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11 janvier 2023

Une sobriété qui s’appelle famine

H16

Pour paraphraser un petit poulet un peu trop gonflé de sa propre importance, “l’abondance, c’est fini”. Apparemment, il va falloir tenir compte d’une réalité de terrain quelque peu bousculée : lorsqu’on regarde certains indicateurs avancés, on se rend compte qu’effectivement, la sobriété va s’abattre sur le monde, plus ou moins mollement selon les régions.

Bien évidemment, il n’est ici pas question de cette sobriété ridicule qui nous est actuellement “marketée” (pour faire du bon français) par les frétillantes équipes communicantes de l’Élysée : cette sobriété qui consiste à se déplacer avec parcimonie, à réduire son chauffage de quelques degrés et à mettre un pull à col roulé en cachemire assorti avec des chaussettes épaisses mais élégantes ou à réduire l’utilisation de sa voiture de fonction n’est qu’une nouvelle forme de mépris de classe que la caste jacassante inflige au reste du peuple avec la morgue qui fait maintenant sa marque de fabrique.

Non, la sobriété à laquelle il est fait ici référence en est une autre forme, le parfum “non consenti”, qu’on appelait jadis pénurie il y a un ou deux siècles en Europe de l’Ouest et socialisme soviétique il y a quelques décennies en Europe de l’Est, celle où les rayons des magasins se vident, celle où l’on doit commencer à faire des queues et perdre son temps en paperasserie administrative pour toucher des coupons et autres tickets de rationnements ou ces chèques-brioches distribués par un pouvoir en manque de pain. Tickets, temps perdu, paperasserie et rayonnages vides sont autant de marques du collectivisme appliqué avec aveuglement et c’est exactement ce vers quoi nous nous dirigeons plus ou moins consciemment.


Et ce n’est pas une exagération. J’en veux pour preuves différents éléments glanés ici et là qui laissent présager d’une année 2023 qui va se placer sous la lettre D, celle du mot débrouille, démerde et, vraisemblablement, disette pour certains produits.

Ainsi, aux États-Unis, les récoltes 2022 sont mauvaises. Il faut dire que la météo y fut assez défavorable et les dégâts sur les pousses et les troupeaux sont notables. Assez logiquement, le prix des aliments (légumes, céréales, viande) devrait donc continuer à grimper encore cette année. Les Américains vont les payer plus cher et ce qui sera exporté devrait aussi nettement augmenter, le coût du transport (et de l’énergie) s’ajoutant à ces prix déjà élevés.

Ainsi, l’Europe a connu pendant l’été 2022 une sécheresse carabinée qui, dans certaines régions d’Europe centrale, a fait baisser le niveau des rivières au point que des “pierres de la faim” ont été découvertes pour la première fois depuis des siècles. Les rendements de différentes céréales en ont été affecté. Pour les légumes, c’est un constat similaire avec des pertes entre 25 et 35%. En Angleterre, le constat est le même.

Sans surprise, les productions céréalières en Europe n’ont pas été flamboyantes cette année : si, pour le colza par exemple, on observe malgré tout une croissance des quantités récoltées par rapport à 2021, il manquera 3 à 4% de la récolte de blé ce qui n’améliorera pas son prix qui, nonobstant l’apaisement de sa flambée de cet été (le quintal a doublé entre février et juillet pour heureusement retomber en août), a beaucoup monté ces dernières années (gagnant 50% en 5 ans). Quant à la récolte de maïs, la production a subi une perte de 20% en 2022 par rapport à 2021.

Ailleurs dans le monde, cela ne se présente pas superbement mieux non plus.

Comme l’ONU l’a du reste mentionné, l’Afrique de l’Est risque vraisemblablement de subir des famines tant à cause de récoltes céréalières médiocres qu’une perte notable de ses troupeaux.

En Chine, les épisodes d’inondations d’un côté et de sécheresses de l’autre ont là encore fait des dégâts et certains n’hésitent pas à évoquer une situation qui n’aurait pas été vue depuis des centaines d’années dans l’Empire du Milieu. Voilà un élément de plus sur l’agenda déjà chargé de Xi alors que le pays se débarrasse de sa politique (idiote) du Zéro Covid.

Du côté du Pakistan, les inondation n’aident pas non plus le Moyen-Orient. Et en Inde, là encore, la sécheresse provoque une baisse des rendements dans la récolte de riz par rapport aux années passées. Si la situation n’y est pas catastrophique, le gouvernement indien n’en a pas moins arrêté les exportations et consacré la récolte actuelle à nourrir l’Inde en priorité ce qui ne manque pas d’alimenter (en plus des ventres indiens) une hausse des prix du riz à l’international.


À ces éléments essentiellement liés aux intempéries et aux performances volatiles de l’agriculture dans le monde, s’ajoutent des choix essentiellement politiques dans différents domaines dont on savait pourtant qu’ils provoqueraient des résultats catastrophiques.

