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21 octobre 2022

La suite des petites aventures du fils Biden

H16

Passionnante vie que celle de la famille Biden : pendant que le père, Joe, joue le rôle d’un président des États-Unis en pleine tourmente géopolitique, économique et probablement mentale, le fils, Hunter, s’occupe de ses nombreuses affaires dont une partie semble lui revenir actuellement au travers de la figure.

L’histoire remonte en réalité bien avant octobre 2020, le mois où la presse a fait des pieds et des mains pour camoufler l’existence d’un ordinateur portable ayant appartenu à Hunter Biden et dont le contenu dévoilait toute une cargaison d’actes clairement répréhensibles ; à l’époque et alors que les élections présidentielles approchaient rapidement, les informations divulguées par le New-York Post faisaient plutôt tache dans la campagne par ailleurs atone du candidat Joe Biden. Un fils qui fait absolument n’importe quoi, sur fond de drogue, de prostitution et d’affaires financières de plus en plus louches en Chine et en Ukraine, cela faisait beaucoup pour le candidat démocrate alors que les médias peinaient à déclencher le moindre enthousiasme pour le vieux briscard de Washington.


La presse française, égale à elle-même, faisait un remarquable travail de distraction et n’évoquait le sujet ni de près ni de loin ou allait jusqu’à corroborer les allégations farfelues de certains officiels qui entendaient prouver que l’histoire de cet ordinateur portable n’était qu’une énième intox russe (bien sûr, russe – évidemment, quoi d’autre ?).

Les élections passèrent, puis quelques mois et, petit-à-petit, les éléments rassemblés par la justice montrèrent que le portable, contenant des informations explosives, appartenait bien à Hunter sans le moindre doute. Tout comme le Russiagate qui démontra la partialité consternante des médias de grand chemin et leur parti-pris anti-Trump grossier (voire grotesque), les allégations d’intox russe concernant le portable d’Hunter Biden se révélèrent aussi fausses : sapristi, les soi-disant complotistes avaient eu, une fois encore, raison, à tel point qu’on voit même à présent des journalistes de CNN se retourner contre l’ex-patron de la chaîne d’information en continu et lui reprocher d’avoir choisi de cacher cette affaire.


Il faut dire que l’enquête au sujet de Hunter Biden continue de progresser et de prendre une tournure de plus en plus délicate pour l’actuelle Maison Blanche et pour Joe Biden : depuis mars de cette année, les médias grand public ont fini par admettre que tout ceci pourrait bien conduire le fils du président en exercice à se retrouver en examen.

Et si la presse française continue d’ignorer superbement l’affaire, il est intéressant de noter qu’outre-Atlantique, la presse est obligée d’évoquer un peu ce qui se passe tant les choses semblent assez mal s’enquiller, pour le fils comme pour le père dont un des partenaires d’affaires d’alors (on parle essentiellement de la période Obama) – un certain Tony Bobulinsky – commence à parler et à expliquer l’implication directe de Joe dans les magouilles manifestement frauduleuses de Hunter.

À présent, la possibilité même d’un procès détaillé (et probablement aussi peu médiatisé que possible) n’est plus guère remise en cause et la Maison Blanche en est réduite à faire une espèce de “damage control” quelque peu alambiqué.

Il faut dire que les accusations ne sont pas exactement du niveau d’un ticket de stationnement impayé : détention illégale d’arme à feu, achat, possession et usage de stupéfiants, fraude fiscale et détournement de fonds (pour plusieurs millions d’euros), voilà qui est déjà suffisant pour faire plusieurs procès bien remplis.

Bien évidemment, les même médias qui ont jusqu’à présent largement joué le dégonflement forcené de cette affaire continuent de tourner autour du pot et persistent à ne voir dans les informations de ce portable que l’expression d’un homme alors sous l’emprise de la drogue et de mauvaises habitudes de vie, vaguement répréhensibles sur le plan moral mais pas vraiment condamnables légalement.

Point de vue intéressant qui tend à s’effriter progressivement à mesure que les éléments et les témoins à charge s’avancent vers la justice qui doit maintenant à la fois montrer qu’elle reste impartiale malgré les accusations du camp Républicain, et chercher à déterminer l’ampleur des carabistouilles de Hunter dont le passif semble de plus en plus lourd.

Il y a ainsi une série de messages courts, échanges de textes entre le fils et le père (et d’autres membres de la famille Biden) tendant à prouver leur partenariat dans des montages financiers douteux avec la Chine et l’Ukraine.


À ceci s’ajoutent les éléments fournis au FBI par le sénateur américain Chuck Grassley qui montrent sans le moindre doute possible que la famille Biden (et ici sont directement cités Hunter et Joe) a signé un contrat pour 5 millions de dollars avec l’entreprise CEFC, directement liée au Parti Communiste Chinois ce qui, alors même que le père est maintenant président, contrevient directement avec les engagements pris lors de la campagne électorale. Au passage, le sénateur américain se demande pourquoi le FBI n’a pas jugé bon de poursuivre la moindre enquête à ce sujet… Enquête qui pourra largement s’appuyer sur les 459 crimes et délits de la famille Biden, à présent documentés dans le rapport MarcoPolo qui vient de sortir.

Bref, on le comprend : non seulement les complotistes et le New-York Post avaient bel et bien raison dès octobre 2020, mais en plus tout indique que Hunter est mouillé dans des affaires de plus en plus graves en Ukraine et qu’il y était pour le compte de son père actuellement président.

Alors que des élections de mi-mandat pourraient voir l’une ou les deux chambres parlementaires changer de camp et donc voir les Républicains l’emporter, on comprend que des enquêtes et un procès contre Hunter pourraient aller bien plus haut qu’une simple peine de prison pour le fils.

Il n’est pas impensable d’envisager alors un “impeachment” de Joe Biden qui aura alors tout le loisir d’invoquer pour lui-même le 25e amendement à la Constitution américaine, en raison de son état de santé (mentale par exemple)…

Aux États-Unis, les prochains mois pourraient donc être fort intéressants.

Les Allemands ont acté la défaite

Pierre Duriot

L’Allemagne a mis 200 milliards sur la table pour sauver ses entreprises. Macron n’a pas été prévenu et il n’est pas content. Autant dire que les Allemands ont déjà acté la défaite en Ukraine et qu’ils tentent de remonter une pente dans laquelle ils se sont laissés entraîner par Ursula von der Leyen et surtout les Américains : il fallait mettre la Russie à genoux. Visiblement, ça ne marche pas. La Russie, qui a vaincu Napoléon et Hitler, n’avait aucune raison de plier devant Biden, qui va peut être bien perdre les élections de mi-mandat. Et Olaf Scholz l’a bien compris, qui tente de sauver les meubles. Il va faire cavalier seul et a annulé son rendez-vous de la semaine prochaine, avec la France, avec Macron en particulier, qui a ainsi deux raisons d’en vouloir à l’Allemagne.

