, l’observation de l’encours des comptes courants, des difficultés des particuliers à boucler leurs fins de mois, l’augmentation du chômage, la remonté des taux d’emprunt des OAT françaises participent tous à nourrir une musique de fond qui ressemble à celle jouée par le FMI.

Et malgré ces éléments plus qu’inquiétants, la brochette d’extrémistes du centre qui prétendent diriger le pays semblent grossièrement incapables de réduire la moindre dépense, présentant un déficit atteignant 5,8% du PIB alors qu’aucune catastrophe, aucune crise majeure ne le justifie.

Très concrètement, cette courte avalanche de chiffres impose un constat d’évidence : dans le pays le plus taxé du monde, il n’y a en réalité aucune marge de manœuvre fiscale, et ce que propose le Premier ministre va se transformer en bayroute évidente, l’effet Laffer jouant au maximum.


Pendant les prochaines semaines, la classe jacassante va se mettre en pilotage automatique. Les médias feront assaut d’inventivité pour ne surtout pas évoquer en détail l’explosion des faillites d’entreprises.

En coulisses, des accords et des bricolages politiques vont se jouer pour savoir s’il faudra ou non voter l’inévitable censure qui sera déposée par l’un ou l’autre parti des deux bords de l’Assemblée : tant le Rassemblement National que la France Insoumise ont annoncé vouloir voter cette censure et seules les petites magouilles – comme la nomination croquignolette de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des Comptes – donneront au Parti Socialiste une raison de s’abstenir.

Si le gouvernement saute, il est assez probable que le gouvernement suivant – que Macron aura bien du mal à former – ne pourra rien proposer de plus musclé. Et si le locataire de l’Élysée décide de dissoudre l’Assemblée, ce sera pour gérer un rapport de force sensiblement équivalent avec une absence de majorité claire ou, pire encore, sans plus aucune majorité même relative, les deux extrêmes bénéficiant en ce moment de l’impéritie consternante du pouvoir actuel.

Dans tous les cas, on peut garantir que tous s’entendront comme des larrons en foire pour détricoter rapidement, de contre-propositions en amendements épicés, les quelques baisses de dépenses péniblement proposées par l’amibe molle qui sert de Premier ministre.

Dès lors, comment imaginer que la situation va, ensuite, s’améliorer ? Il suffit de voir les propositions toutes aussi farfelues que collectivistes de tous les partis en présence pour comprendre que le pillage va continuer et qu’en conséquence de ce dernier, les finances publiques vont passer de mauvaises à catastrophiques, de plus en plus vite.

Que l’étape suivante soit une tutelle du FMI, de la BCE, ou un effondrement économique tel que le chef de l’État en vienne à utiliser l’article 16, finalement, peu importe : trop de Français et trop de responsables politiques restent persuadés que le problème vient non pas de dépenses délirantes mais de ponctions insuffisamment musclées et de vilains « riches » qui échappent au fisc.

Cet entêtement à ne pas comprendre l’économie de base, à refuser de reprendre en main, sérieusement, les dépenses publiques pousse à présent la France dans une spirale délétère dans laquelle les « efforts budgétaires » – qui consistent systématiquement à taper de plus en plus fort sur des Nicolas Qui Paient pourtant de moins en moins nombreux – ne produisent plus d’effets même vaguement positifs mais seulement des effets négatifs en cascade (fuite des travailleurs compétents, fermeture d’entreprises, fuite de capitaux, réduction d’activité, etc.) qui accroissent le problème d’endettement.


Certes, tant que l’État prétend pouvoir lever l’impôt (quitte à user d’une force de plus en plus visible), la confiance des investisseurs permettra de tempérer les taux d’emprunts. Mais on s’approche dangereusement du moment où même confiants, ces investisseurs comprendront que l’animal a été trait jusqu’à la dernière goutte, qu’il n’y a plus rien à en tirer et que la seule façon d’éviter le défaut de paiement consistera à taper dans les comptes courants et dans les instruments d’épargnes les plus tendres et juteux.

Ce n’est pas un hasard si certains médias regardent avec gourmandise l’encours des comptes courants et insistent sur sa moyenne (plus de 7000 euros) au lieu de sa médiane (autour de 1000) : bien manipulée, voilà une statistique qui autorise toutes les ponctions autoritaires. Ce n’est pas plus un hasard lorsqu’un autre article insiste sur la nécessité de consommer au lieu d’épargner afin de relancer l’économie : il faut commencer, dès à présent, à préparer les consciences pour ce qui va, inévitablement, arriver dans les prochains mois, à savoir une ponction autoritaire et violente dans le bas de laine des Français.

Ce n’est pas comme si on n’avait pas été prévenus.


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