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28 octobre 2026

Julien Vergès
28/10/2026


Chef d'œuvre de propagande :
le "quotidien de référence", dont la lecture est obligatoire dans les écoles de journalisme, fabrique de toutes pièces l’énorme fake des tracts du RN prétendument retrouvés dans la voiture du meurtrier de Trappes, sans mentionner aucune source vérifiable. Puis, après que l’intox a été débunkée par les réseaux sociaux, au lieu de reconnaître son erreur et de publier un erratum comme veut la procédure déontologique habituelle du journalisme, la Pravda vespérale a insidieusement modifié a posteriori l'article mensonger qui présentait le criminel comme un militant du RN, pour effacer les traces de sa manipulation visant à polluer la campagne de Marine Le Pen, et à servir la soupe au pouvoir macroniste, lequel s'est empressé de récupérer cette affaire en dénonçant immédiatement un crime raciste et islamophobe. Cette fois nulle mention du fait que l'individu en question est un déséquilibré dont les troubles psychiatriques sont avérés. Et pour tenter de dissimuler sa tentative grossière d'intoxiquer l'opinion publique en achevant toute éthique professionnelle, L’Immonde fidèle à sa réputation, se dit maintenant victime d'une campagne de haine de l'extrême droite. Mieux, il se drape dans la vertu et se fait procureur en condamnant les critiques, comme s'il était en position d'arbitrer le débat public. Comme si les propagandistes de cet organe de désinformation n'étaient eux animés que par des ondes d'amour et de vivre-ensemble.
Sarah Knafo
28/10/2026

Pendant 23 minutes, deux journalistes de franceinfo pleins de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai.
Regardez jusqu’au bout : même les plus à gauche d’entre vous finiront par se demander pourquoi ils payent 4 milliards chaque année pour ça...

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Gastel Etzwane
28/10/2026

Nord Stream : la justice allemande désigne désormais les autorités ukrainiennes

Ce n’est plus une simple hypothèse évoquée dans la presse. Dans son acte d’accusation contre Serhii K., ancien militaire ukrainien poursuivi dans l’affaire du sabotage des gazoducs Nord Stream, le parquet fédéral allemand affirme que l’opération a été préparée par des militaires ukrainiens à la demande d’autorités de leur pays.
La portée de cette accusation est considérable. Les enquêteurs allemands ne se contentent plus d’identifier des ressortissants ukrainiens parmi les auteurs présumés du sabotage. Ils mettent désormais en cause des organismes étatiques ukrainiens dans la préparation de l’opération. Kiev, de son côté, continue de nier toute implication officielle.
Il faut mesurer ce que cela signifie. En septembre 2022, les explosions de Nord Stream ont frappé des infrastructures énergétiques essentielles pour l’Allemagne, alors déjà confrontée à une grave crise d’approvisionnement en gaz. Les conséquences économiques et industrielles ont dépassé ses frontières et touché une grande partie de l’Europe, notamment la France.
Ce qui mérite également d’être souligné, c’est le contraste entre la précision des accusations formulées par le parquet fédéral allemand et la prudence persistante du discours politique. La justice allemande poursuit ses investigations jusque dans les responsabilités éventuelles d’un État soutenu militairement et financièrement par Berlin.
Une question demeure désormais incontournable : si les accusations du parquet sont établies, comment les dirigeants européens pourront-ils expliquer à leurs populations qu’un pays qu’ils soutiennent a participé à la destruction d’infrastructures énergétiques stratégiques européennes ?
Car au-delà de l’identité des exécutants, c’est bien la question des commanditaires, de leurs motivations et des conséquences politiques de cette opération qui se trouve posée.

