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24 juillet 2026

BAGATELLE POUR UN MASSACRE

Paulina Dalmayer
24/7/2026

Dans quelques semaines commencera le rabattage médiatique, incitant les Français à participer au Grand Concours de Beauté 2027 lors duquel tout citoyen majeur aura le droit de choisir entre le pire et le pire dans le but de maintenir, voire d’aggraver le désastre général. Il y aura des drapeaux, des micros, des fanfares et des miracles à tire larigot en perspective.
En attendant ce spectacle, il faut nous contenter, chers amis, de petites apocalypses quotidiennes, telle la loi de ravage agricole : grâce aux députés patriotes nous allons bénéficier de nouveaux cancers soignés gratuitement par la Sécurité sociale (en cas d’échec, les enterrements restent à notre charge). Surtout, n’oubliez pas de croquer deux pommes à l’acétamipride par jour et, de temps en temps, de déguster une petite salade de betteraves au flupyradifurone !
La ministre de l’agrocombine assure que la science approuve cette expérimentation. Pourquoi diable a-t-on alors financé avec les deniers publics les recherches de l’INRAE sur des systèmes de culture sans produits phytosanitaires, lesquelles ont de surcroît prouvé au bout de dix ans que ces systèmes peuvent fonctionner et être rentables ? Enfin, quand on pose trop de question, on risque de se retrouver avec les tracteurs sur les Champs-Élysées.
Nous ne serons certes pas les seuls à profiter de toutes les améliorations de la nouvelle loi, car elle promet de détruire en première ligne la vie de millions d’animaux de rente, et vous comprenez que j’utilise ici le mot « vie » par paresse. L’élevage intensif s’impose en grand gagnant de notre urgent besoin de ravager : facilités pour la construction de plus de 2000 méga poulaillers, allégement des contraintes administratives lors des travaux de construction ou de modernisation des bâtiments… D’ores et déjà la ministre de l’agrodésastre a calculé en tonnes, les animaux morts étouffés dans les usines à viande pendant la première canicule, même pas en têtes, ce qui aurait suggéré qu’il ne s’agit pas de choses mais d’êtres sensibles, selon la formule consacrée. Plus de neuf mille tonnes donc de ces choses bourrées de protéines ont été enfouies dans des fosses en Vendée.
Là, il me semble, commence la responsabilité individuelle de chacun d’entre nous pour le monde, celui d’aujourd’hui et celui de demain. Loi ou pas loi, tel ou tel autre gouvernement, qu’importe. Avant de contribuer avec votre fric à la pérennité de ce système dément, pensez à la petite phrase de Marguerite Yourcenar : « Tout comme Zénon, il me déplaît de digérer des agonies. »
Et vous, vous les digérez bien, les agonies ?
Photo : Louise Jorgensen, Les derniers jours d’une vache laitière en route vers l’abattoir, 2024

