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26 mars 2023

Lola-Jane Brooks

Hier, après sa formidable allocution de 13 heures [du 22/3], notre Être de lumière a tweeté de ses mains divines qu'il aimait notre pays et qu'il aimait ses compatriotes.
Je vous avoue que cela m'a laissée songeuse. En effet, j'aimerais savoir s'il englobe vraiment tous nos "compatriotes", ou s'il emmerde cependant toujours les non-vaccinés jusqu'au bout, les gens qui ne sont rien, les illettrées de chez Gad, les chômeurs qui ne traversent pas la rue, les fainéants qui ne peuvent pas se payer de costard, les Gilets jaunes, les égoïstes, les irresponsables, les smicards, les fonctionnaires, la foule, les factieux et les factions.
Il semblerait que son allocution ait vraiment porté ses fruits car elle a ravivé la flamme de nos compatriotes à son égard. Ils brûlent pour lui.
Comme moi, ils sont ainsi descendus dans les rues, battant des records de participation, pour s'unir et se réunir pour l'avenir du pays.
Plus nombreux que jamais, ils ont déclamé à hauts cris leur amour de notre Être de lumière.
C'est si beau une affection partagée. Qu'il en soit con vaincu.

Jonathan Sturel

Il faut faire ce rappel à ceux qui, dans notre camp, nous reprochent de nous en prendre à la police :

Nous aimons et soutenons la police qui enquête sur des crimes, piste et trouve des pédophiles, des violeurs, des assassins, qui coffre des chauffards et qui intervient pour défendre une victime contre son agresseur.

Nous aimons et soutenons la police qui met la racaille en déroute, fait tomber des réseaux de trafiquants et escorte une ambulance jusqu'à l'hôpital.

Ce que nous n'aimons pas, ce sont les « cow-boys » qui se défoulent sur la population, bombent le torse devant l'automobiliste ou le manifestant désarmé tout en vouvoyant respectueusement la racaille qui l'insulte. Nous n'aimons pas les voir forts avec les faibles et faibles avec les « forts ».

Notre philosophie est inchangée : pour la police contre la racaille, pour le peuple contre la police lorsqu'elle se comporte face à lui en gardiens féroces et dociles d'un système qui broie non seulement le peuple mais aussi la police.

Mais nous ne sommes ni des gauchistes ni des anarchistes, c'est-à-dire que nous ne militons pas pour le démantèlement de la police : au contraire nous la voulons renforcée et plus efficace que jamais mais seulement pour l'exécution de tâches véritablement bénéfiques à la société et à la population. En somme, une police au service de la communauté plutôt qu'à la disposition des persécuteurs de la communauté.

Quand l'écologie devient une idéologie exclusive, brutale, extrémiste, punitive et absurde

Yann Bizien

Il y a de nouveaux tyrans politiques sur la planète Terre : les tyrans du climat et de l'environnement.

Je ne confonds surtout pas le besoin impératif d'écologie avec les écologistes et l'écologisme.

Nous avons bien sûr besoin d'intégrer toutes les questions relatives à la protection de notre environnement et à la préservation du climat dans nos politiques publiques.

Mais quand l'écologie devient militante, qu'elle utilise la violence comme moyen pour se rendre visible, pour se faire entendre, pour défendre sa cause, quand elle instrumentalise des scientifiques soucieux d'obtenir des subventions, quand elle se rend exclusive, alors elle verse dans l'absurdité, dans l'excès, dans l'abus, dans l'arbitraire et dans l'illégalité.

Notre planète a évidemment besoin d'écologie et tous les partis politiques doivent intégrer des mesures de prévision, de précaution et de prévention dans leurs projets politiques.

L'écologie ne devrait donc pas se transformer en écologisme. Et les politiques devraient faire de la politique sans se transformer en écologistes radicalisés.

L'écologisme tend à devenir catégorique, dominant, oppressant et tyrannique. Son emprise s'étend et s'intensifie dans toute notre société du fait de la prolifération de ses défenseurs, des moyens importants à leur disposition et de l'écoute favorable des médias.

Ne nous laissons pas tyranniser par la pensée intransigeante comme par l'action autoritariste et souvent violente des écologistes radicalisés.


MACRON II, L'ORLÉANISME POUR LES NULS

Gabriel Nerciat

Toujours la même pitoyable histoire, la même tactique épuisée de "l'orléanisme pour les nuls" (un livre encore à écrire, avec plusieurs rééditions à la clef).

