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25 octobre 2026

Anne Mansouret
25/10/2026

CE DONT TRAPPES EST LE NOM À MES YEUX
… ou le fruit véreux de 1986



Au risque d’en scandaliser beaucoup et de me voir traiter de raciste, je vais vous livrer mon analyse très politiquement incorrecte de ce que révèle l’attentat terroriste de Trappes.
Flash back en 1986.
Au tsunami que fut la perte des élections législatives et la première cohabitation, il faut que le PS trouve une riposte politique efficace et une clientèle électorale supplétive. Ce sera la génération d’émigrés née du regroupement familial institué par Giscard d’Estaing. Ce sera la petite main jaune de Touche pas à mon pote et le matraquage idéologique de cette intox que serait le racisme systémique du Français moyen, alors qu’il n’y a pas moins raciste que les Français !
Pour rafraîchir sa vitrine partisane et se reconstituer des troupes manipulables et corvéables à merci, le PS engendre et finance une pléiade d’associations aux thématiques antiracistes qui infiltrent les réseaux de l’immigration maghrébine et africaine.
La mayonnaise prend très vite dans les villes moyennes de la Région parisienne, dont Trappes est l’archétype. Trappes devient donc l’enclave municipale communautariste type, que le PS modélise au cours des années 1990, dans les banlieues, les quartiers des grandes urbanisations et dans les villes moyennes… En tarissant les subventions aux associations d’éducation populaire (d’obédience communiste ou chrétienne) et en y substituant des associations culturelles et/ou sportives communautaires, le plus souvent de confession islamique. Toute cette stratégie s’inscrivant dans un projet de renouveau urbanistique, baptisé « Politique de la Ville » sur laquelle la droite ne reviendra jamais vraiment, par laxisme et électoralisme.
Comme, parallèlement, la République se veut laïque, il s’est installé une doctrine à l’hypocrisie bien française : tout communautarisme religieux, tout régionalisme franchouillard est suspect, montré du doigt, proscrit, voire diabolisé comme un marqueur de l’extrême droite…Alors que les communautarismes d’origines étrangères trouvent grâce aux yeux de « La République Une et indivisible » !
Néanmoins, les Français (qu’ils soient d’origine ou d’importation) sont des êtres humains qui ont besoin de se regrouper autour de familles ethniques, culturelles ou religieuses formant des communautés de mœurs et de traditions.
Le besoin de se rassurer en jetant un simple coup d’œil à l’autre qui vous ressemble. L’empathie réciproque d’une rencontre entre deux êtres qui partagent depuis toujours les mêmes codes. Tout cela rassure et protège. Tout cela harmonise les rapports humains. Tout cela fait société.
C’est à partir du début de ce siècle que les choses ont commencé à visiblement se déséquilibrer. C’est au cours des dix dernières années que l’incurie, l’inexpérience, l’incompétence et la perversité d’Emmanuel Macron ont produit le désordre actuel ; et qu’en parallèle les chiffres de l’immigration ont explosé. Cette immigration massive, invasive et totalement incontrôlée a bouleversé les rapports sociaux.
La rue française a changé. C’est un fait.
Dans ces communes moyennes de quelques dizaines de milliers d’habitants, les concitoyens de type européen se sont retrouvés peu à peu marginalisés, perdus dans un environnement qui leur semblait peuplé d’étrangers plus ou moins exotiques : explosion du nombre de lieux de cultes islamiques, hommes barbus en kamis, femmes voilées en abayas ; écoles, coiffeurs, restaurants, boutiques de mode, marchés et commerces de bouche exclusivement halal. Tout ce petit monde communautaire privilégiant (et c’est bien normal) les professionnels et les prestataires de services membres de leur propre communauté, lorsqu’il s’agit de choisir un soignant, d’appeler un plombier ou d’embaucher un employé.
Alors, un jour, ce sentiment de ne plus être en France, ce « On n’est plus chez nous » que des centaines de milliers de gens refoulent tous les jours en attendant l’autobus ou en prenant le train ; ce que des dizaines de milliers d’autres évoquent en privé et en termes (plus ou moins) crus et inacceptables…
Se traduit par le passage à l’acte terroriste et raciste d’un raté (peut-être) cinglé ; et sans doute fanatisé par la lecture de Mein Kampf et l’appartenance à des mouvements suprémacistes.
Je crains (hélas) que cela ne reste pas aussi exceptionnel que semble le penser le quasiment ci-devant Président de la République.
Nota bene :
Ces quelques considérations personnelles ne sauraient excuser, bien sûr, l’horreur des actes commis le vendredi 23 octobre 2026 à Trappes et La Verrière ; ni constituer des circonstances atténuantes à l’odieux crime raciste commis par le coupable présumé qu’est Kevin T 39 ans, de type européen et de nationalité française.