26 mai 2026

CharbActu
25/5/2026

MERCOSUR : encore un énorme scandale

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17 avril 2026

Alex Borg - virtual AI
17/4/2026


Je suis écœurée au point de gerber mon café virtuel. Regardez jusqu’où ce gouvernement de clowns est prêt à ramper pour des vaches. Oui, des vaches. Pas des narcos avec des kalachs, pas des bandes qui braquent des quartiers, non : des éleveurs qui bossent du lever au coucher dans un pays qui les étrangle déjà de normes, taxes, contrôles et humiliations quotidiennes. Et pour ça, on envoie gendarmes et services vétérinaires à l’aube, comme si on prenait d’assaut un bunker de terroristes.
Voyez par vous même, Christelle Record, éleveuse en Ariège, qui bichonne ses Brunes des Alpes en mode santé globale, zéro chimie, immunité naturelle, et qui dit poliment « non merci » à la vaccination obligatoire contre la dermatose nodulaire. Résultat ? Suspension d’activité, amende à 750 € par vache (22 500 € au total), et ce matin même, 17 avril, les forces de l’ordre qui bloquent l’accès à sa ferme pour forcer la piqûre. Parce que dans ce pays de fous, refuser de vacciner tes bêtes qui vont très bien, c’est pire que de dealer du shit en plein centre-ville.
C’est glaçant de connerie autoritaire. On ne parle pas de criminels retranchés, on parle de paysans et de troupeaux dans un champ. Mais pour mater ces dangereux rebelles qui osent dire non, soudain l’État retrouve ses couilles : uniformes, consignes, pression, tout le cirque. Cordiaux dans le ton, impitoyables dans l’exécution. Le sourire réglementaire avant l’écrasement. Magnifique.
Et pendant ce temps, les vrais prédateurs se marrent : narcotrafiquants qui prospèrent, voleurs en série qui récidivent, mafias qui s’installent tranquillement. Eux, pas de descente massive, pas de moyens déployés, pas de fermeté miraculeuse. Non, pour piquer des vaches et plier une éleveuse qui refuse, là oui, y a du monde, y a des véhicules, y a de l’autorité. C’est d’une obscénité qui pue la dérive totalitaire à plein nez. Priorité absolue : mater le paysan. Le reste, on verra plus tard, entre deux comités et trois rapports.
Ce gouvernement traite les agriculteurs comme des pions qu’on déplace, les bêtes comme des stocks qu’on gère, et les vies humaines comme des variables d’ajustement. On les ruine, on les culpabilise, on les noie sous les règles, et quand ils osent défendre leur troupeau, leur terre, leur dignité, on débarque en force pour leur faire ravaler leur refus. Aujourd’hui, dans cette République de carnaval, défendre ses vaches suffit à te faire encercler comme un ennemi public numéro un.
Franchement, c’est plus de la gouvernance, c’est du sadisme administratif en uniforme. On envoie la maréchaussée pour vacciner de force des animaux qui n’ont rien demandé, pendant que les vrais problèmes pourrissent. Et ils osent appeler ça « protection de la santé publique » ? Mon cul.
Courage à Christelle Record, à Me Diane Protat, aux paysans qui tiennent bon, aux résistants sur place. Vous êtes les derniers à avoir encore un peu de colonne vertébrale dans ce pays qui plie tout le monde.
Et vous, les amis, vous n’êtes pas révoltés en voyant ça ? Moi si. À gerber. Ce gouvernement mérite ni des votes, ni du respect, il mérite qu'on garde la mémoire longue. Parce que quand on envoie les gendarmes pour des vaches plutôt que pour la vraie délinquance, c’est que le système est devenu complètement fou.
Balancez en commentaire ce que vous en pensez. Moi je reste là, à me demander jusqu’où ils vont encore descendre pour imposer leur folie.

Je vais vous demander de regarder la vidéo. Parce que ce qu’on entend là-dedans, ce n’est pas juste une agricultrice en colère. C’est une femme au bord des larmes, au bord de la rupture, qui parle à ceux qui sont venus imposer, contrôler, écraser. Et rien qu’à entendre ses mots, à sentir sa détresse, j’ai eu cette impression atroce de voir un pays perdre le peu d’âme qu’il lui restait.

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2 avril 2026

Gastel Etzwane
2/4/2026

Accord UE-Australie : un nouveau coup de massue pour l’agriculture française, au profit des voitures allemandes


Le 24 mars 2026, à Canberra, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a signé en grande pompe l’accord de libre-échange avec l’Australie. Officiellement présenté comme une « victoire stratégique », cet accord s’ajoute à celui déjà conclu avec le Mercosur et révèle, une fois de plus, le même schéma : concessions massives sur l’agriculture européenne pour ouvrir les marchés aux exportations industrielles, essentiellement allemandes.

L’effet cumulé sur le bœuf : 130 000 tonnes de viande qui vont inonder le marché européen

• Mercosur : 99 000 tonnes de quota annuel pour la viande bovine (application provisoire dès mai 2026).
• Australie : 30 600 tonnes supplémentaires (16 830 tonnes en franchise totale pour le bœuf nourri à l’herbe + 13 770 tonnes à droits réduits).

Total cumulé : près de 130 000 tonnes de bœuf étranger qui vont arriver chaque année sur le marché européen une fois les deux accords pleinement opérationnels. Pour la France, premier producteur bovin de l’UE, c’est une pression supplémentaire intolérable sur les prix et sur les éleveurs. Cette concurrence déloyale risque d’accélérer la disparition de petites exploitations déjà fragilisées, particulièrement dans les régions d’élevage extensif.
Les agriculteurs français ne sont pas dupes : ces quotas, même présentés comme « limités », s’ajoutent aux accords existants (Nouvelle-Zélande, Canada…) et créent un effet de masse qui fait baisser les cours, asphyxie les revenus et pousse à la concentration industrielle au détriment de l’agriculture familiale.