Et Macron d’appeler à une solidarité européenne, lui qui livre du gaz à l’Allemagne, en échange d’un hypothétique retour en électricité, si besoin. Mais l’Allemagne, tout à son sauvetage de sa brillante industrie, risque bien de faire passer les siens avant les nôtres. Il n’y a bien que Macron pour attendre quelque chose d’eux. Reste à savoir si pour leur armée, les Allemands vont continuer à acheter chez ces Américains qui les ont mis dans la mouise. Chez nous, la mode est à la sobriété, vous parlez d’un avenir ! Se chauffer à moins de 19°C, fermer les piscines, les gymnases, les cantines et lire un bon livre, à la lueur des chandelles, vêtu d’un pull à col roulé. Nous en rêvons tous.

Au Rassemblement du Peuple Français, nous pensons exactement le contraire, qu’il faut produire plus d’énergie, certes la plus propre possible, afin d’alimenter une industrie qu’il faut rapatrier et rénover. Mettre le paquet sur la formation, l’enseignement, doter la France de filières éducatives et professionnelles d’excellence, investir dans la recherche et développement, rénover les réseaux et infrastructures et assurer plusieurs indépendances de secteurs stratégiques, comme l’alimentation, l’énergie, l’armement, le numérique. Mais il faut commencer par virer Macron et ce gouvernement maudit qui nous ont menés à la ruine. Et donc voter les motions de censure, même si c’est en se bouchant le nez.

Mais outre la géopolitique qui nous a échappé, en embuscade rôdent dans la société, des crimes atroces de plus en plus fréquents et des effets secondaires des vaccins, qu’il ne faut pas encore nommer comme tels, mais qui envoient au tapis de plus en plus de personnes. La conjonction d’un ensemble de paramètres peu maîtrisés nous promet un hiver agité.


Elle est où, l’opposition ?

Gilles La Carbona & Pierre Duriot

Où en est l’intelligence de la pseudo opposition en France ? On est loin de la réflexion théorique sur le bien fondé de la motion. La seule question qui devrait agiter les cerveaux des députés est : « Est-elle justifiée ? ». Si la réponse est oui, il faut la voter, qu’importe son dépositaire.

Mais point de cette considération dans la tête de nos représentants, ils sont dans la cour d’une école et on ne veut pas jouer avec le petit camarade d’en face parce qu’il est… d’en face. Où est l’intérêt général ? Où se cache la volonté d’agir pour sauver la France, du moins ce qu’il en reste ? Nulle part, ils s’en moquent et le terme est gentil. Ils veulent simplement comparer leurs forces, sans la volonté de sortir un gouvernement qui nous conduit à la plus grande crise depuis des lustres. Qui pourra encore faire confiance à ces meutes qui s’entre-déchirent, alors qu’elles avaient été élues pour attaquer le véritable ennemi : Macron ? Qui pourra encore croire dans leurs discours, eux qui refusent de s’entendre pour renverser un gouvernement, qu’ils sont censés combattre ? La réponse est simple : personne.

Nous avions, selon Guy Mollet, la droite la plus bête du monde, nous avons à présent la classe politique dans son ensemble, la plus bête du monde. Ils font le lit de Macron et ce dernier doit bien rire, quand il voit ces pitres l’insulter, lui promettre les foudres de l’enfer, alors que majoritaires, ils ne sont pas capables de se réunir pour voter une même motion de censure. On ne demande pas aux RN, NUPES, ou LR, de se renier, encore moins de changer de parti, mais de s’allier dans un vote pour faire tomber un gouvernement qu’ils ne cessent de fustiger à longueur de séance, soit pour son inaction face aux crimes odieux perpétrés sur notre sol, soit pour les inconséquentes mesures contre la Russie, qui nous conduisent à la faillite. Macron va vivre son second quinquennat tranquillement, il a la preuve qu’il n’y a pas d’opposition en face de lui et qu’il pourra, grâce au 49.3, faire passer tout ce qu’il veut. Il avait d’ailleurs dit qu’il dissoudrait en cas de motion, il n’y songe même plus, tant cet effectif lui convient finalement, en tous points.

Ces chers députés RN, NUPES, LR, faisaient moins la fine bouche lors du second tour, quand Marine Le Pen, lors de la présidentielle, a récupéré sans gêne, des voix venues de l’extrême gauche, tant leurs programmes sont finalement assez proches. Et lors des duels de second tour des législatives, quand les candidats d’opposition ont ratissé large et sans état d’âme pour s’imposer face à Renaissance. Et comment comptent-ils contrer Macron en agissant de la sorte ? Borne a désormais les coudées franches, elle présente son 49-3, les oppositions proposent chacune leur petite motion, que les autres ne votent pas et c’est comme s’il n’y avait pas la moindre opposition. La rente de situation leur convient parfaitement, au point de ne surtout pas déranger l’ordre des choses. Velours rouge, caméras, célébrité, émoluments, valent bien que l’on trahisse les électeurs.

Dans Rassemblement du Peuple Français, il y a rassemblement et il faut y songer, pour nous tirer de là. Se rassembler parce que, quel que soit leur bord, les opposants à Macron sont les plus nombreux parmi le peuple et de très loin. Qui mettre à sa place est une autre question et un second temps. Il y a lieu dans l’immédiat de l’empêcher d’agir, puisque pour lui, agir, c’est détruire. Que leur faut-il à ces députés, une affaire Lola tous les jours ? Un bon coup de froid et une panne de chauffage ? Des faillites d’entreprises en cascade ? Des crises cardiaques suspectes tous les jours ? Qu’ils se rassurent, dans quelques semaines, on y sera.


20 octobre 2022

Les peuples doivent savoir ce qu’il s’est passé avec le Covid et les vaccins

Eric Vial

Ça va se savoir ? Après l’audition la semaine dernière de la directrice adjointe de Pfizer qui a révélé que son entreprise « n’a pas évalué l’efficacité de son vaccin sur la transmission virale », la commission Covid du Parlement Européen organise à Strasbourg une conférence exceptionnelle avec le Pr Perronne qui a géré en France les plus hautes instances de la santé publique.
Dans un amphithéâtre bondé de députés et d’influenceurs européens triés sur le volet, les intervenants parlent de « fraudes scientifiques ».
Pour eux, les pouvoirs publics avaient assuré que « le vaccin permettait de ne pas transmettre la maladie ».
« Que le vaccin n’ait pas été testé sur la chaîne de transmission, ce n’est pas très étonnant, relève dans la presse Morgane Bomsel, immunologiste et chercheuse au CNRS. Ce sont des expériences compliquées à monter. »
En tout cas, les démonstrations du Pr Christian Perronne sont assez étonnantes. Il révèle notamment des incongruités, des incohérences, et des coïncidences troublantes, notamment sur les conflits d’intérêts qui ne peuvent pas laisser indifférent dans la gestion de l’épidémie. Il pousse aux questionnements.
« Du jour au lendemain je suis devenu un charlatan, pourquoi pas ! (…) Facebook a supprimé mon compte pour appel à la haine et à la violence. Moi, appeler à la violence, c’est fort ! C’est pas grave, je ne leur en veux pas. Le plus choquant dans ce qui s’est passé c’est l’exemption de responsabilité. Les laboratoires peuvent empocher des milliards d’euros sans aucune responsabilité : inacceptable. »
Le débat reste donc ouvert. La démocratie c’est le débat. Et le lieu du débat c’est bien le Parlement non ?


