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1 janvier 2026

Anna Rocca
31/12/2025

Les propos de Scott Ritter sont d’une extrême gravité. Nous verrons dans les jours à venir si son analyse était bonne.


Scott Ritter :
« Quelques réflexions concernant l'attaque de drone ukrainienne qui visait le président Poutine.
L'attaque remplit deux des critères énoncés dans les « Fondements de la politique d'État de la Fédération de Russie en matière de dissuasion nucléaire », publiés le 3 décembre 2024, concernant les actes d'agression destinés à être dissuadés par les forces de dissuasion nucléaire de la Russie.
Cela inclut « Toute agression commise par un État membre d’une coalition militaire (bloc, alliance) contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés est considérée comme une agression commise par cette coalition (bloc, alliance) dans son ensemble », et « Toute agression commise contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés par un État non nucléaire avec la participation ou le soutien d’un État nucléaire est considérée comme une attaque conjointe ».
L'Ukraine fait partie d'un bloc de l'OTAN dont l'objectif déclaré est la défaite stratégique de la Russie. Le ciblage du président russe par l'Ukraine constitue « une action d'un adversaire affectant des éléments d'infrastructures étatiques ou militaires d'importance critique de la Fédération de Russie, dont la mise hors service perturberait les mesures de riposte des forces nucléaires ».
Si l'attaque ukrainienne avait réussi, la Russie aurait procédé à une riposte nucléaire massive contre toute l'Europe.
Je ne pense pas que le monde comprenne à quel point il a frôlé l'apocalypse nucléaire.
La Russie n'a d'autre choix que de rétablir ses modalités de dissuasion en détruisant physiquement l'Ukraine telle qu'elle existe actuellement.
Le gouvernement ukrainien actuel ne peut être considéré comme un partenaire de négociation, mais plutôt comme une entité terroriste qui doit être éliminée dans son intégralité.
Je crois que l'administration Trump le comprend.
L'Europe, non.
L'examen des débris de drones par les services spéciaux russes fournira des données techniques précises relatives aux données de ciblage utilisées par l'Ukraine, ce qui permettra d'identifier les sources et les méthodes spécifiques utilisées pour collecter et préparer ces données en vue de leur utilisation par l'Ukraine.
En résumé, il ne fait aucun doute que la Russie possède des renseignements irréfutables établissant un lien européen avec l'attaque ukrainienne contre le président Poutine.
L’Europe doit être avertie qu’elle est coupable des agissements du régime Zelensky et que tout effort ou action facilitant la poursuite des frappes ukrainiennes contre les infrastructures critiques de sécurité nationale de la Fédération de Russie (le président russe, en tant que seule autorité habilitée à déclencher le déploiement d’armes nucléaires russes, correspond à cette définition) sera considéré comme un acte hostile susceptible de déclencher une riposte nucléaire russe.
Dans les jours et les semaines à venir, on peut s'attendre à voir des actions russes visant à cibler et à éliminer l'intégralité du régime Zelensky.
Tout autre résultat rendrait caduc l'objectif même d'une doctrine nucléaire russe, et la Russie, sous la présidence de Poutine, n'a pas pour habitude de se livrer à des jeux de mots stériles au niveau stratégique.
2026 sera la dernière année d'existence de l'Ukraine sous sa forme actuelle.
La question est maintenant de savoir si l'on peut en dire autant de l'Europe. »
Anna Rocca
31/12/2025
H16
1/1/2026

Et malgré tout, une bonne année 2026 !


Et voilà, 2026 est là, pendant que 2025 s’éloigne en traînant derrière elle son cortège de souvenirs, de débats enflammés et de soupirs collectifs et cette impression que l’actualité n’a jamais pris de vacances.

Politiquement, l’année 2025 fut un véritable festival d’âneries sans limites et on a vu s’empiler les rebondissements à l’Assemblée nationale comme s’il s’agissait d’un cirque dont les clowns auraient échappé à tout contrôle, le pompon étant sans aucun doute un gouvernement Lecornu de 14 heures serrées comme un expresso clooneysque.

Économiquement, l’année 2025 fut l’occasion de rappeler à tous l’importance de la dette française. On sait à présent que la France n’en a plus pour longtemps, le moindre frémissement de doute de nos créanciers suffisant à plier la situation comme une chaise de camping bon marché. La force du déni permettra sans doute au système de perdurer encore un moment, mais la réalité palpable permettra d’observer une tiermondisation galopante du pays. Bah, après tout, les Français l’ont voulu.

Voilà donc 2026. Beaucoup auraient préféré, au lieu de cette nouvelle année, reprendre une année précédente pas trop usée, pas trop mouvementée, comme 2006 ou même 1998 si elle est en bonne condition générale, mais voilà, il ne nous est pas donné le moindre choix. Qu’attendre donc de 2026 ? Certainement pas une année calme, ce serait trop suspect.