Par exemple, difficile de passer à côté des choix énergétiques opérés sans relâche depuis deux ou trois décennies : les renouvelables à gogo, la dépendance au gaz russe, l’obstination à vouloir se passer des énergies pétrolières provoquent déjà des tensions énormes sur les marchés les plus directement concernés par ces décisions arbitraires et dénuées de toute base scientifique, ce qui entraîne des carburants plus chers (et labourer avec un vélo électrique n’est vraiment pas simple), et des engrais rapidement inabordables (on estime que certains ont doublé pendant que d’autres ont triplé de prix)…

De même, on devra s’interroger sur la pertinence des choix écologiques qui ont consisté à diminuer volontairement les surfaces et les rendements au profit de certaines productions de niche coûteuses qui peuvent contenter, un temps, une élite bobo détachée des réalités économiques mais qui ne parviendront pas à prendre le relai en cas de disruptions majeures, toujours possibles comme les informations ci-dessus le laissent penser.

Enfin, certains choix économiques et plus précisément monétaires ne pouvaient aboutir qu’à ce genre de désastre : l’injection de “capital gratuit” par les banques centrales ont multiplié les investissements peu vertueux ou carrément néfastes au détriment des investissements nécessaires. Ces bidouilles pro-inflationnistes, accumulées depuis plus de 10 ans, finissent par produire une inflation solide et mal contrôlée (pour le dire gentiment).

Parallèlement, l’augmentation de l’usage du crédit chez les ménages (américains notamment) pour “financer” leurs achats alimentaires quotidiens laisse présager d’un petit moment délicat lors des remboursements, les intérêts croissants aussi à rythme soutenu.

Qu’on ne s’y trompe pas : que cette “sobriété” soit fortuite, résultat d’erreurs de politiques idiotes et de coups du sorts imprévisibles ou, plus machiavéliquement, provoquée par une série de décisions planifiées, calculées pour infliger certains types de stress et obtenir des résultats précis sur les populations, peu importe puisque le résultat sera le même : on va manifestement tous maigrir un grand coup.


10 janvier 2023

« Si on continue comme ça, on va en crever »

Louis Fouché



Louis Fouché est médecin anesthésiste-réanimateur, diplômé en éthique de la santé, conférencier, et auteur.
Dans son dernier livre Agonie et renouveau du système de santé, publié aux éditions Exuvie et préfacé par le professeur Didier Raoult, il brosse le tableau d’un système de santé au bord de l’effondrement, incapable de répondre aux besoins des malades et aux aspirations des soignants.
Ayant refusé de se plier à l’obligation vaccinale, Louis Fouché ne peut plus exercer son métier d’anesthésiste-réanimateur depuis plusieurs mois.
« Énormément de professions sont touchées par cette obligation. Non seulement des médecins, mais aussi des pompiers, des secrétaires, des gens qui font le ménage, des aide-soignants, des infirmiers, des ostéopathes, des kinés, des chiropracteurs, etc. [...] Ils n'ont droit ni au chômage ni aux congés payés, ni à quoi que ce soit », souligne le praticien.
« Il y a une omerta, mais la députée européenne Michèle Rivasi a dit au Parlement européen qu’il y avait 130 000 professionnels suspendus, tous métiers confondus. »
Selon lui, la suspension des professionnels concernés et le refus de les réintégrer s’inscrit dans le cadre d’un « plan de destruction volontaire du système de santé » de la part de l’État.
« Ça n'a rien à voir avec une question sanitaire, c’est un plan social à pas cher. On peut foutre dehors 130 000 personnes, sans allocations chômage, sans se salir les mains, sur un prétexte pseudo moral », explique-t-il.
« Nous sommes en train de détruire le système de santé, pour réattribuer le monopole du marché des soins aux multinationales [...]. Les décideurs publics en matière de Santé sont devenus les agents directs de l’industrie du médicament et des plateformes numériques », poursuit-il.
D’après Louis Fouché, « ce que nous vivons aujourd’hui est le spasme final, l’agonie » d’un système de santé « déjà très largement malade », qui dysfonctionnait depuis plusieurs années.
« Le système de santé doit produire des soins, industriellement, avec efficience. Les soignants y deviennent des rouages d’une logique techno-industrielle et numérique. [...] Un bon interne et un bon médecin ne sont plus humains, responsables, bienveillants. Ils sont efficaces, et dociles aux protocoles », souligne le praticien.
Devenue un marché comme un autre, la Santé a ainsi été soumise « à une technocratie managériale » qui « a doucement fait glisser le soin vers “l’extraordinaire banalité du mal”. »
« Notre système de santé valorise les remboursements d'actes invasifs ou liés à des laboratoires pharmaceutiques. On aboutit à une espèce de folie, on en arrive à des soins qui sont complètement aberrants », ajoute-t-il.
Bien que les constats dressés soient amers, Louis Fouché estime que le délitement du système de santé constitue une opportunité pour un renouveau du soin.
« Les artisans de la destruction du système de santé sont en train de nous aider à élaguer les contours d’une institution désirable. [...]. Ils convoquent chacun à savoir quel monde il veut arpenter et vivre », observe le quadragénaire.
« Il est absolument impératif que fleurissent partout des propositions de soin différentes, plus humaines, plus attentives, low-tech, préventives, peu coûteuses. [...] Il faut travailler à permettre que tous ceux qui veulent quitter le système puissent le faire », ajoute-t-il.
Et Louis Fouché de conclure : « Soit on va vers une médecine transhumaniste administrée par les majors de la data comme Amazon, Google, Facebook, Microsoft, et on sera dans une santé automatique pour les gens riches. Pour les pauvres, tant pis pour vous. Soit on se réempart de la santé nous-mêmes, et c'est déjà en train d'arriver. »