Précipiter la montée vers le chaos, favoriser l'infiltration des mouvements contestataires ou syndicaux par les petites frappes autochtones et diplômées de l'anarcho-écologisme ou des mouvances Black Blocs européennes (on sait depuis l'insurrection des Gilets jaunes qu'elles constituent la garde prétorienne des casseurs de grève ou de jacquerie aux ordres du régime macronien), jouer sur l'exaspération des citadins indignés et l'atavique besoin d'ordre des notables, puis camper sur un discours martial et verbeux, avec plein de valeurs républicaines servies à la louche comme autant de vermicelles poisseux dans la soupe de Mémé, en imitant les précédents numéros de Nicolas Sarkozy ou de Manuel Valls – canailles presque aussi accomplies, mais quand même un peu plus professionnelles, que Gérald Darmanin lui-même.

Est-ce que cela peut marcher de nouveau ?
Pas sûr.
Pour au moins quatre raisons.

1) On a déjà fait le coup une fois, et c'est comme l'histoire de Guillaume et le loup (au bout d'un moment, les gens ont compris, ça ne marche plus) ;

2) Lors de son premier quinquennat, le Banquier Président avait une majorité absolue à l'Assemblée nationale, qu'Edouard Philippe dirigeait avec une main de fer. Ce n'est plus le cas désormais, d'où le recours en catastrophe au 49.3 qui a indigné les deux tiers de la nation, et l'état d'impuissance politique totale dans lequel Macron et sa robote de Premier ministre se retrouvent désormais ;

3) Macron ne peut pas briguer un troisième mandat dans quatre ans. Dès lors, une partie de ses potentiels héritiers, qui ne vont pas manquer de se déchirer à belles dents, auront tout intérêt à se dissocier de lui s'ils veulent pouvoir postuler victorieusement à sa succession en 2027 (ou avant). Même si le président prend le risque d'une future dissolution de l'Assemblée, ses ministres et ses députés le soutiendront à peu près comme la corde soutient le pendu, et tout le monde le sait ;

4) La montée du chaos et du désordre complaisamment alimentés par le mélenchonisme et l'ultra-gauche anarchisante favorise désormais autant le RN que la minorité présidentielle, ainsi qu'on l'a constaté lors des dernières législatives. La thèse centriste et macronienne du rejet dos à dos des deux "extrêmes" ne fonctionne plus qu'auprès d'une partie de plus en plus réduite de l'électorat conservateur, dans la mesure où LR s'est totalement effondré et que Zemmour n'a pas été en mesure d'incarner une relève.

Donc, la sempiternelle tactique de "Macron ou le chaos" n'est pas du tout certaine de fonctionner.
Seulement, voilà : le Banquier Président n'en a pas d'autre.
On peut donc raisonnablement s'attendre au pire, et ce dès la semaine prochaine.


25 mars 2023

Segundo Cimbron

À propos des « débordements violents »

- 70% des Français en jugent Macron et le gouvernement responsables.

- 61% des Français pensent désormais qu'ils sont la seule façon de se faire entendre de Macron...

C'est dans « Le Figaro », pas dans « Le Prolétaire ».
Il leur restait la provocation de la violence pour rabattre l'opinion sur la recherche de « l'ordre ».
Même ça, ça marche de moins en moins...
Ça en dit beaucoup sur le niveau de la colère ;
Sur le basculement en train de s'effectuer dans l'opinion ;
Sur l'explosivité de la situation...
Gagner le retrait de la réforme est devenu un enjeu qui dépasse la question des retraites et de l'âge...
« Une crise de régime ? » s'interroge un éditorialiste ce matin sur la 2...
Rendre crédible une alternative politique de progrès et non de régression devient d'autant plus urgent pour que l'issue ne se limite pas au RN.
Aux partis de la NUPES de se hisser au niveau de l'enjeu historique en cessant leurs guéguerres intestines pour se concentrer sur les propositions concrètes qui existent déjà dans leur programme législatif.