Souhaitons nous plutôt des rebondissements stimulants, des imprévus et des surprises qui donnent envie de réfléchir plutôt que de soupirer. On peut cependant parier sur une année où l’absurde restera maître. Espérons qu’il en devienne drôle et non tragique.

À tous, mes meilleurs vœux !

31 décembre 2025

Jean Mizrahi

-30/12/2025- Il s’agit d’un phénomène relativement récent, apparu il y a quelques décennies à peine : le basculement d’une partie de la gauche et du centre petits-bourgeois vers une forme d’intolérance idéologique et de tentation totalitaire « soft ». Je ne vise pas ici l’extrême gauche, notamment communiste, dont les penchants autoritaires sont anciens et documentés, mais cette gauche morale, persuadée de sa propre vertu, et ce centre convaincu d’incarner une vérité naturelle et indiscutable. Dans cette vision étroite et conformiste, toute contestation est immédiatement disqualifiée comme "fasciste" ou "d'extrême-droite". On observe d’ailleurs ce réflexe chez une partie de la jeunesse, prompte à vouloir faire taire ceux qui ne pensent pas comme elle.
La crise du Covid a fourni une démonstration éclatante de ces dérives. Des pouvoirs se revendiquant "démocratiques" ont alors pratiqué une censure brutale de toute voix dissidente, accompagnée d’un comportement de meute, auquel les grands médias se sont largement associés dans un conformisme pro-étatique particulièrement choquant. Cela a permis au gouvernement français de multiplier les affirmations contradictoires sans réel contre-pouvoir critique, au point que nos voisins allemands ont pu qualifier la France d’Absurdistan. On se souvient de règles aussi incohérentes que l’interdiction du train mais pas du métro, du café autorisé assis mais interdit debout, des réveillons à l’extérieur, ou encore de la promenade en forêt assimilée à un acte quasi criminel. Ce qui frappait alors, c’était la connivence tacite entre le pouvoir, les médias dominants et les grandes plateformes numériques pour censurer toute remise en cause du « narratif » officiel, malgré ses évidentes aberrations.
Notre société semble désormais prête à accepter la censure au nom d’une morale étatiste prétendument vertueuse. Dans ce contexte, il est sain que des voix comme celle de Fabrice Epelboin contribuent à éclairer ces mécanismes.
La liberté de parole et la transparence de l’information constituent deux piliers essentiels de la démocratie ; l’une comme l’autre sont aujourd’hui menacées. Ajouté à un système représentatif insuffisant, qui concentre un pouvoir excessif entre les mains des partis, le risque est réel de voir nos sociétés glisser vers une forme de dictature molle, bureaucratique, digne des univers d’Orwell ou de Huxley. La vigilance s’impose.

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Radu Portocala

-31/12/2025- L’Ukraine dont chacun sait qu’elle est le rempart qui protège notre démocratie, s’apprête à abattre la statue de l’écrivain Mikhaïl Boulgakov, né à Kiev, mais coupable d’être russe.
C’est une manière assez particulière de rendre hommage au régime soviétique et, en général, aux diverses dictatures communistes. Les communistes voulaient, on le sait, faire disparaître le passé et, pour cela, il leur fallait détruire tout ce qui rappelait son existence : statues, portraits, noms de rues, inscriptions diverses. C’était, certes, à la fois violent et stupide, car détruire l’effigie d’un homme ne le fait pas disparaître de l’histoire. Ils ont cru, quand même, que cela était possible, et, manifestement, les chefs ukrainiens pensent la même chose.
On me dira que les nazis ont brûlé des livres. Mais leur intention était de les rendre inaccessibles, non de faire disparaître leurs auteurs de l’histoire. Ils ont brûlé les livres qui gênaient leur politique, qui contredisaient leur idéologie. Mais en quoi l’œuvre de Boulgakov peut-elle gêner la politique de Zelensky ?
En réalité, pour reprendre l’accusation si souvent utilisée pendant la guerre en Yougoslavie, l’Ukraine pratique, tout simplement, le nettoyage ethnique. Mais aujourd’hui cela ne gêne plus personne, surtout pas les hautes consciences morales qui nous gouvernent.
Vincent Verschoore