Retrouvez l’analyse intégrale de Louis Fouché dans la vidéo.
 
00:00 Introduction
02:02 Comment faire le deuil d’un métier qui a exigé des années d’études et de sacrifice au service des malades ?
09:25 Quelle est la proportion de soignants ayant « triché » pour continuer à exercer leur métier ?
17:35 Les soignants suspendus accepteraient-ils de retourner à l’hôpital s’ils étaient réintégrés ?
24:25 La tarification à l’acte en vigueur dans les hôpitaux peut-elle avoir des conséquences néfastes pour la santé des malades ?
27:56 En quoi l’effondrement du système de santé est-il inéluctable ?
35:14 En quoi les pratiques des acteurs de l’industrie pharmaceutique sont-elles similaires à celles des mafias ?
45:35 En quoi la prise de conscience de notre responsabilité individuelle dans le désordre du monde est-elle un préalable indispensable à la construction d’une société plus désirable ?
55:41 Quel peut être le rôle des médecines traditionnelles dans ce renouveau de la santé et du soin ? Que peuvent-elles nous enseigner sur la façon dont nous envisageons la santé, la maladie, la souffrance ou la mort ?
1:09:14:12 Conclusion

De la dignité à la fonction présidentielle

Radu Portocala

Pendant sa campagne électorale, François Hollande avait dit vouloir redonner sa dignité à la fonction présidentielle. Il est vrai que son prédécesseur l’avait malmenée à plusieurs reprises et de diverses manières. La dignité étant un attribut de la personne et non de la fonction, Hollande n’a réussi que donner à la présidence l’apparence de sa propre personnalité : il l’a rendue ridicule.
Emmanuel Macron a eu la même prétention : faire de la présidence un Olympe au sommet duquel régnerait, dans un silence recueilli, son austère sagesse. Il a très vite réussi à la transformer en un mélange de cirque et de cour de récréation, où se déroule un permanent carnaval de mauvais goût.
Une partie de la masse, habituée au triste spectacle des émissions de divertissement, trouve cela très bien. Elle imagine que c’est sous cette forme lamentable que s’incarne la démocratie. S’afficher avec des clowns, se déhancher sur les marches du palais présidentiel, se montrer débraillé, serrer dans ses bras des voyous déshabillés, tutoyer à droite et à gauche, faire des blagues douteuses de collégien, tout cela est devenu, avec Emmanuel Macron, geste politique. Et tout cela n’est qu’abaissement du politique, nivellement par le bas.
Mais que se passerait-il si un homme sérieux, rigoureux, dont l’action serait bénéfique à la France en cas de victoire, se présentait à la future élection ? La perception de la fonction présidentielle ayant été pervertie, la masse risquerait de le rejeter, car elle ne comprendrait pas qu’il ne veuille continuer le mauvais spectacle. C’est la création de ce risque qui est une des parties les plus néfastes de la présidence d’Emmanuel Macron.

Pass vaccinal : « Juridiquement, cette situation est de la folie »

Marc Gotti
Juriste



"Ce sont des fascistes ennemis de la démocratie"

Jonathan Sturel

- 10/1/2023 - La révolte d'Américains au moment de la suspecte élection de Biden avait été commentée par la gauche française en ces termes : ce sont des fascistes ennemis de la démocratie.
Ces derniers jours, une révolte de Brésiliens a fait trembler le pouvoir en place, la gauche française commente les faits en ces termes : ce sont des fascistes ennemis de la démocratie.
Au lieu de se demander quels troubles traversent les pays pour que désormais les élections donnent lieu à des révoltes, au lieu d'interroger les causes profondes du mécontentement, au lieu de chercher à comprendre comment nous en sommes arrivés à une telle situation, la gauche française n'a plus qu'une réponse à fournir et elle ne se prive pas de la fournir à toutes les sauces, à toutes les occasions : ce sont des fascistes ennemis de la démocratie, point.
Circulez, il n'y a rien à voir, rien d'autre que des fascistes qui défient la démocratie. Voilà où en est rendu le logiciel de la gauche, voilà à quoi se résume son analyse des mouvements profonds après s'être présentée pendant des décennies comme l'experte de la réflexion sociale et politique et après avoir vanté, depuis deux siècles, la nécessaire révolte populaire contre les élites.
Tout ça pour aboutir à une explication simpliste, monocausale, invariable et démissionnaire, lâche et bourgeoise qui n'a qu'un seul et unique effet : permettre de maintenir au pouvoir les castes bourgeoises et technocratiques qui s'y cooptent depuis des dizaines d'années pour y mener des politiques qui écrasent les petites gens.