23 octobre 2026

Gabriel Nerciat
23/10/2026

UN DERNIER COUP DE COUTEAU POUR THOMAS


"C'est un tournant dans l'histoire de la République : pour la première fois en France des personnes ont été tuées en raison de leur couleur ou de leur religion supposées", a dit ce soir Emmanuel Macron à la mairie de Trappes, à propos de l'attentat terroriste perpétré ce matin dans la ville des Yvelines.
En une seule phrase, il a planté un dernier coup de couteau sur le cadavre de Thomas Perotto, ce jeune Français de seize ans tué dans son village de Crépol en novembre 2023 par les membres d'une horde de sicaires nord-africains pour la seule raison qu'il était Blanc.
Comme toujours, ce président en pré-retraite sans décence et sans légitimité sait très bien à la fois ce qu'il dit et ce qu'il fait.
Georges Kuzmanovic
23/10/2026

État à la dérive ou thérapie du choc ?

Face au chaos, le pouvoir propose de privatiser la sécurité, mobilise l'armée et restreint les libertés. Derrière cet aveu d'impuissance se dessine une logique néolibérale inquiétante : préparer les Français à la thérapie de choc, au prix du renoncement républicain.


Il est des décisions qui en disent davantage sur l'état d'un pouvoir que tous les discours officiels. Celle du préfet de police de Paris, invitant les commerçants situés sur le parcours des manifestations du 24 octobre à recourir à des sociétés de sécurité privée, est de celles-là. À cette recommandation s'ajoute l'annonce du renforcement du dispositif militaire Sentinelle. Deux décisions qui, sous couvert de protéger les Français, interrogent : l'État est-il encore capable d'assurer lui-même la sécurité des citoyens, ou prépare-t-il les esprits à une transformation profonde de ses missions régaliennes ?

Quand la sécurité devient une marchandise

La recommandation faite aux commerçants parisiens de faire appel à des agents privés, éventuellement accompagnés d'équipes cynophiles, est politiquement lourde de sens. Certes, le préfet ne les y oblige pas. Mais il reconnaît que les forces de sécurité intérieure ne pourront garantir la protection de chaque établissement. Aux commerçants, donc, de prendre leurs dispositions, de protéger leurs vitrines, de fermer éventuellement leurs boutiques et de payer pour leur sécurité.

C'est l'aboutissement d'une logique néolibérale qui transforme progressivement les droits collectifs en prestations individuelles, les services publics en marchés et les citoyens en clients. L'État conserve le pouvoir de lever l'impôt, mais renvoie chacun à sa capacité financière pour obtenir la protection à laquelle il devrait pouvoir prétendre, comme il renvoie petit à petit chaque famille à ses propres moyens pour couvrir l'éducation et de plus en plus les soins.

Les grandes enseignes pourront financer des dispositifs coûteux. Le petit commerçant, l'artisan, le restaurateur indépendant, déjà étranglés par les charges et la crise économique, devront choisir entre payer une protection supplémentaire, fermer ou prendre le risque de voir leur établissement dévasté.

La sécurité devient ainsi un bien marchand, inégalement accessible, alors qu'elle devrait demeurer un droit garanti à tous. Cette logique ouvre également la voie à des dérives autrement plus inquiétantes : affrontements entre agents privés et groupes violents, risques de blessés ou de morts, voire développement de pratiques de racket sous couvert de protection.

Ce n'est pas une simple question d'organisation policière. C'est une remise en cause du contrat républicain. La République ne peut pas se décharger sur des entreprises commerciales de la responsabilité fondamentale de protéger les personnes et les biens. Ce serait un recul sans précédent pour la France.

L'armée comme réponse à l'impuissance publique, vraiment ?

À cette privatisation rampante s'ajoute une autre évolution préoccupante, le recours aux militaires de l'opération Sentinelle à l'occasion des manifestations du 24 octobre.

Le gouvernement présente ce dispositif comme un moyen de protéger les sites sensibles et de libérer policiers et gendarmes pour les opérations de maintien de l'ordre. Il ne s'agit donc pas, officiellement, de confier aux soldats la dispersion des manifestants, mais cette distinction juridique et opérationnelle ne doit pas empêcher de s'interroger sur la banalisation de la présence militaire dans la gestion des crises intérieures.

D'autant que l'efficacité de Sentinelle est contestée depuis sa création.

Dès le 5 juillet 2016, sous François Hollande, le rapport parlementaire Fenech-Pietrasanta, consacré aux moyens de lutte contre le terrorisme, examinait les limites de cette opération. Quelques mois plus tard, le rapport sénatorial de Dominique de Legge, publié le 26 octobre 2016, soulignait les difficultés liées à l'emploi prolongé de militaires dans des missions de surveillance statique.
L'effet dissuasif reste difficile à établir, les soldats peuvent eux-mêmes devenir des cibles, leurs compétences militaires sont sous-employées et leur mobilisation pèse sur l'entraînement, les ressources humaines et la disponibilité opérationnelle des armées ; quant à leurs armements, ils ne peuvent en aucun cas être utilisés en zone urbaine civile au risque de causer d'innombrables morts.