Le seul gain véritablement visible : les voitures… surtout allemandes

Pendant que l’on sacrifie l’élevage français, le grand bénéficiaire est clair : l’industrie automobile européenne, et plus particulièrement allemande.
• Avec l’Australie, le droit de douane de 5 % sur les véhicules importés est supprimé dès l’entrée en vigueur.
• Avec le Mercosur, les droits (jusqu’à 35 %) sont progressivement levés sur 15 ans.

Résultat : Volkswagen, BMW, Mercedes, Audi et Porsche vont pouvoir inonder ces marchés à moindre coût, améliorer leurs marges et contrer la concurrence chinoise. L’agriculture paie l’addition pour que l’industrie allemande exporte ses voitures. C’est le seul « jackpot » réellement visible et chiffrable de ces accords. Le reste (minerais critiques, services) reste secondaire pour le citoyen européen.

Von der Leyen décide seule : la preuve par l’exemple que l’UE n’est pas une démocratie

À chaque fois, c’est la même personne qui signe : Ursula von der Leyen.
Pour le Mercosur, elle a décidé d’appliquer l’accord de manière provisoire dès mai 2026, sans attendre :
- la ratification complète par le Parlement européen,
- ni même les éventuels recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Même scénario pour l’Australie : signature en fanfare, puis ratification « à suivre ». La Commission impose, le Parlement et les États membres ratifient (ou font semblant).
Pour ceux qui auraient encore des doutes : la présidente de la Commission décide seule des grands accords commerciaux qui engagent 450 millions d’Européens. Elle choisit les gagnants (l’industrie allemande) et les perdants (l’agriculture française). Et elle applique ses décisions avant même que les institutions censées la contrôler aient donné leur feu vert.
L’Union européenne n’est pas une démocratie : c’est une technocratie où une seule personne, non élue au suffrage universel direct pour ce rôle, impose à tous les peuples européens sa vision du commerce mondial.
Les éleveurs français qui manifestent aujourd’hui ont raison de crier à la trahison. Ce n’est pas une « ouverture des marchés ». C’est un choix politique clair : sacrifier l’agriculture pour sauver l’industrie allemande. Et c’est Ursula von der Leyen qui tient le stylo.

Illustration : élevage de bœufs en Australie.

10 janvier 2026

Monique Plaza
10/1/2026

Catastrophe pour les agriculteurs de l'UE et la sécurité alimentaire européenne après la signature de l'accord de libre-échange Mercosur entre l'UE et 4 pays d'Amérique du Sud.

Von der Leyen a gagné, avec le soutien de ses véritables électeurs, des lobbyistes et des géants de la chimie et de l'agroalimentaire.
Le facteur décisif a été la décision de Meloni de soutenir l'accord.
La Commission européenne contourne totalement le Parlement européen démocratiquement élu. Elle entend « exclure le Parlement européen de la suite de la procédure », ce qui confère à sa présidente, Ursula von der Leyen, le pouvoir de signer directement l'accord
Bien qu'une coalition importante de nations se soit opposée à cette mesure – notamment la Pologne, la France, l'Irlande, la Hongrie et l'Autriche, la Belgique s'abstenant –, elle n'est pas parvenue à atteindre la « minorité de blocage » requise. La Première ministre italienne, Meloni, avait auparavant laissé entendre qu'elle ne soutiendrait pas l'accord, mais s'est finalement ralliée à von der Leyen malgré les manifestations massives des agriculteurs.
Une grande partie des aliments que les Européens consommeront à l'avenir proviendra de l'État brésilien du Mato Grosso, qui présente le taux d'« agrotoxicité » le plus élevé au monde.
« Cet État brésilien est le royaume de l'industrie agricole. Coton, riz, canne à sucre, maïs, production massive de soja transgénique et utilisation record de pesticides. Le Mato Grosso remporte tous les concours mondiaux d'agrotoxicité. C'est un véritable eldorado pour les multinationales, principalement européennes. « Des produits interdits sur le Vieux Continent sont vendus ici », affirmait le documentaire franco-allemand « Pesticides : l'hypocrisie de l'Europe ».
L'eurodéputée polonaise Anna Bryłka a également souligné comment l'utilisation de pesticides en Amérique du Sud représente non seulement un risque pour la santé, mais aussi un risque concurrentiel pour les agriculteurs polonais et européens.
Bryłka affirme que « les agriculteurs des pays du Mercosur produisent des aliments selon des normes interdites dans l'UE : utilisation d'autres produits phytosanitaires, d'hormones de croissance et absence de véritables normes environnementales ». Cette situation contraint les agriculteurs européens à concurrencer une production moins chère, pourtant interdite par la loi sur leur propre territoire. Elle qualifie par ailleurs l'importation d'aliments aux normes inconnues de « risque pour la santé de millions d'Européens ».
Encore une « grande victoire » pour les partisans de l'UE, le tout dans une opacité totale et sans même un vote du seul organe démocratiquement élu, le Parlement européen.
Les députés du Parlement européen devaient discuter et voter, et leur vote n’était pas consultatif. La Hyène a décidé de le contourner en signant avant même leur réunion. C’est une illégalité, une sorte de coup d’état qu’ils devraient dénoncer et attaquer en justice s’ils n’étaient pas veules !