RETRAITE EN FRANCE : LES LIMITES DU COLLECTIVISME

Marc Amblard

Il n’y a pire système de retraite que celui par répartition : il consiste à détourner par la force une partie des revenus du travailleur non pas pour assurer sa subsistance plus tard mais pour la reverser à d’autres personnes, devenues inactives.
Il lui reste seulement l’espoir que les générations futures seront en mesure de contribuer de la même façon au financement de ses vieux jours. Pari hautement risqué en raison des incertitudes économiques et de l’évolution défavorable de la démographie.
Ainsi, sous couvert de la « solidarité », nous avons cédé à la facilité de la répartition et bâti une redoutable pyramide de Ponzi
Une bombe à retardement.
Mais il y a un effet encore plus insidieux : en retirant à l’individu la nécessité de se constituer lui-même une épargne de précaution, on l’a déresponsabilisé en favorisant son penchant à la jouissance immédiate au détriment de son devoir de prévoyance.
Le voici désormais dépendant et prisonnier d’un système injuste et à bout de souffle.
Aux générations montantes : ne comptez que sur vous-mêmes, le collectivisme n’est pas la solution. Il est le problème.
Aux politiques : laissez-moi totalement libre de gérer mon épargne et décider à quel moment je souhaite cesser de travailler. Système mutualisé (fonds de retraite) ou placements privés, cela ne regarde que moi.


Denis Collin

N'en déplaise aux antifas professionnels (aussi bêtes que méchants), le danger fasciste (si on tient à tout prix à parler de fascisme) n'est pas du côté de Mme Le Pen, mais bien de l'équipe de millionnaires corrompus qui nous gouverne et transforme les forces de l'ordre en garde prétorienne des puissants. Macron, cependant, n'est même pas un fasciste (pour cela il lui faudrait une colonne vertébrale... pour parler poliment). Il est arrogant, méprisant, dépourvu de tout sens moral, menteur comme un arracheur de dent, prêt à trahir tout le monde, mais pas un fasciste. Un laquais des milliardaires qui l'ont recruté et mis sur le trône. En revanche, derrière lui s'avancent tous ceux qui veulent en découdre une fois pour toutes avec le fantôme du socialisme et des revendications sociales. Mention spéciale, médaille d'or de la saloperie et de la veulerie, les hollandistes qui se réunissent non pas contre la réforme des retraites, mais contre la NUPES : Hollande, Cazeneuve, Le Fol, Cambadélis, Delga, Meyer-Rossignol et quelques autres crapules de plus petite taille. Qu'ils aillent tous au diable !

Peuple et foule

Radu Portocala

Dans un accès d’irréflexion, Emmanuel Macron nous a expliqué que « la foule n’a pas de légitimité face au peuple qui s’exprime souverain à travers ses élus », et qu’elle ne saurait « l’emporter sur les représentants du peuple ».
Comme souvent, M. Macron se veut insultant et y arrive fort bien. Parce qu’il y a un grand mépris dans l’opposition qu’il fait entre « la foule » et « le peuple », comme si l’une et l’autre appartenaient à des catégories distinctes, comme s’il y avait une différence irréconciliable entre les deux. Ce qu’il veut nous faire comprendre, c’est que « la foule » qui conteste sa loi, cette vile piétaille qui ne le comprend pas, ne fait pas partie du peuple, qu’elle est même contraire au peuple – comme, il n’y a pas si longtemps, il avait voulu que les non-vaccinés ne soient plus des citoyens. Pour M. Macron – et il n’a jamais manqué une occasion pour le signifier – deux groupes habitent la France : ses adeptes et une sorte de plèbe presque indésirable – ceux « qui ne sont rien ».
Dans sa vision expéditive des choses, « la foule » ne l’emporte pas sur les élus. Mais comment peut-il oublier, et pourquoi, que « la foule » vote, que c’est elle, et elle seule, qui envoie les élus sur les bancs de l’Assemblée nationale ? Que c’est le seul pouvoir qu’elle a encore, et que lui-même fait tout pour affaiblir ce pouvoir.
Il est possible d’imaginer que si une majorité avait voté la censure, la loi sur la réforme des retraites aurait été, ne serait-ce que pour un temps, mise de côté. Mais cette majorité ne s’est pas constituée. Et cet échec contredit les paroles de M. Macron.
Le peuple – qui, même si cela déplaît au président, comprend ce qu’il désigne, agacé, comme étant « la foule » – choisit tous les cinq ans ses représentants. Il leur fait confiance et leur donne mandat pour qu’ils parlent en son nom. On lui a expliqué que cela s’appelle démocratie et que cela lui donne le droit et le pouvoir d’exprimer sa volonté à travers ceux dont il a fait ses députés. Le premier devoir de ces députés n’est, donc, pas de se plier aux intérêts et aux calculs souvent ineptes des partis ; leur premier devoir est de consulter ceux qui les ont élus, de les écouter et de porter leur voix devant la représentation nationale. C’est un fait définitivement ignoré que ce ne sont pas les élus qui on fait le peuple, mais le peuple qui fait les élus. Se rappeler cela serait pourtant le commencement de la démocratie.
Il y a, dans le pays, une très large, très forte opposition à la loi sur les retraites. Indifférent à cette réalité, M. Macron a eu recours, pour la faire adopter, à la méthode autoritaire, celle qui fait taire les représentants du peuple. Et ceux-ci, ne se constituant pas en majorité, ont accepté le silence qui leur était imposé. Ont accepté, et c’est inquiétant, la manière forte.
Cette France qui est, dans sa grande majorité, opposée à la loi sur les retraites n’a trouvé à l’Assemblée nationale qu’une minorité de députés pour porter sa voix. C’est ce que M. Macron considère être le « peuple qui s’exprime souverain à travers ses élus ». C’est ce qu’on peut appeler aussi une trahison. Une partie de ceux qui ont été choisis par le peuple pour porter sa voix ont décidé de voter contre la volonté de leurs électeurs. En quoi consiste, alors, leur mandat ? Qu’ont-ils fait d’autre sinon mettre le peuple à l’écart ? Dans quelle mesure sont-ils représentatifs ? Peuvent-ils encore se prétendre élus du peuple ? Dans leur esprit, endormi à l’ombre de M. Macron, ils peuvent. Quant à la « foule » qu’ils ont ignorée, qu’elle passe son chemin ! Elle ne mérite que leur inattention.