#MeToo, #BalanceTonPorc

Marc Alpozzo

Une nouvelle génération de féministes agite la société française aujourd’hui. Avec le phénomène de masse #MeToo qui nous est venu des États-Unis, et qui a inspiré chez nous #BalanceTonPorc, les relations hommes-femmes ont été remises en cause. Si certains pensent que c’est une avancée positive de la société, et que cela représente un mouvement social encourageant la prise de parole des femmes, en matière de viol et d’agressions sexuelles, ce que l’on peut saluer en effet, il serait toutefois un peu facile, voire réducteur de ne pas voir aussi, dans ce nouveau phénomène, les chasses à l’homme qui ont eu lieu, notamment dans les milieux médiatiques et politiques, faisant de toute accusation sur les réseaux sociaux ou dans les médias une preuve absolue de la culpabilité de celui qui était dénoncé par la vindicte. Or, si l’on analyse cette dérive, qui consacre le temps médiatique au détriment du temps judiciaire, et qui dépossède les tribunaux au profit des supposées victimes, qui se font vengeance sur les réseaux sociaux, nous ne faisons pas seulement face à un progrès en matière d’égalité hommes-femmes, mais nous plongeons dans une nouvelle société, où les procès staliniens remplacent progressivement les procès équitables, et où le hashtag suffit à faire condamner la personne visée. Or, que cherche cette nouvelle vague de néoféministes ? Cherche-t-elle des purges ? À fonder un homme nouveau, en gommant les différences sexuelles, les relations amoureuses, la virilité, en criminalisant le désir masculin ? Avec Sabine Prokhoris, philosophe et psychanalyste, (Le mirage #MeToo, Le cherche-midi, 2022) et Gérald Wittok, musicien et romancier, (Le diable est une femme, Éditions Verrone, 2021) nous avons fait un tour de table, afin de réfléchir à cette nouvelle forme de judiciarisation des rapports sociaux. Cet entretien a paru dans le site du mensuel Entreprendre. Il est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.

Réforme des retraites

Yann Bizien

Après des positionnements plusieurs fois contradictoires sur la question de la réforme et du sauvetage de nos retraites, notamment sur la durée des cotisations, le report de l’âge légal de départ et le montant des pensions, l’exécutif marche aujourd’hui sur des sables mouvants.
Tous les sondages d’opinions démontrent un rejet des Français sur le report de l’âge légal de départ à 64 ou 65 ans, considéré avant tout comme la perte d’un acquis social, en particulier pour les Français en mauvaise santé et tous ceux, nombreux, concernés par la pénibilité, l’usure, la fatigue et l’épuisement professionnel.
Le scénario d’une forte mobilisation d’humeur et de colère est dans tous les esprits pour résister à ce projet politique jusque dans la rue. Mais pour quelle utilité, quand le pouvoir semble avoir la quasi-certitude d’obtenir une majorité pour faire voter son projet grâce au vote probable des Républicains et, par défaut, via un nouvel usage de l’article 49.3 de la Constitution ?
L’exécutif « impopulaire » est-il encore capable d’entendre, d’écouter et de comprendre le peuple, alors que le prochain scrutin n’aura lieu qu’en 2024 dans notre pays ? Va-t-il, une nouvelle fois, passer outre sa volonté et lui imposer SA réforme ? Peut-il convaincre les Français ?
De même, le peuple peut-il se résoudre à la résignation ?
Beaucoup d’incertitudes sur ce chantier colossal, cela dans un contexte délétère, gazeux et inflammable.


Améliorer et pérenniser

Pierre Duriot

Je me marre… tout ce qui a été fait pour l’école devait « améliorer et pérenniser » le système éducatif. Tout ce qui a été fait pour l’hôpital devait « améliorer et pérenniser » le système de santé. Tout ce qui a été fait pour la justice devait « améliorer et pérenniser » le système judiciaire. Tout ce qui a été fait pour l’économie devait « améliorer et pérenniser » le tissu industriel. Tout ce qui a été fait pour les services publics devait « améliorer et pérenniser » les services publics. Tout ce qui a été fait pour les infrastructures devait « améliorer et pérenniser » les équipements du pays… ils veulent maintenant « améliorer et pérenniser » le système des retraites.