-31/12/2025- La validation de la reprise des travaux de l'A69 entre Castres et Toulouse par la Cour d'Appel, suite à une décision inverse en février par le tribunal administratif, illustre la corruption de tout un système reliant État, notables locaux et BTP.
L'A69 fait gagner (en théorie) 20 minutes sur un trajet de 1h15, mais avec un péage de 7 euros, et la quasi impossibilité d'y échapper vu que le tracé reprend une partie du réseau national existant. Dire que cela relève d'un "intérêt public majeur" est du foutage de gueule, l'intérêt majeur étant les centaines de millions d'euros versés par l'Etat pour un projet périmé.
Dès 2010, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, premier employeur privé du Tarn, a activement milité en faveur du projet, avec le soutien de réseaux d’élus locaux. Le PDG de l’époque, Pierre Fabre, a lui-même fait pression sur les ministres pour obtenir le feu vert au projet. Des élus comme Bernard Carayon (maire LR de Lavaur) ont menacé de quitter la majorité si le projet n’était pas validé, ce qui a accéléré la décision gouvernementale.
L’entreprise NGE, qui a remporté le contrat de concession en 2021, avait commencé à prospecter des terrains dès 2011, et signé des accords pour installer des carrières nécessaires aux travaux avant même l’attribution officielle du marché. Cela a suscité des soupçons de favoritisme et d’atteinte à l’égalité des candidats.
Plusieurs élus locaux ou leurs proches ont travaillé pour Pierre Fabre ou ont bénéficié de services de l’entreprise (imprimerie, conseil, etc.) pendant les campagnes électorales. Par exemple, Jean Terlier, député Renaissance du Tarn et président de la commission d’enquête parlementaire sur le projet, affiche une proximité avec le groupe Pierre Fabre, ce qui interroge sur son impartialité.
En 2024, une avocate du collectif opposant au projet a déposé un signalement au PNF pour favoritisme, prise illégale d’intérêt et blanchiment. Elle s’interroge notamment sur le rôle de Thierry Bodard, ancien haut fonctionnaire devenu directeur chez NGE, qui aurait pu bénéficier d’informations stratégiques avant son passage dans le privé.
Des reportages sur place donnent une idée des pressions mises sur la population du tracé pour vendre leur terrain, et sur les militants écologistes qui font face aux milices armées de l'État, évidemment vendues aux intérêts du grand capital.
L’A69 est un projet jugé « anachronique » par l’Autorité environnementale et « aberrant écologiquement » par des scientifiques.
Il détruit des écosystèmes précieux, aggrave le réchauffement climatique, et s’inscrit en contradiction avec les objectifs de transition écologique et de réduction de l’artificialisation des sols.
En Macronie, seul compte l'enrichissement des riches et des proches du pouvoir, quoi qu'il en coûte.
Gabriel Nerciat
31/12/2025

AVANT LES VOEUX


Vous ne voulez plus de moi mais moi je n'ai jamais voulu de vous.
Mon monde intérieur est beaucoup plus intéressant que vos insatisfactions, vos problèmes minables et votre éternelle misère de gueux attachés à la glèbe. C'est normal que je le garde pour moi, car cela ne vous concerne pas.
Grâce à vous, peuple de débiles qui m'avez élu deux fois, je vais continuer à fabriquer mon monde virtuel idéal au coeur du palais de la marquise de Pompadour pendant encore un an et demi et à vos frais.
Le reste, je vous le laisse ; je consens même à vous faire l'aumône du réel.
En bref, je vous emmerde. C'était ce que je voulais dire avec ma petite vidéo de Noël.
À ce soir pour les vœux, les veaux.
Gilles Casanova

-31/12/2025- Et voilà ! Encore un message de paix incompris de "l'homme aux toilettes en or".
Curieusement le reste du monde croit à l'attaque, mais pas la Pravda de Paris.



-30/12/2025- Croire que les problèmes des communes françaises sont la délinquance ou l’insécurité, ou l’immigration, c’est être d’estrêmedrouatte.
La Pravda de Paris, elle, remet la véritable priorité en tête !