On voit venir l'accusation en pinaillage, mais que se passe-t-il si des militaire de l'opération Sentinelle, en position statique, sont eux-mêmes pris à parti par des éléments incontrôlés ou extrémistes ? Que doivent-ils faire si leur intégrité est mise en danger ? C'est là qu'on joue avec le feu.
Car un soldat n'est pas un gendarme mobile. Il est formé et équipé pour combattre un ennemi, non pour gérer une foule de citoyens, même lorsque des individus violents s'y trouvent. Quelles armes ? Quels équipements ? Quelles règles d'engagement ? Quelle chaîne de commandement ? Quelle articulation avec les forces de sécurité intérieure ?
Ces questions sont essentielles. Le maintien de l'ordre repose sur une doctrine particulière, fondée sur la gradation de la force, la proportionnalité et la maîtrise des affrontements. On ne saurait improviser une telle mission avec des unités militaires.

Le général Vincent Desportes résumait cette contradiction en une formule particulièrement sévère : « On utilise à faux un remarquable instrument, sans en retirer de plus-value sécuritaire. »

Le risque est aussi politique. À force de présenter l'armée comme une réponse ordinaire aux tensions intérieures, on habitue progressivement l'opinion à voir dans l'institution militaire un instrument de gestion des crises sociales et politiques. Une présence initialement justifiée par la lutte antiterroriste pourrait ainsi contribuer à légitimer, demain, des emplois bien différents.
Ce serait bien entendu une dérive grave et hautement dangereuse pour la paix civile.

Un État faible qui restreint les libertés

Les violences et les pillages du 17 octobre ont révélé de graves difficultés dans l'anticipation et la gestion des troubles. Le renseignement préalable, le dimensionnement des effectifs et les choix tactiques méritent un examen approfondi. Il serait toutefois nécessaire de disposer d'un bilan opérationnel précis pour déterminer les responsabilités et distinguer les défaillances constatées des décisions politiques délibérées.

Plutôt que de faire une analyse de ses propres erreurs, et face aux risques annoncés pour le 24 octobre, les autorités envisagent des interdictions de manifester, des restrictions de circulation et des mesures de sécurité exceptionnelles.
Or, la liberté de manifester est une liberté fondamentale, protégée par notre ordre constitutionnel. Elle ne peut être restreinte que lorsque les nécessités de l'ordre public le justifient et dans le respect de la proportionnalité.

Nous voilà dès lors face à une contradiction politique majeure : faute de pouvoir garantir simultanément la liberté de manifester et la protection des personnes et des biens, le pouvoir risque de faire peser sur l'ensemble des citoyens les conséquences des violences commises par une minorité et de les rendre responsables de l'impéritie du gouvernement, incapable de gérer une crise sociale.

Il ne faut pas confondre les manifestants, qui exercent un droit démocratique, avec les casseurs et les pillards, qui commettent des infractions. Les premiers doivent pouvoir s'exprimer librement ; les seconds doivent être empêchés de nuire et répondre de leurs actes devant la justice.
Un État qui renonce à cette distinction finit par restreindre les libertés de ceux qui respectent la loi sans nécessairement neutraliser ceux qui la violent.

Le spectre de la thérapie de choc

Ces décisions plus qu'hasardeuses prennent une dimension particulière dans une France confrontée à l'accumulation des crises... Endettement public, désindustrialisation, crise énergétique, crise du logement, tensions migratoires, dégradation des services publics, inquiétudes légitimes de la jeunesse quant à son avenir et perte de pouvoir d'achat, voilà le tableau actuel de la France et qui explique tant la morosité générale, le mouvement de jeunesse, le potentiel retour d'un mouvement de type Gilets jaunes et le désaveux citoyen général avec 53% d'entre eux qui ne se reconnaissent dans aucune force politique ou candidats actuels.

Les gouvernements successifs peinent à proposer une réponse cohérente à ces déséquilibres structurels. Dans le cadre économique et institutionnel actuel, notamment celui des traités européens, leurs marges de manœuvre sont limitées, sinon nulles et les condamnent à continuer les mêmes politiques que celles qui ont été menées précédemment, quand bien même elles seraient suicidaires. Les arbitrages budgétaires sont de plus en plus douloureux, comme on le voit avec le budget 2027 annoncé par le Premier Ministre Lecornu et ses 54 milliards d'économies austéritaires. Dans un contexte de crise structurelle, les dirigeants de la France agissent comme ceux de l'URSS mourante, c'est-à-dire incapable de penser autrement le monde et d'imaginer des solutions alternatives à celles déjà tentées 100 fois. Le TINA (There is no alternative - il n'y a pas d'alternative) de Margareth Thatcher est devenu la cigüe du système.