L’explosion du 23 mars

Maxime Tandonnet

450 policiers et gendarmes blessés, des centaines d’arrestations, les événements d’hier soir sont d’une extrême gravité que la tonalité générale médiatique a tendance à sous-estimer. Paris est couvert de montagnes d’immondices. Les émeutiers ont incendié les gigantesques tas d’ordures accumulés dans les rues de la capitale, les flammes et des colonnes de fumées s’élevaient à l’horizon. Dans toute la France, les manifestations rassemblant des centaines de milliers de salariés, de lycéens et étudiants ont dégénéré en émeutes, provoquant des incendies et des destructions. Les transports et les raffineries sont bloqués et l’essence risque de manquer. Sous peu, l’économie sera paralysée. Le pays se désintègre sous nos yeux. Nous allons vers un nouveau mai 68 (comme cela a été dit à maintes reprises dans ces pages) mais sans Pompidou pour en sortir. L’image que donne la France à l’étranger est celle d’un pays en train de brûler. L’effondrement a pour origine un projet de réforme dont nous savons, sans le moindre doute possible, par-delà les vagues de mensonges, qu’il est parfaitement inconsistant, inutile et injuste. Cette situation n’est rien d’autre que le fruit d’une dérive mégalomaniaque et du jeu des courtisans et des lâches qui l’ont encouragée ou laissé faire quand ils pouvaient s’y opposer. C’est tout un système fondé sur la sublimation de l’hubris et l’anéantissement de la force de caractère et d’intelligence qui empoisonne aujourd’hui la France. 24/3/2023


L'amour

Yann Thibaud

L'amour est le grand guérisseur, le grand réparateur, le grand régénérateur, autrement dit l'énergie divine ou spirituelle, qui donne la vie, apaise et féconde nos cœurs, éveille et fait grandir l'esprit.

L'amour est ainsi le grand mystère, la grande interrogation, qui angoisse et effraie l'être humain, mais aussi le stimule et le motive par-dessus tout.

L'amour est le miracle que nous attendons et espérons tous.

Toujours et partout en effet, nous recherchons, avons recherché et rechercherons l'amour, ce sentiment tendre et exaltant, cette ferveur qui nous habite et sans laquelle nous dépérissons cruellement.

Voilà pourquoi l'amour est le signe merveilleux et bienfaisant de la présence du sacré en nous-même.

Voilà pourquoi il ne peut être feint, singé, forcé ou simulé.

Voilà pourquoi il ne peut être qu'accueilli, accepté et honoré, lorsqu'il apparaît, émerge ou se présente, sous de multiples formes, revêtant de multiples visages et atours.

Sans l'amour, que vaudraient nos vies ?

Avec l'amour, elles prennent enfin forme, sens et consistance.

L'amour rend fou et il rend sage, pourvu qu'on en connaisse l'art et la manière.

Aussi l'amour est-il également le grand enseignant, le maître ultime, le subterfuge favori de nos existences paradoxales et enchanteresses.

Devenons donc des étudiants de l'amour, des favoris de l'amour, des amoureux de l'amour, car le monde qu'il crée ne peut être que beau !