Dessin de Mehdi

UTOPIES HIVERNALES

Gabriel Nerciat


-30/12/2025- Tout d’un coup, je voyais Philippe de Villiers invité sur France Inter exposer longuement devant Benjamin Duhamel les risques d’extinction de la culture française sous l’effet du déracinement identitaire, de la fin de la souveraineté nationale, de l’immigration de masse et de l’islamisation culturelle. En face de lui, Thomas Legrand l’écoutait silencieusement, en prenant des notes.
Puis j’allumais C-News, et je tombais sur Rony Brauman, qui détaillait devant Pascal Praud les conditions de survie lamentables et volontairement attentatoires à la dignité humaine qu’Israël impose depuis des mois aux populations civiles gazaouies en vue de faire place nette. Sur le même plateau, Elisabeth Lévy, aussi digne et sobre qu’une aristocrate anglicane, méditait profondément ce qu’elle était en train d’entendre.
D’un coup de pouce j’ai zappé sur LCI, où Emmanuel Todd expliquait à Darius Rochebin la façon dont l’OTAN s’était servie de l’Ukraine pour agresser la Russie à partir du coup de force de Maïdan en 2014. Des plans de coupe sur le gros Michel Goya le montraient devenir aussi rubicond qu’un petit garçon à qui l’on a offert une glace en cornet.
Puis j’ai pris France Culture, et j’ai entendu Richard Millet disserter de sa conception de l’esthétique romanesque et de l’usage de la langue face à Marie Richeux ; Arnaud Viviant participait à l’émission, et se récriait d’admiration après chaque intervention marquante de l’auteur de Ma vie parmi les ombres.
Ensuite j’ai bifurqué vers France 5, où Elisabeth Quin disait avec force toute l’admiration qu’elle éprouvait pour le film d’Arnaud Desplechin tiré de l’adaptation par Gabriel Matzneff des Jeunes Filles d’Henry de Montherlant, avec Denis Podalydès, Adèle Haenel et Jeanne Balibar dans les rôles-titres. Invitées au cours de l’émission, Roselyne Bachelot, affalée sur son siège, et Clémentine Autain, souriante et mutine, enthousiastes ont fait savoir qu’elles allaient courir voir le film en salles.
Fou de joie, je suis allé sur NRJ, et quelle ne fut pas ma surprise de voir Angèle et Clara Luciani reprendre en chœur le vieux standard de Boris Vian : « Fais-moi mal, Johnny ! », accompagnées par Nicolas Bedos à la fin du clip qui hurlait : « Vas-y, Johnny, fais-lui mal ! ».
Mais là, quelque chose vraiment n’allait plus, et je suis tombé de mon divan où je m’étais endormi, fort marri de constater que j’étais encore en 2025 pour quelques heures.

147 soldats français morts en Ukraine… ?

Pierre Duriot


-30/12/2025- Il y a quelques semaines, au RPF, nous avions expliqué comment environ 2000 soldats français pourraient être envoyés en Ukraine au printemps prochain, ce qui avaient fait dire le mot facile de « complotistes » à quelques-uns qui ont pris l’habitude de tout évacuer d’un revers de main grâce à ce mot on ne peut plus pratique et qui évite d’avoir à effectuer quelques recherches. Non seulement cette information est parfaitement fondée mais des soldats français sont déjà allés en Ukraine, moyennant quelques artifices organisationnels. Ils démissionnent de l’armée française, se pointent en Ukraine, combattent, mais pas sous nos couleurs, mais nous continuons à payer leur solde : intéressant non ?
Seulement, les forces russes auraient éliminé 147 mercenaires français en Ukraine, selon le ministère de la Défense et plus largement, les forces russes ont éliminé 5 962 mercenaires étrangers, la plupart venant de Pologne. Ces 147 mercenaires français se comptent parmi les 256 arrivés en Ukraine pendant l'opération militaire spéciale, a déclaré le ministère russe de la Défense sur sa chaîne Telegram. N’en déplaise à ceux qui y avaient vu du complotisme. Selon les statistiques plus ou moins officielles, la Géorgie occuperait la deuxième place en termes de mercenaires éliminés, 561 militaires éliminés sur 1 042. Sur les 1 113 mercenaires américains, 491 ont été éliminés, ainsi que 422 sur 1 005 mercenaires canadiens et 360 sur 822 mercenaires arrivés du Royaume-Uni.
Et les familles des intéressés seraient priées de se la boucler. Pas de mission officielle de la part de l’État français, donc pas de cérémonie posthume, donc arrêt du versement de la solde à la mort du soldat et pas de communication officielle, de toute façon, les médias étant aux ordres, ils ne parlent que de ce qu’on leur demande de parler. Et donc, malgré ses dénégations, non seulement la France combat, mais elle a même déjà des morts et si ça ne compte pas, c’est juste parce qu’il y a eu un artifice administratif…