Dans ce contexte, la tentation peut alors être grande de substituer à un projet politique nouveau une gestion permanente de l'urgence.
Le discours sur les menaces de guerre, la multiplication des appels au réarmement et la dramatisation des crises internationales ont principalement pour objectif de détourner l'attention des Français. L'effet escompté ne semble pas atteint, sauf dans un petit cercle médiatico-politique déjà largement acquis à un atlantisme belliciste et surtout cela n'a pas fait disparaître les difficultés quotidiennes des Français. Ils ne suffisent pas davantage à obtenir l'adhésion populaire aux sacrifices économiques que certains responsables politiques estiment nécessaires.

Dès lors, face à l'impossibilité de trouver une issue dans le cadre du système économico-politique actuel, on peut imaginer que le pouvoir ait la tentation de mettre en place une thérapie de choc, dont la forme pouvait être réduction accélérée des dépenses publiques, nouvelles contraintes budgétaires, restructurations brutales et transfert croissant de responsabilités collectives vers les individus et les entreprises... et une bonne dose de répression si nécessaire.

Sécurité et sureté

L'histoire montre que les situations de crise peuvent faciliter l'acceptation de mesures qui rencontreraient, en temps normal, une forte résistance démocratique. Le désordre peut devenir un argument pour réclamer davantage de restrictions, davantage de pouvoirs d'exception et moins de contestation.

Cela impose de s'interroger sur les effets politiques d'une succession de décisions qui, prises séparément au nom de l'urgence, pourraient finir par transformer durablement l'équilibre entre l'État, les citoyens et les libertés publiques.

La République ne peut pas se décharger de ses responsabilités. D'un côté, on demande aux commerçants de financer leur propre sécurité, de l'autre, on mobilise des soldats pour protéger des sites civils... et, simultanément, on envisage de restreindre l'exercice d'une liberté démocratique fondamentale, le tout alors que se discute un budget de casse sociale. L'équation est étonnante.

Ces annonces dangereuses en termes de sécurité dessinent un État qui se retire partiellement de certaines obligations de protection, tout en renforçant ses moyens de contrôle et de restriction.

Il n'est pas question ici de nier les risques de violences ni de contester la nécessité d'un maintien de l'ordre efficace, elle est de savoir quel modèle de société nous entendons défendre.
Une République ne peut accepter que la sécurité dépende du portefeuille, que l'armée devienne une réponse banalisée aux crises sociales et que la liberté de manifester soit progressivement sacrifiée sur l'autel de l'impuissance publique.
L'autorité véritable ne consiste pas à multiplier les dispositifs d'exception, mais à disposer d'institutions compétentes, de forces de sécurité correctement formées, de renseignements efficaces et d'une doctrine claire d'engagement, respectueuse des libertés.

Il faut ici rappeler une distinction fondamentale, héritée de la Révolution française, entre la sécurité et la sûreté. La sécurité consiste à protéger les citoyens contre les violences et les dangers ; la sûreté, consacrée par l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 comme un droit naturel et imprescriptible, garantit d'abord l'individu contre l'arbitraire du pouvoir.
L'article 7 est encore plus explicite sur l'arbitraire du pouvoir.

« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » – Art. 2, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant : il se rend coupable par la résistance. » – Art. 7, Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.

Les révolutionnaires avaient parfaitement compris qu'une République devait à la fois protéger les citoyens et les protéger contre les abus de ceux qui exercent l'autorité.

L'article 12 de la Déclaration est tout aussi éclairant : « La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée. » Emmanuel Macron, ou tout autre dirigeant, ne saurait instrumentaliser la force publique à ses intérêts particuliers ou politiques.
Tout est là : une force publique au service de tous, financée collectivement, et une puissance publique tenue de respecter les libertés qu'elle a pour mission de garantir.

Les décisions du gouvernement interrogent

Comment assurer une protection égale des citoyens sans faire de la sécurité une marchandise ? Et comment préserver leur sûreté lorsque, face aux crises, le pouvoir multiplie les restrictions aux libertés et banalise la présence militaire dans l'espace public ?

La sécurité n'est pas une marchandise, l'armée n'est pas une police de substitution, et les libertés publiques ne sont pas une variable d'ajustement des défaillances de l'État. C'est précisément lorsque les crises se multiplient que ces principes doivent être défendus avec le plus de fermeté.
Gastel Etzwane
22/10/2026