Les nouvelles éducatrices du peuple

Marc Alpozzo

L'INVITÉ DE YANNICK URRIEN / KERNEWS

Marc Alpozzo : « Sandrine Rousseau, Alice Coffin ou Clémentine Autain sont devenues les nouvelles éducatrices du peuple en faisant à longueur de temps des leçons de morale à tout le monde. »

Marc Alpozzo est philosophe et écrivain. Il est professeur de philosophie et il a mené en parallèle une activité de critique littéraire dans Le Magazine des livres, La Presse littéraire et Livr’Arbitres. Il est aussi animateur d’émissions philosophiques à la radio.

L’invité de Yannick Urrien du 12 octobre 2022 : Marc Alpozzo

Kernews : Lorsque l’on écoute les interventions de certaines personnalités, comme Sandrine Rousseau ou Alice Coffin, il est parfois difficile de comprendre leurs allusions ou certains mots employés. Peut-on aussi parler d’une fracture sémantique ?

Marc Alpozzo : Si elles ne sont pas comprises par nos concitoyens, c’est parce qu’elles utilisent une novlangue qui détourne les mots de leur définition première, pour faire passer des idées, des doctrines et des théories. Maintenant, je ne vais pas dire que ces femmes sont des penseuses, elles n’ont pas de pensée en réalité, elles ont surtout des slogans. Mais elles utilisent des mots sous un slogan nouveau et cela, évidemment, nous détourne du sens profond des choses. Par exemple, quand Sandrine Rousseau s’attaque au barbecue, elle explique qu’il est scientifiquement prouvé que la viande est consommée par les hommes et que c’est donc une expression de la virilité. Quand on plane à ce point, quand on mange du soja ou du quinoa, on n’imagine pas que l’on puisse avoir besoin de manger de la viande pour retourner la terre ou pour faire un travail physique ! Les gens ne se comprennent plus, mais c’est une décision idéologique. Cette nouvelle génération de femmes veut démolir la rationalité des Lumières et démolir le langage commun pour construire un nouveau langage et une nouvelle rationalité. On entend des néo-féministes expliquer qu’il faut en finir avec les Lumières et revenir aux sorcières. Nous avons aussi l’écrivaine Mona Chollet qui met au pinacle les sorcières. C’est un grand succès de librairie, elle considère que la rationalité des Lumières relève du patriarcat. Je note la contradiction interne de ces femmes, puisque Sandrine Rousseau affirme que la viande rouge relève de la virilité en se basant sur des résultats scientifiques. Donc, ces femmes combattent la rationalité avec une dialectique marxiste et, de l’autre côté, elles recourent à la rationalité des Lumières.

Les gens normaux disent qu’il fait jour quand il fait jour et qu’il fait froid quand il fait froid. Cependant, avec cette nouvelle approche, on doit respecter l’autre lorsqu’il dit qu’il fait jour, alors qu’il fait nuit… Comment gérez-vous cela avec vos élèves ?

Je suis dans un lycée très ouvert aux nouvelles lunes de notre époque. J’ai un groupe d’élèves très différents, avec des élèves très à gauche mais aussi des élèves suspicieux par rapport à tout cela. Ce que vous dénoncez n’est pas nouveau : c’est-à-dire expliquer qu’il fait beau alors qu’il pleut et attaquer celui qui n’est pas d’accord en lui disant qu’il est d’extrême droite ou passéiste. Ce n’est pas nouveau. Si on lit «1984 » de George Orwell, on voit bien le discours de Big Brother et que c’est une technique utilisée par les révolutionnaires de gauche afin d’appauvrir la langue et détruire les mots pour amener une nouvelle vérité et une idée unique. Sandrine Rousseau, Alice Coffin ou Clémentine Autain sont devenues les nouvelles éducatrices du peuple en faisant à longueur de temps des leçons de morale à tout le monde. Elles sont éducatrices des masses. Elles utilisent la novlangue à travers l’écriture inclusive. C’est un nouveau paradigme qui consiste à faire passer l’homme blanc de plus de 50 ans pour un homme des temps passés. On doit arriver à un homme nouveau, qui ne serait plus viril, qui ne voudrait plus le pouvoir et qui ne voudrait plus exprimer sa puissance, pour laisser la place aux femmes. Un journal a récemment mis en couverture uniquement des hommes blancs et cela a été immédiatement dénoncé. Imaginez la même couverture avec des femmes, personne n’aurait rien dit… D’ailleurs, quand il y a plus de femmes, on se félicite en disant que c’est le progrès. C’est un progressisme qui ne voit plus le point aveugle de sa pensée. On retourne la parité, c’est-à-dire l’égalité entre les hommes et les femmes, en une haine du sexe mâle et une guerre des sexes. Au-dessus, il y a le ministère de la vérité qui nous dit que la vérité que l’on voit n’est pas la réalité.

On observe cela sur les questions de sexe, puisque chacun peut définir son genre. On le constate aussi sur des questions de race, avec des personnes qui ne se sentent pas blanches parce qu’elles ont honte : à ce rythme, on retrouvera la même chose sur des questions d’âge… Un homme de 60 ans couchera avec une jeune fille de 14 ans et il expliquera au juge qu’au fond de lui, il a 14 ans…

Si l’on pousse le raisonnement à l’absurde, on en est là. Mais cela fonctionne dans le sens de l’idéologie dominante, c’est-à-dire LGBT. Sur le fond, si l’on considère que ce que l’on ressent est une réalité et que cette réalité s’impose parce que c’est une vérité comme une autre, nous sommes plongés dans le paroxysme de notre époque où toute opinion est une vérité comme une autre. Le sentiment d’être blessé est une vérité comme une autre. Donc, si vous me dites que vous vous estimez être un philosophe du niveau de Kant et que vous êtes blessé parce que, en tant que professeur de philosophie, je ne vous ai pas dit que vous étiez un philosophe du niveau de Kant, alors on rentre dans le totalitarisme généralisé parce que chaque individu devient le totalitaire de l’autre. C’est une vraie question philosophique. On n’a pas le droit de juger ce que pense son interlocuteur. On est face à des enfants de cinq ans capricieux qui ne veulent pas que leurs parents les remettent en cause. Nous vivons cela à l’école, où l’on n’a plus le droit de remettre en cause les élèves. Si l’on reproche à un élève d’avoir copié son texte sur Internet, les parents téléphonent pour demander des comptes. C’est la même chose au sein de la communauté LGBT. Ce n’est pas nouveau dans l’histoire de l’humanité que des gens se sentent dans un mauvais corps, on peut expliquer cela sur le plan médical, ce n’est pas quelque chose que je maîtrise, je sais simplement que ce n’est pas nouveau. Mais je constate qu’aujourd’hui on a une inflation de jeunes de moins de 18 ans qui se sentent dans un mauvais corps. On devrait se questionner sur ce point. On a aussi une inflation de gens qui changent après avoir changé… On est en plein dans la doctrine communiste du début du XXe siècle quand Lénine disait : « Faites-leur avaler le mot, ils avaleront la chose… » Il est normal que les jeunes s’interrogent, mais aujourd’hui on essaye de faire avaler quelque chose à des jeunes qui sont fragiles et qui sont en construction en leur disant qu’ils ne sont peut-être pas des garçons, même si ce sont biologiquement des garçons, c’est ce que l’on appelle l’assignation à la naissance. Donc, il y a une assignation à la naissance et l’on explique à une personne que son genre n’est pas lié à son corps biologique. On trouble des esprits sur cette question. J’aborde souvent cette question avec des collègues. C’est une bonne chose de mettre un peu plus de tolérance et d’égalité entre les êtres humains, car il y a des personnes qui souffrent réellement, mais il faut quand même garder son sens critique. Or, on impose des choses aux gens par des techniques totalitaires.