30 décembre 2025

Vincent Verschoore


-30/12/2025- Même si leur appareil répressif reste parfaitement opérationnel, ça sent un peu les plumes et le goudron pour la Nomenklatura politique et médiatique française.
Bien sûr les apparatchiks du régime ne risquent pas de voir leurs faramineuses rémunérations et privilèges disparaître de sitôt, mais les sondages indiquent un "yenamarre" assez généralisé.
Après les mensonges et la gestion minable de la crise covid par une fange covidiste brutale, arrogante, inepte et corrompue, après le "quoi qu'il en coûte" ayant propulsé la dette vers ses niveaux stratosphériques actuels, enrichissant quelques profiteurs aux dépens de plusieurs générations, après le dépeçage des actifs français par les Macronistes vendus aux Américains, et au moment où pas mal de gens commencent à réaliser dans quel merdier nous mènent l'UE et l'Otan pour, à nouveau, les profits de quelques-uns qui, en plus, osent nous faire la leçon sur démocratie et liberté d'expression, la puanteur de la corruption généralisée de tous ces gens ne peut que monter au nez d'une minorité active qui sera un jour suffisante pour tenter n'importe quelle alternative.
Il devient difficile de faire semblant de croire que le mur approchant à toute vitesse n'existe pas. La défaite européenne qui se profile en Ukraine va nous reléguer à l'arriere-banc d'un monde de facto multipolaire dans lequel nous ne pourrons plus piller autrui pour nous enrichir, et où le service de la dette aura un impact majeur sur notre capacité à financer l'État, la Sécu, l'éducation. les pensions etc...
L'immortalité budgétaire américaine issue du dollar-roi sera bientôt terminée, les BRICS cherchant précisément à s'émanciper de ce système colonial. America First passera alors de stade de slogan à celui de nécessité, et l'on se rendra encore plus compte à quel point les Américains ne sont pas nos amis, pas plus que les Chinois ou les Russes.
Pourquoi l'élite politique et technocratique européenne est-elle devenue aussi conne, aussi corrompue alors qu'elle bénéficie le plus de toutes les richesses, des meilleures écoles, des meilleurs soins?
Cet effet iatrogène, bien décrit pour la médecine et pour l'école par Ivan Illich dès les années 70 (et magnifiquement illustré par les covidistes), semble survenir lorsque l'élite se détache de toute responsabilité envers les populations dont elle a la charge, ne faisant plus que profiter de sa situation de rente, construisant autour d'elle des murailles institutionnelles et policières rendant "la démocratie" de fait inopérante. C'est très clairement le cas au niveau de l'UE, ici rebaptisé EuroSoviet, et pareil pour la France macroniste (les autres attendent simplement leur tour). Dans cette stratégie, la guerre (contre le covid, les Russes, le réchauffement...) reste une valeur sûre pour justifier le "pas de choix", la censure, la répression et la propagande.
Il n'existe pas de solution toute faite pour sortir de cette ornière, on ne peut sans doute compter que sur une forme d'intelligence collective issue des populations n'ayant rien à gagner et tout à perdre de la situation actuelle.
Illich, dans son ouvrage sur la convivialité, estime que la science et la technologie offrent deux chemins : d'un côté la spécialisation et l'institutionnalisation menant à la déshumanisation. De l'autre, l'émancipation en offrant à chacun les moyens d'une autonomie créatrice.
L'IA nous met clairement face à ce choix, et une course est engagée entre le tropisme techno-totalitaire des élites politiques et économiques, et l'opportunité d'un anarchisme où l'on pourrait trouver des solutions réelles hors États et institutions.
Marc Amblard

-30/12/2025- Certains d'entre-vous se sont probablement demandé comment des personnes intelligentes et instruites ont pu se laisser aussi facilement retourner le cerveau par des campagnes de propagande, pourtant grossières. Je pense évidemment à la crise du covid mais également à d'autres sujets (...).
L'article qui suit, tirée d'une étude américaine, expose une synthèse fort instructive et très facile d'accès.

Pourquoi les gens intelligents se laissent-ils berner par les plus gros mensonges ?


L’éducation moderne ne vous rend pas plus intelligent. Elle vous rend plus facilement contrôlable. C’est la raison pour laquelle tant de personnes dites « intelligentes » ne voient pas ce qui se passe sous leurs yeux, et pourquoi tant d’entre elles vous ont dit de vous taire et de vous faire vacciner pendant la pandémie.

Cette situation n’est pas le fruit du hasard. En 1903, John D. Rockefeller a entrepris de remodeler le système éducatif américain non pas pour former des penseurs, mais pour fabriquer des travailleurs obéissants qui ne remettraient jamais l’autorité en question. Comme le dit sans détour Mattias Desmet : « Notre éducation et notre formation à l’école nous apprennent peut-être davantage à penser comme tout le monde qu’à penser par nous-mêmes. »

L’intelligence autrefois multidimensionnelle

L’intelligence était autrefois considérée comme une notion multidimensionnelle. Elle englobait des composantes émotionnelles, physiques, intuitives, créatives et spirituelles. Aujourd’hui, une seule chose compte : l’intelligence intellectuelle, celle qui permet d’obtenir de bons résultats aux tests et de suivre les règles sans poser de questions.

