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27 août 2025


Finalement, Bayrou n’a été qu’une grosse perte de temps

H16
27/8/2025

Il était vaguement attendu, et, avec toute l’onctuosité d’un vieux cacique mou, Bayrou a parlé : le 8 septembre prochain, pour pousser son budget, il mettra l’avenir de son gouvernement en jeu devant les parlementaires.

Ah, décidément, rien de tel qu’une bonne louche de politique politicienne pour sauver un pays!


En effet, avec cette annonce, tout le monde s’accorde à dire que Bayrou met en place une sorte de « quitte ou double » dans lequel aucune des options (son départ ou son budget) ne satisfait personne. En outre, une fois l’annonce faite, les principaux partis (en l’occurrence, le RN, LFI, le PS notamment) ont clairement fait savoir qu’ils ne voteraient pas la confiance demandée, ce qui donne un très mince espoir au gouvernement actuel de rester en place.

Mais quelle que soit l’issue, on sait déjà que le peuple français vient de toute façon de perdre neuf mois.

Si Bayrou reste, le budget qui se mijote doucement n’apporte absolument aucune coupe ni redressement des finances et semble même accroître les problèmes déjà largement dénoncés.

S’il part (malgré s’être battu comme un chien pour supprimer des niches fiscales), non seulement le budget restera à faire, mais il faudra encore un mois pour désigner un nouveau gouvernement et un ou deux autres pour présenter un budget. Comme absolument aucune autre parti ne semble évoquer la moindre coupe franche dans les dépenses délirantes de l’État, on continuera donc à perdre du temps.

Parallèlement, les dépenses de l’État s’accumulent, les déficits se creusent vigoureusement, la dette continue d’enfler hors de toute proportion raisonnable (et même Bayrou l’a évoqué dans son pesant discours). Les marchés, déjà fébriles, vont continuer à montrer une nervosité croissante, aidant en cela Macron et sa clique à harper sur un « Nous ou le chaos » (l’andouille hystérique de Barrot a déjà commencé) leur permettant sans doute de faire pression sur un parlement bien plus intéressé par sa gamelle que par le sort du peuple français.


On l’a compris : tous, Macron comme Bayrou comme les autres partis, jouent la montre. Pour eux, la situation, aussi catastrophique soit-elle en réalité, ne justifie en rien de se presser pour trouver une solution. On peut faire durer le plaisir, Nicolas a payé jusqu’à présent, il peut encore continuer un moment.

Macron ne sert plus à rien au plan international mis à part prouver que l’universalisme fonctionne très bien à son encontre puisqu’il est maintenant universellement considéré comme un tocard. Sur le plan national, il n’a plus aucune portée et est méprisé par son peuple, seul un pourcentage risible croit encore en lui. Il ne peut plus influencer la vie politique du pays qu’au travers de la petite politique politicienne et, essentiellement, des jeux de calendrier comme celui auquel on assiste actuellement. De premier ministre nul en premier ministre impotent, on sent que le locataire de l’Élysée pense pouvoir tenir jusqu’en mai 2027, appliquant ici un « quoi qu’il en coûte » pour les autres avec une décontraction que seul les cuistres et les psychopathes peuvent déployer sans sourciller…


La suite de ce cirque dilatoire ? Elle va vous surprendre (ou pas).

Dans ce contexte, la manifestation de gauchistes prévue pour le 10 septembre, qui devait être l’occasion de rappeler que « Nicolas qui paie en a assez » va se transformer en « Faisons payer Nicolas encore un peu plus », exactement comme prévu.

Si Bayrou est finalement éjecté (ce qui est l’hypothèse la plus probable, mais pas encore certaine), gageons que son remplaçant sera encore plus insupportable. Or, si cette éviction se poursuit avec une dissolution, il n’est même plus impossible que le nouveau Premier ministre soit Marine Le Pen – révélant ainsi toute l’étendue de sa médiocrité en acceptant le poste – ou, pire encore, l’insipide Jordan Bardella, qui offrira à tous les autres partis l’occasion de carboniser le RN au pouvoir d’un pays en pleine déliquescence.