Surmortalité

Gastel Etzwane

Du jamais vu ! Les 198 crematoriums peinent à tenir les délais légaux de 6 jours entre le décès et la crémation TELLEMENT IL Y A DE MORTS EN FRANCE.
En cause selon les médias : la grippe et l'hôpital.
Ce qui est curieux, c'est qu'en 2020 et en 2021, années qu'on a décrit comme terribles concernant les décès liés au covid, personne n'a parlé d'embouteillage des crématoriums. Qu'est-ce qui a bien pu se passer depuis ? Car ni la grippe ni les saturations aux urgences ne sont des phénomènes nouveaux.


9 janvier 2023

Sondage Ifop

Extrait : Près d’un Français sur deux (48%) se révèle révolté face à la situation économique et sociale actuelle en France (+1 point par rapport à décembre 2022), 32% se disent résignés (+2 points par rapport à décembre) et seulement 2% apparaissent enthousiastes. Cette nouvelle vague met ainsi une nouvelle fois en exergue un très faible niveau d’optimiste dans l’Hexagone.
Couplé à ce faible niveau d’optimisme, une large majorité de Français (79%) considèrent que dans les prochains mois, la France peut connaître une explosion sociale avec l’émergence d’un mouvement du même type que celui des Gilets jaunes, chiffre le plus haut enregistré depuis 1998 (première utilisation de notre indicateur), à l’exception de novembre 2020 (85%), période du deuxième confinement en France.
Plus alarmant encore, près d’un Français sur deux (52%) souhaite que la France connaisse dans les prochains mois une explosion sociale avec l’émergence d’un mouvement du même type que celui des Gilets jaunes. Dans le détail, nous constatons des clivages en fonction de la proximité partisane : seulement 13% des proches de Renaissance – ex LREM – souhaitent une explosion sociale dans les prochains mois contre 87% parmi les sympathisants de La France insoumise et 71% parmi ceux du Rassemblement national.

Salauds de pauvres !

Pascal Avot

« Il y a des professionnels du malheur et une conjuration des esprits tristes auxquels nous devons faire face », a déclaré ce mercredi matin Emmanuel Macron en Conseil des ministres.
La phrase est importante. Il faut l’étudier à la loupe.
Que dit-elle ? Qu’il existerait un complot des Français de mauvaise humeur, ligués contre le pouvoir. Qu’ils seraient dangereux. Qu'ils doivent être stoppés dans leur élan.
Mais qui sont donc ces pessimistes coalisés pour nuire à l’État ? La réponse est simple : ce sont les pauvres, chaque jour plus nombreux. Ceux qui voient les prix flamber au supermarché. Ceux que la hausse des tarifs de l’électricité empêche de gagner leur vie. Ceux que l’inflation assassine à petits feux.
La confrérie des grognons et des chafouins imaginée par le président de la République est en réalité constituée d’innocents, coupables de plonger bien malgré eux dans la misère et qui ont le culot de s’en rendre compte et l’insolence de ne pas s’en satisfaire, et même de s’en alarmer au point d’en parler entre eux, de médire, de maugréer et de maudire les puissants. Quels traîtres, ces désargentés !
Emmanuel Macron montre du doigt la souffrance du peuple et l’accuse d’être de mauvaise foi, une traîtrise, une vilénie. Si vous êtes déprimés, c’est que vous êtes mal intentionnés ! Si votre budget familial se réduit comme peau de chagrin et si vous en pleurez, c’est que vous manquez de conscience politique et que votre bêtise dégénère en méchanceté !
Cette petite phrase de Macron ressemble étrangement à un énoncé stalinien, ou maoïste. L’idée que le mécontentement des rues et des villages est le fruit d’une « conjuration » – alors qu’il n’a absolument rien de calculé, que son unanimité spontanée repose tout entière sur le bon sens et l’instinct de survie (...) est profondément perverse. Pire : elle exhale un parfum de tyrannie.
Quand François Hollande parlait des « sans-dents », il insultait les pauvres. Quand son successeur traite ceux qui le critiquent de « professionnels du malheur », il va beaucoup plus loin. Trop loin. Il inculpe le pessimisme. Il criminalise la détresse. Il fait du peuple perclus de douleurs économiques non seulement son inférieur, mais son ennemi.
Pourquoi tant de mépris et de méfiance ? Pour la même raison que d’habitude : Macron n’a jamais connu la détresse. Il ne sait pas ce que c’est. Il évolue dans un univers de winners, où le mal est tabou. Une sphère parfaite, sans démons, ni ordures, ni cadavres. Un parc d’attractions interdit à la "populace".
Après cela, comment voulez-vous expliquer aux électeurs de gauche que la lutte des classes n’existe pas ? Macron, à lui tout seul, l’incarne. Sa phrase est une porte grande ouverte aux manifestations, aux grèves et aux émeutes.
Se rend-il compte de ce qu’il fait ? Non. Il n’est ni assez intelligent, ni assez cultivé, et encore moins assez profond, pour comprendre ce qu’il dit.
Pendant encore cinq ans, l’enfant agité va couper la parole aux grandes personnes parce qu’il a – je le cite –, « envie de les emmerder ».
Un quinquennat de gros mots, une montagne d’impolitesses pour, in fine, accoucher de souris mortes.
« Emmanuel Macron vient de placer la pauvreté sur le banc des accusés. »

Les journalistes défendent-ils réellement la liberté d’expression ou seulement lorsqu’ils sont personnellement concernés ?