26 octobre 2026

François Ruffin
23/10/2026

Il est au-delà de la honte : Macron a ruiné la France, et pourtant, il se prend 2,3 millions d’euros d’argent public pour un bel appartement quand il quittera l’Élysée !
Incroyable mais vrai : c’est dans le budget 2027 du gouvernement. Des bureaux meublés, tout équipés. Tout payé avec votre argent. En plus du chauffeur, des collaborateurs, de la protection policière. À vie...
Ils demandent des efforts aux soignants, aux retraités, aux Français. Mais eux, ils font quels sacrifices ?
Stop. On a déposé un amendement.
"Plus un rond pour Macron !" Ni pour Sarkozy le multi condamné, ni pour Hollande le député.
La pétition à signer en masse pour arrêter tout ça : debout.fr/plus-un-rond-pour-macron

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Dessin de Mehdi

François Asselineau
26/10/2026

L'UE RUINÉE, COCUE et HORS-JEU

Contraint par la réalité du terrain où les forces otano-ukrainiennes sont plus que jamais au bord de la débandade, et contraint par le lâchage de Trump, Zelensky consent enfin à ouvrir des négociations avec la Russie, dont il sait qu'elles se termineront pour l'essentiel aux conditions de Poutine.
Selon toute probabilité, l'Ukraine modifiera sa Constitution pour préciser qu'elle n'intégrera jamais l'OTAN et reconnaîtra la cession à la Russie de la Crimée et de l'ensemble du Donbass.
Moyennant quoi, une opération de maquillage de la réalité sera probablement lancée, afin de tenter de sauver un peu la face auprès des populations européennes. Un narratif ad hoc se contorsionnera pour chanter la résilience ukrainienne et présenter cela comme une victoire des soldats ukrainiens de langue russe.
Quels que soient ces habillages, l'UE apparaît pour ce qu'elle est :
• ruinée par les dizaines de milliards d'euros qu'elle a versés en pure perte au régime de Zelensky, et au détriment du bien-être des peuples de l'UE
• cocufiée par les États-Unis, à un point tel qu'il en devient comique
• chargée de payer l'achat du matériel militaire américain par le régime Zelensky
• contrainte de fermer les yeux sur les détournements de fonds massifs opérés par la mafia ukrainienne néo-nazie
• forcée à l'autodestruction de tous ses liens avec la Russie, et à l'acceptation des conséquences colossales que cela entraîne en matière industrielle et énergétique au détriment de l'Europe
• enfin, privée de tout mot à dire sur le plan de paix qui s'ébauche entre Trump et Poutine, et sur la reconstruction de l'Ukraine qui bénéficiera principalement à des fonds d'investissement et des entreprises américaines.

CONCLUSION
De mémoire d'historien, il est difficile de trouver un désastre stratégique plus complet que celui auquel nous ont conduits les européistes sur le drame ukrainien.
Au premier rang desquels Macron et tous les partisans français de Zelensky. C'est-à-dire la quasi-totalité des candidats à l'élection présidentielle...
H16
26/10/2026

En France, tout va bien : le précipice est stable

Certes, Sébastien Lecornu est un gros nul, mais dans l’océan de ses lacunes surnage une rare compétence : transformer les non-événements en triomphes.


Vendredi soir, Moody’s a décidé de ne pas abaisser la note souveraine française, qui reste à Aa3 avec une perspective négative, ce qui a aussitôt permis au Premier ministre de se féliciter chaleureusement d’une décision qui « déjoue les pronostics », à l’instar d’un cancre médiocre rendu tout fier d’avoir échappé au redoublement grâce à l’indulgence du conseil de classe, alors que son bulletin s’aggrave de trimestre en trimestre.

Ces généreuses autocongratulations semblent cependant occulter le fait que, la veille, la France empruntait à dix ans à plus de 5,1 %, un sommet depuis 2002 faisant avec le Bund allemand un grand écart jamais vu depuis 2011. La France paie désormais plus cher que l’Italie, l’Espagne… et la Grèce.

En réalité, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser : si Moody’s attribue cette note, c’est surtout car l’agence parie sur l’adoption d’un budget réduisant le déficit et sur un retour au calme social. Au moins, certaines agences de notation ont développé un sens de l’humour particulièrement caustique.


