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10 octobre 2025
SOUVERAINETE DU CHAOS
Gabriel Nerciat
-10/10/2025- Ce qui est à la fois lamentable et savoureux dans la situation politique présente du pays, c'est que ceux qui autour de Macron ont tout fait depuis huit ans pour détruire toute forme de stabilité au Parlement et dans les institutions républicaines héritées de 1958, aujourd'hui prétendent s'accrocher au pouvoir comme des moules avariées à un rocher fendu au nom précisément du maintien de la stabilité disparue.
C'est encore plus grotesque que pathétique.
Quand Louis-Philippe disait, après la révolution de 1830, "Moi ou le chaos", il pouvait au moins arguer que le chaos était dans la rue et pas au palais des Tuileries.
Après tout, c'est Emmanuel Macron qui, en 2016, prétendait procéder à une révolution - à la fois européiste, autoritaire, saint-simonienne, multiculturaliste, technocratique et favorable aux actionnaires des entreprises globalisées.
Tant pis pour les séniles droitards venus du giscardisme ou du balladurisme qui ont cru qu'ils élisaient, faute de mieux, une version rajeunie de Jean Lecanuet.
Macron est un homme qui a toujours aimé le chaos, et le chaos jusqu'à présent l'a toujours servi (c'est le seul point, sans doute, qu'il a en commun avec Donald Trump, et qui explique peut-être qu'au-delà de leurs désaccords idéologiques ils s'entendent plutôt bien). Même quand il prenait l'apparence de l'épidémie de covid ou de la guerre en Ukraine.
Alors qu'on nous évite aujourd'hui le couplet habituel et révulsif sur le besoin de stabilité (parce que, n'est-ce pas, les pauvres patrons du MEDEF ont peur de l'incertitude fiscale et les malheureux députés Renaissance, MODEM ou LR craignent de devoir revenir fissa à la vie civile).
En France, plus rien n'est stable aujourd'hui, et ceux qui ont fait fortune en misant sur l'intranquillité des Français et l'intensification de tous les types de flux (capitaux ou migrants) n'ont qu'à aller se faire foutre.
Moi, en ce moment, c'est quand j'entends le mot "compromis" que j''ai envie de sortir mon revolver.
Non mais quoi, Madame Perrichon ? Quand on a acquis un chien, on lui demande de miauler ?
9 octobre 2025
Monique Plaza
9/10/2025
Parlement européen
Il y avait deux motions de censure contre von der Leyen : une de gauche, une de droite.
- Raphaël Glucksmann n’a soutenu aucune des deux.
Il est donc, avec les macronistes, le premier soutien d’Ursula von der Leyen et des accords commerciaux avec le Mercosur et les États-Unis.
- Manon Aubry a voté pour celle de gauche, et s’est abstenue pour celle de droite.
- Jordan Bardella a voté pour celle de droite, s’est abstenu pour celle de gauche.
- François Xavier Bellamy et Marion Maréchal ont rejeté celle de gauche et ont voté pour celle de droite.
- Sarah Knafo a voté intelligemment pour les deux :
« Ce midi, de nombreux députés ont voté POUR la censure d’Ursula von der Leyen... malheureusement en deux votes différents. La droite vote sa motion. La gauche vote la sienne. Résultat de ce petit jeu politicien : Ursula von der Leyen est toujours là et rien ne change.
Pour ma part, j’ai voté POUR les deux motions de censure, quels que soient les auteurs et leurs motivations, car pour moi seul le résultat comptait.
Si tous les parlementaires qui ont fait campagne contre la Commission avaient eu la même cohérence, Ursula von der Leyen serait en train de faire ses cartons et le Mercosur serait enterré ».
9/10/2025
Parlement européen
Il y avait deux motions de censure contre von der Leyen : une de gauche, une de droite.
- Raphaël Glucksmann n’a soutenu aucune des deux.
