Translate

24 mars 2023

UNE ROYALE CONVERSATION

Gabriel Nerciat

- Allô, Sire ? Vous savez, je suis vraiment désolé, mais je crois qu'en la circonstance il vaut mieux ne prendre aucun risque.

- Mister President ? How do you do ? What a pity ; j'aurais tellement aimé parler de botanique et de chasse à courre avec vous et Madame votre épouse. Mais je vois, ou plutôt j'entends, qu'en dépit des circonstances vous n'avez pas peur.

- Je n'ai jamais peur, Votre Majesté. De rien ni de personne, je vous assure. C'est un sentiment qui m'est presque inconnu. La seule fois de ma vie où j'ai eu peur, devant la préfecture du Puy-en-Velay, j'ai eu tellement honte de moi que j'ai promis, sur la tombe de ma grand-mère, que je ne recommencerai plus.
 
- Vous savez, mon grand-oncle Lord Mountbatten me disait la même chose que vous. Il vous ressemblait un peu, d'ailleurs : n'en faisait qu'à sa tête, menait grand train, mouchait sans ménagement tous ceux qui essayaient de le contredire, même lorsque son obstination provoquait la mort de plusieurs millions d'Hindous et de musulmans indiens – sans qu'il s'en émeuve particulièrement, je dois dire. Mais les républicains d'Irlande du Nord, malgré tout, un jour ont eu sa peau ; cela m'a appris très tôt la vertu de la prudence. Vous ne gagneriez rien à l'imiter, indeed.
 
- Je vous assure, Sire, tout est sous contrôle ici. Vous connaissez les Français : ils gueulent, ils boivent, se croient menaçants, cassent des vitrines, brûlent quelques voitures, se grisent de mots creux, et puis ils finissent par rentrer chez eux quand ils en ont assez. Ils ne sont pas très malins, vous savez. Et puis, moi, je leur demande de m'élire, après tout, pas de m'aimer, et ils le font sans hésiter, bien qu'ils sachent parfaitement tout ce que je pense d'eux. De toute façon, j'ai plein de flics assez c.ns sous mes ordres pour leur servir à nouveau d'exécutoire ; je ne vais pas me gêner.

- Oui, peut-être, mais les officiers du MI6 qui ont discuté avec certains d'entre eux m'ont dit qu'ils n'en auraient vraiment assez que lorsque la machine de votre docteur Guillotin aura été remontée sur la place de la Concorde et que vous l'aurez en grande pompe inaugurée. Ce n'est pas vraiment plaisant comme perspective, n'est-ce pas ? Même Camilla hier soir me disait : "J'ai hâte de voir comment est fait son cou."

- I beg you pardon ?

- Ah mais c'est que vous êtes une star, ici, Mister President. On ne parle que de vous. Pas toujours en termes flatteurs, c'est sûr, mais ce qui compte, c'est la notoriété, n'est-il pas vrai ? Même Claude François aurait été jaloux de vous.

- J'ignore si je dois ou non être flatté, Votre Majesté. D'autant qu'à vrai dire je préfère Alain Chamfort à Claude François, et (mais ça reste entre nous) les drag-queens aux claudettes.
 
- Cela n'a pas grande importance. Même si votre cou n'est pas très flexible, ce serait fâcheux de le voir tomber comme celui du pauvre Charles Stuart, vous l'admettrez. En tout cas, sachez que le château de Claremont, dans le Surrey, que mon aïeule Victoria avait offert au roi Louis-Philippe dans son exil, est toujours à votre disposition. Je pourrai vous le faire visiter après mon couronnement si vous voulez. Ses tapisseries sont un peu défraîchies, mais le jardin au printemps est d'une remarquable beauté.

- Ne prenez pas cette peine, Sire. Même si ces imbéciles de bourgeois orléanistes votent pour moi, ce n'est vraiment pas un destin que j'envie. Ce roi qui ressemblait à une poire et respectait son parlement n'aimait pas faire couler le sang des ouvriers. Il avait tort. En aucun cas je ne voudrais lui ressembler.

23 mars 2023

Le reste du monde témoin de la naissance d’une dictature en France

Gilles La Carbona

Le monde nous regarde, abasourdi, choqué de constater la violence qui est déployée pour imposer une loi. Violence dans le procédé, condamné unanimement par tous les pays occidentaux et même très au-delà. Le regard qui est posé sur notre pays est résumé en un mot : « dictature ». Et cette fois ce ne sont pas les farouches opposants au régime qui l’emploient, c’est la presse étrangère.

Le monde se réveille sonné, éberlué de constater que la France est devenue une dictature, où les citoyens non seulement, ne sont plus écoutés, mais où ils sont en plus violentés. Macron utilise la police pour réprimer et terroriser la population, la contraindre à rester tranquille et à se taire. La macronie utilise la répression comme méthode de gouvernance, détourne des institutions pour légitimer ce qui ne peut l’être.