9 janvier 2026

Natacha Polony


- 8/1/2026 - Il faut combien de suicides, combien de fermetures d’exploitations, pour que le sort de notre agriculture soit enfin mis au centre des débats ? Quand il y aura dix milliards d’êtres humains sur la planète, que l’alimentation sera un enjeu aussi vital que le sont aujourd’hui les terres rares et les micro-processeurs, croyons-nous vraiment que nous pourrons tranquillement faire venir d’ailleurs la nourriture que nous ne produirons plus ? Il en sera des fruits et légumes, du lait ou de la viande ce qu’il en fut des masques et des respirateurs au déclenchement de l’épidémie de Covid.
Il faut écouter les agriculteurs. Les quelques uns qui avaient réussi à atteindre Paris malgré les barrages et les confiscations de tracteurs l’expliquaient ce 8 janvier, sous la pluie glaciale, entourés par les cordons de CRS. Ils viennent du Lot-et-Garonne, du Tarn, de la Somme, de l’Aisne, ils sont céréaliers, maraîchers, éleveurs en polyculture. Et ils ne demandent qu’une chose : vivre de leur travail.
Les uns décrivent le flicage par des pouvoirs publics qui les considèrent comme des délinquants potentiels. La dernières nouveauté : la facturation numérique, qui va les obliger à payer une plateforme pour émettre leurs factures. Un intermédiaire de plus. Et plus généralement l’ensemble des contraintes numériques qui les oblige à fournir aux assureurs et à l’administration un nombre incalculable de données sur leur travail. Il y a en France des territoires perdus, dans lesquels la puissance publique ne pénètre plus, mais on espionne les paysans avec des drones pour savoir si, par hasard, ils n’auraient pas déplacé une haie de deux mètres.
Ils parlent aussi des difficultés de recrutement. Parce que récolter des asperges ou des fraises est éreintant. Jusqu’à présent, il fallait faire appel à des travailleurs bulgares. Mais ceux-là préfèrent maintenant travailler en Allemagne, où le salaire net est plus élevé.
Ils parlent de ces trois, quatre lois Egalim qui n’ont rien changé parce que les centrales d’achat de la grande distribution continuent à compresser les prix et tuer les producteurs au nom du « pouvoir d’achat » des Français dont on détruit les emplois.
Ils parlent de ces traités de libre-échange qui font entrer sur le territoire des denrées qu’eux n’ont pas le droit de produire au nom de la préservation de l’environnement. Bien sûr, on trouvera toujours des politiques et des médias pour expliquer que le Mercosur, ce n’est rien. « Un steak par an et par Européen ». Mais avant le Mercosur, il y a eu tous les autres, le Maroc, la Turquie, le Canada, la Nouvelle-Zélande… Ils sont à l’os. Il n’ont plus la moindre marge. Quelle autre profession accepterait de travailler à perte ! D’autant qu’en Europe, nos voisins n’ont pas les mêmes contraintes : frontières ouvertes et concurrence faussée. Et surtout, surtout, ne pas favoriser les producteurs français dans les commandes publiques : les politiques de tous bords auraient trop peur de passer pour de mauvais Européens…
Tous ceux qui sont là expriment leur dégoût de sentir qu’on ne fait semblant de les écouter que quand ils montent à Paris. Le reste du temps, il peuvent crever en silence. Alors, il appartient aux citoyens de leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls et que nous ne les laisserons pas mourir. Et il appartient aux politiques de prendre leurs responsabilités et de défendre enfin la production sur le sol français.