Il est donc, avec les macronistes, le premier soutien d’Ursula von der Leyen et des accords commerciaux avec le Mercosur et les États-Unis.
- Manon Aubry a voté pour celle de gauche, et s’est abstenue pour celle de droite.
- Jordan Bardella a voté pour celle de droite, s’est abstenu pour celle de gauche.
- François Xavier Bellamy et Marion Maréchal ont rejeté celle de gauche et ont voté pour celle de droite.
- Sarah Knafo a voté intelligemment pour les deux :
« Ce midi, de nombreux députés ont voté POUR la censure d’Ursula von der Leyen... malheureusement en deux votes différents. La droite vote sa motion. La gauche vote la sienne. Résultat de ce petit jeu politicien : Ursula von der Leyen est toujours là et rien ne change.
Pour ma part, j’ai voté POUR les deux motions de censure, quels que soient les auteurs et leurs motivations, car pour moi seul le résultat comptait.
Si tous les parlementaires qui ont fait campagne contre la Commission avaient eu la même cohérence, Ursula von der Leyen serait en train de faire ses cartons et le Mercosur serait enterré ».
N'ENTRE PAS ICI, ROBERT BADINTER
Gabriel Nerciat
-9/10/2025- Non seulement les dérisoires notables socialistes à l'agonie sont bien décidés à tirer la corde des privilèges de la République jusqu'au bout, mais en plus cela ne leur suffit pas de squatter le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État ou les directoires des chaînes publiques : il faut de surcroît qu'ils nous imposent sans vergogne leurs momies desséchées dans les cimetières officiels du régime.
D'habitude, on s'efforce, après un minimal délai de décence, de faire entrer au Panthéon des personnalités – artistiques, scientifiques ou politiques – qui sont censées faire plus ou moins l'unanimité au sein de la nation.
La règle a connu quelques exceptions, mais elles sont quand même assez rares, bien qu'on ait pris l'habitude il est vrai de faire entrer un peu n'importe qui depuis une vingtaine d'années au nom de prétextes ouvertement démagogiques (Alexandre Dumas et Joséphine Baker ont été moins célébrés pour leurs talents personnels que pour leur couleur de peau).
Rappelons tout de même que Jacques Chirac a dû renoncer à panthéoniser Hector Berlioz, le plus grand génie de la musique française, parce que certains passages de son opéra Les Troyens, inspirés de l'Enéide de Virgile, avaient été jugés trop nauséabonds pour les narines délicates de quelques clercs progressistes au cosmopolitisme effarouché.
C'est peu dire qu'aucune unanimité n'existe aujourd'hui, à peine plus d'un an après sa mort, pour légitimer la panthéonisation si rapide et si contestable de l'ancien garde des Sceaux de François Mitterrand.
Non seulement il n'a guère eu de mérite pour obtenir, contre l'avis d'une majorité de Français, l'abolition de la peine de mort (laquelle aurait fini par être votée quoi qu'il arrive, en France comme dans tous les pays européens), mais de plus il fut aussi le ministre de la Justice qui s'est appliqué, assez consciencieusement, avec l'aide de ses amis du Syndicat de la Magistrature, à détricoter le droit pour rendre les lois répressives de moins en moins fermement appliquées et l'autorité de l'État de plus en plus ouvertement bafouée (il n'a pas uniquement rangé la guillotine dans les pièces des musées et aboli la Cour de sûreté de l'État, mais aussi rendu impossible toute forme réelle de perpétuité pour les criminels les plus endurcis, avant que de rendre licite le recours de tout justiciable devant la CEDH pour casser les jugements rendus en France au nom du peuple français).
Le pire est qu'il n'a pas fait cela, j'en suis persuadé, par amour de la racaille ou bienveillance personnelle envers les réprouvés : ce prosateur médiocre a écrit une hagiographie de Condorcet (autre locataire détestable du Panthéon), pas de Jean Genet ou d'Auguste Blanqui.