En effet, ce même vendredi, l’Assemblée rejetait violemment la partie recettes du budget de la Sécurité sociale avec un vote quasi soviétique par 115 voix contre… une. Quant au budget de l’État, son examen a été suspendu après que les députés l’ont si consciencieusement amendé que le ministre des Comptes publics a dû constater une dégradation du déficit de 10 milliards d’euros. Le texte revient du diable vauvert mardi, avec quelque 2 600 amendements en souffrance, ce qui laisse heureusement toute latitude pour faire pire.

Bref, on sent que cette « Iperspective négative » n’est qu’un sursis. D’ailleurs, ça tombe bien, S&P, qui avait déjà dégradé la France l’an passé, rendra sa copie le 27 novembre.


On rigole, on s’amuse, mais il est vrai que les marges de manœuvre du gouvernement sont un peu étroites. Nulles, en fait.

L’impôt ? Le taux de prélèvements obligatoires doit encore grimper de 43,9 % à 44,2 % du PIB en 2027. Le pays truste déjà les podiums mondiaux en la matière, chaque nouvelle taxe rapporte un peu moins que la précédente, et les contribuables les plus mobiles ont depuis longtemps repéré la sortie. Les autres, qui ne rapportent plus ou pas encore, mais qui contribuaient quand même à la vie économique du pays, vont bientôt les rejoindre. Youpi.


La croissance ? Le budget table sur 1 % en 2027 – avec une crédibilité nulle – quand 2026 devrait péniblement finir vers 0,4 % au mieux. Seb et ses ministres appellent cela une « hypothèse » mais partout ailleurs, on parlerait plutôt d’une hallucination collective. Youpi.


Ah, et les taux ? Ils ne se décident plus à Paris mais à Francfort et sur les marchés, et avec une inflation à 3,1 % en septembre, personne n’attend la moindre détente.

Bon et que dire des dépenses, alors ?

Rien justement : alors qu’il y a tout à faire en la matière, « rien » semble être le leitmotiv gouvernemental : envisager des retouches sur les pensions déclenche immédiatement des salamalecs poisseux de tout le banc gouvernemental, le plus petit coup de rabot sur une aide sociale provoque des atermoiements sans fin, et face à la colère sociale qui monte, le gouvernement n’a trouvé qu’une réponse ridicule : avancer de quelques semaines la revalorisation automatique du SMIC, soit une quinzaine d’euros nets par mois, maquillant un changement de date en geste social.


Pendant ce temps, la dette s’auto-alimente avec un bel appétit : la charge d’intérêts atteindra 91 milliards d’euros en 2027, loin devant l’Éducation et la Défense, avant de dépasser les 100 milliards dès 2028. On augmentera gaillardement ces intérêts de 12 milliards tous les ans, soit ce que les députés viennent d’ajouter au déficit en quelques séances venteuses. Les prétendus efforts ne compensent même pas. On rame de plus en plus fort pour rester sur place, et on y échoue.

L’ironie de la situation est de surcroît visible jusque dans les rues. Ces intérêts pèsent près de sept fois le budget de la Justice et plus de quatre fois celui de la police, de la gendarmerie et des secours, alors que le 17 octobre dernier, des pillages et des violences d’une ampleur inédite ont frappé une vingtaine de villes. L’État qui se mêle de tout, du prix de l’électricité au taux de sucre des sodas, ne fait plus rien de bien et n’arrive même plus à garantir la seule chose pour laquelle on l’a inventé : la sécurité des personnes et des biens.

En pratique, le seul vrai levier est celui qu’aucun de ces clowns ne veut toucher : recentrer l’État sur le régalien et rendre le reste aux Français. Et manque de pot, incompétence, désir d’avenir d’emmerder les Français ou simplement sabotage, ceci ne figure dans aucun programme.