Cela fait six ans que nous subissons les infâmes dénigrements de cet homme, six ans qu’il ment et trouve toujours une excuse, un argument, pour faire passer sa haine du peuple français en une vue de l’esprit colportée par les méchants opposants. Mais là, face à 80% de mécontents, ces arguties se fissurent et son image à l’international finit de se ternir. Il avait déjà montré lors de la coupe du monde de football, la démesure de son comportement : la presse s’en était amusée. Puis ce furent les images encore plus scandaleuses de sa tournée en Afrique, où Macron apparut totalement défait, dans une boite de nuit… la presse internationale n’en fut plus amusée, mais dubitative.

Aujourd’hui, le monde entier découvre un personnage fondamentalement mauvais, ne vivant que par la haine qu’il porte au peuple et aux députés qui votent contre lui. Un homme qui ne peut pas convaincre, mais simplement imposer, sourd à toutes et tous, n’écoutant que sa propre frénésie, prêt à tuer son peuple pour assouvir ses délires et suivre l’agenda que des forces extérieures ont exigé de lui. Le reste de la planète doit bien reconnaître que Macron ne se comporte plus comme le président d’un pays libre, qui plus est, 5ème puissance nucléaire mondiale. Il ment, il contourne les lois, la constitution, utilise de faux arguments et réprime dans la plus abjecte des violences.

Les autres démocraties ne comprennent pas que l’on puisse ignorer 80% de l’opinion publique et surtout bâillonner le parlement pour s’éviter un vote négatif, jeu logique d’une vraie démocratie. Jusqu’à quand les puissances étrangères vont-elles accepter d’avoir à leur porte un nouveau tyran et une France devenue une dictature en Europe ? D’ailleurs il enfonce le clou, en souhaitant à présent, quasiment ouvertement, pouvoir prendre des mesures non législatives, en gros, gouverner sans parlement. Nous le disions il y a quelques jours, l’Assemblée nationale a été rayée des institutions avec ce 49.3, et les LR en sont à la fois les complices et les dindons.

Macron reste arrogant, vindicatif, sachant qu’il peut compter ouvertement sur les renégats LR de la bande à Ciotti. Pourtant, désormais, les yeux du monde entier sont braqués sur lui, il n’est pas dit que les dirigeants des autres pays, sous la contrainte de leurs propres peuples, ne fassent pas pression, ne lui demandent pas de faire cesser ce jeu dangereux. Car si lui ne voit rien, les autres saisissent avec effroi que la France pourrait s’embraser, et ils n’ont nullement envie d’avoir comme partenaire un pernicieux psychopathe.

Leurs peuples respectifs n’accepteraient pas ce pacte. Isolé en France, il le devient à l’extérieur. Clément Voule, rapporteur spécial de l’ONU, dit suivre de très près les manifestations en France et appelle les forces de l’ordre à éviter tout usage excessif de la force. Il n’est peut-être pas si loin le temps où Macron sera apostrophé vertement et officiellement, devant cette instance.

Nous sommes au bord d’une révolte, non pas une guerre civile, car le peuple n’est en lutte qu’avec ce pouvoir et sa police. Les jours qui viennent nous donneront la réponse. Mais selon l’option, le résultat sera très différent et cela, il ne semble pas l’avoir compris. Il semble pouvoir compter sur l’indéfectible soutien de SA police, pour le maintenir en place, à croire que les familles des policiers ne sont pas impactées par la réforme des retraites. Mais si 80% des Français n’en veulent pas, il doit bien y avoir aussi des policiers concernés. Les repas de famille s’annoncent houleux. Il peut être assuré d’un état de siège long et compliqué à gérer, comment gouverner un pays dans ces conditions ? … Il y a des échéances sportives internationales qui ne sauraient se dérouler dans un tel climat. Si lui est définitivement seul, les Français sont à présent soutenus par le reste du monde, et c’est déjà une première victoire.

À moins que, dans sa folie, il ne cherche à attiser le feu, pour provoquer un chaos généralisé afin de pouvoir invoquer l’article 16 de la Constitution, qui offre au Président de la République des pouvoirs exceptionnels lui permettant de prendre toutes les mesures nécessaires à la préservation de l’État en cas de péril national. Si telle était son ambition, il faudrait évaluer la folie d’un homme devenu, à lui tout seul, LE problème exclusif de tout un pays.

ÊTES-VOUS « WOKE » ? PETIT TEST EN 12 QUESTIONS

Marc Amblard

Dans trois mois, ma fille intègrera une université américaine. Elle sera inévitablement exposée à une influence idéologique par ses classes et ses fréquentations. Elle l’est déjà d’ailleurs.
Aussi, afin de clarifier ses sensibilités, j’ai conçu pour elle un petit test de « wokisme ».
Vous pouvez évidemment vous y soumettre car il permet d’apprécier votre degré d’affinité avec l’idéologie « progressiste » qui gouverne aujourd’hui une grande partie du monde occidental, à commencer par Washington.