Uniquement le besoin de combler la satisfaction morale et valorisante du grand bourgeois humaniste, heureux de démontrer à ses amis oligarques qu'il a pu imposer sa religion personnelle à un État qu'il soupçonnait d'asservir la société plus qu'il ne la protégeait.
Les avocats, à mon sens, ont bien tort de le vénérer : à cause de lui, plus aucun d'entre eux n'aura jamais à sauver la tête d'un de ses clients, ce qui était l'équivalent du baptême du feu chez les militaires.
Reste en tout cas l'essentiel : que des maires de gauche donnent son nom à des places ou des avenues si cela leur chante, pourquoi pas, mais rien ne justifie que Robert Badinter entre aujourd'hui au Panthéon.
Ce n'était pas un grand homme, et la Patrie ne lui est pas reconnaissante.
Kuzmanovic Georges
-8/10/2025- Je crois qu'on a collectivement sous-estimé la puissance de Bruno Le Maire.
C'est quand même un politique formidable ! Il n'a été ministre de la Défense que 14 heures et, en ce court laps de temps, il a éliminé la menace russe. Oui !
Même sur LCI on ne parle plus ni de guerre en Ukraine, ni de drones, ni de flotte fantôme, ni de Tomahawk, ni de conflit nucléaire, et même pas de l'imminente invasion de l'Europe par la Russie.
Tout cela s'est dissipé dans les brumes.
Bravo l'artiste !
8 octobre 2025
Kuzmanovic Georges
7/10/2025
Emmanuel Macron restera comme un désastre pour la France.
7/10/2025
Emmanuel Macron restera comme un désastre pour la France.
L’un de ses pires dirigeants, tous régimes confondus.
Mais le pire, ce n'est pas seulement lui. C'est toute la cour de rats médiocres qui ont prospéré sous son aile : Gabriel Attal, Édouard Philippe, Valérie Hayer, Alain Minc, tant d'autres adorateurs de "Jupiter", et jusqu’à TF1/LCI, propriété du groupe Bouygues, si prompt à engranger les bénéfices de la vente d’Alstom à General Electric.
Tous ces petits Iago de la Macronie, qui ont tout eu grâce à lui, qui ne seraient rien sans lui… et qui aujourd’hui le lâchent, avec l’ingratitude des faibles.
Ces gens-là ont été les serviteurs zélés de son néolibéralisme, les instruments dociles de son européisme aveugle, les relais de son atlantisme servile.
Ils ont accompagné, soutenu et justifié la désindustrialisation de la France, l’affaiblissement de l’État, l’écrasement social du peuple français.
Et maintenant, ils jouent les vierges effarouchées.
Leur expression publique est une honte.
Leur place n’est pas dans les studios de télévision, mais avec leur maître : dans les poubelles de l’Histoire.
Gastel Etzwane
-7/10/2025- Quelle surprise… Ce type est comme une bernique : il s’accroche à son rocher et ne partira jamais de lui-même. Ce n’est tout simplement pas dans sa nature. Il vit dans un monde imaginaire, persuadé que tout tourne autour de lui, incapable de percevoir la réalité du pays. Sa construction psychique semble s’être figée quelque part entre 13 et 14 ans, si vous voyez ce que je veux dire.
Nicolas Maxime
7/10/2025
LE MACRONISME, CHRONIQUE D'UN DÉSASTRE ANNONCÉ
Doit-on être étonné par la situation politique en France ? Depuis son élection en 2017, Emmanuel Macron n’a cessé de mépriser les Français, de vouloir imposer des réformes au pas de charge alors que la majorité y était opposée, et de gouverner comme si le pays lui appartenait. Chaque contestation sociale – qu’il s’agisse des Gilets jaunes ou du mouvement contre la réforme des retraites – a été traitée avec arrogance, répression ou mépris de sa part. Cela a complètement abîmé le lien entre les citoyens et leurs institutions, déjà fort fragilisé par ses prédécesseurs.