Pendant ce temps, la suite s’écrit quasiment sans tenir compte des gesticulations de nos dirigeants. Les mouvements sociaux se multiplient : le 17 a fait place au 24 puis au 31 octobre ; le 5 novembre, cinq syndicats appellent à la grève interprofessionnelle. Le 17 novembre, l’Assemblée votera (ou pas) un budget frankensteinesque que le Sénat recoudra en vrac avant un compromis de façade. Le 27, S&P mettra son grain de sel et le 17 décembre, le délai constitutionnel de 70 jours expirera, ce qui pourrait bien nous valoir une loi spéciale comme l’an dernier.

Avec une campagne présidentielle qui sent déjà le moisi et qui va pourtant entrer dans sa dernière ligne gauche, les promesses vont pleuvoir dru, et aucune ne parlera d’économies : retraites, SMIC, blocage des prix, chèques en tout genre, demandez et vous serez exaucé… Ou presque, car dans le même temps, l’État devra trouver près de 340 milliards d’euros sur les marchés qui verront probablement les choses autrement.

Sur le papier, on sait comment cette histoire se termine. La Grèce l’a vécue avec Athènes sous la tutelle de la troïka (Commission européenne, BCE et FMI) de 2010 à 2018 : trois plans d’aide, des pensions et des salaires largement amputés, des privatisations à marche forcée, un quart du PIB évaporé et un chômage au-delà de 25 %.

Ces réformes que les Grecs ne voulaient pas se sont imposées pour rembourser un train de vie en décalage complet de leur richesse réelle.

Et sur le papier, la France devrait en passer aussi par là… Avec la différence de taille : en 2010, la dette grecque tournait autour de 330 milliards d’euros ; la française dépasse aujourd’hui les 3 400 milliards, soit dix fois plus. La Grèce a pu être « sauvée » parce qu’elle était petite. Pour la France, ni le Mécanisme européen de stabilité ni le FMI n’ont les poches assez profondes, et les effets de bord seraient d’une tout autre violence : banques gavées d’OAT, assurances-vie des épargnants en première ligne, contagion immédiate à l’Italie et, pour finir, l’euro puis, possiblement, l’Union européenne elle-même sur la table.

Ce qu’aucun gouvernement français n’a eu le courage de proposer, un technocrate étranger pourrait bien l’imposer en quelques semaines. Et ce pourrait n’être même pas suffisant.

Forcément, cela va très bien se terminer.


https://h16free.com/2026/10/26/85551-en-france-tout-va-bien-le-precipice-est-stable
Julien Vergès
26/10/2026


J'ai toujours eu le sentiment que cette souverainiste mondaine du dimanche était une imposture de plus : on en a maintenant la démonstration, puisqu'elle reprend exactement la même rhétorique russophobe et complotiste que Macron, Merz, von der Lahyène.
En même temps elle vient de cette petite bourgeoisie socialiste diplômée de Science Po, il y avait donc toutes les raisons de s’en méfier.
Polony à la poubelle des cuistres nuisibles.
Gastel Etzwane
26/10/2026

L’Europe perd ses usines, l’Amérique récupère ses emplois

Le 24 octobre, le patron d’Audi, Gernot Döllner, est monté sur scène aux côtés de Donald Trump, en Géorgie, pour annoncer un investissement de 4,2 milliards de dollars dans une première usine américaine. À terme, 200 000 SUV haut de gamme produits chaque année et 4 500 emplois créés aux États-Unis.
Pendant que les dirigeants européens multiplient les discours sur la « souveraineté industrielle » et l’« autonomie stratégique », les entreprises allemandes investissent ailleurs. Confronté aux droits de douane américains, à une énergie devenue trop coûteuse et à une réglementation européenne toujours plus contraignante, Audi fait ses comptes et choisit les États-Unis.
Dans le même temps, Volkswagen, sa maison mère, prépare de nouvelles suppressions d’emplois en Europe. L’industrie automobile allemande, longtemps pilier de la première économie européenne, s’enfonce dans une crise que la concurrence chinoise ne fait qu’aggraver.
L’Europe paie aujourd’hui ses choix énergétiques, ses contraintes réglementaires et une politique industrielle qui semble avoir oublié la question essentielle : comment produire à des coûts compétitifs ? Quant à la France, sa désindustrialisation est déjà si avancée qu’il ne reste plus grand-chose à délocaliser.
Donald Trump peut se féliciter du résultat. Les Européens parlent de souveraineté, tandis que leurs industriels transfèrent leurs investissements outre-Atlantique.
Les discours sonnent dans le vide en Europe. Les usines, les capitaux et les emplois partent en Amérique.