24 mars 2023

Yann Thibaud

Il me semble que la principale caractéristique de notre actuel président, est son absence à peu près totale de pensée personnelle.
En effet, dès qu'il prend la parole, il ne fait que nous asséner une collection de clichés, de lieux communs, d'affirmations aussi creuses que péremptoires, que l'on croirait tout droit sorties d'un manuel bas de gamme de marketing ou de développement personnel.
Ce qui explique ses perpétuelles contradictions et reniements : il peut dire tout et son contraire, puisqu'il ne pense rien !
Son physique de gendre idéal se trouve ainsi doublé d'une mentalité de représentant de commerce des pires poncifs de l'idéologie officielle et standard, provenant directement des usines à concepts étatsuniennes.
Sa vacuité sidérale ne se trouvant compensée que par une farouche volonté d'affirmation personnelle et de domination systématique d'autrui.
Mais notre pays, notre cher et vieux pays, ne mérite-t-il pas autre chose que de servir de territoire de défoulement à la névrose d'un individu aussi médiocre et pitoyable ?
Il faut croire que non, il faut croire que nous devions en passer par là, pour enfin nous éveiller, nous réveiller du rêve français de l'attente d'un prétendu et hypothétique sauveur providentiel, du désir infantile qu'une autorité, qu'un père idéal vienne nous sauver et nous montrer le chemin à suivre impérativement.
C'est donc, comme le disait le grand Charles, parce que les français sont des veaux, des godillots, qu'ils sont confrontés à un tyran qui les traite comme tels.
Nous n'avons alors plus d'autre choix que de renoncer à être paternés ou maternés, par un monarque omniscient et omnipotent.
Le peuple français joue donc aujourd'hui son drame éternel, il se trouve en présence de sa problématique fondamentale : va-t-il continuer à dormir, bercé par de sournoises et hypnotiques illusions, ou bien va-t-il retrouver sa flamme romantique et révolutionnaire, redevenir le pays des Lumières et des droits de l'homme ?
(...)

UNE ROYALE CONVERSATION

Gabriel Nerciat

- Allô, Sire ? Vous savez, je suis vraiment désolé, mais je crois qu'en la circonstance il vaut mieux ne prendre aucun risque.

- Mister President ? How do you do ? What a pity ; j'aurais tellement aimé parler de botanique et de chasse à courre avec vous et Madame votre épouse. Mais je vois, ou plutôt j'entends, qu'en dépit des circonstances vous n'avez pas peur.

- Je n'ai jamais peur, Votre Majesté. De rien ni de personne, je vous assure. C'est un sentiment qui m'est presque inconnu. La seule fois de ma vie où j'ai eu peur, devant la préfecture du Puy-en-Velay, j'ai eu tellement honte de moi que j'ai promis, sur la tombe de ma grand-mère, que je ne recommencerai plus.
 
- Vous savez, mon grand-oncle Lord Mountbatten me disait la même chose que vous. Il vous ressemblait un peu, d'ailleurs : n'en faisait qu'à sa tête, menait grand train, mouchait sans ménagement tous ceux qui essayaient de le contredire, même lorsque son obstination provoquait la mort de plusieurs millions d'Hindous et de musulmans indiens – sans qu'il s'en émeuve particulièrement, je dois dire. Mais les républicains d'Irlande du Nord, malgré tout, un jour ont eu sa peau ; cela m'a appris très tôt la vertu de la prudence. Vous ne gagneriez rien à l'imiter, indeed.
 
- Je vous assure, Sire, tout est sous contrôle ici. Vous connaissez les Français : ils gueulent, ils boivent, se croient menaçants, cassent des vitrines, brûlent quelques voitures, se grisent de mots creux, et puis ils finissent par rentrer chez eux quand ils en ont assez. Ils ne sont pas très malins, vous savez. Et puis, moi, je leur demande de m'élire, après tout, pas de m'aimer, et ils le font sans hésiter, bien qu'ils sachent parfaitement tout ce que je pense d'eux. De toute façon, j'ai plein de flics assez c.ns sous mes ordres pour leur servir à nouveau d'exécutoire ; je ne vais pas me gêner.

- Oui, peut-être, mais les officiers du MI6 qui ont discuté avec certains d'entre eux m'ont dit qu'ils n'en auraient vraiment assez que lorsque la machine de votre docteur Guillotin aura été remontée sur la place de la Concorde et que vous l'aurez en grande pompe inaugurée. Ce n'est pas vraiment plaisant comme perspective, n'est-ce pas ? Même Camilla hier soir me disait : "J'ai hâte de voir comment est fait son cou."