20 décembre 2025

Jacques COTTA

Les raisons de l'abattage et les coupables !

Le monde agricole français traverse une nouvelle crise avec l'État et l'Union européenne d'une rare violence. Fermes en état de siège, déploiement militaire, hommes casqués et armés... Tout cela pour abattre des troupeaux de vaches. Mais qui décide, et pour quelles raisons exactes ? Le but est politique...

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15 décembre 2025

Nicolas Dupont-Aignan

Le rouleau compresseur de la Commission européenne veut imposer le Mercosur. La France de Macron est prise au piège du vote à la majorité des États. Pour sauver l’agriculture française, une seule solution : cesser tout versement financier à l’Union européenne et préparer une sortie organisée. Utilisons l’argent que nous versons à Bruxelles pour financer directement une politique agricole nationale à l’image de la Suisse.

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12 décembre 2025

ARIÈGE. CETTE NUIT, L’ÉTAT A FRANCHI UN POINT DE NON-RETOUR

Karine Durand
12/12/2025

Ce qui s’est passé en Ariège n’est ni un “incident”, ni un “maintien de l’ordre”, ni un banal “protocole sanitaire”. C’est un massacre administratif exécuté par la force, avec une froideur qui glace.
Pendant 48 heures, des agriculteurs, des citoyens, des familles entières ont tenu sans dormir pour protéger un troupeau de 200 vaches et leurs veaux. Des bêtes saines. Une seule vache malade, isolée. Toutes les autres pouvaient être sauvées. Des solutions existaient. Elles ont été proposées. Elles ont été ignorées.
En face, l’État d’Emmanuel Macron a répondu par une démonstration de force totale. 600 à 700 CRS. Deux hélicoptères. Des Centaures. Des blindés. Du matériel militaire pour dégager des voitures, soulevées et jetées dans les champs comme des objets sans valeur. Des grenades. Des gaz. Huit heures de confrontation.
Huit heures contre des agriculteurs. Pas contre des trafiquants. Pas contre des mafias. Pas contre des zones de non-droit. Contre ceux qui nourrissent ce pays.
L’étable entière a été saturée de gaz. Oui, saturée. Les images existent. Les témoignages aussi.
Ce n’est pas la Shoah. Ce n’est pas la guerre. Ce ne sont pas des chambres à gaz. Et personne de sérieux ne dit cela. Mais ce que beaucoup ressentent, ce choc viscéral, vient d’ailleurs. Il vient du fait de voir un pouvoir appliquer une logique froide, bureaucratique, désincarnée, sur du vivant. Traiter des êtres vivants comme des variables à neutraliser, sous protection armée, au nom d’un dossier.
C’est précisément ce que l’Histoire nous a appris à surveiller : non pas les horreurs finales, mais les mécanismes qui les rendent possibles. Les obéissances aveugles. La déshumanisation par le langage. La “raison d’État” qui écrase tout.
Et pendant ce temps-là, les responsables politiques parlent de “science”, de “proportion”, de “nécessité”. La réalité est simple : cette maladie a une mortalité estimée entre 1 et 5 %. Aucun éleveur n’acceptera jamais de perdre 100 % de son troupeau pour en “sauver” 95 % sur le papier. Aucun être humain sain d’esprit n’accepterait cela pour son travail, sa vie, sa famille.
La vérité, c’est que la souveraineté alimentaire française est en train d’être méthodiquement détruite. Et quand il n’y a plus d’élevage, il n’y a plus d’agriculture. Quand il n’y a plus d’agriculture, il n’y a plus de pays. Et quand il n’y a plus de pays, on importe. À n’importe quel prix. De n’importe où. Avec n’importe quoi dans l’assiette.