On se souvient lors de son élection de la promesse d'un nouveau monde – où l'on valoriserait l'effort, le dialogue social et la responsabilité des politiques – qui s'est très vite révélé être la continuité de l'ancien, en pire. Concernant le locataire de l'Elysée, cela tient de sa conception verticale et autoritaire du pouvoir, où l'exécutif doit décider de tout, tout seul, où le Parlement ne devient plus qu'une simple chambre d'enregistrement, où la rue devient le seul lieu de contestation possible lorsque la frustration populaire est à son comble. À la place, c’est une logique managériale du pouvoir qui s’est installée, traitant la société comme une entreprise qu’il faudrait réformer coûte que coûte, contre l'avis même de ses citoyens.
Il y a aussi quelque chose de probablement lié à la personnalité du personnage, comme l’a démontré Marc Joly dans La pensée perverse au pouvoir : un mélange de cynisme, de froideur et de manipulation. Macron incarne cette rationalité perverse, propre aux hommes politiques actuels – qui va instrumentaliser les notions de modernité, d’efficacité ou d’Europe, prétendre servir l’intérêt général et EN MÊME TEMPS disqualifier quiconque s’y oppose comme populiste ou irrationnel. En réalité, c'est une pensée autoritaire et décomplexée, dénuée de sens moral, qui s'exprime au service de ses propres intérêts et de ses amis puissants.
Il y a un an, lorsqu’il a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale et de convoquer des élections législatives anticipées, il pensait encore avoir la confiance du peuple. Mais il a été désavoué, et ce sont le Rassemblement national, en termes de voix, et le Nouveau Front populaire, en nombre de sièges, qui sont arrivés en tête. Qu’a-t-il fait ? Il n’a nommé ni l’un ni l’autre, préférant s’accrocher au pouvoir. Il a choisi des Premiers ministres issus de ses propres rangs et a tenté de bricoler une coalition avec les Républicains, pourtant ultra-minoritaires. Ainsi, depuis la dernière dissolution, trois premiers ministres se sont succédés – Barnier, Bayrou, Lecornu – le dernier gouvernement parvenant même à atteindre le record de la plus courte durée : 14 heures et 26 minutes ! Aussi court qu'une story Instagram ! Macron est entré dans un rôle de pompier pyromane, il a joué avec le feu et il s’est brûlé.
En attendant, le résultat, c’est une France fracturée, où la confiance dans le politique s’effondre et où le Rassemblement National, prospère sur le ressentiment et la désignation de boucs émissaires. Un président conscient de la gravité de la situation aurait deux options : soit présenter sa démission, soit former un véritable gouvernement d’union nationale, intégrant toutes les sensibilités politiques – de La France insoumise au Rassemblement national – et en tenant compte des propositions de chacun. Mais Emmanuel Macron n’en a cure car il n'écoute que lui-même et semble décidé à aller jusqu’au bout, quitte à entraîner le pays dans une impasse politique et démocratique.
Le pire dans tout ça ? C’est que derrière lui, les prétendants ont l’air encore pire. Jordan Bardella, Gabriel Attal ou Édouard Philippe semblent s’inscrire dans la continuité du macronisme : même narcissisme, même soumission aux logiques financières et aux dogmes européens, même mépris du peuple.
Au vu de la crise politique actuelle et de la situation socio-économique dans laquelle le pays est empêtré – menace sur la souveraineté alimentaire et industrielle, effondrement du système de santé, crise du logement – ainsi que des réformes antisociales menées sous son quinquennat : conditionnement du RSA à des activités obligatoires, durcissement successif de l’assurance chômage avec baisse des durées et des montants d’indemnisation, recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans… Emmanuel Macron peut d’ores et déjà être considéré comme le pire président de la Ve République, tant par la brutalité sociale de ses politiques que par le mépris institutionnel avec lequel il gouverne. Dès lors, la crise politique actuelle n’a rien d’étonnant puisque le désastre était annoncé depuis son élection.