H16

Le 15 décembre dernier, Elon Musk décidait de suspendre temporairement une poignée de journalistes de sa plateforme, Twitter. Ceci a immédiatement déclenché une suite de réactions virulentes qui ont éclairé de façon crue les biais des médias, des institutions politiques et… de Wikipédia.

Pour ce milliardaire qui avait pourtant claironné son attachement à la liberté d’expression, il semble étonnant de le voir suspendre plusieurs journalistes de sa plateforme. Un peu de contexte explique pourtant assez bien sa réaction : disposant d’un avion privé dont les déplacements ne sont pas connus publiquement, Musk a en effet expliqué ne pas vouloir voir sa position et ses mouvements pistés par certains activistes présents notamment sur Twitter, estimant que ces informations relèvent de sa vie privée et, plus important encore, peuvent mettre sa vie ou celle de ses proches en danger.

Cette remarque n’est pas frivole : par le passé et récemment, le dirigeant de Tesla, SpaceX et Twitter s’est retrouvé confronté à des individus aux intentions équivoques, lors de la dernière occurrence, son plus jeune fils était sur place, ce qui a probablement alarmé le milliardaire qui a donc décidé d’interdire, au moins sur sa plateforme, toute forme de doxing pouvant mettre en danger les personnes concernées : dorénavant, divulguer des informations personnelles d’un utilisateur de Twitter (quel qu’il soit) est passible d’une suspension.

Une fois ce changement clairement indiqué dans les politiques d’utilisation de la plateforme, plusieurs journalistes ont malgré tout et sans surprise persisté dans leurs habitudes en continuant de relayer les positions et mouvements pourtant privées de Musk et de son avion. Sans surprise non plus, ces journalistes ont donc été suspendus.

Stupeur et hurlements, des journalistes ont donc été suspendus pour avoir enfreint des règles sur Twitter !


On comprend ici que les habituels contempteurs de la plateforme, de Musk et du rachat du premier par le second, s’en sont donné à cœur-joie, harpant avec obstination sur l’idée que le milliardaire aurait ainsi changé son fusil d’épaule concernant la liberté d’expression, qu’il ferait une chasse aux sorcières très politiquement orientée et que bientôt, plus personne n’aurait le droit de rien dire sur ce réseau social maudit. Dans un élan assez typique des troupes wokes, toute une partie de la journalisticaillerie s’est alors mise à parier sur un effondrement de Twitter (qui n’a toujours pas eu lieu) et à piailler pour un départ en masse vers Mastodon (cette plateforme pourtant connue pour héberger du contenu pédopornographique), fuite qui ne s’est du reste pas traduite dans la réalité non plus.


De façon moins anecdotique, on devra cependant noter trois autres réactions majeures suite à ce micro-fait divers sur une plateforme sociale.

D’une part et comme on pouvait s’y attendre, la presse de grand chemin a largement fait son travail habituel de propagande éhontément biaisée : au moyen éculé d’une titraille laissant croire à une suspension arbitraire (“Musk suspend des journalistes qui écrivent sur lui”) ou de vidéo présentant les faits de façon tronquée, elle a peint un personnage erratique et capricieux qu’il sera facile de ressortir à nouveau à chaque nouvelle décision de Musk. La technique est connue et rappelle par bien des aspects le dénigrement systématique dont furent l’objet certains conservateurs américains (Trump en premier), méthode qui n’est d’ailleurs pas sans rapport avec la perte abyssale d’audience de ces médias.

D’autre part, des institutions officielles sont rapidement entrées dans la danse. Si l’on aurait pu comprendre l’une ou l’autre assertion plus ou moins préoccupée de l’administration Biden, il est étrange de lire les déclarations de politiciens élus, notamment européens.

Dans une intéressante suite de prises de paroles, des ministres français ou allemands se sont ainsi empressés de faire savoir leur désapprobation devant ce qu’ils estiment être une atteinte à la liberté d’expression : sans surprise là non plus, on retrouve la fine fleur des froufroutants inutiles comme Jean-Noël Barrot (qui serait ministre délégué en France, selon la rumeur) ou l’insipide Buschmann allemand, ministre à la Justice. L’inexistant Roland Lescure, lui aussi présumé ministre délégué à l’Industrie, aurait choisi de partir de la plateforme pour protester et il est, depuis, revenu bien vite (et si vous n’aviez remarqué ni son départ, ni son retour, c’est tout à fait normal).