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25 octobre 2026

Gastel Etzwane
25/10/2026

Extrême droite à l’horizon, extrême gauche dans les rues : le vrai décalage

Pendant que Le Monde publie, presque en boucle, des pages sur « la montée de l’extrême droite qui inquiète l’UE » et sur « Giorgia Meloni et l’internationale réactionnaire », les citoyens voient surtout ce qui se passe dans les rues.
Le 17 octobre 2026, en marge d’une mobilisation « contre la vie chère », l’hôtel de ville de Limoges, un monument du XIXe siècle (1883), inscrit aux monuments historiques, qui avait traversé deux guerres mondiales et le souvenir d’Oradour-sur-Glane, a été attaqué, pénétré et incendié. Le beffroi s’est effondré, la façade historique et une grande partie du bâtiment ont été détruites. Des personnels et des élus étaient encore à l’intérieur lorsque le feu a été mis. Le maire (LR) a clairement pointé l’ultragauche anarchiste ; des suspects fichés S pour cette mouvance ont été interpellés. Un tag « Vive la Commune » a été laissé sur place. Même des titres habituellement très à gauche ont dû reconnaître l’origine de l’acte. Ce n’est pas le résultat de l’extrême droite.
Sur le plan matériel, les premières estimations des assureurs (Morningstar DBRS et autres) situent les dégâts du seul week-end des 17-18 octobre entre 1 et 1,2 milliard d’euros de pertes assurées, un niveau comparable, voire supérieur, à celui des émeutes post-Nahel de 2023 qui avaient duré bien plus longtemps. Des milliers de commerces ont été touchés ou pillés, des véhicules brûlés, des bâtiments publics endommagés. Les revendications initiales (lycéens, Gilets jaunes) sont passées au second plan ; ce qui a dominé, c’est une convergence entre une extrême gauche radicale et une partie de la jeunesse issue de l’immigration, qui a transformé une manifestation en casse et en pillage.
Le 24 octobre, il y a eu moins de pillages, mais les centres-villes étaient morts : commerçants qui avaient vidé et barricadé leurs vitrines, rues désertes. Qui aurait eu envie de flâner samedi dernier ?
Dans un pays déjà lourdement endetté et en difficulté économique, ces destructions ne sont pas anecdotiques. Elles coûtent cher, elles détruisent du patrimoine irremplaçable, elles font peur et elles accélèrent la ruine. Les journaux qui continuent à orienter prioritairement leur inquiétude vers la montée du RN, de l’AfD ou des « réactionnaires » européens choisissent de regarder ailleurs que vers ce qui se passe concrètement dans les rues, qui y est présent, qui casse, qui brûle et qui ruine. La réalité quotidienne des citoyens, elle, est plus difficile à ignorer.



Julien Vergès
25/10/2026


L’ex colonel de l’armée suisse Jacques Baud est à nouveau sanctionné par Bruxelles, parce qu'il conteste dans ses analyses le narratif officiel de la guerre en Ukraine, selon lequel il s'agirait d’une agression non provoquée d’un régime autoritaire et impérialiste contre une démocratie européenne. Des sanctions prises contre un citoyen européen pour le priver de moyens de subsistance, en raison d’un délit d'opinion.
Dans la nouvelle version de l'acte d'accusation publié par le Conseil de l’UE, il est soupçonné de soutenir la parole de Moscou en diffusant «des théories du complot», «qui compromettent la démocratie et menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers». Une rhétorique soviétoïde qui rappelle Le procès de Kafka.
Gabriel Nerciat
25/10/2026