Marc Amblard
7/10/2025
QUESTION : comment les autorités médicales françaises peuvent-elles poursuivre leur politique vaccinale anti-covid au mépris des études scientifiques sur le sujet ?
Que ceux qui ont peu de doute sur le caractère inoffensif du vaccin ARNm fassent au moins l'effort de lire les conclusions de ces deux études :
Pierre Duriot
Ces caciques qui atterrissent mollement...
-8/10/2025- Etonnant cette France... On laisse un type programmer la destruction d’un pays bimillénaire, un temps le phare intellectuel de la planète. Il vend Alstom, autorise la vente de fleurons industriels stratégiques, organise des prélèvements d’argent sans fin sur les ménages, ruine nos concitoyens. Pire, il participe au montage de toutes pièces d’une fausse pandémie, en profite pour expérimenter des coercitions sociales digne d’un régime totalitaire, promeut l’injection d’un produit inconnu, encore en cours d’expérimentation, dont on sait maintenant qu’il est toxique, monte, toujours avec les mêmes, la fable énergétique basée sur un carbone qui n’est pas polluant, qui n’a jamais été aussi peu présent dans l’atmosphère et qui n’est très majoritairement pas d’origine humaine, en profite pour donner notre argent en masse à des fabricants de moulins à vent inutiles, dangereux pour la stabilité du réseau et qui permettent de faire monter comme jamais le prix de l’électricité et de supprimer les voitures. Il organise ou laisse faire l’arrivée de millions de gens qui déstabilisent la vie française jusque dans les villages et ruinent un peu plus les finances publiques, tout en provoquant des drames et des angoisses nationales qui font qu’on ne peut plus rien organiser sans se barricader derrière des blocs de bétons et des herses. Il fait liquider l’hôpital, l’école, ce qui reste des services publics, met les finances en faillites et pour couronner le tout, nous emmène à marche forcée vers la guerre… et nos élus, censément représentants du peuple ne disent trop rien, ne s’opposent pas, avec des prétextes fallacieux du type « par qui le remplacer ». Et les voilà, les mêmes, dans un atterrissage un peu mou, tout de même, au bout de huit années d’infamies, à commencer à dire, du bout des lèvres, que oui, finalement, on pourrait peut-être le destituer… on voit bien que ces élus, ces journalistes et ces brillants éditorialistes vivent dans un autre monde que le nôtre. S’ils savaient ce qu’en pensent les Français, mais qu’il ne faut pas dire…
Jean Mizrahi
-5/10/2025- Je vous recommande la lecture de ce fil sur le réseau X/Twitter, sur l'indiscipline en milieu scolaire, qui résulte de l'étude PISA :
On y découvre, chiffres à l’appui, ce que tout enseignant en France constate chaque jour : le chaos règne dans nos classes.
Il y a quelques mois, j’avais raconté mes trois semaines passées comme professeur de mathématiques – à mi-temps, puisque j’ai d’autres obligations – dans un collège « moyen » de Marseille. L’expérience fut édifiante : j’en avais conclu que le premier problème de l’Éducation nationale n’est ni le manque de moyens, ni les programmes, ni même les méthodes pédagogiques, mais bien l’indiscipline. Et surtout, la présence d’éléments toxiques qui, par leur comportement, bouleversent l’ordre de la classe et contaminent les autres : une incitation permanente à la pagaille, au refus d’apprendre, à l’anarchie.
Nous payons aujourd’hui la mauvaise digestion par notre pays des idées de Mai 68. Cette révolution culturelle, mal comprise, a engendré une série d’excès dont nous subissons chaque jour les conséquences délétères. La France s’enfonce à vitesse grand V. Et la faillite de notre système scolaire est à la fois le reflet de ce déclin et l’un de ses moteurs. Nous fabriquons désormais des générations d’incultes décervelés, qui passent beaucoup plus de temps sur TikTok que dans les livres. Avec eux, c’est toute la société qui court au naufrage, si nous ne redressons pas la barre au plus vite. Et certainement pas avec les politiciens pleutres et démagogues que nous nous choisissons régulièrement.