1. Il y a plus de deux genres humains (la dichotomie homme / femme est dépassée)
– Oui / Non

2. Un homme qui se sent femme doit pouvoir concourir aux épreuves sportives féminines
– Oui / Non

3. L’avortement doit être autorisé jusqu’à la naissance de l’enfant
– Oui / Non

4. Nul n’est en droit de refuser un vaccin si les autorités médicales l’exigent (sauf pour les illégaux)
– Oui / Non

5. Le principe de légitime défense doit être proscrit
– Oui / Non

6. L’information qui circule sur les réseaux sociaux doit être contrôlée et éventuellement censurée
– Oui / Non

7. Il faut laisser entrer sans contrôle tous les migrants
– Oui / Non

8. Les spectacles de drag queens dans les écoles primaires contribuent à l’épanouissement des élèves
– Oui / Non

9. La sexualité doit être enseignée dès l’âge de 5 ans
– Oui / Non

10. Exiger la présentation d’une pièce d’identité lors d’un vote est contraire à la démocratie
– Oui / Non

11. Le contribuable américain doit couvrir les dettes contractées par les étudiants qui ont fait des choix d’orientation inadaptés
– Oui / Non

12. La banque centrale peut imprimer et distribuer autant de billets qu’elle veut pour sauver l’économie
– Oui / Non

Entourez la réponse de votre choix. Le nombre de réponses positives déterminera votre niveau de compatibilité avec le « wokisme ». Bon test.


mélimélo

⬦ Pour ceux qui cherchent un sujet de thèse en sociologie : comment les élites dirigeantes peuvent-elles être à ce point composées de crétins, de gens incompétents, de cyniques et de menteurs ? On peut commencer par lire ou relire Pareto et voir ce qu'il écrirait aujourd'hui.
Denis Collin

⬦ Ne pas sanctionner ce pouvoir, alors que l’immense majorité du peuple le veut, c’est devenir l’ennemi de ce peuple.
Gilles La Carbona

⬦ Tous ces gens ont des noms, des adresses, des familles, des enfants qui vont à l'école. Ils nous tuent, nous ruinent, nous réduisent en esclavage, se pensant à l'abri, se pensant investis d'une totale impunité.
Ben non. T'as un mandat, t'écoute ce que te dit ton peuple, sinon, faut t'attendre à passer à la caisse, avec intérêts.
Tiephaine Soter

⬦ ACCROCHEZ-VOUS
Le Parlement du Montana vient d’introduire un projet de loi (Bill 645) visant à interdire aux vaccinés ARNm de donner leur sang ou organe.
Marc Amblard

⬦ Macron appelle les "énergéticiens" tous ces intermédiaires (intermédiaires n'est sans doute pas le bon nom non plus) qui se contentent de gonfler simplement les prix au passage, puisqu'on connaît le sort qui a été fait à EDF, et qui n'ont jamais eu les mains ni dans le pétrole ni sur la pioche. Juste devant des ordinateurs et des cours de bourse. Oui oui, des "énergéticiens".
Catherine Gaillard

⬦ Il est évident qu'il va se passer quelque chose.
En fait, il est déjà en train de se passer quelque chose.
Toute la question est de savoir si ce qui va se passer sera dû aux citoyens ou si ces derniers seront utilisés à leur insu, comme souvent en période insurrectionnelle.
Alexis Haupt

⬦ Depuis le temps que le pouvoir libéral se radicalise, faut-il s'étonner que la réaction à ses coups d'État permanents finisse par se radicaliser ?
Quand on n'entend pas le peuple lorsqu'il dit par toutes les voies pacifiques qu'il n'en veut pas, qui est responsable de la violence avec laquelle il finit par le dire « autrement », sinon les sourds qui refusent de l'entendre ?
Segundo Cimbron

⬦ Maintenant il faut aussi qu'en France comme d'autres pays le font, on réclame une enquête sur les décisions prises par Macron et ses sbires. Je rappelle que Macron a classé secret défense toutes les réunions de leur pitoyable conseil de défense... Pourquoi ? Des choses à cacher ?
Adina de Souzy

⬦ Ciotti et le gouvernement trouvent scandaleuses les coupures d'électricité à ceux qui veulent nous priver des deux meilleures années de retraite.
Je me demande bien pourquoi.
Les indemnités qu'ils touchent ne leur permettent pas de s'acheter des cols roulés ?
Segundo Cimbron

⬦ Vous les connaissez sans doute, ces conformistes invétérés, shootés au narratif officiel, infatigables et inlassables amateurs d'illusion et de tromperie, ceux-là mêmes qui aujourd'hui applaudissent Zelinski et l'OTAN, et qui hier vouaient aux gémonies Raoult et Péronne !
Comment peut-on ainsi se tromper à chaque fois et systématiquement ?
Yann Thibaud