Cette focalisation extrêmement étroite a donné lieu à une épidémie d’idiots savants : des personnes capables de résoudre des équations, mais incapables de voir la réalité qui les entoure ou de remettre en question ce qui n’a pas de sens. Avez-vous déjà rencontré des gens qui semblent intelligents sur le papier, mais avec lesquels vous n’arrivez à rien lorsque vous essayez d’échanger sur des problèmes réels et des données concrètes ? Et qu’en est-il des médecins qui semblent incapables de penser en dehors du protocole qu’ils suivent ?

Certains ont l’esprit vif, mais leur jugement est émoussé. Ils récitent des règles, mais ne reconnaissent pas la vérité. L’une des leçons de ces cinq dernières années est que l’intelligence ne signifie pas qu’on est résistant au contrôle mental. C’est peut-être même l’inverse.

Un système éducatif conçu pour le contrôle

Or, plus les gens sont éduqués, plus ils semblent prévisibles et programmables. L’éducation était censée former des libres penseurs. Or, elle fabrique de la conformité. Les étudiants sont punis pour leurs solutions créatives et les stagiaires en médecine sont réprimandés pour avoir remis en question l’orthodoxie.

Il s’avère que le système scolaire public n’échoue pas par accident. Il est conçu ainsi. En 1903, le General Education Board de John D. Rockefeller a commencé à remodeler les écoles américaines afin de produire des « travailleurs obéissants ». L’objectif n’était pas l’éveil, ni même une éducation utile, mais le contrôle. Le propre directeur de Rockefeller a admis leur vision : une population formée à obéir, pas à penser.

Dans les années 1970, l’éducation était entièrement centralisée et placée sous contrôle fédéral. La saveur locale et la créativité ont disparu. La curiosité a été remplacée par la conformité. Et, génération après génération, la lumière de la pensée critique s’est estompée. C’est précisément la raison pour laquelle nous avons aujourd’hui des personnes hautement éduquées qui obéissent aux ordres sans reconnaître la tromperie, même quand elle leur saute aux yeux.

La tragédie de la domination du cerveau gauche

Avez-vous remarqué que plus une personne a fait d’études, moins elle est capable de voir à travers la propagande ? C’est la tragédie de la « domination du cerveau gauche ». L’éducation moderne forme les étudiants à mémoriser des listes et des algorithmes. Elle ne les encourage ni ne les récompense pour leur capacité à penser, à imaginer ou à questionner. Elle les décourage même parfois.

La plupart des écoliers américains sont des esprits mécaniques qui exécutent le code de quelqu’un d’autre. Et ils deviennent des adultes qui font exactement la même chose. L’intelligence du « cerveau droit », c’est-à-dire la créativité, l’intuition et la pensée holistique, a été systématiquement supprimée. Même l’enseignement des sciences décourage l’émerveillement. Pourtant, la science est pleine d’émerveillement. Or, l’émerveillement précède généralement la découverte scientifique.

Les professeurs préfèrent les étudiants qui suivent les étapes, pas ceux qui découvrent. Un professeur de l’Ivy League a même confié qu’il adorait enseigner à ses étudiants à trouver des réponses par déduction, mais qu’ils n’aimaient pas ça. Ils se plaignaient que cela les mettait « mal à l’aise ». Ils voulaient juste des formules pour l’examen.

Des esprits brillants mais aveugles

C’est ainsi que le système engendre la rigidité intellectuelle, qui n’est pas propice à la découverte, à la créativité ou à la recherche de solutions. Nous avons ainsi des médecins qui peuvent réciter des protocoles, mais qui ne savent pas guérir ; des scientifiques qui suivent des modèles de données, mais ignorent la réalité ; et des experts qui défendent des mensonges avec une logique impeccable, construite sur de fausses prémisses et des données sélectionnées. Ils sont tous brillants, mais aveugles. Et plus ils sont intelligents, plus cet aveuglement est dangereux.

Une étude clé intitulée « Cognitive Sophistication Does Not Attenuate the Bias Blind Spot » a révélé que les personnes très intelligentes sont plus sujettes au biais de confirmation. Elles sont douées pour défendre leurs croyances, mais pas pour voir la vérité. C’est pourquoi les personnes « intelligentes » sont souvent les plus facilement hypnotisables. Leur intellect sert leur ego, pas la réalité.

Et quand leur logique échoue, elles redoublent souvent d’efforts. Elles entrent dans ce qu’on appelle un « état hypnotique » : elles se détachent de la raison et scrutent les arguments pour trouver quelque chose à attaquer, plutôt que de chercher la vérité ou simplement d’avoir une conversation constructive. Leur objectif n’est pas la compréhension. C’est la victoire. Elles se retrouvent piégées dans une roue de hamster mentale, courant de plus en plus vite sans aller nulle part.