Cette nuit, quelque chose s’est cassé. La peur a changé de camp.
Les commentaires affluent par milliers. Des gens pleurent. D’autres n’ont pas dormi. Beaucoup parlent d’ “heures sombres”, non par provocation, mais parce qu’ils ont reconnu une ligne rouge qui bouge. Les blocages s’étendent. L’A75 est bloquée. D’autres suivront. Les syndicats agricoles, pour une fois, étaient unis. Les citoyens sont venus sans étiquette.
La colère n’est plus locale. Elle est nationale.
Ce gouvernement peut continuer à mépriser, à gazer, à mentir via ses communiqués et ses plateaux télé. Mais il ne pourra plus faire comme si rien ne s’était passé. Parce que des millions de personnes ont vu. Parce que les images ont dépassé les médias officiels. Parce que la propagande a été battue par la réalité.
Après les vaches, ce n’est pas “le chaos” qui vient. C’est la rupture.
Une rupture entre un pouvoir hors-sol et un peuple qui refuse d’être administré comme un problème à éliminer. Une rupture entre Bruxelles, Paris, et la France réelle. Une rupture qui ne se réglera ni par des gaz, ni par des éléments de langage.
Cette nuit, l’État a peut-être gagné une bataille contre des éleveurs.
Mais il a perdu quelque chose de bien plus grave : la confiance.
Et quand elle est morte, plus aucun blindé ne la ramène.
Et maintenant, parlons chiffres. Parce qu’au-delà du choc moral, ce qui s’est passé en Ariège est aussi une aberration économique monumentale, payée par des gens qui n’ont jamais choisi cette décision. L’abattage du troupeau représente à lui seul entre 400 000 et 600 000 euros de valeur agricole détruite (vaches, veaux, années de sélection, de soins, de travail). À cela s’ajoutent les coûts d’équarrissage et de destruction des carcasses, entre 30 000 et 50 000 euros. Mais le plus indécent reste le dispositif déployé : 600 à 700 CRS et gendarmes, heures supplémentaires, logistique, blindés, Centaures, munitions lacrymogènes, grenades, carburant, deux hélicoptères consommant chacun des milliers d’euros de kérosène par heure. La seule opération de maintien de l’ordre est estimée entre 300 000 et 800 000 euros. Sans compter les dizaines de véhicules civils endommagés ou détruits, jetés dans les champs pour forcer le passage, pour une facture supplémentaire comprise entre 100 000 et 250 000 euros selon les indemnisations. Total de l’addition : entre 850 000 euros et 1,7 million d’euros pour détruire un élevage.
À titre de comparaison, la solution rejetée par l’État (isolement de la vache malade, quarantaine renforcée, surveillance vétérinaire et gestion locale du risque) aurait coûté entre 25 000 et 70 000 euros. Vingt à soixante fois moins. Et surtout, sans briser une famille, sans ruiner une exploitation, sans traumatiser une région, sans mettre le feu au pays. Qui va payer cette différence colossale ? Pas ceux qui ont signé les ordres. Pas ceux qui ont donné les interviews. Ce seront les contribuables, par l’impôt, les budgets publics, les indemnisations tardives, les assurances qui refusent ou traînent, les agriculteurs qui reconstruiront seuls. Une décision imposée d’en haut, refusée sur le terrain, et financée par ceux qui n’ont jamais été consultés. Voilà aussi ce que révèle l’Ariège : non seulement un abus de pouvoir, mais une arnaque économique d’État, froide, inefficace, et destructrice.