⬦ Pour ce qui est du masque, les études, analysées par les meilleurs (notamment Cochrane Library et le CDC) et depuis longtemps, ont conclu que cela n'avait pas plus d'effet qu'un chapelet ou une médaille miraculeuse.
Donc protégez vous, surveillez votre diabète, mais évitez de mettre un masque qui n'a d'autre effet que de monter le taux de CO2 dans vos poumons.
Jean-Xtophe Ordonneau

⬦ Les sanctions contre la Russie sont efficaces. En un an, les exportations de céréales russes ont augmenté de 35%, particulièrement en direction des pays d'Afrique...
Denis Collin

⬦ Il manquerait 6 000 médecins en France et de nombreuses personnes n'ont plus accès aux soins. Mais dans le monde merveilleux des macronards, tout va bien.
Nico Naf

⬦ Jules, tu dois te décider, ce beau brin d’herbe tendre, tu vas pisser dessus ou bien tu vas le goûter. Non, les deux, c’est pas possible. Enfin, je crois…
Catherine Gaillard

⬦ Le temps donne raison aux « complotistes ». Il faudra désormais les appeler les « visionnaires ».
Flou Bidou

22 mars 2023

Denis Collin

La longue visite de XI Jinping en Russie est incontestablement un événement majeur. La Chine affirme sa place dans la géopolitique mondiale et prévient les États-Unis qu'ils auront dorénavant beaucoup de soucis à se faire. Les Européens sont renvoyés à leur misérable inexistence, excepté comme champs de manœuvres des nations qui comptent.
De cette situation, on pourrait se réjouir : la fin de la domination occidentale ne serait que justice ! On confierait volontiers aux puissances montantes la mission de punir ce capitalisme que nous n'avons pas su combattre et encore moins abattre.
Cette orientation, largement reprise un peu partout, est pourtant fort douteuse. Je n'ai pas très envie d'être soumis à la vision très particulière des droits de l'homme entre la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite... À côté d'eux, Poutine a même l'air d'être un démocrate. Le nouveau monde, pour lequel on s'enthousiasme ici et là ressemble fort à ce qu'il y avait de pire dans l'ancien monde, mais avec une technologie qui rendra bien vite toute résistance vaine. Les nouveaux maîtres ne me semblent pas préférables aux anciens. Le mieux est toujours de n'avoir pas de maître du tout !
Les transes qui ont saisi les classes dirigeantes d'Occident risquent fort de précipiter le mouvement, par réaction notamment contre les excès et les folies "sociétales". On sent ici et là naître une sorte de "poutinisme" pour Occidentaux, une aspiration au retour à l'ordre capitaliste ancien pur et dur qui devrait nous inquiéter.
Il va falloir se battre sur deux fronts : contre les folies du capital mondialisé sous domination américaine et les menaces de régression des libertés personnelles autant que publiques, que ces menaces soient internes ou extérieures. Cette civilisation qui a porté au plus haut point le revendication de la dignité de l'homme (Pic de la Mirandolle) pourrait disparaître pour longtemps. Si cela devait arriver, les vivants envieraient les morts, comme nous envions parfois l'air de liberté des années 1960/1970.

C'est tout ça qui se retrouve dans les rues aujourd'hui

Catherine Gaillard

C'est Maqueron, c'est les mensonges de Darmanin, l'ultra-violence de Lallement, les humiliations à répétition, l'autre qui va "ruiner la Russie" et qui ruine simplement la France, les éborgnements et les mains arrachées de GJ, le jeune "tombé" à l'eau et disparu, la dame LBDée à sa fenêtre et décédée, la débilité crasse de la majorité des playmobiles En marche, la pfizeration obligatoire, les flics envoyés armés sur les plages et dans la forêt à la chasse aux familles, les vieux, morts tout seuls avec leur boîte de Doliprane, leurs enfants empêchés, les traitements empêchés, les soignants jetés sans salaire ni allocations, les auto-autorisations ubuesques pour faire 3 pas dehors, nos gosses et ados malades sans plus de structures pour s'occuper d'eux, les radiations intempestives de demandeurs d'emploi, les durées d'indemnisation et les allocations chômages rabotées, le pognon de dingue et les canons à Zelensky, c'est la mère von der Leyen, les gens qui commencent à ne plus pouvoir faire bouffer leurs gosses, le maintien au turbin, au chômage ou au RSA 2 ans de plus, avant de toucher peut-être des miettes de retraite, et autres "j'ai bien envie de les emmerder..." et bras d'honneur, on n'en finirait plus de vouloir faire toute la liste, bref c'est tout ça qui se retrouve dans les rues aujourd'hui.