- I beg you pardon ?

- Ah mais c'est que vous êtes une star, ici, Mister President. On ne parle que de vous. Pas toujours en termes flatteurs, c'est sûr, mais ce qui compte, c'est la notoriété, n'est-il pas vrai ? Même Claude François aurait été jaloux de vous.

- J'ignore si je dois ou non être flatté, Votre Majesté. D'autant qu'à vrai dire je préfère Alain Chamfort à Claude François, et (mais ça reste entre nous) les drag-queens aux claudettes.
 
- Cela n'a pas grande importance. Même si votre cou n'est pas très flexible, ce serait fâcheux de le voir tomber comme celui du pauvre Charles Stuart, vous l'admettrez. En tout cas, sachez que le château de Claremont, dans le Surrey, que mon aïeule Victoria avait offert au roi Louis-Philippe dans son exil, est toujours à votre disposition. Je pourrai vous le faire visiter après mon couronnement si vous voulez. Ses tapisseries sont un peu défraîchies, mais le jardin au printemps est d'une remarquable beauté.

- Ne prenez pas cette peine, Sire. Même si ces imbéciles de bourgeois orléanistes votent pour moi, ce n'est vraiment pas un destin que j'envie. Ce roi qui ressemblait à une poire et respectait son parlement n'aimait pas faire couler le sang des ouvriers. Il avait tort. En aucun cas je ne voudrais lui ressembler.

23 mars 2023

Le reste du monde témoin de la naissance d’une dictature en France

Gilles La Carbona

Le monde nous regarde, abasourdi, choqué de constater la violence qui est déployée pour imposer une loi. Violence dans le procédé, condamné unanimement par tous les pays occidentaux et même très au-delà. Le regard qui est posé sur notre pays est résumé en un mot : « dictature ». Et cette fois ce ne sont pas les farouches opposants au régime qui l’emploient, c’est la presse étrangère.

Le monde se réveille sonné, éberlué de constater que la France est devenue une dictature, où les citoyens non seulement, ne sont plus écoutés, mais où ils sont en plus violentés. Macron utilise la police pour réprimer et terroriser la population, la contraindre à rester tranquille et à se taire. La macronie utilise la répression comme méthode de gouvernance, détourne des institutions pour légitimer ce qui ne peut l’être.

Cela fait six ans que nous subissons les infâmes dénigrements de cet homme, six ans qu’il ment et trouve toujours une excuse, un argument, pour faire passer sa haine du peuple français en une vue de l’esprit colportée par les méchants opposants. Mais là, face à 80% de mécontents, ces arguties se fissurent et son image à l’international finit de se ternir. Il avait déjà montré lors de la coupe du monde de football, la démesure de son comportement : la presse s’en était amusée. Puis ce furent les images encore plus scandaleuses de sa tournée en Afrique, où Macron apparut totalement défait, dans une boite de nuit… la presse internationale n’en fut plus amusée, mais dubitative.

Aujourd’hui, le monde entier découvre un personnage fondamentalement mauvais, ne vivant que par la haine qu’il porte au peuple et aux députés qui votent contre lui. Un homme qui ne peut pas convaincre, mais simplement imposer, sourd à toutes et tous, n’écoutant que sa propre frénésie, prêt à tuer son peuple pour assouvir ses délires et suivre l’agenda que des forces extérieures ont exigé de lui. Le reste de la planète doit bien reconnaître que Macron ne se comporte plus comme le président d’un pays libre, qui plus est, 5ème puissance nucléaire mondiale. Il ment, il contourne les lois, la constitution, utilise de faux arguments et réprime dans la plus abjecte des violences.

Les autres démocraties ne comprennent pas que l’on puisse ignorer 80% de l’opinion publique et surtout bâillonner le parlement pour s’éviter un vote négatif, jeu logique d’une vraie démocratie. Jusqu’à quand les puissances étrangères vont-elles accepter d’avoir à leur porte un nouveau tyran et une France devenue une dictature en Europe ? D’ailleurs il enfonce le clou, en souhaitant à présent, quasiment ouvertement, pouvoir prendre des mesures non législatives, en gros, gouverner sans parlement. Nous le disions il y a quelques jours, l’Assemblée nationale a été rayée des institutions avec ce 49.3, et les LR en sont à la fois les complices et les dindons.