Cette année, j’ai refusé de reprendre un poste, alors même que j’aime profondément transmettre le savoir. J’ai eu plusieurs propositions qui correspondaient à mes souhaits. Mais en me renseignant sur les établissements, j’ai compris que l’Éducation nationale n’attend plus de ses enseignants qu’ils enseignent, mais qu’ils se transforment en gardes-chiourmes. Ce n’est pas le rôle que je veux tenir.
Pourtant, les solutions existent, et elles sont simples. Parmi celles auxquelles je pense :
• créer des internats pour les élèves les plus perturbateurs, assortis d’un suivi psychologique, afin de les éloigner d’un environnement familial et social souvent toxique (quartiers gangrenés par la drogue et l’islamisme, par exemple) ;
• instaurer des sanctions sévères pour les autres perturbateurs ;
• responsabiliser les familles, en les contraignant à assister à des réunions avec les enseignants et en leur imposant des sanctions lorsqu’elles se dérobent – ce qui suppose aussi que les enseignants aient du temps pour rencontrer les parents ;
• faire enfin de l’Éducation nationale une véritable priorité nationale, pour préparer l’avenir plutôt que de gérer en permanence le court terme, comme le font nos politiciens ;
• augmenter significativement le salaire des enseignants, afin d’attirer de nouvelles vocations et de revaloriser la fonction dans l’opinion publique.
Je ne suis pas un fétichiste de l’uniforme. Mais force est de constater qu’il devient sans doute nécessaire de l’imposer, comme un symbole d’autorité et de reprise en main. Qu’une société en arrive là, c’est le signe d’un effrayant manque de maturité collective.
Il faut agir vite. Le navire coule.
Nos si coûteux Médias-Mensonges
H16
-8/10/2025- Il devient de plus en plus difficile de suivre les amusantes (ou effrayantes) histoires de la presse de grand chemin : la vérité du jour se révèle complètement bidon quelques temps plus tard.
Et s’il fallait jadis plusieurs mois pour que le bidonnage soit révélé, ce n’est plus vraiment le cas dernièrement où quelques heures suffisent parfois pour renvoyer les équipes de clowns journalistes et les bouffons politiques à leurs études.
Pour s’en convaincre, voici quelques éléments d’appréciation de l’ampleur des farces tragiques que la presse et nos dirigeants politiques nous assènent ces derniers mois.
Ainsi, le 15 novembre 2022, un missile frappe le village de Przewodów (à vos souhaits) en Pologne, près de la frontière ukrainienne. Immédiatement, nos fiers soldats de l’information montent à l’assaut : armés de leurs informations de première main, Le Monde ou Le Figaro (parmi les ribambelles de journaux du même acabit) nous expliquent que ce missile, évidemment russe, pourrait déclencher l’article 5 du traité de l’OTAN, avec guerre mondiale à la clef.
Tremblez, lecteurs, la guerre est à nos portes !
Manque de bol, le lendemain, les enquêtes préliminaires font rapidement basculer le récit vers la bévue bête. Le président polonais Andrzej Duda annonce en effet que le missile « provient probablement de la défense antiaérienne ukrainienne », soulignant qu’il s’agissait d’un « accident ». Caramba, c’est raté.
Les années suivantes, d’autres cas similaires se reproduisent : tout indique que, bien sûr, c’est les Russes et – ah, on me dit à l’oreillette qu’en fait il s’agit d’un tuyau de cheminée, etc.