[Économie]

Tiephaine Soter

Finance : normalement, après le cataclysme de la semaine dernière, on devrait avoir 2 ou 3 semaines de calme, voire de "reprise". Ça ne veut pas dire que les problèmes, profonds et structurels, sont réglés.
Là, les banques centrales ont passé divers accords pour inonder de cash les banques en difficultés, ce qui est une excellente nouvelle pour les financiers, qui viennent, en gros, de toucher une allocation exceptionnelle (pensez "allocation de rentrée" ou "prime de Noël"). Ils ne vont pas en profiter pour solder leurs pertes et assainir le système: comme un joueur compulsif, ils vont aller parier ce cash au casino, en espérant remporter le gros lot.
Plus de cash pour les banques = plus de "générosité" sur les prêts, donc plus de risque sur des prêts moins susceptibles d'être remboursés. Malgré le relèvement des taux des banques centrales (la Fed devrait relever ses taux de 0.25% demain mercredi 22 mars), l'afflux de cash restera un moyen de faire passer ces prêts avec de "mauvaises notes" et donc de faire croire à un actif valable, ce qui va entraîner un plus gros volume d'échanges sur et sous le comptoir.
Donc, oui, on devrait voir une "reprise" de l'activité bancaire et financière dans les 2-3 semaines qui viennent, sauf événement imprévu comme une banque qui admet avoir commis des fautes (perdu beaucoup trop d'argent de monopoly). Le problème, c'est pour la mi-avril, quand certains actifs de court-terme vont parvenir à maturité. Les investisseurs ne s'y trompent pas: le bitcoin continue de monter, preuve qu'il n'y a aucune confiance dans le système monétaire "classique" (le dollar).
L'annonce aujourd'hui de la Russie sur l'utilisation du Yuan chinois dans ses transactions bilatérales avec les pays d'Asie et d'Afrique vient de propulser la monnaie chinoise au rang de monnaie de référence incontournable : la Russie est un acteur majeur du marché des ressources minérales et énergétiques, l'utilisation du Yuan fait de la monnaie chinoise une monnaie d'importance stratégique mondiale. Or, on sait que le Yuan est une monnaie fortement sous-évaluée (dont la valeur est très inférieure à sa valeur estimée réelle, pour faciliter les exportations). Accroître la demande sur une monnaie sous-évaluée ne peut qu'avoir des conséquences financières importantes qu'il faudra payer tôt ou tard.
On sait aussi que la Chine a sérieusement réduit ses achats de bons du trésor américain, et même s'en débarrasse à grande vitesse (bon plan de court terme pour les banques qui les rachètent). Ca ne peut que plomber la dette américaine, et donc continuer de déstabiliser le système monétaire mondial qui est basé sur le dollar. Et aussi chahuter l'économie américaine qui se finance sur la dette, que les états inféodés aux USA sont "obligés" de racheter.
Donc, pour le moment, ne vous inquiétez pas trop, on a un peu de répit, sauf événement "imprévu". Profitez-en pour stocker ce qu'il vous manque encore. Le passage mai-juin, par contre, risque d'être très agité.

Les "représentants" du peuple

René Chiche

La foule n'a pas de légitimité, aurait affirmé Emmanuel Macron en ajoutant que le peuple, qui n'est pas la foule, s'exprime à travers ses élus.
Il a raison sur le premier point : la foule, la multitude, n'a aucune légitimité en tant que telle. La minorité présidentielle n'en a pas davantage, soit dit en passant. La foule est une quantité relative, le peuple une entité singulière.
Mais ceux qui disent que le peuple s'exprime à travers ses élus disent n'importe quoi. Le peuple n'a besoin de personne pour s'exprimer et ne délègue à personne ce pouvoir car il ne le peut pas. Le peuple s'exprime toujours directement, librement et très clairement, même quand il se tait. Les élus ne représentent pas le peuple : ce n'est qu'un abus de langage. Comment d'ailleurs le pourraient-ils ? Comment Aurore Bergé, Louis Boyard, Eric Ciotti ou Marine Le Pen pourraient-ils prétendre être les représentants du peuple ? Ils représentent dans le meilleur des cas leurs électeurs, voire une petite partie d'entre eux seulement.
Le peuple est là, partout, toujours et en même temps nulle part. Le peuple s'exprime cependant à l'occasion des élections, oui, cela est exact et les élections sont un beau rituel, mais il faut l'entendre correctement. Lors des élections, le peuple est consulté et l'ensemble des résultats constitue son expression. Y compris l'abstention. C'est là le point le plus important : le peuple exprime toujours sa volonté de la manière la plus limpide qui soit sans qu'il soit besoin de l'interpréter comme le prêtre devant le borborygme de la pythie. Le peuple s'exprime clairement même quand il ne va pas voter. Il s'agit ensuite de tenir compte ou pas de son expression, en fonction de son degré d'intelligence et d'honnêteté notamment. Mais de grâce, cessez de nous faire croire que vous êtes les représentants du peuple, mesdames et messieurs les élus ! Comme disait si bien Rousseau, vous n'en êtes dans le meilleur des cas que les commissaires.