L’effet de groupe est-il important ? Beaucoup de gens font semblant d’accepter des mesures qu’ils condamnent, tout simplement pour ne pas être exclus du groupe…

Cela s’appelle le suivisme, mais aussi le manque de courage. Effectivement, pour ne pas être écartés du groupe, pour ne pas être diabolisés, pour ne pas être assassinés socialement, beaucoup de gens préfèrent avaler le mot et respecter à l’unisson ce que dit le groupe, plutôt que d’affirmer leurs idées. C’est une attitude qui est totalement condamnable et irresponsable, mais il y a effectivement une obéissance au groupe. On voit aujourd’hui des gens qui veulent éviter toute polémique pour ne pas être tués socialement et l’on voit à quel point l’extrême gauche essaye d’assassiner socialement les gens. Lorsque J. K. Rowling, auteure d’Harry Potter, a osé dire sur les réseaux sociaux qu’un homme ne pouvait pas avoir ses règles, il y a eu une cabale contre elle et on l’a traitée de transphobe. Maintenant, les acteurs du film ne veulent même plus qu’elle soit inscrite au générique ! On est vraiment dans une folie collective. Je comprends très bien ce que veulent dire les LGBT quand ils disent qu’un homme peut avoir ses règles : si l’on considère qu’une personne peut se revendiquer d’un genre et non plus d’un sexe biologique, alors effectivement on pourrait être face à un homme qui a ses règles. Ce sont des idées dans l’air qui peuvent être intéressantes et que l’on peut traiter philosophiquement, donc je ne suis pas fermé à toutes ces idées, mais je reçois souvent des messages de mères, ou des médecins de gauche, qui sont inquiets à l’idée de voir de plus en plus d’enfants qui sont pris là-dedans. Face à ce phénomène de masse de la détransition, il y a vraiment de quoi s’inquiéter, car on va vers un nouveau cataclysme humain. Toutes ces personnes qui sont en détransition actuellement, doivent savoir que c’est irréversible, donc ce sont des personnes qui seront amputées toute leur vie. On voit des adultes qui font des procès à leurs parents qui les ont laissés changer de sexe à l’âge de sept ans… Le philosophe doit avoir l’honnêteté intellectuelle de dire qu’il y a plusieurs vérités. Je ne détiens pas la vérité, Sandrine Rousseau ne détient pas la vérité, donc il faut revenir à un peu plus de raison et, surtout, ne pas être aveuglé par son idéologie.

Tous ces discours sont caricaturés dans le reste du monde, notamment en Afrique, ou dans le monde arabe, et cela donne du grain à moudre aux extrémistes qui disent maintenant que les femmes doivent conserver leur condition parce que, si l’on suit l’Occident, on va transformer les petits garçons en petites filles…

Bien sûr. Même en Iran, on endoctrine les gens, comme chez nous, il y a une langue de bois des pays totalitaires, mais il y a aussi une langue de bois des pays démocratiques. On doit dire la même chose et, dès que l’on n’est plus dans le discours officiel, on est accusé de trahison. Si l’on continue d’aller dans cette guerre des tranchées, ce sera une guerre de tous contre tous, et le philosophe doit aussi essayer de calmer les esprits qui s’échauffent.

19 octobre 2022

Véronique Faucheux

J'adore sa philosophie et je la partage complètement sur la vie de couple et la dédramatisation de la séparation quand il n'y a plus d'amour. On peut se séparer et rester en bons termes et comme il dit : « La possessivité, ce n'est pas de l'amour car personne n'appartient à personne. » Par contre, je trouve qu'il manque de courage par rapport au reste et il ménage la chèvre et le choux. C'est quand même une constante dans cette société, surtout chez les bourgeois et dans le milieu du show-biz, de veiller tellement au "politiquement correct" qu'on en arrive à ne plus rien trancher. On reste dans un entre-deux de la pensée, une espèce de flottement intellectuel sans avoir le courage de prendre position. Bref, c'est ce qu'on appelle "avoir le cul entre 2 chaises". Comme si on voulait faire ami-ami avec tout le monde (ce qui est impossible).

https://www.facebook.com/166784776680731/videos/480748850779634


Patrick SEBASTIEN balance sur le COVID, Johnny et les faux culs de la télé

Transition énergétique : la technostructure pilote notre appauvrissement généralisé

H16

Contrairement à l’anxiété (un peu feinte) qui se lit sur les visages de certains hommes-troncs de plateau de télévision, la crise se déroule plutôt comme prévu, y compris les actuelles “pénuries” de carburant.

Ici, les guillemets sont de rigueur puisque, comme en témoignent les pays frontaliers à la France, il n’y a pas de pénurie de carburant dans l’Hexagone par un manque quelconque de matière première mais du seul fait d’un arrêt des livraisons et de la distribution, exclusivement provoqué par une grève.


On se surprend à noter que, pour un pays “en guerre” (selon le petit clown actuellement locataire de l’Élysée), l’approvisionnement du peuple en carburant ne semble pas vital et qu’un déblocage rapide des raffineries concernées n’est pas à l’ordre du jour : ni les négociations – qu’on comprend poussives – ni même la réquisition, vaguement évoquée, ne sont réellement dans les options retenues ; pour le moment, cela papote gentiment entre gouvernement, groupes pétroliers et syndicats pour voir si l’on peut, si l’on doit même envisager une sortie de crise rapide, ou seulement aussitôt que possible voire aussitôt que souhaitable.

Il apparaît en effet que ces petits mouvements irrités des syndicats ne tombent pas si mal pour le gouvernement.