Plus surprenant, on trouve aussi des petites saillies de la commissaire européenne et vice-présidente de la Commission Européenne Vera Jurova, appelant même à des sanctions. On cherche encore à comprendre pourquoi la Commission européenne, tout comme les institutions françaises ou allemandes représentées par ces paltoquets pourraient avoir leur mot à dire dans la gestion d’une plateforme privée, d’autant que, comme le remarque Politico en crispant ses petits poings métaphoriques, ces gens sont aussi inutiles qu’impuissants pour contrer les décisions de Musk.

Enfin, signalons la réaction de … Wikipedia : alors même que la nouvelle de la suspension n’avait pas encore fait le tour du globe, des utilisateurs de l’encyclopédie mondiale se sont empressés de commémorer cette décision avec un article intitulé “Thursday Night Massacre (Twitter)” (Massacre du Jeudi Soir) – depuis plus sobrement retitré “Suspensions du 15 décembre 2022”. On admirera la rapidité de production d’un tel article pour ce qui apparaît maintenant comme un détail tant par l’ampleur (on évoque moins d’une douzaine de journalistes concernés) que par la durée (quelques jours de suspensions seulement) ou par le sujet (peut-on parler de liberté d’expression concernant la position en temps réel d’un avion privé ? Le débat reste ouvert).

Bref, dans un mouvement d’ensemble assez remarquable, tout ce que l’information grand public comprend de postes avancés prêts à diffuser un message unique s’est mis à vibrer à l’unisson lors de cet événement pourtant fort modeste, afin de montrer de façon claire qu’une atteinte insupportable à la liberté d’expression était en cours et qu’il fallait se rouler par terre de rage et de frustration (au moins).

Cette réaction unanime laisse perplexe et impose de se poser quelques questions.

Où étaient ces médias lorsque les Twitter Files (évoquées ici et ) sont sorties ?

Montrant pourtant des atteintes sans précédent à cette liberté d’expression, ces dossiers révélés sur Twitter n’ont absolument pas mobilisé ces grappes de tartuffes : la presse de grand chemin n’a pas pipé un mot alors qu’il s’agit sans conteste d’un des plus grands scandales en terme de collusion d’agences de renseignements, d’administrations et de journalistes pour censurer des citoyens ; la Commission européenne et la brochette de ministricules de pays membres n’ont émis aucune remarques et fait preuve d’aucune exaspération de voir ainsi ces réseaux sociaux véritablement cornaqués par des administrations et des pouvoirs à des fins partisanes et politiques pour écraser toute dissidence dans le discours.

Quant à Wikipedia, la présence d’un article symbolique au sujet de ces dossiers explosifs ne les dédouane absolument pas et la raison de leur mutisme est assez simple à comprendre lorsqu’on apprend que, comme ces agences, comme ces administrations, comme ces médias, l’encyclopédie en ligne est maintenant ultra-politisée et presque totalement alignée sur les mêmes objectifs collectivistes de l’extrême-gauche progressiste américaine qui n’ont bien sûr aucun intérêt à détailler les révélations des dossiers Twitter : faisant régulièrement des appels aux dons auprès de particuliers, il apparaît que les fonds collectés ne vont pas essentiellement à la maintenance du site.

Cliquez sur l’image pour accéder au fil Twitter et le dérouler

En pratique, la majeure partie de ces collectes abonde à des fondations, des organisations non-gouvernementales et des projets dont la plupart des donateurs n’ont jamais entendu parler et dont l’objectif est, lui, parfaitement clair et similaire aux objectifs des administrations et médias grands publics occidentaux, à savoir une révolution culturelle occidentale collectiviste.

En somme, en suspendant quelques journalistes pendant quelques jours, Musk a montré une fois de plus où se situaient réellement les défenseurs autoproclamés de la liberté d’expression, c’est-à-dire nulle part où on les attend. Il a en outre dévoilé la véritable capture intellectuelle des médias, des institutions et même de Wikipédia par une frange marginale de la société bien décidée à faire taire chacun de ses opposants par tous les moyens possibles…


https://h16free.com/2023/01/09/73018-les-journalistes-defendent-ils-reellement-la-liberte-dexpression-ou-seulement-lorsquils-sont-personnellement-concernes