La perte d’ancrage et la chute des empires

Lorsque les gens perdent leur ancrage, qu’il soit spirituel, émotionnel ou physique, ils deviennent facilement manipulables. Les gourous de sectes, les mouvements politiques et les grands groupes exploitent tous cette vulnérabilité. Sans ancrage, même les esprits les plus brillants peuvent croire l’absurde, défendre l’indéfendable et obéir à l’insensé.

Chaque empire s’élève avec courage et créativité, avant de s’effondrer dans la décadence intellectuelle. Une fois que les élites perdent le contact avec le monde réel, elles remplacent la sagesse par l’idéologie. Leurs idées deviennent alors plus importantes que la vérité qui se présente à eux. Bientôt, la civilisation qui a conquis le monde n’est plus capable de penser clairement. L’Amérique entre peut-être dans cette phase finale : un empire de l’intellect, désormais détaché de la réalité.

Nos experts prêchent des absurdités absolues, et la plupart du public acquiesce. Avoir « raison » et faire partie de la bonne équipe compte davantage que d’être sain d’esprit. C’est ainsi que les civilisations meurent. Non pas par l’invasion, mais par le déséquilibre intellectuel.

L’espoir d’une intelligence équilibrée

Mais heureusement, il y a de l’espoir. Internet a brisé le monopole des faux experts. Pour la première fois, le public peut chercher la sagesse au-delà des têtes parlantes diplômées. Les gens s’éveillent à l’intelligence équilibrée, qui allie logique, émotion, intuition et expérience. Et ils se tournent vers ceux qui l’incarnent.

Regardez des personnalités comme Joe Rogan et Jimmy Dore. Aucun d’entre eux n’a de pedigree académique, mais ils sont tous ancrés, curieux et ouverts d’esprit, des qualités qui font défaut aux « intellectuels » modernes. Ils relient les points entre le passé et le présent, la gauche et la droite, la science et le récit. C’est pourquoi ils leur font confiance. Ce sont des esprits équilibrés dans un monde déséquilibré.

Pendant ce temps, les « experts » qui nous font la leçon à la télévision sont souvent des épaves émotionnelles. Prenons Peter Hotez, par exemple, le porte-parole chaotique des vaccins. Il est le symbole parfait de ce qui se passe quand l’intellect dépasse la sagesse. Brillants sur le papier. Aveugle en pratique.

Au cours de la dernière décennie, des millions de personnes ont rejeté ces autorités creuses. Ils en ont fini avec les perroquets diplômés. Ils aspirent à la vérité de ceux qui sont ancrés dans la vie réelle. Ce changement important vers des voix authentiques marque un tournant. Nous sommes au milieu d’une correction culturelle vers la raison.

Cultiver toutes les formes de sagesse

L’intelligence équilibrée nous permet de voir clairement quand quelque chose, ou même le monde entier, déraille. C’est l’harmonie entre la tête et le cœur, la connaissance et l’intuition, la raison et la réalité. Sans intelligence équilibrée, nous ne sommes plus que des consommateurs passifs de propagande. Notre éveil collectif dépend de la restauration de cette intelligence équilibrée.

Pour penser clairement, vous devez ressentir profondément. Pour voir la vérité, il faut rester ancré dans la réalité. Les personnes véritablement intelligentes nourrissent toutes les formes de sagesse, et pas seulement celles qu’on leur a appris à vénérer à l’école ou sur leur lieu de travail. L’intellect sans empathie n’est pas du génie, c’est un dysfonctionnement.

L’avenir n’appartient pas aux « plus intelligents » d’entre nous. Il revient à ceux qui sont capables de penser de manière critique, de rester ancrés et de voir à travers l’illusion. C’est l’essence même de l’intelligence équilibrée, notre meilleure défense contre la tromperie.

La situation de Jacques Baud est d’une violence inouïe

Monique Plaza
30/12/2025

« Comme je vis en Europe et que mes comptes bancaires sont en Europe, je n’ai plus accès à mes comptes. Je ne peux tout simplement rien acheter. Je ne peux pas retirer d’argent, je ne peux pas faire des achats en ligne, je ne peux pas utiliser… mon compte est complètement bloqué. Et comme corollaire : on n’a pas le droit de me mettre à disposition des ressources. Si vous vouliez me donner “100 balles” pour aller acheter à manger, vous seriez punissable pénalement. (…) Hier, une personne en Suisse a voulu me faire livrer de la nourriture à mon domicile. Elle a fait une commande à Carrefour Belgique. La transaction a été bloquée. Donc Carrefour Belgique m’interdit en réalité de m’alimenter. Voilà où on en est. »