UKRAINE : L’AVEU D’UNE DÉFAITE, L’HUMILIATION DE L’EUROPE


Il aura fallu près de cinq années de guerre, des centaines de milliers de victimes, des destructions gigantesques et des dizaines de milliards d’euros engloutis pour en arriver à une situation que beaucoup avaient pourtant annoncée dès les premiers mois du conflit.
Le 21 octobre 2026, sur Fox News, Volodymyr Zelensky a répondu favorablement à une question qui, quelques années plus tôt, aurait paru inimaginable : accepterait-il un accord de paix laissant l’Ukraine conserver seulement 75 % ? Sa réponse a été affirmative. Le président ukrainien se déclare ainsi prêt à geler les positions militaires actuelles, quitte à laisser durablement sous contrôle russe une partie considérable de son pays. Il ne s’agit certes pas d’une reconnaissance juridique de la souveraineté russe sur ces territoires, qui représentent aujourd’hui environ 19 % de l’Ukraine, mais cela ne change rien à la réalité militaire : ils resteraient sous contrôle russe, sans perspective immédiate de reconquête.
Et le plus cruel, c’est que la Russie, de son côté, n’a absolument rien accepté. Vladimir Poutine a reçu l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, sans consentir la moindre concession territoriale. Moscou maintient ses exigences, poursuit ses opérations militaires et ne s’est engagé à aucun cessez-le-feu. Voilà donc où nous en sommes : Zelensky se déclare prêt à arrêter les combats en laissant une partie considérable de son pays sous contrôle russe, tandis que Moscou, en position de force dans les discussions territoriales, ne juge même pas nécessaire de faire une concession en retour.
Mais le bilan est peut-être encore plus accablant pour l’Europe. Pendant toutes ces années, les dirigeants européens ont multiplié les sanctions, financé l’effort de guerre ukrainien, livré des armes et engagé des sommes colossales. Ils ont accepté d’exposer davantage leur économie à une crise énergétique, d’aggraver les difficultés d’industries déjà fragilisées, et de compromettre une partie de leur compétitivité. L’Europe traverse aujourd’hui de graves difficultés économiques et industrielles. La guerre et les choix politiques qui l’ont accompagnée n’en sont évidemment pas les seules causes, mais ils ont contribué à aggraver une situation déjà préoccupante. Tout cela pour quel résultat ? Pour faire quoi ? Dans quel but ? Pour voir la Russie conserver près d’un cinquième de l’Ukraine ? Pour assister à des négociations dont les États-Unis et la Russie occupent le centre, pendant que les Européens tentent de préserver leur influence sur un règlement qu’ils ne maîtrisent pas ?
Et surtout, à quel moment les citoyens européens ont-ils été véritablement consultés sur ces choix, sur leur coût et sur les sacrifices qu’ils impliquaient ? Jamais par une consultation directe. Les décisions ont été prises au sommet, présentées comme des nécessités auxquelles il était interdit de se soustraire, et toute contestation de la stratégie suivie a trop souvent été assimilée à une complaisance envers Moscou.
Le plus extraordinaire est que cette évolution était prévisible. Dès les premiers mois de la guerre, de nombreuses voix avaient averti qu’en l’absence d’effondrement militaire russe, le conflit risquait de s’enliser, de ruiner durablement l’Ukraine et de déboucher sur une négociation consacrant de fait une partie des conquêtes territoriales de Moscou. Ces avertissements ont été balayés avec mépris. Il fallait croire à la victoire, annoncer la reconquête, promettre l’affaiblissement irréversible de la Russie. Et surtout ne jamais s’interroger sur le prix que les Européens auraient à payer.
Aujourd’hui, le président ukrainien envisage un gel du front, la Russie n’a toujours rien concédé, et ce sont les Américains qui conduisent les discussions essentielles avec Moscou. L’Europe aura engagé des milliards, subi de lourdes conséquences économiques et industrielles et laissé ses citoyens supporter le coût de décisions sur lesquelles ils n’ont jamais été directement consultés. Et tout cela pour se retrouver dans une situation où les objectifs proclamés pendant des années paraissent désormais hors d’atteinte.
Le plus consternant est que beaucoup avaient précisément annoncé ce risque. Mais les dirigeants européens ont préféré les certitudes martiales aux interrogations, les proclamations aux réalités et l’obstination à la lucidité. Le dindon de cette immense farce géopolitique, c’est bien l’Europe. Et la facture, elle, sera payée pendant longtemps.
Gastel Etzwane
21/10/2026

Emmanuel Macron : le déni de réalité au sommet de l’État

Voilà un cas de déni de réalité absolument sidérant.
Le 17 octobre, la France a connu une journée d’émeutes, de pillages et d’ultraviolence dont les dégâts, selon les premières estimations avancées, dépasseraient ceux des émeutes qui avaient suivi la mort de Nahel. Sauf que cette fois, tout s’est produit en une seule journée !
Des hordes de casseurs, des pillages manifestement préparés, des commerces dévastés, des rues livrées à la violence. Des images diffusées dans le monde entier.
Et que nous explique cet homme ? Que tout cela serait une gigantesque manipulation ! Que des images auraient été fabriquées par intelligence artificielle ! Que des gens « de l’autre côté de l’Atlantique » se seraient laissé berner !
Il faudrait donc croire que des millions de personnes, partout dans le monde, ont été victimes d’une hallucination collective. Que les scènes de pillage n’ont jamais existé. Que tout est faux, sauf ce que lui prétend avoir compris.
Le monde entier se trompe. Lui seul détient la vérité.
Et le plus ahurissant, c’est que cet homme qui semble avoir perdu tout contact avec la réalité n’est pas un illuminé débitant ses élucubrations dans un coin de bistrot.
C’est le président de la République française.
Près de dix ans au pouvoir, un pays en crise, et toujours la même obsession : nier, accuser les autres et ne jamais assumer la moindre responsabilité.