Macron reste arrogant, vindicatif, sachant qu’il peut compter ouvertement sur les renégats LR de la bande à Ciotti. Pourtant, désormais, les yeux du monde entier sont braqués sur lui, il n’est pas dit que les dirigeants des autres pays, sous la contrainte de leurs propres peuples, ne fassent pas pression, ne lui demandent pas de faire cesser ce jeu dangereux. Car si lui ne voit rien, les autres saisissent avec effroi que la France pourrait s’embraser, et ils n’ont nullement envie d’avoir comme partenaire un pernicieux psychopathe.

Leurs peuples respectifs n’accepteraient pas ce pacte. Isolé en France, il le devient à l’extérieur. Clément Voule, rapporteur spécial de l’ONU, dit suivre de très près les manifestations en France et appelle les forces de l’ordre à éviter tout usage excessif de la force. Il n’est peut-être pas si loin le temps où Macron sera apostrophé vertement et officiellement, devant cette instance.

Nous sommes au bord d’une révolte, non pas une guerre civile, car le peuple n’est en lutte qu’avec ce pouvoir et sa police. Les jours qui viennent nous donneront la réponse. Mais selon l’option, le résultat sera très différent et cela, il ne semble pas l’avoir compris. Il semble pouvoir compter sur l’indéfectible soutien de SA police, pour le maintenir en place, à croire que les familles des policiers ne sont pas impactées par la réforme des retraites. Mais si 80% des Français n’en veulent pas, il doit bien y avoir aussi des policiers concernés. Les repas de famille s’annoncent houleux. Il peut être assuré d’un état de siège long et compliqué à gérer, comment gouverner un pays dans ces conditions ? … Il y a des échéances sportives internationales qui ne sauraient se dérouler dans un tel climat. Si lui est définitivement seul, les Français sont à présent soutenus par le reste du monde, et c’est déjà une première victoire.

À moins que, dans sa folie, il ne cherche à attiser le feu, pour provoquer un chaos généralisé afin de pouvoir invoquer l’article 16 de la Constitution, qui offre au Président de la République des pouvoirs exceptionnels lui permettant de prendre toutes les mesures nécessaires à la préservation de l’État en cas de péril national. Si telle était son ambition, il faudrait évaluer la folie d’un homme devenu, à lui tout seul, LE problème exclusif de tout un pays.

ÊTES-VOUS « WOKE » ? PETIT TEST EN 12 QUESTIONS

Marc Amblard

Dans trois mois, ma fille intègrera une université américaine. Elle sera inévitablement exposée à une influence idéologique par ses classes et ses fréquentations. Elle l’est déjà d’ailleurs.
Aussi, afin de clarifier ses sensibilités, j’ai conçu pour elle un petit test de « wokisme ».
Vous pouvez évidemment vous y soumettre car il permet d’apprécier votre degré d’affinité avec l’idéologie « progressiste » qui gouverne aujourd’hui une grande partie du monde occidental, à commencer par Washington.

1. Il y a plus de deux genres humains (la dichotomie homme / femme est dépassée)
– Oui / Non

2. Un homme qui se sent femme doit pouvoir concourir aux épreuves sportives féminines
– Oui / Non

3. L’avortement doit être autorisé jusqu’à la naissance de l’enfant
– Oui / Non

4. Nul n’est en droit de refuser un vaccin si les autorités médicales l’exigent (sauf pour les illégaux)
– Oui / Non

5. Le principe de légitime défense doit être proscrit
– Oui / Non

6. L’information qui circule sur les réseaux sociaux doit être contrôlée et éventuellement censurée
– Oui / Non

7. Il faut laisser entrer sans contrôle tous les migrants
– Oui / Non

8. Les spectacles de drag queens dans les écoles primaires contribuent à l’épanouissement des élèves
– Oui / Non

9. La sexualité doit être enseignée dès l’âge de 5 ans
– Oui / Non

10. Exiger la présentation d’une pièce d’identité lors d’un vote est contraire à la démocratie
– Oui / Non

11. Le contribuable américain doit couvrir les dettes contractées par les étudiants qui ont fait des choix d’orientation inadaptés
– Oui / Non

12. La banque centrale peut imprimer et distribuer autant de billets qu’elle veut pour sauver l’économie
– Oui / Non

Entourez la réponse de votre choix. Le nombre de réponses positives déterminera votre niveau de compatibilité avec le « wokisme ». Bon test.