Macron, président du chaos

Jacques COTTA

Chaos social, chaos économique, chaos politique... Mais il y a plus : avec "l'épisode" réforme des retraites et l'usage de la constitution de la Vème République, Emmanuel Macron est président du chaos démocratique ! Évidemment, rien n'est joué et la mobilisation populaire tient dans ses mains les perspectives d'avenir...

⇒ https://www.youtube.com/watch?v=R4uVMFbcRnA

21 mars 2023

Jonathan Sturel

Si la motion passait, certes cela faisait tomber Borne et son équipe de bras cassés mais elles auraient été remplacées par d'autres robots macronistes immédiatement. Nous aurions été satisfaits de cette chute mais pour quelques semaines seulement, le temps qu'un remaniement nous impose Gabriel Attal à Matignon par exemple.
Le rejet de cette motion ouvre des perspectives beaucoup plus intéressantes. Maintenant que le parcours institutionnel est terminé, il reste la possibilité que la rue prenne le relai.
Et cette perspective intéresse davantage les gens qui, comme nous, souhaitent beaucoup plus énergiquement la chute de Macron que celle de Borne ; la fin du régime plutôt que celle d'une vulgaire réforme des retraites.
Peut-être qu'il ne se passera rien, mais si la motion passait il était absolument certain que rien ne se passerait. Alors entre un scénario qui a 0% de chance de se réaliser et un autre qui a 1%, je prends le deuxième.

UN ÉLOGE TEMPÉRÉ DU HAUT MOYEN-ÂGE

Gabriel Nerciat

Certes, le peuple français a beaucoup de défauts (ceux qui doutent qu'il y ait encore un peuple français devraient mieux regarder ce qui se passe depuis deux mois dans le pays, et se demander notamment pourquoi la population majoritairement allogène des banlieues est aussi absente de ce mouvement contre la réforme des retraites qu'elle l'avait été de l'insurrection des Gilets jaunes), et je suis le premier à dire souvent lesquels.
Mais il a quand même une vertu, et qui ne se dément pas : il sait remarquablement, mine de rien, comment circonvenir et neutraliser la plupart des fats et des nuisibles qui se croient autorisés à menacer ses droits ou à déconstruire la souveraineté (et/ou les libertés) que ses aïeux ont conquis.
Moi le premier, je l'ai écrit ici, je pensais que le Banquier Président et ses robots parviendraient sans trop de mal à remporter la partie, dès lors qu'ils avaient obtenu un second mandat grâce à l'épidémie de covid, aux dizaines de milliards jetés par les fenêtres, à la guerre en Ukraine et à l'insondable lâcheté bouffonne et braillarde de la gauche mélenchoniste.
Eh bien, non : à peine un an après sa réélection en trompe-l'oeil, Macron est désormais empêché et ligoté comme un esclave dans une séance sépulcrale de BDSM.
Tous les moyens mis à sa disposition par la Constitution de 1958 pour sortir de la crise qu'il a provoquée lui sont plus ou moins interdits car ils se retourneraient automatiquement contre lui : dissolution de l'Assemblée nationale, changement de gouvernement ou référendum.
Pas de possibilité de gouverner avec les LR, non plus : ces derniers, bien qu'ils se soient tirés une balle dans la tête en empêchant de peu la chute d'Elisabeth Borne, ne peuvent pas faire autrement que de durcir leur feinte opposition s'ils veulent avoir une maigre chance de survie (larvaire) dans leurs provinces morcelées.
Bref : pas de solution concevable, sinon un gouvernement par ordonnances qui, en l'absence de majorité parlementaire, n'aura les moyens d'aucune transformation notable ou profonde du pays.
Comme après la trahison de Jacques Chirac en 1995, le président est désormais condamné à une impuissance totale pour les quatre ans qui viennent. Et c'est avec le peuple français, hostile et de plus en plus sourdement violent à son endroit, qu'il va devoir cohabiter.
Ce fabuleux Mozart de la finance qui devait accomplir la grande révolution sociale-libérale et progressiste de la décennie tant attendue par nos élites et la partie la plus sénile de la bourgeoisie citadine va finir comme un roi fainéant mérovingien, en laissant complaisamment les Vikings et les Sarrasins venir délabrer et coloniser le pays qui l'a rejeté.
Tout ça, pour une réforme des retraites à la noix dictée par Bruxelles, et qui ne rapportera même pas huit milliards au budget de l'Etat. Une misère.
Vous me direz : ce n'est pas grandiose, la fin du Haut Moyen-Age. Mais on y prépare, faute de mieux, l'édification des futurs châteaux forts, et l'on sait qu'à terme les Vikings finiront par devenir des Normands, donc plutôt des gens biens.
De nos jours, il ne faut pas trop en demander non plus, les amis. Nous ne sommes ni Russes ni Chinois ni Indiens, que diable.