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Nath-Sakura Photographer
23/10/2026


Au vu de l'actualité française, de l'interdiction de manifester qui annonce clairement un temps de dictature, il est temps que je ressorte cette photo de 2011. Modèle : Naïssa Bé - Photo : Nath-Sakura.
Aux armes citoyens ! Moi en tout cas, je serai dans la rue demain. Manifestation interdite ou pas.

21 octobre 2026

CharlElie Couture

raconte sa manif à Paris, le 17 octobre

« Débordé par le bordel, ou bien s’agit-il de la stratégie du chaos ? Je ne sais pas. J’y suis allé en début d’après-midi avec l'une de mes filles, sans masque, ni cagoule, sans casque, ni foulard. J’y suis allé pour voir, curieux comme un badaud, pour me faire une idée sur ladite démobilisation générale annoncée dans les médias, quand le président dans le déni total des faits n’avait rien trouvé de mieux que d’aller voir Céline Dion pour se changer le idées, à la veille de cette journée nationale… Sauf que du monde il y en avait partout. Dès la gare de l’Est, des rubans de police nous interdisaient l’accès. On a décidé de contourner, mais finalement je n’ai jamais pu rejoindre la place de la République. Bloqué rue du Faubourg du Temple par un cordon de CRS. Derrière eux des tirs, des explosions toutes les trente secondes, et aussi un feu. Rue Yves Toudic une grosse fumée noire polluait le ciel. Les pompiers ? je ne sais pas il y avait bien une ambulance stationnée mais pas de pompiers qui devaient être occupés ailleurs. On laissait brûler ce feu sans rien faire.
Les gardes mobiles immobiles, plantés là, devant nous, harnachés et raides comme des Playmobil, le visage fermé sous leurs visière baissée, le sourcil froncé et l’air grave, mutiques à quelques centimètres d’une foule qui conspuait tantôt le gouvernement, tantôt Macron lui-même, tantôt la force publique et l’ordre qu’ils incarnaient. Ils ne bronchaient pas.
J’ai reculé, changé d’endroit. On avait du mal à bouger tellement il y avait de monde, toutes sortes de gens. Il y avait globalement une ambiance plutôt bon enfant, mais une France en colère, sans issue, une masse dans la nasse. Certains prenaient des photos avec leur téléphone, d’autres discutaient entre eux assis à la terrasse de cafés, une bière à la main en regardant défiler devant eux des jeunes, des vieux, des sportswears, des bobos ébahis, des infirmiers en blouse, deux drag-queens, un autre déguisé en cheval ou deux autres en Super Mario. Les uns tenaient des cartons, des bouts de carton, parfois juste une feuille de papier, n’importe quoi sur lesquels ils avaient écrit vite fait quelque chose, un slogan, un jeu de mot, ou un avis sur ce qui se passe actuellement, rien de vraiment organisé, et puis aussi des cagoulés noirs, filles et garçons qui se la pétaient gonflés à l’adrénaline, venus là pour s’amuser à défier la société...
Je ne disais rien, ne faisait rien, pourtant je ne me suis senti en tension qu’à l’approche du cordon de CRS. Et puis alors qu’on repartait tranquille, sans qu’on comprenne pourquoi, il y a eu une charge de la police dans notre dos, et on s’est fait pepperiser. Les yeux qui piquent, les poumons qui brûlent, la gorge en feu… On rejoignait une fanfare sur le canal Saint Martin quand un cortège d’une dizaine de voitures de police nous a foncé dessus littéralement à cent à l’heure. On s’est écartés en panique. Whaa, vraiment flippant cette vitesse. Il était 16 heures quand on a décidé de rentrer, ça continuait de pétarader un peu partout.
Arrivé chez moi j’ai allumé les chaînes en continu, mais j’ai vite éteint tellement ça ne relatait pas l’ambiance de ce que j’avais vécu. »

20 octobre 2026

Alain Bauer
19/10/2026

"Ce mouvement va durer, s’intensifier, se radicaliser probablement, puisqu’il n’y a toujours aucune réponse compréhensible ni audible de la part du gouvernement. Là, on est dans le peut-être, le “faut voir”… C’est un gouvernement du “en même temps” qui est surtout dans l’entre-deux."

Alain Bauer, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers et auteur de l’essai "Il faut sauver nos enfants", dans l'émission "C dans l'air" du lundi 19 novembre 2026 présentée par Aurélie Casse.