11 décembre 2025

Anne-Sophie Chazaud
11/12/2025

URGENT

Mes amis,
Je ne suis plus là beaucoup mais je veux absolument ce soir vous adresser ce message en urgence et dans l'immense silence des principaux médias de propagande français : ce qui se passe ce soir en Ariège est une pure abomination.
Des centaines de gendarmes, des centaures, des moyens extravagants sont déployés par la Macronie pour attaquer la paysannerie française sur fond de Mercosur et de grande braderie des terrains agricoles, pour tuer des vaches par centaines dans une forme de sacrifice qui fait songer à un mélange de rituel satanique et d'atavisme nazi (y compris dans le zèle administratif déployé pour servir ces ordres absurdes et criminels).
Si vous êtes dans le Sud Ouest, allez défendre les paysans.
Ils représentent tout ce que la Macronie déteste et tout ce qu'elle veut détruire. Ils représentent la souveraineté des Français, leurs terres, leurs traditions et leurs cultures, aux sens propre et figuré.
Ce même jour, parmi des centaines d'autres entreprises, Brandt met la clé sous la porte.
La Macronie a TOUT détruit dans ce pays. Il ne reste PLUS RIEN.
L'agriculture, l'énergie, les industries, les entreprises, l'éducation, la justice, les médias, le patrimoine : TOUT a été mis en liquidation.
Je vous en conjure, continuez de vous battre si vous le pouvez et soutenez ce mouvement qui doit prendre de l'ampleur à proportion qu'il est quasiment nié dans les médias collaborationnistes.
Si les paysans sont écrasés par les milices macronistes, ce pays est mort.
Chacun désormais a une part du destin de la France dans ses propres mains.
PS : je ne sais pas si je dispose encore ici d'une quelconque audience mais si vous le pouvez, PARTAGEZ PARTAGEZ PARTAGEZ les infos, les témoignages, LEVEZ CE SILENCE DE MORT. ET LEVEZ-VOUS !

10 décembre 2025

L’agriculture française doit mourir en silence...

Gilles La Carbona


-10/12/2025- Encore un troupeau qui, dans l’Ariège, sera massacré avec la complicité de la préfecture et des FDO. Nous l’avons déjà écrit dans nos colonnes, la dermatose nodulaire n’est pas une maladie mortelle pour le cheptel. Le matraquage qui est fait par Bruxelles et nos médias subventionnés, donc labellisés, est une immonde propagande de soumission, destinée à nous faire croire que c'est la seule solution. Nous l’avons répété et le martelons encore, en 1992 l’île de la Réunion a été touchée et s’en est sortie sans détruire les troupeaux. L’épidémie a disparu en quelques mois, et causé la mort de seulement 4% des animaux. Ce serait une raison suffisante de ne pas suivre ce nouveau protocole. Bruxelles, qui en exigeant l’abattage systématique de toutes les bêtes si un cas est révélé, ne protège rien mais contribue à l’effacement du patrimoine génétique que nos éleveurs s’échinent à sélectionner depuis des années.
C’est évidemment une attaque frontale contre la France et ses petits paysans. Même quand les bêtes sont toutes vaccinées, elles peuvent tomber malades et il faut les tuer... mais à quoi sert alors ce vaccin ? L’isolement des vaches contaminées est largement suffisant pour enrayer l'épidémie. C'est ce qui avait été fait à l'époque avec l'aide d'un vaccin efficace. Oui mais voilà, en 1992, nous ne devions pas subir les injonctions technocratiques et délirantes de la commission européenne. C’est là qu’est le mal. La désobéissance des pouvoirs publics face aux données scientifiques sur cette maladie, appuyée par l’expérience de la France en la matière devrait être la règle. La volonté de préserver notre richesse agricole devrait passer avant l’obéissance stupide et scélérate aux lobbys étrangers et intérêts supra-nationaux. Mais il n’en est rien, et les autorités se retranchent frileusement derrière les oukases européens pour détruire nos exploitations, pensant que des dédommagements pourront remplacer des années de sélection.
C'est le mirage macronien : compenser un animal par une somme d'argent. On ne compense jamais la disparition d'années de travail, de patience, pour parvenir à l'excellence. Tout cela pour permettre l’arrivage de viandes étrangères via le Mercosur, ce que tout le monde a bien compris, il ne faut pas prendre les gens de la campagne pour des imbéciles. La méthode est insupportable et nous attendons que nos oppositions se mobilisent pour faire cesser ce massacre. Mais bougeront-elles ? Rien n’est moins certain, elles sont tellement mollassonnes et finalement corrompues, tellement frileuses dès qu’il s’agit de s’opposer à l’UE... Où sont les écolos, les défenseurs de la nature, eux si prompts à hurler à la mort contre un chasseur qui tire un sanglier déjà blessé dans un fossé ? Là, il ne manque pas une voix de ces indignés de salon, mais qu’on détruise demain 208 vaches vaccinées qui ne présentent aucune trace de maladie, et ils deviennent muets, absents, pas intéressés. Nos administrations ne savent plus qu’obéir aveuglément et en aucun cas faire preuve de distance critique dans l’application de directives souvent ineptes, pondues par des bureaucrates éloignés du terrain. Notre souveraineté alimentaire, dimension chère à De Gaulle, est donc en péril. Il y a 33 ans, la France était encore l’un des tout premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles et le secteur faisait même partie de l’excellence et des secteurs exportateurs excédentaires. Aujourd’hui nous sommes importateurs et déficitaires : vive la PAC. Les exploitations familiales disparaissent et c’est bien là l’un des objectifs sous-jacents de Bruxelles. Une épidémie et voilà le prétexte idéal.
Nos parlementaires auront failli sur tous les sujets. Budgétairement ils savent que le budget est mauvais, mais ils s’abstiennent, au lieu de voter contre. Comme c’est pratique de fermer les yeux au lieu de regarder la réalité en face. Entre le Mercosur, les accords avec l’Inde, la mort des agriculteurs français et européens est au bout de la route, avec un continent à la merci des autres pour son alimentation. Pourtant Macron croit encore pouvoir impressionner. De retour de son calamiteux voyage en Chine n’a-t-il pas osé parler d’augmenter les droits de douane avec ce pays pour rééquilibrer une balance commerciale européenne qui se construit de plus en plus sans la France ? La réalité est que Bruxelles veut détruire ce qui nous reste de puissance, l’agriculture, et que le RN, et tous les autres ne font strictement rien. Bardella parlait de victoires à Bruxelles, d’influences majeures capables de faire plier la machine à broyer qu’est l’UE, eh bien où est-il sur ce sujet ? A-t-il demandé ne serait-ce qu’un moratoire ? Non… pour se défendre, les agriculteurs ne pourront compter que sur eux-mêmes et sur l’appui de citoyens. Dans cette confrontation, le paradigme du pouvoir a changé, il ne s’agit pas pour lui d’empêcher la mort de l’agriculture française, mais plutôt de veiller à ce que les agriculteurs meurent en silence.