Plus récemment, le 1er septembre dernier, la presse s’est tout aussi brillamment illustrée avec la découverte – effroi, horreur, scandale ! – que le GPS de l’avion transportant Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, aurait été brouillé alors qu’elle allait se poser à Plovdiv, en Bulgarie. La Commission européenne et la presse confirmeront, selon les rapports initiaux, que l’appareil aurait ainsi « tourné en rond pendant une heure » au-dessus de l’aéroport en raison d’une perte de signal GPS, forçant les pilotes à recourir à des « cartes papier » pour atterrir via le système ILS (radionavigation au sol).
Tremblez, lecteurs, les Russes nous brouillent l’écoute le GPS !
Manque de bol, le 10 septembre suivant et dans une médiatisation particulièrement feutrée, on apprend – au travers de l’Usine Nouvelle par exemple – en utilisant notamment les données publiques et disponibles via Flightradar24 qu’il n’y a eu absolument aucun brouillage.
Tout au long du vol, le signal GPS était de « bonne qualité » (valeur NIC de 8 indiquant une intégrité navigationnelle élevée, et NACP élevé pour la précision positionnelle), sans signe de jamming ou spoofing sur le transpondeur ADS-B. L’approche d’atterrissage n’a été prolongée que de quelques minutes (avec un retard total de 9 minutes, en partie dû à un décollage tardif d’une heure), sans cercle pendant une heure.
Bref, c’était du flan. Caramba, encore raté.
De la même façon, il est indispensable de passer quelques lignes sur les actes perpétrés sur les tuyaux de gaz de Nordstream 2, qui entraînèrent le 26 septembre 2022 une rupture des gazoducs et une quasi-rupture d’anévrisme des journalistes de la presse occidentale concluant tous, les yeux paniqués, qu’il s’agissait évidemment d’un acte de guerre russe, capable d’un auto-sabotage particulièrement audacieux rien que pour nous enquiquiner, les maroufles.
Manque de bol (oui, c’est une constante), ces dernières semaines apparaissent des articulets de la presse occidentales expliquant avec le plus grand sérieux l’arrestation de deux plongeurs ukrainiens soupçonnés d’avoir détruit ces gazoducs et qui sont actuellement réclamés par les Allemands.
Contre toute attente, les Russes étaient ukrainiens. Caramba, encore raté.
À la fin de ce mois de septembre, la presse frémit : plusieurs aéroports européens signalent des survols de drones suspects, provoquant des interruptions de vols et alimentant les craintes d’une campagne coordonnée… russe évidemment ! Dans la lignée d’autres incidents en mer Baltique ou en mer Noire, les autorités danoises, norvégiennes et polonaises évoquent explicitement une « possible » implication de Moscou. Notez bien le « possible » qui permet de camoufler toute incertitude : en pratique, ces allégations s’appuient sur un pattern d’incursions russes présumées, mais n’apportent en réalité aucune preuves concrète à ce stade.
Et manque de bol, les premières enquêtes sentent la déroute et la chaussure humide avec finalement l’arrestation de trois Allemands soupçonnés d’avoir fait voler des drones sur des zones sensibles. Au plus grand dam de nos politiciens et d’une presse tendue comme un ex-prisonnier après 10 ans d’abstinence, ce ne sont pas des Russes.
Caramba, encore raté.
Rassurez-vous : les Russes ne sont définitivement pas lavés de tout soupçon, car – heureusement ? – des drones sont retrouvés presque intacts pour certains, écrasés dans des champs ou sur des maisons locales. La presse en profite (avec un soupir de contentement ?) pour présenter les dommages à une maison dans le village de Wyryki, dans l’est du pays, où un toit a été détruit.
Manque de bol, ce qui était initialement présenté comme l’impact direct d’un drone russe, s’avère après une enquête de terrain être un missile polonais utilisé pour abattre l’un de ces drones.