mélimélo

⬦ Pour ceux qui cherchent un sujet de thèse en sociologie : comment les élites dirigeantes peuvent-elles être à ce point composées de crétins, de gens incompétents, de cyniques et de menteurs ? On peut commencer par lire ou relire Pareto et voir ce qu'il écrirait aujourd'hui.
Denis Collin

⬦ Ne pas sanctionner ce pouvoir, alors que l’immense majorité du peuple le veut, c’est devenir l’ennemi de ce peuple.
Gilles La Carbona

⬦ Tous ces gens ont des noms, des adresses, des familles, des enfants qui vont à l'école. Ils nous tuent, nous ruinent, nous réduisent en esclavage, se pensant à l'abri, se pensant investis d'une totale impunité.
Ben non. T'as un mandat, t'écoute ce que te dit ton peuple, sinon, faut t'attendre à passer à la caisse, avec intérêts.
Tiephaine Soter

⬦ ACCROCHEZ-VOUS
Le Parlement du Montana vient d’introduire un projet de loi (Bill 645) visant à interdire aux vaccinés ARNm de donner leur sang ou organe.
Marc Amblard

⬦ Macron appelle les "énergéticiens" tous ces intermédiaires (intermédiaires n'est sans doute pas le bon nom non plus) qui se contentent de gonfler simplement les prix au passage, puisqu'on connaît le sort qui a été fait à EDF, et qui n'ont jamais eu les mains ni dans le pétrole ni sur la pioche. Juste devant des ordinateurs et des cours de bourse. Oui oui, des "énergéticiens".
Catherine Gaillard

⬦ Il est évident qu'il va se passer quelque chose.
En fait, il est déjà en train de se passer quelque chose.
Toute la question est de savoir si ce qui va se passer sera dû aux citoyens ou si ces derniers seront utilisés à leur insu, comme souvent en période insurrectionnelle.
Alexis Haupt

⬦ Depuis le temps que le pouvoir libéral se radicalise, faut-il s'étonner que la réaction à ses coups d'État permanents finisse par se radicaliser ?
Quand on n'entend pas le peuple lorsqu'il dit par toutes les voies pacifiques qu'il n'en veut pas, qui est responsable de la violence avec laquelle il finit par le dire « autrement », sinon les sourds qui refusent de l'entendre ?
Segundo Cimbron

⬦ Maintenant il faut aussi qu'en France comme d'autres pays le font, on réclame une enquête sur les décisions prises par Macron et ses sbires. Je rappelle que Macron a classé secret défense toutes les réunions de leur pitoyable conseil de défense... Pourquoi ? Des choses à cacher ?
Adina de Souzy

⬦ Ciotti et le gouvernement trouvent scandaleuses les coupures d'électricité à ceux qui veulent nous priver des deux meilleures années de retraite.
Je me demande bien pourquoi.
Les indemnités qu'ils touchent ne leur permettent pas de s'acheter des cols roulés ?
Segundo Cimbron

⬦ Vous les connaissez sans doute, ces conformistes invétérés, shootés au narratif officiel, infatigables et inlassables amateurs d'illusion et de tromperie, ceux-là mêmes qui aujourd'hui applaudissent Zelinski et l'OTAN, et qui hier vouaient aux gémonies Raoult et Péronne !
Comment peut-on ainsi se tromper à chaque fois et systématiquement ?
Yann Thibaud

⬦ Pour ce qui est du masque, les études, analysées par les meilleurs (notamment Cochrane Library et le CDC) et depuis longtemps, ont conclu que cela n'avait pas plus d'effet qu'un chapelet ou une médaille miraculeuse.
Donc protégez vous, surveillez votre diabète, mais évitez de mettre un masque qui n'a d'autre effet que de monter le taux de CO2 dans vos poumons.
Jean-Xtophe Ordonneau

⬦ Les sanctions contre la Russie sont efficaces. En un an, les exportations de céréales russes ont augmenté de 35%, particulièrement en direction des pays d'Afrique...
Denis Collin

⬦ Il manquerait 6 000 médecins en France et de nombreuses personnes n'ont plus accès aux soins. Mais dans le monde merveilleux des macronards, tout va bien.
Nico Naf

⬦ Jules, tu dois te décider, ce beau brin d’herbe tendre, tu vas pisser dessus ou bien tu vas le goûter. Non, les deux, c’est pas possible. Enfin, je crois…
Catherine Gaillard

⬦ Le temps donne raison aux « complotistes ». Il faudra désormais les appeler les « visionnaires ».
Flou Bidou