D’une part, il faudrait être d’une naïveté confondante pour croire que les syndicats ne sont pas totalement à la merci des politiciens et de Macron en particulier. Leur absence totale de réaction pendant la crise du Covid, leur embarrassant mutisme concernant les soignants suspendus, leur gêne manifeste à seulement hausser le ton alors qu’on évoque une refonte des régimes de retraite et alors même que le gouvernement est en position de faiblesse à l’Assemblée, tout ceci concourt à conclure qu’ils ne sont plus que des petits tigres de papier qu’on laissera rugir puis ronronner doucement pour donner le change mais qui n’ont plus aucune raison d’être vis-à-vis des salariés qu’ils ne font même plus mine de représenter.

D’autre part et plus à propos pour la crise courante, force est de constater que ces mêmes syndicats sont bigrement pratiques puisqu’ils provoquent des queues interminables aux stations-service, des hystéries voire des rixes aux pompes, de l’évidente tension entre les Français et un stress considérable sur la population. Et pendant tout ce temps, plus personne ne regarde le prix des carburants qui recommence à monter avec un bel entrain. Dans une ou deux semaines, à situation inchangée, on peut raisonnablement imaginer qu’ils repasseront, comme en juin dernier, la barre des 2€ le litre. Or, cela correspond à peu près aux prix de ces carburants sans les aides exceptionnelles de l’État qui lui coûtent fort cher.

En somme, les syndicats permettent de focaliser l’attention de nos compatriotes sur l’importance du carburant et de les détourner de son prix.


Pratique alors même que le gouvernement, buté comme un ayatollah, continue dans sa démarche idéologique de transition énergétique vers un monde plus vert, décarboné (c’est-à-dire sans tous ces gueux couinant pour vivre décemment) et donc nettement moins peuplé.

Ceci n’est ni une exagération, ni l’esquisse d’un de ces complots que les médias de grand chemin n’ont de cesse de dénoncer avec la justesse et la pertinence qui leur sont coutumières : l’idée même que le prix des carburants reste durablement élevé, que l’énergie passe subitement d’abondante à rare voire rationnée n’est pas une idée neuve, mais bien à la fois le désir parfaitement exprimé de la caste au pouvoir et de la technostructure qui pilote l’agenda qu’ils se sont fixés contre le peuple, et à la fois la conséquence directe des actions mises en place depuis plusieurs années et qui n’ont donc, dans ce cadre, absolument rien de fortuit ou d’imbécile.

La fermeture arbitraire de centrales nucléaires, la distribution quasi-pornographique de subventions dodues aux énergies les moins pratiques, les moins pilotables et les plus polluantes, la guerre permanente aux produits et industries du pétrole, rien de tout ceci n’est fortuit, tout rentre dans un plan acté depuis un moment.

Et tout ceci est maintenant appliqué avec enthousiasme par tous ces ministres clairement en situation de sobriété cognitive, depuis Panier-Runacher qui expliquait récemment (sans comprendre les âneries qu’elle sort) vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050, jusqu’à Babeth Borne qui nous annonce sans trembler des genoux que la misère énergétique est un but et non un phénomène de mode.

Il suffit d’ailleurs d’aller éplucher les épuisants rapports gouvernementaux consacrés au sujet pour comprendre dans quel abattoir les gentils bergers amènent le troupeau français : au moyen de “trois principaux leviers”, on va neutraliser tout le carbone français et ça fera un cheptel plus serein (mais si, vous allez voir, ça va bien se passer).


“Décarbonation des vecteurs énergétiques” (comprendre qu’on passe d’une production électrique nucléaire ou carbonée à une production intermittente et économiquement inabordable), “efficacité énergétique” visant à produire les mêmes services avec moins d’énergie (c’est-à-dire rouler en électrique – moins loin, moins vite, plus cher – ou forcer l’isolation les bâtiments quitte à interdire les passoires et provoquer une crise du logement) ou imposer la fumeuse “sobriété” c’est-à-dire la misère en langage courant, voilà autant de ces “leviers” qui permettront aux idéologues écologistes anti-carbone (i.e. anti-vous) d’aboutir à leurs buts dans lesquels les gueux n’entrent décidément pas.

Oui, décidément, ces pénuries ne sont ni une surprise, ni un obstacle pour le gouvernement mais bien une opportunité rêvée de mettre en place ses desseins les plus consternants et les plus graves pour la population. Ce n’est pas une crise passagère, c’est une situation que le gouvernement et ces khmers verts entendent faire perdurer aussi longtemps que possible.

Ce que vous allez vous prendre dans la figure cet hiver comme un train à pleine vitesse, les technocrates et autres “marcheurs fous” de la fine équipe de branleurs macroniens entendent vous en remettre une couche à chaque hiver, et ce tant que vous ne protesterez pas suffisamment.


Dans ce cadre, les rixes aux pompes présentées dans les médias sont particulièrement pratiques puisqu’elles permettront de justifier, tout comme certains sondages débiles (commandités par des vendeurs de thermostats connectés, sans rire !) la mise en place d’un moyen pratique et simple pour calmer le jeu et permettre de “réguler tout ça ma brave dame” : un joli petit “pass énergétique” ou “pass planète heureuse” ou tout type de moyen technologique de flicage avancé des citoyens dont le nom, acidulé et d’une niaiserie agressive, est probablement déjà décidé.

Non, ne vous bercez pas d’illusion : rien de tout ceci n’arrive par hasard.


18 octobre 2022

CHANSON D'EPOQUE

Gabriel Nerciat

Quel est l’problème
Pauvres gens blêmes
Avec vos pleurs
Et vos malheurs
Européens
Marmoréens
Bien défraîchis
Ou avachis
Avec vos filles
Qui s’éparpillent
Offrant leur peau
Pour vot’repos
Le Gévaudan
Son loup ses dents
Rappelez-vous
Bande de gnous
Vous faisaient peur
Pauvres brailleurs
Car le danger
N’vient pas d’Alger
Viens, chante le
Pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame
Viens, danse le
Pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame
Les assassins les possédés les écorcheurs les meurtriers
Vous les gardez vous les voulez vous en riez
Qu’ils soient d’Oran ou de Tanger ou de Pergame
Vous subirez jusqu’à la lie toute la gamme
Pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame
Qu’est-c’que tu veux
Petit morveux
T’as oublié
Tous les mariés
De la Vendée
Et de Carrier
Tu crois qu’à Nantes
On ne se plante
Des coups d’couteau
Moderato
Que depuis peu
La ville ouverte
Quell’découverte
Son origine
Est chez les djinns
Et ton cou tendre
Je vais attendre
Qu’il s’ouvre en deux
S’il plaît à Dieu
Viens, chante le
Pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame
Viens, danse le
Pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame
Les assassins les possédés les écorcheurs les meurtriers
Vous les gardez vous les voulez vous en riez
Qu’ils soient d’Oran ou de Tanger ou de Pergame
Vous subirez jusqu’à la lie toute la gamme
Pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame pas d’amalgame


Jean Mizrahi

Le meurtre de la jeune Lola est une chose affreuse, et j'y suis d'autant plus sensible que ma seule fille est à peine plus âgée. Néanmoins, je suis effaré par le déluge de haine ou de bonne conscience que cet événement suscite, notamment sur Facebook. Chaque année, des dizaines d'enfants meurent en France sous les coups de leurs parents sans que cela émeuve qui que ce soit. Dans le monde un demi-million d'enfants meurent de faim chaque année sans que personne ne verse une larme ni ne s'avise de faire quoi que ce soit. Il est normal d'éprouver une émotion devant un tel crime, mais ce n'est pas une raison pour transformer les réseaux sociaux en une poubelle immonde alors que cela devrait être un lieu d'échange et de partage. Pour ma part, je ne jouerai pas ce jeu-là et je continuerai à seulement partager mes réflexions sur notre société, ou quelques événements sympathiques sous forme de photos. Et je vous indique que j'écarte de mes listes tous ceux qui utilisent cet événement pour manifester racisme ou xénophobie.