[Communiqué de presse] "L'autorité judiciaire n'est pas au service de la répression du mouvement social"



Europe : le choix de la misère et la fuite des cerveaux

H16

Intéressant constat que celui qu’on peut dresser à la lecture d’un récent article de Courrier International sur un rapport de l’Institut australien de politique stratégique (ASPI) qui semblerait montrer que la suprématie américaine en matière de technologies est en train de laisser place à la Chine…

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt et surtout qui parlent chinois ; c’est en tout cas ce qu’on pourrait croire à lire le rapport en question duquel on peut d’ores et déjà tirer quelques enseignements, à commencer par le constat que, dans la course intellectuelle et technologique, l’Occident est clairement en train de marquer le pas au profit de la Chine.

Pour l’Institut australien, les démocraties occidentales ne sont plus le berceau des avancées scientifiques et de la recherche, et – pire encore – ne sont plus capable de retenir les ingénieurs et les chercheurs comme ce fut le cas jadis et, selon lui, la Chine serait passée en tête dans 37 des 44 secteurs de technologies de pointe analysés, depuis les batteries électriques, aux communications fondées sur les technologies 5G ou 6G en passant par le développement de l’informatique quantique, les vaccins ou les systèmes de lancement spatiaux, ces trois domaines faisant partie des sept domaines seulement où les États-Unis restent en tête pour le moment.

Or, dans l’ensemble des métriques proposées, une question surnage, lancinante et dont la réponse n’est pas très rassurante : où en est l’Europe ?

Cliquez pour voir l’image en taille réelle

Et l’Europe, dans tout ça ?

Coincée dans un entre-deux inconfortable où le Vieux-Continent semble tout juste maintenir ses capacités, elle n’apparaît en tête dans aucun domaine technologique sur les 44 choisis par l’Institut. Au passage, en épluchant le rapport, on se rend compte que les pays européens peinent aussi à trouver une place en troisième ou quatrième position. Pire : même si l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni tirent encore leur épingle du jeu dans plusieurs domaines leur permettant de se hisser de temps en temps à une troisième place, la France n’apparaît qu’à deux reprises lorsqu’il s’agit d’énergie nucléaire (et la gestion de ses déchets).

Ce constat impose de s’arrêter une seconde et de bien prendre l’ampleur de ce qui s’est passé en quelques années, une ou deux décennies tout au plus : non seulement la Chine a largement rattrapé le reste du monde et dépassé les États-Unis, mais l’Europe semble maintenant prête à sombrer corps et bien dans le ventre mou des civilisations moyennes, ni complètement tiers-mondisée (pour combien de temps encore ?), ni vraiment apte à développer des technologies de pointe…

En somme, pendant que le monde devient de plus en plus compétitif, que la course technologique devient plus pressante, l’Europe semble avoir fait le choix franchement douteux de devenir de plus en plus “décroissante” : décroissance de sa population, actée avec plus ou moins de résignation et pour certains même, une pointe de morgue réjouie, décroissance technologique en faisant une guerre permanente à toute amélioration du niveau de vie sous tous les prétextes possibles, et surtout décroissance par l’énergie avec une politique suicidaire vigoureuse d’arrêt pur et simple de toute forme d’énergie bon marché, et le remplacement assez moyennement subtil des énergies qui marchent par celles qui ne marchent pas et sont autant hors de prix qu’hors de contrôle (moulins à vent, miroirs magiques) ou d’autres comme le charbon voire la biomasse qui nous ramènent dans une sorte de nostalgie triste, à ce XIXème siècle qui voyait, jadis, l’Europe conquérir le monde.

À ces choix déjà calamiteux visant une disparition aussi pitoyable que possible, on doit ajouter les efforts actuels d’ajouter la faim au froid qui ne manquera pas de saisir les populations en manque d’énergie, avec cette volonté de plus en plus affirmée de dépendre du reste du monde pour s’alimenter : il suffit pour s’en convaincre de voir les quelques agriculteurs encore en activité en Europe défiler pour essayer de réveiller les populations et les politiciens aux problématiques que ces derniers, ânes bâtés de l’écologisme de combat, s’emploient pourtant à leur créer chaque jour qui passe.

Devant ce tableau consternant, peut-on réellement s’étonner de la véritable fuite des cerveaux qu’on observe déjà dans différents pays, la France représentant en la matière une sorte de phare indiquant aux autres ce qu’il ne faut surtout pas faire pour conserver son potentiel intellectuel chez soi ? Les articles d’analyse sont peu nombreux, le constat faisant mal, mais ceux qui évoquent la situation à ce sujet sont sans appel : les cerveaux quittent l’Europe et s’installent aux États-Unis et en Chine, et cette fuite coûte de plus en plus cher.