LES MALHEURS DE SOPHIE


Il ne faut jamais en douter : la grande bourgeoisie libérale de droite (par libéral, ici, j'entends surtout affranchie des classes populaires) est aussi risible, médiocre et déconnectée du réel que la petite ou la moyenne bourgeoisie gauchiste et mélenchoniste.
Elle se croit encore en 1990, à la veille de la chute de l'URSS, de la même manière que la bourgeoisie gauchiste se croit encore en Mai 1968 (la "révolution introuvable", disait déjà Raymond Aron).
Elle s'est reconnue dans un personnage aussi haïssable que Sarkozy parce que fondamentalement elle lui ressemble : atlantiste, cupide, servile, hâbleuse, à genoux devant les criminels sionistes de Tel-Aviv comme devant les potentats arabes wahhabites du Golfe dont elle convoite les miettes (tout en se jouant en privé un film de Croisades en technicolor semblable à celui de Ridley Scott).
Aujourd'hui, elle n'a toujours pas compris qu'elle a déjà passé la main.
Elle se reconnaît dans des champions de plus en plus parodiques et vulgaires : la Knafo, cette Du Barry maladroite qui se prend pour la marquise de Pompadour ; David Lisnard, le maquignon cannois à front de taureau si bien en cour à Kiev comme à Riyad ; Robert Ménard, l'ancien agent trotskiste de la CIA en pré-retraite ; Javier Milei, le bouffon argentin qui compte encore sur Trump pour lui éviter la faillite.
Pauvre Sophie de Menthon : elle aussi, dans son genre, est une marionnette aussi comique que Mathilde Panot ou Sandrine Rousseau. Elle s'offre un rêve à bon compte, comme Madame Bovary avec son Rodolphe. La fin ne sera pas heureuse. Sophie dans les urnes, c'est du même niveau que Martine à la plage.
Car malgré tout ce qu'on peut dire des compromissions et des lâchetés souvent exaspérantes consenties par Marine Le Pen ces dernières années, une chose néanmoins doit être mise à son actif : elle a toujours refusé de traiter avec ces minables (y compris Ménard qui a cru un temps pouvoir la manipuler), et si elle arrive au pouvoir ne leur accordera rien. Même pas un strapontin au Palais Bourbon, j'en prends le pari.
C'est aussi pour cela – et non pas malgré cela, comme on le croit chez Vincent Bolloré – qu'elle a désormais toutes les chances d'être élue chef de l'État.
Gabriel Nerciat
25/10/2026

UN MAUVAIS WEEK-END POUR LA MACRONIE


Bilan du week-end :
 
1) Tous les sondages réalisés après les émeutes, complaisamment tolérées voire encouragées par le pouvoir macronien, de la dernière semaine placent Jean-Luc Mélenchon qualifié au second tour, à deux ou trois points au-dessus de Philippe et de Glucksmann ;
 
2) L'instrumentalisation de l'attentat raciste de Trappes n'a pas donné lieu au soulèvement attendu, qui aurait dû nuire au congrès politique du RN et rediaboliser l'image du parti national-populiste dans l'opinion. Marine Le Pen a prononcé sans encombre à Orléans cet après-midi un des meilleurs discours de sa carrière, malgré les tentatives pathétiques de Mediapart et de l'UEJF pour l'en empêcher.