Du reste, une telle dissolution ne peut guère amener de changement drastique à la situation passablement bloquée que nous connaissons : soit le RN emporte une majorité suffisante, et la probabilité que ce parti ne continue pas la lancée socialiste du pays est à peu près nulle. Soit la situation reste globalement équivalente, avec l’alliance de carpes macronistes et de lapins socialo-écologistes pour une majorité qui ne tiendra pas plus d’un mois, et le pays continuera sur sa lancée socialiste.

Cette absence de changement fondamental pourrait bien déclencher une dégradation de la notation de la dette souveraine française par des agences de notation de plus en plus perplexe, pendant que le marché fera comprendre de toute façon que la situation n’est pas bonne en remontant les taux d’intérêt des OAT français.


Cette instabilité financière, couplée à cette magnifique instabilité politique et la belle pusillanimité de notre classe jacassante pourrait donner une occasion en or à Macron de pousser l’utilisation de l’article 16 de la Constitution, histoire de continuer son jeu de rôle du Chef de Guerre dont il n’est pas encore sorti.

Certes, ces dernières hypothèses ne sont pas les plus probables… Cependant, elles le sont toujours plus qu’une baisse des impôts pour tous les Nicolas, car oui, tout ceci, quoi qu’il arrive, va se traduire par une tempête de nouveaux prélèvements et de nouvelles fiscalités punitives.

Lorsque les choses vont mal, la denrée la plus précieuse est le temps. La France de Macron est exsangue de ressources humaines, de finances et maintenant, de temps. Nous avons perdu des décennies en choisissant le socialisme et en faisant perdurer un système social destiné à la banqueroute. Nous avons perdu des années avec des manœuvres politiciennes et électoralistes de bas étage, avec un centrisme du « En même temps » paralysant. Nous avons perdu des mois avec Bayrou.

À présent, nous risquons de perdre le pays.


https://h16free.com/2025/08/27/81825-finalement-bayrou-na-ete-quune-grosse-perte-de-temps

LA VRAIE FORCE DES CONS

Gabriel Nerciat

-27/8/2025- Une question m'assaille depuis longtemps : pourquoi Francis Lalanne, qu'absolument tout le monde décrit comme un imbécile planétaire patenté, saisit-il tout de suite, par exemple en matière de politique étrangère, ce que la plupart des analystes et commentateurs autorisés et surdiplômés ne parviennent toujours pas à comprendre après des années d'errement ?
Un doute me vient : et si les cons revendiqués étaient finalement bien plus malins, ou moins inhibés par rapport aux incongruités du réel, que tous ceux qui se croient un peu rapidement plus intelligents que la moyenne ?
Peut-être parce que certaines vérités sont trop aveuglantes et scandaleuses en même temps pour que leur révélation publique ou tonitruante ne finisse par ressembler à un acte d'impudeur qui effraie le type trop ouvertement épris de rationalité.
Reste que si j'étais Francis Veber, je tournerais un remake du Dîner de cons avec l'auteur-interprète de La Maison du bonheur dans le rôle de François Pignon (je l'ai vu une fois une scène avec Jean Piat, et ne l'avais pas trouvé mauvais du tout).
Je suis sûr que ça marcherait encore mieux qu'avec Jacques Villeret, et ferait un carton même en Pologne.