• Maître François Danglehant :
« APPEL GÉNÉRAL À LA SOLIDARITÉ POUR JACQUES BAUD, victime d'une lettre de Cachet, pour le priver de nourriture : apportez-lui un colis alimentaire à Bruxelles, les gens de l'Union Européenne tentent de l'affamer – PARTAGEZ EN MASSE ! »

Suggestions de GROK sollicité par des abonnés :
Ces sanctions ont suscité une indignation généralisée en Europe et aux États-Unis, vues comme une atteinte à la liberté d'expression et un glissement vers un totalitarisme bureaucratique. Des parlementaires allemands et d'autres pays ont réagi, et des commentateurs comme le lieutenant-colonel américain Daniel Davis les qualifient d'antithèse à la démocratie.
Pour l'aider légalement (sans risquer de violer les sanctions, qui interdisent de lui fournir des fonds ou ressources directement, sous peine de poursuites), voici des options basées sur les discussions publiques et les précédents similaires :

• Sensibiliser et exercer une pression politique
- Partagez son histoire sur les réseaux sociaux (comme X/Twitter) avec des hashtags comme #SoutienJacquesBaud ou #JacquesBaud pour amplifier la visibilité. Des posts récents montrent que le soutien public l'a ému et pourrait influencer les décideurs, car il s'agit d'une décision politique.
- Contactez vos députés européens ou nationaux via leurs sites officiels (par exemple, sur europarl.europa.eu) pour demander une révision des sanctions. Mentionnez des violations potentielles des droits humains (article 6 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE sur le droit à un procès équitable).
- Interpellez le gouvernement suisse (via le Département fédéral des affaires étrangères, dfae.admin.ch) pour qu'il soutienne officiellement son citoyen, comme l'ont réclamé certains utilisateurs.

• Soutenir son appel judiciaire
- Baud fait appel auprès de la Cour de justice de l'UE à Luxembourg. Suivez les mises à jour via des sources comme swissinfo.ch ou opensanctions.org. Si un fonds légal est créé pour ses frais d'avocat (via une association neutre, pas directement à lui), contribuez-y après vérification qu'il respecte les règles (aucun n'est public pour l'instant, mais surveillez ses interviews).
- Soutenez des organisations défendant la liberté d'expression

• Autres actions collectives
- Lancez ou signez une pétition en ligne (sur change.org ou avaaz.org) appelant à lever les sanctions. Des cas similaires (comme Julian Assange) montrent que la mobilisation publique peut influencer.
- Participez à des débats ou conférences sur la liberté d'expression en Europe, où son cas est souvent cité comme exemple de dérive.
- Évitez tout don direct : comme l'explique Baud, même une livraison de nourriture a été bloquée, et aider pourrait exposer à des sanctions similaires.
Ces sanctions, appliquées sans jugement, soulignent une faille dans le système européen, où le Conseil de l'UE cumule les pouvoirs sans recours immédiat. Le soutien public reste la clé pour une résolution, comme l'ont noté des analystes.

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29 décembre 2025

Gastel Etzwane

-29/12/2025- Jean-Luc Mélenchon, dans un élan de colère patriotique fort opportun, se fait soudain l’avocat zélé de Thierry Breton, cet ancien commissaire européen que l’administration Trump vient d’écarter des États-Unis pour cause de zèle réglementaire excessif.
Où était donc cette fougue nationale quand l’Union européenne, dont Mélenchon aime tant vanter la vertu, imposait à son tour des sanctions et des interdictions à des journalistes et analystes français tels que Jacques Baud ou Xavier Moreau, coupables seulement d’avoir exprimé des analyses divergentes sur le conflit ukrainien ?
Pas un mot, pas une indignation, pas même un tweet pour défendre la liberté d’expression de ses compatriotes.
Aujourd’hui, voilà que le tribun de La France insoumise s’offusque parce que Donald Trump, au nom de la défense de la liberté d’expression, refuse l’entrée à un haut fonctionnaire européen qui s’est illustré par sa croisade contre les plateformes numériques américaines, accusées de tous les maux par Bruxelles.
Ironie suprême : Mélenchon, qui n’a jamais ménagé ses critiques envers les « GAFAM » et les « oligarques du numérique », pleure soudain sur le sort d’un censeur patenté, d’un architecte de la régulation qui aspire à museler l’information au nom d’une morale d’État.
On veut de plus en plus réglementer l’information, la confiner à une caste d’experts habilités, de commissaires intouchables et de bureaucrates qui décident ce qui est vrai ou faux.
Mélenchon, en soutenant Breton, révèle son vrai visage : celui d’un partisan de la censure quand elle sert ses idées, et d’un faux défenseur de la liberté quand elle touche ses alliés idéologiques.
Triste hypocrisie, qui n’honore ni la France ni la cause de la souveraineté qu’il prétend incarner.