Conclusion à l'intention du Marais libéral et gauchiste : votre champion en capilotade a une fois de plus raté son coup.
Vous allez vous taper Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle, mes chéris. Que ça vous plaise ou non. Que vous protestiez ou pas. Six mois seulement à attendre avant de monter dans le toboggan.
Comme d'autres, vous pourrez toujours aller ensuite verser vos larmes sur les plages du Touquet.
Vous avez de la chance : la prochaine présidente de la République a promis qu'elle n'installerait aucune éolienne sur la Côte d'Opale. Quand on est poli et civilisé, comme vous prétendez l'être, on dit merci.
Julien Vergès
25/10/2026

La chute


J'appartiens à une génération dont la conscience politique s'est éveillée avec la chute du mur de Berlin, puis l'optimisme libéral du moment unipolaire dans les années 90. Comme je faisais allemand première langue à l'école, je n'entendais parler que de réunification, de construction européenne, de libre circulation, d’effacement des frontières et de couple franco-allemand. Mais aujourd'hui l’ambiance a radicalement changé : c'est à l'ouest qu'on érige de nouveaux murs, de nouveaux dogmes, un nouveau parti unique. Les réalités nous rattrapent : après avoir vécu les grandes vacances de la fin de l'histoire, les peuples européens se révoltent car les processus électoraux ne leur permettent plus de faire entendre leur mécontentement. Les référendums sont ignorés ou piétinés, quand les élections elles-mêmes ne sont pas annulées, lorsque les résultats ne sont pas convenables. L’Union Européenne est devenue synonyme d'une crise de légitimité des élites, de désindustrialisation, de dépendance énergétique, d'impuissance, d’appauvrissement et de déclassement, de tensions migratoires, de fractures sociales, de bureaucratie et de commissaires, de militarisme et de vassalisation, de censure et de tyrannie du consensus idéologique, d'état d'urgence et de contrôle social. Ce qui est frappant c'est qu'on a l'impression de vivre à nouveau ce genre de période déliquescente qui a précédé l'effondrement du bloc communiste, avec des sociétés vieillissantes et bloquées, des régimes sclérosés par une caste déconnectée qui se raconte des histoires d'avenir radieux et de valeurs inclusives, qui répète machinalement sa propre propagande. Les discours des dirigeants européens font écho à ceux de Brejnev, Tchernenko et des dirigeants fossilisés de la défunte Union Soviétique. Jusque dans ce que Nietzsche appelait l'esprit de caserne.
Les symptômes de décomposition s’accumulent alors que le centre de l'économie mondiale se déplace vers l’Asie, l’Europe devient une zone de décroissance et de pénurie énergétique. Un nouveau partage du monde en sphères d'influence se dessine entre les trois grands empires, les trois grandes puissances que sont la Chine, les États-Unis et la Russie. Washington, Pékin et Moscou redessinent les rapports de force mondiaux. L’Union européenne, en proie au nihilisme et à la décadence après avoir tenté d'effacer ses racines chrétiennes et gréco-romaines, paraît davantage préoccupée par la réglementation de ses citoyens que par sa propre survie politique : l'unité européenne ne se construit plus avec ses citoyens mais contre eux, contre les intérêts nationaux et contre un ennemi commun fantasmé qui serait la réincarnation de Hitler, dans une vision complotiste de citadelle assiégée par des agents maléfiques tels que les partis populistes, considérés comme des ennemis de l'intérieur.
Le parallèle avec la décomposition de l’Union Soviétique nous rappelle que les constructions politiques artificielles s'effondrent toujours de l'intérieur, car le poisson pourrit par la tête.
Anne Mansouret
25/10/2026