26 août 2025

Kuzmanovic Georges

-26/8/2025- La dette, nous dit François Bayrou, n’aurait pas été consommée par les gouvernements mais "dépensée pour protéger nos concitoyens". Étonnante confusion entre solidarité nationale et culpabilité collective. Qui sont les bénéficiaires des mille milliards de dette supplémentaires des deux quinquennats Macron ? Les Français qui comptent leurs euros à la fin du mois ? Les artisans étranglés qui mettent la clé sous la porte ? Les paysans écrasés par la concurrence étrangère ?
La réalité est simple : la dette, c’est l’euro et le libre-échangisme de l’UE. C’est la politique du franc fort pour entrer dans l’euro, puis l’euro surévalué qui ont condamné la France au chômage de masse, aux retraites anticipées, à la désindustrialisation et au creusement abyssal de notre déficit commercial. C’est le ruineux CICE inventé pour sauver artificiellement, par l’argent public, le peu d’activité productive que l’euro n’avait pas encore détruit. C’est la capitulation douanière et monétaire de nos dirigeants, pendant que les États-Unis dévaluaient volontairement le dollar. Voilà l’origine de la dette : elle finance notre déficit commercial, pas la prétendue "protection" du peuple.
C’est aussi l’Union européenne qui, par son marché de l’électricité, a sacrifié l’avantage compétitif de notre nucléaire pour plaire à l’Allemagne. C’est le libre-échange européen qui tue notre agriculture. Ce sont nos propres élites qui, depuis 50 ans, ont choisi la collaboration : collaboration monétaire, énergétique, agricole, industrielle. Fascinées par une Allemagne qui nous méprise, elles ont offert notre souveraineté et nos atouts sur l’autel d’une UE allemande, à la fois libérale et bureaucratique, impuissante et dictatoriale, et désormais même belligène.
Alors non, Monsieur Bayrou, ce n’est pas le peuple qui a "consommé" la dette. Ce sont des gouvernements successifs, des élites aveugles ou complices, qui ont trahi les intérêts de la nation. On ne gouverne pas impunément. Être chef, c’est assumer ses choix. Et c’est bien là que le drame français se trouve : dans des élites qui gouvernent contre leur peuple et qui, au moment du bilan, cherchent à lui faire porter la faute.
"On greffe de tout aujourd'hui : des reins, des bras, un coeur, sauf des couilles, par manque de donneurs" (Jacques Chirac - et je sais aussi qu'il fait partie des responsables, mais c'est un bon mot).
Les Français paient, les élites trahissent.
Macron et Bayrou c'est la quintessence des "élites" au pouvoir : coupables et jamais responsables !
Mais le politicard comme l'est Bayrou, s'il ne se sent jamais responsable, a souvent peur.
Bayrou, avec Macron, a choisi de soumettre son gouvernement au vote de confiance des députés à l'Assemblée nationale le... 8 septembre, car ils ont peur de la mobilisation populaire du 10 septembre.
L'un comme l'autre doivent démissionner !
On doit avoir une nouvelle classe politique, faite d'hommes et de femmes responsables et pourquoi pas qui ont montré leur compétence et leur responsabilité ailleurs. Les autres ont échoué.

25 août 2025

Gilles Casanova
25/8/2025

La dette est une construction politique et économique, qui vise à faire se tenir tranquilles les peuples et à financer grassement les banquiers.
Mais le pays est loin d’être ruiné puisque sa balance des paiements est positive, oui positive…
[Précision pour les victimes du syndrome d’Harpagon : je n’en veux pas à votre argent.]

LES ILLUSIONS PERDUES D'UN VIEUX NOTABLE BÉARNAIS

Gabriel Nerciat

-25/8/2025- François Bayrou, il y a quelques heures encore, croyait que son discours allait le hisser au niveau de Pierre Mendès-France dans ce qui reste de la conscience nationale, et traumatiserait le pays autant que le départ inopiné de Charles de Gaulle pour Baden-Baden en mai 1968.
À l'heure qu'il est, il a sans doute réalisé que son coup d'éclat a autant d'impact qu'un film de Bernard-Henri Lévy sur la Bosnie, et sa vision dramatique de la situation financière de la France autant de succès ou de prégnance que le dernier disque vinyle de Sheila.
S'il n'y avait la Bourse et ses agents, personne n'aurait accordé d'attention à sa décision incongrue de requérir contre toute rationalité la confiance du Parlement.
Sûr que cela doit lui faire un coup de vieux.
Mais il s'en remettra.
Il pourra toujours se dire qu'il a vécu plus vieux que son collègue Marleix ; même si c'est peu de choses on se console comme on peut.