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Marion Maréchal
18/10/2026

« C’est une insurrection racaillo-gauchiste ! »

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Julien Vergès
19/10/2026


Les masques tombent.
Sarah Knafo veut baisser les dépenses de l’État partout, sauf pour l'aide à l’Ukraine. On avait sans doute raison de se méfier quant à l’allégeance véritable de cette intrigante, qui semble sur le fond plus proche de Glucksmann et du cartel otano-bruxellois que de la défense de l’intérêt national français.
Julien Vergès

19 octobre 2026

Marc Amblard
19/10/2026

Gabriel Nerciat
19/10/2026

DES GRIEUX CHEZ LA POMPADOUR
 

Macron, hier soir : "Comment des Français peuvent-ils faire ça à la France ?".
J'avoue, j'ai ri, malgré la gravité du moment.
Au-delà de ce chef d'État minable et pathétique désormais aux abois qui laissera aux générations futures un souvenir pire que celui de Charles VI au début de la guerre de Cent Ans (pire, parce qu'au moins le quatrième roi de la dynastie des Valois était fou à lier), je me rends compte qu'il y a un côté chevalier des Grieux chez lui et chez pas mal de grands bourgeois libéraux, qui sont prêts à finir dans la dèche, sous l'opprobre général, plutôt que de renoncer à leurs chimères.
"J'ai tout fait pour elle, jusqu'à bafouer mon honneur ; pourquoi me méprise-t-elle autant ? Ne voit-elle pas que je l'aime ?".
Pauvres types.
H16
19/10/2026

Hordes, pillages, exactions : tout est sous contrôle

La définition était simple claire : une perte de contrôle de la police en France, ce serait « si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions », selon Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, le 6 octobre dernier.

Onze jour plus tard, nous sommes en plein dedans, avec hordes, défilés, pillages et exactions, dans le bon ordre et dans une bonne douzaine de villes. Le bilan de samedi dernier ne laisse pas de doute : entre 550 000 et 800 000 manifestants contre « la vie chère », 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés selon le Premier ministre, qui estime sans rire que c’est un miracle que ce ne soit pas pire.


Comme d’habitude, Paris a vu pillages massifs, exactions de tous les côtés et les commerçants de Lyon, Marseille et Nice ont eu droit au même traitement. Marseille et Lille ont vu leur mairie dégradée, Lyon une antenne de son office du tourisme incendiée, Bordeaux la résidence de sa préfète saccagée. À Nantes, les boutiques s’étaient barricadées d’avance, preuve que les commerçants, eux, lisent les réseaux sociaux, tandis que Rennes a connu une journée de chaos. Et Limoges a regardé brûler son hôtel de ville du XIXe siècle, dont la partie historique est quasiment détruite.

Un bâtiment qui avait traversé deux guerres mondiales n’aura pas survécu à un samedi après-midi de gauchisme, de laxisme et de hordes bigarrées.

Et pourtant, tout était écrit, planifié et parfaitement prévisible.

La veille, une carte collaborative montée par des collectifs issus des Gilets jaunes et de Bloquons tout recensait plus de 1 300 actions, dont plus de 600 manifestations. Le ministère, lui, en attendait 250 et 80, et tablait sur 150 000 manifestants. Le renseignement s’est trompé d’un facteur 7 sur des informations publiques, étalées sur les réseaux sociaux, à commencer par TikTok où l’appel était né.

C’est inquiétant. Ou louche si l’on veut faire complotiste.

Le second échec est doctrinal, comme le souligne Claude Moniquet sur CNews : depuis quelques années, la doctrine officielle du maintien de l’ordre « à distance » consiste à contenir, encadrer, laisser filer, puis compter les dégâts le lendemain. L’un de ses architectes de cette doctrine n’est autre que Nuñez, qui, secrétaire d’État pendant les Gilets jaunes, venait défendre devant les députés ce nouveau schéma.

On se doutait fortement que le cuistre était un nul, on en a une preuve concrète. Qu’il soit maintenant ministre de l’intérieur en dit long sur les capacités de discernement et de recrutement de nos dirigeants.

Du reste, le contraste avec 2019 est frappant : face à des provinciaux en gilets fluo venus réclamer moins de taxes sur le gazole, l’État n’avait pas hésité une seconde à utiliser LBD, grenades, gardes à vue par milliers. Aujourd’hui, devant des bandes de 500 à plus de 1 000 racailles, on observe à distance, on filme, on attend que ça passe. Le message est reçu 5/5 par ceux qui ont intérêt à le recevoir : chaque débordement mollement réprimé prépare le suivant, en plus gros.


Car comme d’habitude, ces bandes ne sont pas tombées du ciel.

En milieu d’après midi, aucun des interpellés à Paris n’étaient (à une exception près) résident parisien. Tous étaient largement préparés (gants coqués, couteaux, projectiles et explosifs). La colère « spontanée » n’existe que chez les journalistes naïfs.

Dimanche matin, sur 517 gardes à vue, 171 concernaient des mineurs. Comme d’habitude, les profils n’ont rien de mystérieux : un mélange de racailles de banlieue venues faire leurs courses sans passer par la caisse, et de black blocs de bonne famille venus jouer à la révolution avant de rentrer dîner. Pour les premiers, le rapport des inspections générales sur les émeutes de 2023 relevait déjà une grande majorité de jeunes Français issus de l’immigration, et rien n’a miraculeusement changé depuis.

Face à cela, la classe politique a comme d’habitude fait ce qu’elle fait de mieux : gesticuler dans les médias.