CE DONT TRAPPES EST LE NOM À MES YEUX
… ou le fruit véreux de 1986



Au risque d’en scandaliser beaucoup et de me voir traiter de raciste, je vais vous livrer mon analyse très politiquement incorrecte de ce que révèle l’attentat terroriste de Trappes.
Flash back en 1986.
Au tsunami que fut la perte des élections législatives et la première cohabitation, il faut que le PS trouve une riposte politique efficace et une clientèle électorale supplétive. Ce sera la génération d’émigrés née du regroupement familial institué par Giscard d’Estaing. Ce sera la petite main jaune de Touche pas à mon pote et le matraquage idéologique de cette intox que serait le racisme systémique du Français moyen, alors qu’il n’y a pas moins raciste que les Français !
Pour rafraîchir sa vitrine partisane et se reconstituer des troupes manipulables et corvéables à merci, le PS engendre et finance une pléiade d’associations aux thématiques antiracistes qui infiltrent les réseaux de l’immigration maghrébine et africaine.
La mayonnaise prend très vite dans les villes moyennes de la Région parisienne, dont Trappes est l’archétype. Trappes devient donc l’enclave municipale communautariste type, que le PS modélise au cours des années 1990, dans les banlieues, les quartiers des grandes urbanisations et dans les villes moyennes… En tarissant les subventions aux associations d’éducation populaire (d’obédience communiste ou chrétienne) et en y substituant des associations culturelles et/ou sportives communautaires, le plus souvent de confession islamique. Toute cette stratégie s’inscrivant dans un projet de renouveau urbanistique, baptisé « Politique de la Ville » sur laquelle la droite ne reviendra jamais vraiment, par laxisme et électoralisme.
Comme, parallèlement, la République se veut laïque, il s’est installé une doctrine à l’hypocrisie bien française : tout communautarisme religieux, tout régionalisme franchouillard est suspect, montré du doigt, proscrit, voire diabolisé comme un marqueur de l’extrême droite…Alors que les communautarismes d’origines étrangères trouvent grâce aux yeux de « La République Une et indivisible » !
Néanmoins, les Français (qu’ils soient d’origine ou d’importation) sont des êtres humains qui ont besoin de se regrouper autour de familles ethniques, culturelles ou religieuses formant des communautés de mœurs et de traditions.
Le besoin de se rassurer en jetant un simple coup d’œil à l’autre qui vous ressemble. L’empathie réciproque d’une rencontre entre deux êtres qui partagent depuis toujours les mêmes codes. Tout cela rassure et protège. Tout cela harmonise les rapports humains. Tout cela fait société.
C’est à partir du début de ce siècle que les choses ont commencé à visiblement se déséquilibrer. C’est au cours des dix dernières années que l’incurie, l’inexpérience, l’incompétence et la perversité d’Emmanuel Macron ont produit le désordre actuel ; et qu’en parallèle les chiffres de l’immigration ont explosé. Cette immigration massive, invasive et totalement incontrôlée a bouleversé les rapports sociaux.
La rue française a changé. C’est un fait.
Dans ces communes moyennes de quelques dizaines de milliers d’habitants, les concitoyens de type européen se sont retrouvés peu à peu marginalisés, perdus dans un environnement qui leur semblait peuplé d’étrangers plus ou moins exotiques : explosion du nombre de lieux de cultes islamiques, hommes barbus en kamis, femmes voilées en abayas ; écoles, coiffeurs, restaurants, boutiques de mode, marchés et commerces de bouche exclusivement halal. Tout ce petit monde communautaire privilégiant (et c’est bien normal) les professionnels et les prestataires de services membres de leur propre communauté, lorsqu’il s’agit de choisir un soignant, d’appeler un plombier ou d’embaucher un employé.
Alors, un jour, ce sentiment de ne plus être en France, ce « On n’est plus chez nous » que des centaines de milliers de gens refoulent tous les jours en attendant l’autobus ou en prenant le train ; ce que des dizaines de milliers d’autres évoquent en privé et en termes (plus ou moins) crus et inacceptables…
Se traduit par le passage à l’acte terroriste et raciste d’un raté (peut-être) cinglé ; et sans doute fanatisé par la lecture de Mein Kampf et l’appartenance à des mouvements suprémacistes.
Je crains (hélas) que cela ne reste pas aussi exceptionnel que semble le penser le quasiment ci-devant Président de la République.
Nota bene :
Ces quelques considérations personnelles ne sauraient excuser, bien sûr, l’horreur des actes commis le vendredi 23 octobre 2026 à Trappes et La Verrière ; ni constituer des circonstances atténuantes à l’odieux crime raciste commis par le coupable présumé qu’est Kevin T 39 ans, de type européen et de nationalité française.