Mélenchon a fait son choix : "le collectivisme"

Jean Mizrahi

-23/8/2025- Il l’affiche désormais sans fard, comme une révélation. Il faut dire qu’il a toujours eu un goût prononcé pour les antiquités politiques. D’autres collectionnent les timbres ou les monnaies anciennes ; lui, c’est les idéologies moisies du XXᵉ siècle.
On attribue à Einstein – sans doute à tort – cette phrase célèbre : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Si cela est vrai, alors Mélenchon est un authentique génie… de la folie. Car enfin, voilà plus de cent ans que les expériences collectivistes s’enchaînent avec une constance remarquable : effondrement économique, famine, répression, exil massif. Et malgré ce palmarès impeccable, le tribun de la France insoumise y voit encore l’avenir radieux.
Regardons les exemples qui subsistent, accrochés à ce cadavre idéologique comme des naufragés à une épave : la Corée du Nord, où la population crève littéralement de faim mais dispose d’un arsenal nucléaire pour se consoler ; Cuba, vitrine fanée d’un socialisme tropical qui a surtout réussi à exporter ses médecins – faute de pouvoir nourrir ses habitants ; le Venezuela, où l’or noir a coulé à flots mais où les gens fouillent désormais les poubelles pour manger. Voilà le modèle que Mélenchon nous vend comme horizon d’espérance.
Et il faut dire qu’il est cohérent : il a la dictature chevillée au corps. Voyez la façon dont il gère son mouvement. Même pas un parti, officiellement, parce qu’un parti suppose des débats, des votes, des statuts clairs. Non, chez lui, c’est : le chef parle, les autres se taisent. Et s’ils parlent quand même, on les purge. Staline aurait apprécié.
Bref, Mélenchon rêve d’un monde où tout le monde serait pauvre, mais égalitairement pauvre, sauf bien sûr l’avant-garde éclairée dont il ferait partie. On l’imagine déjà, assis derrière son bureau de Premier Secrétaire, expliquant au peuple affamé qu’il faut « tenir bon » parce que la révolution, ça vaut bien quelques générations sacrifiées.
Il faut reconnaître une chose à Mélenchon : il a une admirable constance dans l’erreur. Mais qu’on se rassure, l’histoire s’est déjà chargée de démontrer, encore et encore, où mène le collectivisme. Lui veut juste nous rejouer la pièce, avec les mêmes décors, les mêmes ficelles et la même fin tragique. Une sorte de théâtre de marionnettes idéologique, sauf que les marionnettes, ce seraient nous.

Logique génocidaire d’Israël : arracher les arbres pour déporter les hommes

Régis de Castelnau
25/8/2025


La destruction de l’arbre planté en mémoire d’Ilan Halimi, victime d’un assassinat antisémite est une infamie. À laquelle il est normal de réagir en la dénonçant pour ce qu’elle est.

Mais curieusement (ou pas), les aboyeurs qui se sont emparés de cette information et l’utilisent pour justifier leur soutien à ce que fait Israël en Palestine, restent depuis toujours obstinément muets sur la destruction de centaines de milliers d’oliviers appartenant aux Palestiniens de Cisjordanie. Dans une région conquise militairement par Israël, illégalement occupée depuis près de 60 ans, colonisée par des fanatiques qui se livrent à des pogroms meurtriers quotidiens, l’armée israélienne (vous savez la plus morale du monde) protège ces infamies meurtrières quand elle ne les pratique pas directement.


Le bilan depuis 1967 est effarant.