Quant aux drones eux-mêmes, on s’étonne de leur portée significativement plus importante que prévue pour être venus de Russie et avoir ainsi traversé toute l’Ukraine et s’écraser bêtement en Pologne. L’autre explication – plus logique mais terriblement conspirationniste d’extrême-droite pro-Kremlin – voudrait que ces drones aient été lancés juste de l’autre côté de la frontière, depuis l’Ukraine, et seraient le rafistolage ukrainien de drones russes récupérés précédemment.
Impensable et surtout scandaleusement faux. Oubliez.
Du reste, les drones danois permettent de faire naître un nouvel embranchement dans le récit occidental : la Russie semble avoir fait le coup par l’intermédiaire d’un pétrolier « fantôme » duquel seraient partis les engins. La tension est donc à son comble quand, enfin, les autorités – maritimes et françaises, dans ce cas-ci – décident d’arraisonner le bateau fantôme. Au large de Saint-Nazaire, une page de l’histoire s’écrit, avec ces caractères d’imprimerie un peu baveux, typiques des meilleures histoires d’espionnage et de rebondissements inattendus.
Rebondissements qui ne tardent pas : tout compte fait, le commandant est Chinois, et si la cargaison est bien russe, elle est destinée a un acheteur indien mais il n’y a pas plus de drones que de beurre en broche et tout le monde est relâché. Le bateau repart en dodelinant doucement dans les vagues de l’Atlantique.
Caramba, encore raté.
Si vous avez noté comme un motif lancinant qui se répète, ce n’est pas complètement fortuit : il semble en effet qu’un schéma se reproduit avec obstination dans la presse occidentale. Dans un premier temps, quelque chose semble se produire qui pourrait s’apparenter à une provocation ou un motif de conflit, et, avec une gourmandise suspecte, les autorités déboulent pour asséner leurs allégations comme des vérités, relayées par des médias qui comptent sur l’effet « Trust Me Bro » pour blanchir leurs informations pourtant douteuses.
Et patatras, à chaque fois, les allégations sont largement tempérées, pastellisées voire contredites par les faits et les éléments – cette fois-ci sourcés – qui finissent par apparaître dans une presse qui, alors, ne fait plus du tout ses choux gras de ces nouvelles informations. L’existence d’une menace russe ne justifie en rien de raconter n’importe quoi, ce que font pourtant avec crânerie les médias actuels.
De façon claire, ces médias et ces autorités veulent absolument inscrire un message impératif (« tremblez, les Russes veulent nous attaquer ») qui permet de justifier leurs différentes opérations : instillation de la peur dans les esprits des citoyens afin de les manipuler à accepter tous les détournements et toutes les gabegies qu’ils mettent en place avec des levées de fonds gigantesques pour les marchands de canons, le tout avec une polarisation extrême des débats en présentant ceux qui osent – même avec des sources et des éléments solides – douter ou remettre en cause les discours dominants.
Le but est de plus en plus évident : il s’agit de garantir pour les actuels dirigeants politiques une voie de sortie, via la guerre ou la multiplication de crises. C’est non seulement grotesque, c’est aussi très dangereux.
« La seule chose exacte dans un journal, c’est la date » disait Coluche avec sa justesse populaire. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’actuellement.
Régis de Castelnau
Rubrique : sale gueule
-7/10/2025- Je n’ai aucun gage à donner concernant mon anti-macronisme primaire voire rabique. Qui s’est exprimé dès avant son arrivée au pouvoir.
Mais le spectacle de toute cette lie médiatico-politique qui a tout organisé, justifié, soutenu, et qui vient maintenant vomir dans la soupe, qu’elle lapait goulûment il y a encore trois jours, est quelque chose d’absolument répugnant.
Une foule qui lâche, une foule qui lynche a toujours une sale gueule. Toujours.
Macron n’est pas à plaindre, qu’il se démerde et il n’aura pas volé de se faire déchiqueter. Et sa défaite, si elle survient, sera quand même une première victoire pour la France.
Quant à cette meute avec sa face de raie, on ne doit jamais hurler avec elle.
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