Conflit ukrainien

Jean Mizrahi

Il se joue en Ukraine bien autre chose que l'Ukraine elle-même. Une dangereuse partie d'échec entre les États-Unis et la Russie initiée par les premiers pour tenter d'annihiler les capacités de l'armée russe. Le problème pour Biden est que les États-Unis sont désormais en première ligne car les Européens, qui n'ont pas investi suffisamment dans leur défense, ne disposent pas des équipements qui sont nécessaires aux Ukrainiens pour affronter l'armée russe. Et cela commence à se voir. Or, au même moment, les Républicains viennent de prendre le Congrès, dans le désordre qui plus est. Les "neocons" américains poussent désormais pour une accélération du conflit et donc un engagement encore plus important des États-Unis, car ce qui est en jeu est la crédibilité américaine. Que la Russie vienne à gagner, et le monde verra que les États-Unis ne sont plus capables de piloter des conflits, il y a un risque (pour les Américains) de bascule encore plus rapide de l'influence internationale. On touche donc à un aspect existentiel tant du côté russe que du côté américain, et il n'y a donc que des risques majeurs à poursuivre dans cette voie, et ce à un moment où la Russie déploie des armes nucléaires sur d'autres théâtres. Le monde est dans une situation de risque maximal, c'est probablement pour cela que la Bourse ne cesse de monter, tant l'aveuglement est général. Je continue de penser que l'intérêt de tous est d'organiser une conférence pour la paix, et c'est ce que les Européens devraient imposer aux parties, car nous sommes aux premières loges. Mais l'aliénation européenne aux intérêts américains est désormais patente, l'initiative ne viendra pas de là. Elle ne viendra pas non plus de Chine, qui a tout intérêt à voir les États-Unis s'enliser et la Russie s'affaiblir. Il faut craindre que les États-Unis aient entrainé l'Occident vers sa perte.

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Michel Rosenzweig

Cette question me hante depuis que j'ai été jeté au monde comme disait Heidegger avec son concept de "Geworfenheit".
Être jeté au monde, quelle étrange expérience.
Certains pensent que nous n'avons rien demandé, d'autres au contraire sont convaincus que nous avons choisi de nous incarner et même que nous avons choisi nos géniteurs et qu'il y a un cycle infini d'incarnations.
L'ennui c'est qu'il est impossible de prouver quoi que ce soit.
Autre question taraudante : qu'est-ce que la conscience ? Est-elle produite par le cerveau ? Ou est-elle "simplement" et subtilement captée par le cerveau comme l'envisagent très sérieusement certains chercheurs loin d'être farfelus ?
Dans cette perspective, la conscience serait partout et nulle part, elle serait l'espace même à travers lequel se propage la lumière et le cerveau ne serait qu'une antenne, un récepteur.
Par conséquent il serait tout aussi vain de chercher la conscience dans le cerveau que de chercher l'émission dans le poste de radio ou de télévision (ou dans un PC).
Et ici encore, personne ne sait, aucune preuve, aucune certitude.
Rien ne prouve donc quoi que ce soit car personne n'a jamais localisé la conscience, ni dans le cerveau, ni ailleurs.
De même, ce phénomène que l'on appelle la vie par rapport à l'inanimé, reste une énigme.
Est-elle le produit d'un agencement très élaboré à partir de l'origine du Big Bang ? Ou est-elle à l'origine de l'univers lui-même ?
Ainsi, la vie et la conscience seraient le principe premier et éternel produisant tout ce que nous connaissons, n'ayant ni début ni origine ni fin.
Quant à la matière, plus on descend dans sa structure profonde et plus on constate qu'il n'y a que du vide et que ce vide n'est pas vraiment vide puisqu'il est constitué d'énergie, d'ondes et d'informations qui vibrent selon d'innombrables fréquences, constituant des potentiels d'existences qui ne peuvent surgir que lorsqu'il y a un observateur.
Pas d'observateur, pas d'univers, pas de bras pas de chocolat.
Et Dieu dans tout ça ?
Non seulement Dieu n'existe pas, mais essayez d'avoir un plombier le week-end ! (Woody Allen).
Bon dimanche.


Réparation des dommages de la seconde guerre mondiale

Vincent Verschoore

Les autorités polonaises exigent de l'Allemagne une compensation financière de 1.300 milliards d’euros, suite à un rapport (remis aux différents pays de l'UE) sur les destructions matérielles pendant WW2. En gros, le double du PIB polonais annuel actuel. De quoi s'acheter plein de chars et d'avions.
 
Ça va donner des idées aux Russes : 26 millions de Soviétiques sont morts pendant cette guerre (dont 11 millions de soldats). Bandera, un nazi ukrainien notoire, est toujours commémoré chaque 1er janvier en Ukraine. En 2016, le régime ukrainien renomme "l'avenue de Moscou" de Kiev en "avenue Stepan Bandera".
 
Un peu comme si Paris décidait de rebaptiser l'avenue de Stalingrad en avenue Jacques Doriot. Ce qui n'est d'ailleurs pas impossible, par les temps qui courent : il suffirait d'avoir Laval de Macron. 
Mais, pour nos euro-atlantistes, le nouvel Hitler c'est Poutine.