Selon les chiffres des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, près de 900 000 oliviers ont été détruits. À l’évidence pour une bonne raison parce qu’au-delà du symbole national pour les Palestiniens, ces arbres étaient un pilier économique pour cette population. La cadence de destruction s’est considérablement aggravée ces dernières années et en particulier entre octobre 2023 et fin 2024, plus de 52 300 arbres ont été détruits.

Les destructions se déroulent surtout lors des saisons de récolte (octobre-novembre), où colons et autorités militaires entravent ou violentent les agriculteurs, détruisant les arbres ou leur récolte. Avec la volonté affirmée de priver les habitants de cette ressource. Nouvelle preuve de la volonté d’épuration ethnique constitutive de la politique de génocide.

Vous n’entendrez JAMAIS les Degois, Fourest, Enthoven, Naulleau, Quatremer, Dray etc, etc… tous les vaillants souteneurs du génocide, dire un mot sur cet arbitraire violent qui dure depuis près de 50 ans et que subissent quotidiennement les Palestiniens de Cisjordanie.

Et ce silence n’a qu’une seule raison : affichant sans vergogne leur laideur morale, ils soutiennent ces infamies. S’en rendant ainsi les complices.
Marc Amblard
25/8/2025

Panique : la BCE improvise de plus en plus son euro numérique

H16

-25/8/2025- La presse française étant ce qu’elle est (c’est-à-dire aussi subventionnée que médiocre), ce que Trump a réalisé en matière de cryptomonnaies est bien évidemment passé à peu près inaperçu de ce côté-ci de l’Atlantique. Pourtant, la Banque Centrale Européenne vient d’en faire récemment les frais…

Pour comprendre ce qui se passe, il faut remonter quelques semaines en arrière, et plus précisément mi-juillet.

C’est en effet le 18 juillet dernier qu’a été promulgué aux États-Unis le Genius Act, une loi qui établit notamment un cadre pour les stablecoins, ces cryptomonnaies indexées sur des actifs stables, notamment le dollar américain et qui impose à leurs émetteurs de détenir des réserves équivalentes en dollars ou en actifs liquides à faible risque, principalement des bons du Trésor américain.


L’idée derrière cette loi est d’accroître la confiance du public dans les actifs numériques afin de favoriser leur adoption comme moyen de paiement alternatif, rapide et économique, mais surtout, ce mécanisme stimule la demande pour les bons du Trésor américains. Ainsi, en 2025, des entreprises comme Tether (avec son stablecoin USDT) et Circle (USDC) détenaient déjà 144 milliards de dollars en bons du Trésor, et le marché des stablecoins, évalué à 250 milliards de dollars, pourrait atteindre 2 000 milliards d’ici 2028 selon le Trésor américain. Avec cette loi, l’administration Trump vise donc à accroître la demande pour la dette publique et donc en réduire les taux, et par conséquence les coûts d’emprunt.

Assez logiquement, cette loi a déclenché un enthousiasme marqué de la part des promoteurs des cryptomonnaies qui voient là une façon concrète d’amener sinon le grand public au moins certains institutionnels (ceux qui négocient les bons du trésor américain par exemple) à s’intéresser à ces nouveaux moyens financiers, pendant que les esprits chagrins n’ont pu s’empêcher de noter que s’éloigne encore un peu plus le rêve de Satoshi Nakamoto, le créateur de Bitcoin, d’avoir une monnaie libre et vraiment indépendante des États…

Indépendamment de ces points de vue, cette loi laisse aussi transparaître l’écart entre le volontarisme américain d’une administration Trump décidée à pousser son pays vers ces nouveaux moyens monétaires et financiers, et, de l’autre côté de l’Atlantique, le véritable empotement de plus en plus caricatural de l’Union européenne, le cas de la France (détaillé dans un précédent billet) atteignant des sommets facepalmesques assez stupéfiants.


Et de façon intéressante, il n’aura donc pas fallu beaucoup plus d’un mois à laisser mijoter cette situation pour que la BCE (Banque Centrale Européenne) comprenne l’ampleur du changement géostratégique ainsi impulsé par les États-Unis.