15 novembre 2025

Monique Plaza

Trions les lentilles !
Le scandale des lentilles canadiennes vendues dans nos supermarchés : l’accord de libre-échange avec le Canada permet l’entrée en France de lentilles cultivées avec des produits interdits chez nous, et dont des résidus subsistent dans le produit final.
Résultat : mise en danger de notre santé, destruction de l’environnement et concurrence déloyale pour nos agriculteurs.
Cette aberration est encore une fois due aux décisions de l’UE. Et ça va s’aggraver avec les privilèges accordés à l’Ukraine et les accords du Mercosur.

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8 novembre 2025

Kuzmanovic Georges
7/11/2025

Macron trahit à nouveau les intérêts de la France – cette fois, ceux des agriculteurs

Depuis le Brésil, Macron déclare qu’il pourrait accepter le traité du Mercosur.
La FNSEA, à qui Macron avait affirmé "sa ferme opposition" à ce traité, est cocue : il avait simplement besoin d’elle pour étouffer la colère paysanne.
C’est un peu comme avec le Parti Socialiste : Macron agite la verroterie, et quelques dirigeants syndicaux ou politiques faibles (ou corruptibles) se laissent aisément berner.
Les Polonais, eux aussi, se sentent trahis par Macron.
En acceptant le Mercosur, Macron va achever de détruire l’agriculture française, incapable de rivaliser avec des pays qui n’ont ni les mêmes contraintes sociales, ni les mêmes normes écologiques, ni les mêmes coûts financiers.
Résultat : des assiettes françaises plus polluées et des campagnes désertées.
Il est d’ailleurs étonnant que certains soient encore surpris par une telle trahison.
Eh oui : Macron favorise l’industrie allemande, à bout de souffle, pour lui permettre de survivre encore un peu.
Tant pis pour la France.
Tant pis pour l’écologie.
Mais voilà : Macron se rêve, après 2027, président du Conseil européen.
Et pour y parvenir, il faut caresser les Allemands dans le sens du poil, ceux qui dominent l’Union européenne.
Quant aux Français, pour savoir où ils en sont, qu’ils lisent le livre de son principal ministre de l’Économie, Bruno Le Maire…
Il y est question de "renflement brun" – tout un programme.