Les communes aux abois

Pierre Duriot

Il aurait fallu y penser avant, mais en 2010, une loi, à l’époque soutenue par la gauche et par la droite, a obligé les communes à se fournir sur le marché privé de l’électricité. Ainsi, elles ont des contrats en dehors de l’opérateur historique, avec des boutiques, qui rappelons-le, ne produisent rien, mais achètent à bas prix à EDF et revendent avec bénéfices, à des particuliers, des entreprises et donc des communes, selon un tour de passe-passe en forme de non-sens industriel, dont l’objectif est uniquement d’engraisser des actionnaires privés, avec un produit généré par la collectivité, puisque l’État, nous donc, est actionnaire majoritaire d’EDF.

Et ces communes en sont à renégocier leurs contrats avec leurs fournisseurs qui proposent désormais des augmentations situées entre 300 et 400 %. Il est bien entendu qu’il s’agit là du résultat de la pure spéculation générée par le temps de guerre et les décisions ineptes de nos dirigeants, français et européens, souhaitant « mettre à genou » l’économie russe. Non seulement elle n’est pas à genou, mais Poutine s’en va voir ses copains au sommet Asie-Orient, montrant ainsi au monde, qu’il n’est en aucune façon isolé.

Les maires rament, doivent arbitrer entre subventions aux associations et chauffage. Cantines, médiathèques, piscines, gymnases devront peut-être, au cas par cas, être fermés. L’association des maires de France, celle des maires ruraux et autres, demandent à pouvoir rejoindre les tarifs de l’opérateur historique, par abrogation de la loi de 2010 et comptent les sous. Les conseils généraux et régionaux sont dans les mêmes cas avec leurs installations, lycées et collèges et mettent sur pied des fonctionnement dignes d’un pays du tiers monde, pour ne pas passer purement et simplement dans la banqueroute. Ils proposent également, que l’école ne commence qu’à 9 heures, pour économiser une heure de chauffage. Heureusement, le mois d’octobre est clément et les choses ne se voient encore pas trop : nous sommes quelques semaines avant la tempête.

Il est urgent, puisque l’apprenti sorcier qui nous sert de président clame que nous ne sommes pas en guerre avec la Russie, de lui proposer de racheter du gaz. Lui aussi, sent venir le Maelström.


17 octobre 2022

Au moins Sandrine Rousseau échappera au sentiment d’insécurité

H16

Ce sont des tombereaux de menaces par internet qui s’abattent sur une élue de la République. « C’est hyper-violent, on ne sait pas comment elle tient » aurait déclaré l’entourage de l’inénarrable Sandrine Rousseau, dont le mandat de député EELV semble lui avoir donné une tribune permanente pour le militantisme écoféministe le plus débridé, ce qui aurait donc déclenché l’ire de certains citoyens prêts à en découdre parfois physiquement avec l’élue…

La République pourra-t-elle tolérer une telle violence à l’égard de ses représentants ? La question est déjà ouverte, débattue et le Ministère de l’Intérieur, ayant pris connaissance des messages destinés à Sandrine Rousseau, envisage actuellement très sérieusement de la faire placer sous une éventuelle protection policière, comme s’en est expliqué le ministre lui-même, Gérald Darmanin, dans un SMS qu’il a envoyé il y a quelques jours : une évaluation de l’UCLAT (Unité de coordination de la lutte antiterroriste) est lancée et c’est cette évaluation qui déterminera la nécessité de la mise en place d’une protection policière.

Tous les citoyens soucieux de la bonne marche de notre République, de ses institutions, du respect des lois et de la bonne sécurité de nos représentants à l’Assemblée Nationale pourront donc pousser un petit soupir de soulagement : même ultra-féministe et résolument anti-gaspillage de ressources, la brave Sandrine ne s’opposera certainement pas à une solide protection policière (pas masculine, évidemment !) payée par les deniers publics, dans le respect des gestes barrières et en toute sobriété énergétique cela va de soi.

On ne manquera pas cependant de noter la diligence avec laquelle Gérald Darmanin, l’actuel factotum en charge de l’Intérieur, aura ainsi pris en charge les déboires de Sandrine : au moins a-t-on ici la démonstration que les citoyens en potentiel danger sont immédiatement pris en compte, rassurés, cajolés même, par les services du Ministère.

Enfin, « les citoyens », disons plutôt certains citoyens et en particulier ceux qui sont à la fois élus et particulièrement médiatiques.

Les autres citoyens, ceux qui payent pour ces protections, ces enquêtes et cette agitation au sein du Ministère, eux, n’ont droit à rien de spécial. En fait, les années qui passent démontrent qu’ils ont même droit à moins que rien : au-delà du mépris le plus compact de leur situation, enrobé jusque-là dans les expressions journalistiques toutes faites comme « sentiment d’insécurité », il apparaît maintenant clair que les autorités s’ingénient actuellement à réduire encore autant que possible toute possibilité de sécurité et de justice dans le pays.

Rien que la semaine écoulée démontre, s’il en était encore besoin, l’incroyable dérive du régalien dans le pays, toujours au taquet pour sauver les petites miches fragiles de certaines élues hystériques et proprement ingérables d’un côté, et de l’autre systématiquement aux abonnés absents pour l’écrasante majorité des faits divers qui gangrènent maintenant la société française de façon aussi inquiétante qu’absolument impossible à cacher.

Alors qu’on commémore (à peine, discrètement, en passant rapidement) les deux ans de l’abominable assassinat de Samuel Paty, décapité par un islamiste sur le sol français pour avoir osé évoquer les caricatures de Mahomet, on n’est absolument pas surpris de constater que l’Education Nationale n’a en rien modifié sa façon d’agir vis-à-vis de l’incroyable pourriture des esprits qui se répand partout dans les classes d’écoles : le #PasDeVague continue d’y régner avec obstination. Mieux vaut une rapide décapitation qu’élever la voix et se retrouver au ban de la bonne société politiquement correcte, n’est-ce pas…

Que devront faire les habitants de Nanterre pour obtenir le retour du calme dans le lycée Joliot Curie qui fut le siège d’une véritable bataille rangée montrant que la situation échappe autant à l’Education Nationale qu’aux autorités de police du Ministère de l’Intérieur ?