Pour rappel, Christine Lagarde, actuellement en charge de l’institution monétaire européenne, continue vaille que vaille (et surtout coûte que coûte, c’est Nicolas Qui Paie, et il n’est pas à 30 milliards d’euros près, le bougre) à pousser l’idée bien bureaucratique et typique de l’actuelle nomenklatura européenne d’un Euro numérique basé sur les technologies de la blockchain.

Sur le papier, ce projet vise donc à créer une monnaie numérique de banque centrale (CBDC) fonctionnant sur une blockchain totalement contrôlée par la puissance publique et dont l’idée était de renforcer (on ne sait pas trop comment concrètement) la souveraineté monétaire européenne face aux propositions équivalentes privées – les blockchains les plus efficaces – ou aux CBDC concurrentes comme en Chine et dont l’usage pour « fermement policer le citoyen » n’aura échappé à personne, surtout pas aux maniaques européens du contrôle permanent.


Ce projet, déjà décrit ici ou , est cependant en train de prendre une autre tournure avec l’annonce en fin de semaine dernière d’un changement radical dans ses fondations : en lieu et place d’une blockchain bâtie par l’institution monétaire et qui n’aurait donc pas été ouverte à tous, la BCE envisage de développer son euro numérique sur une blockchain publique, comme l’Ethereum ou le Solana.

Ce changement n’est pas anodin et offre de nombreux avantages par rapport à la solution précédemment poussée par la BCE : outre une réelle transparence des transactions – une blockchain publique permet en effet à n’importe qui de vérifier les opérations passées sans intermédiaire, le passage par une chaîne publique connue accroît notablement la décentralisation de ce putatif euro numérique, rendant le réseau plus résilient aux pannes ou aux attaques.

D’autre part, en utilisant une chaîne connue, l’euro numérique facilitera l’intégration avec des protocoles de finance décentralisée, ce qui pourrait stimuler l’innovation. L’Europe en a bien besoin, la récente entrée en force du règlement MiCA ayant passablement alourdit (quasiment au point de la tuer) l’innovation cryptomonétaire sur le Vieux Continent.

Mais surtout, une telle chaîne publique rend beaucoup plus visible toute tentative de censure – interdiction de transaction sur des motifs politiques, typiquement – et offre une alternative pour s’en affranchir. Ceci sape un peu plus les dinosaubanques traditionnelles (et leur propension à refuser ou fermer des comptes à certains activistes politiques qu’elles prendraient en grippe en fonction des demandes du pouvoir en place – dernier exemple en date lisible ici), notamment en fournissant directement au particulier une façon de stocker son épargne sans plus passer du tout par ces établissements privés.


Autrement dit, c’est un changement de cap à 180° que vient d’effectuer la BCE.

Il apparaît qu’elle et les autorités européennes sont à ce point larguées par ce qui se passe actuellement sur la scène internationale et notamment aux États-Unis qu’elles ne se placent plus qu’en réaction à la politique américaine. Ce n’est pas plus mal, puisque lorsqu’elles sont livrées à elles-mêmes, elles enfilent les propositions qui sont sidérantes d’imbécilité ou de contrôle paranoïaque, ou ressemblent à l’auto-sabotage pur et simple.

En l’état, cette proposition revient donc à abandonner la capacité d’un contrôle profond et étendu du citoyen européen, et à tenter une adaptation dans la précipitation, ce qui augmente énormément la probabilité de faire un gros n’importe quoi inefficace pour leurs buts réels (et difficilement avouables).