Une situation qui n’est pas une fatalité

Le plus grave est que ceci n’est en rien une fatalité : l’Europe a amplement prouvé qu’elle pouvait être indépendante sur tous les plans. Sur le plan énergétique, elle s’interdit d’exploiter ses sous-sols pourtant riches. Sur le plan alimentaire et sur le plan technologique, il n’y a pas de doute qu’elle a largement de quoi rendre la monnaie de leur pièces aux Chinois et aux Américains.

Les Européens savent faire aussi bien des puces que des satellites, des avions que des fusées, des voitures que des matériaux raffinés de tous types. L’Europe a su former et a formé une élite intellectuelle, militaire, industrielle, celle qui a effectivement et littéralement conquis le monde en différentes vagues pendant des siècles, y compris les Amériques et l’Orient.

Les pays européens et leurs peuples ont amplement prouvé pouvoir éclairer le monde de leur culture et de leur philosophie.

On sait faire.

Mais malgré cela, l’Europe s’enfonce maintenant comme elle ne s’est jamais effondré auparavant, et pas parce que, subitement, l’Europe ne serait plus capable mais bien parce qu’elle a choisi de ne plus l’être : il s’agit ici d’idéologie, il s’agit de renoncement et rien d’autre.

De l’idéologie, oui, bien connue, marxisante même, celle qui mène inéluctablement à la guerre de tous contre tous au prétexte de protéger des minorités de plus en plus risibles qui n’ont de cesse de monter les uns contre les autres. Diviser pour mieux régner n’a jamais aussi bien marché, tant pour les États-Unis que pour la Chine qui voient maintenant dans l’Europe un véritable champ d’opportunité pour le pillage intellectuel, culturel et économique et ne s’en privent pas.

Il s’agit aussi de renoncement : après des années à distiller l’idée selon laquelle l’individu ne peut rien et l’État peut tout, les citoyens européens, baignés de sociale-démocratie de plus en plus socialiste et de moins en moins démocratique, ont justement fini par le croire, dur comme fer. Renonçant à toute responsabilité et aussi, à tout effort pour se détacher de la tétine lénifiante de l’État, les citoyens européens ont petit-à-petit filé les clés de toute l’Europe à des dirigeants bien plus soucieux de leur propre richesse personnelle que de celle des peuples qui leur ont aveuglement (et de plus en plus idiotement) fait confiance.

On arrive à présent au bout de ce schéma car la facture arrive, et elle est particulièrement salée.


Michel Rosenzweig

Ce type cherche les bâtons pour se faire taper dessus.

La stratégie du chaos et de la chienlit comme mode de gouvernance : provoquer la violence et les soulèvements pour encore réprimer et légitimer le parti de l'Ordre (moi ou de désordre).

Épreuve de force très délicate dans un monde où la violence reste le monopole de l'État et dans lequel la violence populaire légitime demeure non seulement illégale mais illégitime aux yeux d'une majorité d'individus.

Après un 49.3 pour faire passer la réforme des retraites, et le rejet des motions de censure lundi, le président de la République Emmanuel Macron a exclu à court terme une dissolution de l'Assemblée nationale, un remaniement du gouvernement ou un référendum, ont expliqué à BFMTV plusieurs participants à une réunion avec le chef de l'État ce mardi.


Deux mondes

Jonathan Sturel

D'un point de vue purement visuel et symbolique, c'est une belle photo. La confrontation entre deux mondes.
Mais en réalité, sous son casque, ce policier, lui-même précaire et sans doute père de famille, sait que sa propre épouse peine à faire les courses du foyer, sait que son ménage peine à finir le mois et sait que la jeune femme qui lui fait face se met au service d'un combat qui vise à défendre les intérêts sociaux des deux protagonistes.
Pourtant, ce policier recevra tôt ou tard l'ordre d'empêcher que ce combat soit livré et il lui obéira, se sabordant ainsi lui-même ainsi que sa famille, trahissant ses propres intérêts et la dignité de sa famille, rendant ainsi service à une minorité politicienne et économique qui seule tire profit d'une situation qu'elle regarde se dérouler depuis les fenêtres de sa résidence privée, protégée et vidéosurveillée, en se frottant les mains.
Le jour où l'homme sous le casque refusera de charger, bouclier en avant, la demoiselle en face de lui, parce que cette demoiselle pourrait être sa propre fille, sa sœur ou sa femme, le château de cartes qui tient lieu de régime politique s'écroulera sous nos yeux et les pharisiens pourront être chassés hors de nos vies.
Ainsi, toute la fondation du régime, toute sa structure, tous ses murs porteurs sont là, sur cette photo, sous ce casque.