Dans d’autres villes de France, tous les jours maintenant, des citoyens se font agresser, et pas verbalement ou par SMS comme l’écoloféministe mais bien à coups de couteaux qui se soldent parfois – et de plus en plus souvent – par la mort.

Et pendant que Sandrine Rousseau continue de générer un climat parfaitement détestable en alignant les saillies toutes plus stupides les unes que les autres sur les réseaux sociaux et en pleine séance parlementaire, à quelques kilomètres d’elle dans le 19ème arrondissement de Paris, une jeune fille de 12 ans se fait étouffer puis égorger entre le goûter et le souper dans l’un de ces quartiers parisiens devenus progressivement invivables à cause d’une insécurité persistante dont ni les autorités municipales, ni nationales ne semblent avoir quelque chose à carrer au point que Darmanin et Rousseau se sont empressés de tweeter ces niaiseries :



Plusieurs heures après les faits abominables, l’excitée féministe et son protecteur de ministre de l’Intérieur tentent donc la cascade médiatique hardie en occultant complètement cette affaire qui aurait dû révulser l’une (par ses prétendus combats officiels) et indigner l’autre (par sa fonction).

Devant cet abandon en rase campagne, il devient difficile de ne pas comprendre que c’est précisément à cause de ce décalage entre d’un côté les petites chouchouteries et les constants aménagements de la classe jacassante et dirigeante du pays pour elle-même et, de l’autre, l’insécurité croissante (voire le massacre) des citoyens que, lentement mais sûrement, monte une envie de plus en plus concrète d’en découdre de la part des seconds sur les premiers.

Il devient impossible de ne pas voir les minimisations des politiciens et des médias devant la multiplication des agressions de Français, et ce alors que ces mêmes médias et ces mêmes politiciens semblent tous les jours faire assaut au bon sens en réclamant un peu plus de ces mesures, de ces véritables trahisons qui ont généré les problèmes en premier lieu.

Forcément, cela va bien se terminer.



16 octobre 2022

La guerre nourrit la guerre

Yann Bizien
Ancien officier supérieur au Ministère des Armées

Quand Sébastien Lecornu, jeune ministre des armées de seulement 36 ans, cherche à nous imposer l'idée que nous aidons l'Ukraine, sans être co belligérant, il nous trompe :

La France, membre de l'OTAN, soutient la guerre des États-Unis contre la Russie en Ukraine.

La France soutient l'Ukraine sur le plan financier et militaire. Elle livre de l'armement à un régime néo nazi corrompu, équipe l'armée ukrainienne, forme, renseigne et conseille ses soldats.
 
L'OTAN a repoussé petit à petit le rideau de fer de la guerre froide jusqu'aux frontières russes.
États-Unis et OTAN ont pris l'Ukraine en otage pour en faire un rempart martyr contre la civilisation russe.
 
Les États-Unis viennent de couper le cordon économique entre la Russie et l'Union européenne pour nous affaiblir davantage.
 
En se soumettant à la volonté américaine, la classe politique européenne vient de commettre une nouvelle faute historique au détriment des peuples européens qui trinquent.
 
Les États-Unis accentuent leur emprise sur le continent européen au service de leurs intérêts.
Pendant que nous contribuons à cette guerre par procuration, les États-Unis se frottent les mains.
 
Le pouvoir macroniste poursuit son œuvre d'enfumage du peuple français anesthésié. Il nous entraîne dans cette guerre sur un fondement idéologique, bien loin de tout réalisme.
 
Il ne reste dans notre pays plus que quelques millions de résistants qui font encore preuve de discernement et de lucidité.
 
Chaque guerre appelle une nouvelle guerre. N'humilions pas la Russie. Car le risque, énorme, est de la transformer en Allemagne humiliée de 1919 et en Allemagne haineuse et revancharde de 1939. La grande différence est que la Russie dispose de l'arme nucléaire, dévastatrice.
 
Dans la guerre, il n'y a souvent ni vainqueur ni vaincu. Il y a toujours de la souffrance et du malheur. Et des profiteurs.

Transmission du virus : on nous aurait menti ?

Pierre Duriot

Depuis l’audition au Parlement européen, le 10 octobre, de Janine Small, chargée auprès de Pfizer, des marchés internationaux du laboratoire, on sait qu’il n’y avait pas eu de tests des futurs vaccins, concernant la transmission ou pas du virus, par les personnes vaccinées. Et pour la simple raison qu’il n’existait pas, à l’époque, de protocole permettant de vérifier la capacité des personnes vaccinées à transmettre, ou pas le virus. Soit, mais en l’absence de cette donnée primordiale, pourquoi avoir autorisé la commercialisation et l’inoculation de ce produit ?

Mais il y a pire, l’absence de cette donnée rend caduques bon nombre d’assertions martelées durant l’épisode le plus hystérisé de la pandémie. Ainsi « Tous vaccinés, tous protégés », n’était étayé par aucune validation scientifique. Cymès expliquant doctement que des irresponsables, les non-vaccinés, allaient compromettre, en étant des transmetteurs, la sécurité de la nation : c’était faux. Ces journalistes et politiciens qui ont expliqués que les non-vaccinés étaient des contaminateurs en puissance qui ne devaient plus être soignés, ni accueillis en hôpitaux, n’avaient aucun motif valable de tenir ce genre de discours.

Les passe-sanitaire et vaccinal, qui ont interdit aux personnes non-vaccinées de se rendre dans un restaurant ou un cinéma, pour « ne pas contaminer les autres », alors même que les gens vaccinés pouvaient également contaminer, n’avaient aucune justification non plus.

Ces différents intervenants, médecins ou simples commentateurs ont parlé alors qu’ils ne disposaient strictement d’aucune forme de preuve, pour la simple et bonne raison qu’elle n’existait pas. Ils pourraient, dans un premier temps, être poursuivis pour « propagation de fausses nouvelles ». Au moment où l’on parle de faire la chasse aux « fake-news », pas besoin d’aller les chercher bien loin, elles étaient sur les chaînes subventionnées.

Ces gens pourraient également être poursuivis pour appel à la haine, envers les non-vaccinés et certains, pour injures publiques. On se souvient des « pauvres connards », par Didier Bourdon, désignant les non-vaccinés. Sans parler de ceux qui voulaient leur faire payer leurs soins ou les faire piquer de force, entre deux flics.

Il y a fort à parier, qu’avec le temps et l’évidence, qui montre que les non-vaccinés ne meurent pas plus du Covid que les vaccinés, comme le montrent les statistiques des hôpitaux anglais, qui elles aussi, commencent à sortir, que ces gentilles personnes vont adopter des profils discrets. Et si ça se trouve, elles mourront de crises cardiaques avant d’être jugées.



15 octobre 2022

Véronique Faucheux

J'aimerais vous soumettre une idée et j'ai besoin de vos conseils.