Pour le moment et de ce point de vue, c’est donc une excellente nouvelle.


https://h16free.com/2025/08/25/81800-panique-la-bce-improvise-de-plus-en-plus-son-euro-numerique

23 août 2025

La coalition des clochards « aux pieds du maître en remuant doucement la queue »

Régis de Castelnau
22/8/2025


Le monde entier effaré a assisté à la séquence sado maso que la fine équipe qui prétend diriger l’Europe est allée offrir au Donald chez lui dans son bureau. Ils n’étaient pas invités, alors en roulant des mécaniques, ils sont allés taper l’incruste pour se faire recevoir dans l’entrée de service, par une décolorée. Avant de faire le poireau dans l’antichambre puis, une fois introduits, se faire piétiner par un Donald hilare. Lequel mit un soin particulier à délivrer à chacun des clochards une avanie personnelle sur mesure.

La coalition des imbéciles avait trouvé astucieux de se faire accompagner par le président finlandais, inaugureur de chrysanthèmes d’un pays de 5 millions d’habitants qui ne représente absolument rien. Le gars étant golfeur et ayant partagé des parties avec le Donald, les neuneus coalisés s’étaient dit que cela ferait bien dans le tableau. Bien joué, Trump a fait semblant de ne pas le reconnaître. Chacun a eu droit à sa petite part, qui des compliments sur son bronzage, qui une flatterie méprisante (coucou Macron), et le reste à l’encan. Ursula von der Leyen, la notoirement stupide présidente de la Commission européenne, que Macron s’applique scrupuleusement à trimbaler en permanence comme cornac, a eu droit, avec ses trois avanies, à un traitement spécial. Tout d’abord le président américain s’est foutu de sa gueule en la présentant comme une « excellente négociatrice » après « le traité inégal » en forme de boa constrictor qu’elle avait dû avaler. Ensuite, quand la spécialiste du démontage des machines à laver pour équiper les missiles russes a voulu aborder la question des enfants ukrainiens, Trump l’a vertement envoyée à la pêche. Enfin lorsqu’il a fallu discuter du fond avec la coalition des incapables, considérant qu’elle ne représentait rien, il l’a fait sortir. Ursula souffre à l’évidence d’une infirmité concernant son amour-propre. On se rappelle que les Chinois s’étaient essuyé les pieds sur elle lors du voyage officiel de Macron à Pékin, pour recommencer lorsqu’elle y est revenue à la tête d’une délégation de l’UE. À chaque fois elle ne se rend compte de rien, et semble en redemander.

Tout le monde a pu assister à ce sketch, et les gens normaux assez stupéfaits quand même, ont pris acte du sens qu’il fallait donner à tout cela. La presse européenne, notoirement une des plus corrompue du monde a fait semblant mais cela ne pouvait tromper personne. Les larbins étaient venus se faire tancer par le maître qui leur a rappelé « qui c’était Raoul ». Et on les a vus sur la fameuse photo regarder soigneusement le bout de leurs chaussures.

Ce qui est intéressant, c’est que certain, peut-être doté d’une machine à voyager dans l’avenir, avait exactement décrit ce qui allait se passer.

Vladimir Vladimirovitch Poutine, vous savez le tyran russe qui mange les petits enfants, prend des bains de sang de bois de cerf avec ses sosies pour soigner ses 42 cancers, eh bien il avait été interviewé au mois de février dernier. Interrogé sur l’attitude future des pays européens dont les dirigeants et la presse avait pris ouvertement parti, et de façon souvent militante, pour Kamala Harris. La propagande anti-Trump ayant pris parfois des formes très agressives. Donc, les journalistes se demandaient comment cela allait se passer avec ce nouveau président américain confortablement élu.

« Ils n'aiment tout simplement pas Trump, ils l'ont combattu activement, et se sont immiscés dans la vie politique américaine, lors de l’élection présidentielle... Mais je vous assure que Trump, avec son caractère et sa persévérance, rétablira l'ordre assez rapidement. Et vous les verrez tous, bientôt se tenir aux pieds du maître en remuant doucement la queue. »

Bon, il est peut-être inutile d’en appeler à l’utilisation d’une machine à voyager dans le temps.

En sachant à qui on a affaire avec cette coalition de clochards, et à l’aide d’un simple bon sens, c’était finalement assez facile de prévoir l’avenir.