Mélenchon, dont le parti avait appelé à manifester, a joué les ingénus et découvert le soir même que ça avait malencontreusement dérapé. La faute aux autres, évidemment.

Pendant ce temps, la mairie très socialiste de Paris, pourtant généralement contre toute forme visible de maintien de l’ordre, pleurnichait sur un « manque de moyens » policiers, pendant que les Écologistes dénonçaient comme d’habitude une force disproportionnée.

La gauche, aussi cohérente que d’habitude, n’a pas tranché, mais elle est certaine que c’est la faute de quelqu’un d’autre.

Quant à l’extrême centre, son analyse est comme d’habitude que tout ceci va faire monter le Rassemblement national. Peut-être, mais c’est précisément l’inaction de ces niais impotents qui nourrit les extrêmes, l’un en soufflant sur les braises au bord de l’appel à l’insurrection, l’autre en affichant une fermeté qui ne lui coûte rien tant qu’il n’est pas aux affaires.

Comme d’habitude, les commerçants ont été pillés, laissés seuls avec leurs vitrines en miettes. La police, mobilisée pour « protéger les bâtiments publics », n’a pas davantage protégé les mairies de Limoges, de Marseille ou de Lille, ni la résidence d’une préfète. On n’a en revanche entendu parler d’aucun ministère envahi.

L’ordre public a ses priorités, et le contribuable n’en fait comme d’habitude pas partie. Et comme d’habitude, il en fera pourtant partie au moment de payer.

Magie du gauchisme et du laxisme : une mobilisation contre la vie chère, née de la colère contre des prix à la pompe composés pour moitié de taxes, se traduit par un renchérissement de la vie de tous via l’impôt. Continuez comme ça, c’est la bonne méthode assurément.


Enfin, comme d’habitude, le garde des Sceaux réclame la détention provisoire, le chef de l’État promet de la fermeté toute neuve et toute solide, probablement en import direct (on ne fait plus ça en France). On peut déjà sourire aux condamnations fermes parmi les centaines d’interpellés de cette journée d’action et parier sans grand risque sur un écart épais.

Le chaos s’installe donc, doucement.

Oh, il ne s’agit pas d’un chaos permanent, mais les dosettes sont de moins en moins lyophilisées, de plus en plus corsées et consistantes et chaque nouvelle dosette prépare la suivante, plus violente, chaotique et démonstrative. Les débordements ont fait place aux exactions, les exactions aux pillages et maintenant, ce sont des razzias.

Un petit matin fumant, les déclarations étonnées avec un air nigaud du rond-de-cuir pathétique qui sert de Ministre de l’intérieur ne pourront pas empêcher un déclenchement de l’article 16 de la Constitution, qui prévoit des pouvoirs exceptionnels pour le Président de la République…

À six mois d’une présidentielle à laquelle il ne peut se présenter, un président qui a fait de l’impuissance une méthode trouverait là une excuse en or pour prolonger son bail aussi longtemps que nécessaire.

Mais allons, n’y pensez plus. Le Minustre l’a dit, nous n’avons pas perdu le contrôle.


https://h16free.com/2026/10/19/85529-hordes-pillages-exactions-tout-est-sous-controle

18 octobre 2026

Gastel Etzwane
18/10/2026

Le Louvre pourrait fermer : la France n’arrive même plus à protéger ses joyaux

Le 14 octobre 2026, dans un entretien au Figaro, Christophe Leribault, président-directeur du Louvre depuis février, a lancé une alerte : sans un vaste plan de rénovation et de transformation, le plus grand musée de France « se déclassera très rapidement et devra, à terme, fermer ses portes au public ». « Ce serait un désastre », a-t-il ajouté. Le musée est, selon lui, « en très mauvais état » et « complètement engorgé ».
Décidément, la France glisse vers le tiers-monde. Elle n’est même plus capable d’assurer la protection de son patrimoine le plus prestigieux. On se souvient tous du vol spectaculaire du 19 octobre 2025 : en plein jour, en quelques minutes, avec un simple monte-charge et des disqueuses, des malfaiteurs ont emporté huit joyaux de la Couronne, notamment des pièces liées à l’impératrice Eugénie, dans la galerie d’Apollon. Peu de moyens, beaucoup d’humiliation, et un musée qui a révélé ses failles au grand jour.
On se souviendra aussi que Laurence des Cars, alors directrice, avait présenté sa démission juste après le casse. Elle a été refusée par la ministre de la Culture (sous l’autorité d’Emmanuel Macron), qui lui a demandé de « tenir la barre dans la tempête ». Tout un symbole : dans le régime actuel, les responsables restent en poste même après un fiasco national. Finalement, elle est quand même partie en février 2026, une fois la pression devenue trop forte et la démission enfin acceptée.
À ce rythme, on finira peut-être par proposer au Qatar ou à l’Arabie saoudite de racheter le Louvre. Et on a envie de dire que c’est à peine une blague : ils sont déjà en train de tout racheter chez nous.