Il y a peu, j'ai créé 2 affiches.
Je pensais d'abord en coller à Amiens mais c'est trop limité pour un coût d'impression élevé.
Puis j'ai eu une autre idée : pourquoi ne pas créer un blog participatif comportant des articles rédigés par des rédacteurs volontaires sur l'actualité politique, économique et sociale et dénonçant les atteintes à la liberté d'expression et la manipulation de l'opinion ?
Objectif du blog : souligner la désinformation et les moyens de manipulation utilisés par les médias officiels et le pouvoir.
J'aimerais également faire de ce blog un lieu de partage d'informations avec des liens d'articles, ressources audio, vidéos à consulter et des recommandations de livres avec des fiches de synthèse... Bref, une médiathèque en ligne.
Sur ce site, il y aurait ces 2 affiches à télécharger. Elles pourraient être utilisées par des associations et des collectifs résistants. Par la suite, d'autres affiches pourraient s'ajouter et tout le monde serait invité à participer à leur conception.
Qu'en pensez-vous ?


Le cinéma français a un pied dans la tombe et le gouvernement lui coupe l’autre

H16

Ainsi donc, la déconfiture du cinéma français continue de plus belle. Il y a quelques années, le producteur Vincent Maraval déclenchait une crise au sein du petit monde cinématographique français en avouant tout haut ce que tout le monde savait sans vouloir l’admettre, à savoir que la production française recouvre une quantité invraisemblable de merdes soporifiques et distribue pourtant des cachets stratosphériques à des acteurs en récompense d’une prestation rarement à la hauteur.

Quelques mois plus tard et en réponse, le CNC faisait mine d’encadrer les rémunérations des stars, ce qui ne changea en réalité à peu près rien. Depuis, les navets et les crises du cinéma mondial en général et français en particulier se sont multipliés, à commencer par celle de la fréquentation : depuis les fastes années 50 où le Français moyen pouvait voir plus de 8 films par an au cinéma, la fréquentation n’a cessé de baisser pour atteindre trois films annuels en 2015 et sur les dernières années, c’est un véritable effondrement avec une disparition de plus de 34% des places prises.

Alors oui, bien sûr, l’arrivée des plateformes de film en ligne a changé la donne : il n’est plus nécessaire d’aller dans des salles souvent loin de chez soi pour voir une nouveauté et le confort douillet de son foyer représente bien des avantages en ces temps de misère planifiée sobriété choisie : pas besoin de prendre sa voiture (c’est plus éco-conscient, ma brave dame) ou les transports en commun (pas toujours propres, disponibles et sûrs), aucune tentation de dépenser 30€ dans un paquet de chips et deux canettes de soda, et pas de surprises enrichissantes en cours de séance.

Cependant, si le streaming explique ce qui remplace de plus en plus le déplacement des Français dans les salles obscures, le premier argument évoqué pour l’abandon des cinémas est surtout celui du prix : pour la plupart des Français, les places sont trop chères.

C’est, du reste, la conclusion qu’a récemment tirée Kad Merad lors d’un entretien sur RMC : pour lui, le prix de la place, trop élevé pour les familles moyennes, justifie la désertion que les salles constatent actuellement.

De la même façon, on notera la tirade d’Agnès Jaoui lors d’une réunion extraordinaire des professionnels du cinéma (réalisateurs, producteurs, acteurs, techniciens, exploitants) qui voit la nécessité d' « états généraux du cinéma », un peu à la manière de ces conseils nationaux aux noms ronflants dont nous gargarise Macron et ses troupes à chaque crise qu’il nous distribue comme autant de saucisses industrielles.

Pour l’actrice-réalisatrice qui évoque sans surprise l’inévitable « exception culturelle française que le monde entier nous envie » (ben tiens) et qui dresse elle aussi le constat de l’abandon des cinémas par les Français, il faudrait que les artistes racontent de belles histoires (la période serait propice, semble-t-il) et – pour ne surtout pas oublier les revendications syndicalo-marxistes habituelles en France – il semble nécessaire d’envisager une redistribution plus intéressante des profits des plateformes de streaming pour le petit peuple du cinéma. Le seul marché ne peut y faire, que voulez-vous.

Pour cela, quoi de mieux que de faire appel aux pouvoirs publics, apparemment seuls capables de résoudre le douloureux problème qui se présente à toute la profession ?

Tout ceci est fort touchant.

Et hypocrite à deux titres : d’une part, lorsqu’on se rappelle les réactions épidermiques contre Netflix et les plateformes de streaming il n’y a pas dix ans (à présent qu’elles participent directement à une part croissante des financements de films, il n’est plus temps de cracher dessus) et d’autre part en réclamant une intervention (une autre) des pouvoirs publics pour les protéger de la concurrence, celle-là même qui est pourtant louangée dans tant de productions françaises sous le nom de « diversité » et de « différence enrichissante ».

Du reste, comme Kad Merad, Agnès Jaoui et tant d’autres avec elle ne semblent absolument pas prêts à revoir leurs émoluments qui forment pourtant une bonne partie de la structure des coûts des productions françaises et, par là même, des coûts des places de cinéma que les Français rechignent à payer maintenant que l’inflation et la récession s’installent.

Pire encore : il ne leur vient même pas à l’esprit qu’à force de cracher sur leur clientèle – que ce soit les Gilets jaunes dont ils se moquent parfois sans subtilité ou les non-vaccinés qu’ils insultent parfois copieusement sans comprendre que la plupart des vaccinés l’ont été contraints et forcés, qu’à force de sombrer dans le wokisme le plus débridé ou de se vautrer dans un entre-soi écœurant lors de festivals de plus en plus déconnectés des réalités de leur public, bref à force de s’en éloigner, le public ne veut plus payer pour les voir.

Et tout ceci intervient alors même que les ressources des chaînes de télé, celles-là même qui abondent et pas qu’un peu à la production cinématographique française, vont devoir s’habituer à la disparition de la redevance, ce qui, contrairement à ce que veulent faire croire les nigauds à la sauce Télérama, signifie essentiellement que Bercy financera directement France Télévision.

Autrement dit, il ne fait nul doute que les budgets – notamment des émissions et films qui distribuent la bonne propag information – vont exploser à la hausse et que les films réellement innovants et indépendants de la doxa officielle ne trouveront pas de financement. En somme, alors même que les Français reprochaient au monde du cinéma de ne plus se parler qu’à lui-même au lieu de se tourner vers son public, tout indique qu’on va accélérer ce mouvement en poussant la consanguinité, l’autocensure et l’entre-soi à des niveaux jamais atteints.

Ce n’est même pas un pari hasardeux tant la réalité dépasse déjà l’affliction : non content de baigner dans un politiquement correct nécrosant, le cinéma français va devoir faire aussi son amende carbone honorable en fournissant le « bilan-carbone » des tournages afin de pouvoir prétendre aux aides publiques sans lesquelles ils ne pourront rien…

Forcément, ça va super-bien marcher.